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monptitrefugesecret
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Un peu de moi, beaucoup d'images et de créations d'amies
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14.10.2007
Dernière mise à jour :
20.08.2008
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Saint Valentin

Signature Chantal

Posté le 03.06.2008 par monptitrefugesecret
Merci Calisa pour cette superbe signature. Bisous


http://calisacreations.canalblog.com



--

Signature Chantal

Posté le 23.04.2008 par monptitrefugesecret
Merci Calisa pour cette superbe signature. Bisous



Signature Chantal

Posté le 05.04.2008 par monptitrefugesecret
Merci Calisa pour cette superbe signature. Bisous

Signature Chantal

Posté le 03.04.2008 par monptitrefugesecret
Merci Calisa pour cette superbe signature. Bisous

Signature Chantal

Posté le 20.03.2008 par monptitrefugesecret
Merci Calisa et Alain pour vos superbes signatures. Bisous



Signature Chantal

Posté le 23.02.2008 par monptitrefugesecret
Merci Calisa et Alain pour vos superbes signatures. Bisous

Saint-Valentin

Posté le 14.02.2008 par monptitrefugesecret

Saint-Valentin

Posté le 14.02.2008 par monptitrefugesecret
Merci Alain pour cette superbe créa. Bisous


http://romancelove.skyrock.com

Saint-Valentin

Posté le 14.02.2008 par monptitrefugesecret
Merci Isa pour cette superbe créa. Bisous


http://mesptsbafouilles.centerblog.net

Saint-Valentin

Posté le 14.02.2008 par monptitrefugesecret









Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d'amour ainsi que des roses rouges qui sont l'emblème de la passion.


Origine de la Saint Valentin


On ne sait pas très bien pourquoi le 14 février, la fête des amoureux et des fiancés, est placée sous le vocable de Saint-Valentin. Ils étaient d'abord plusieurs, dont aucun ne paraît présenter les caractéristiques qui justifient cet honneur ...



Une Fête Romaine ?
Peut-être la fête des amoureux a-t-elle davantage à voir avec les Lupercales , des fêtes romaines annuelles en l'honneur de Lupercus, protecteur des champs et des troupeaux, qui avaient lieu le 14 février, ou aux environs de cette date, une fête consacrée à la fertilité, la fécondité et donc à l'Amour…
On sait qu'après l'avénement du christianisme de nombreuses fêtes païennes ont été christianisées.
Les Lupercales auraient été ainsi récupérées par l'Eglise catholique et le dieu païen, Lupercus, aurait été canonisé par vénération pour plusieurs martyrs chrétiens portant le même nom. On peut penser aussi que l'amour du prochain, donné en exemple par ces martyrs, a pu en faire, avec le temps, des patrons des amoureux.


Une Légende ?
Il existe une légende qui raconte qu'un Valentin, qui était l'ami des enfants, fut emprisonné par les autorités romaines parce qu'il refusait de sacrifier à leurs dieux. Les enfants, à qui leur ami manquait, lui passaient des messages à travers les barreaux de sa cellule.

C'est peut-être 1à une explication aux petits mots doux, qu'on échange, avec des fleurs et des cadeaux, le 14 février.
D'aucuns évoquant également une loi promulguée par l'empereur Claude II le Gothique, au début des années 200, qui interdisait aux jeunes hommes de se marier car, croyait-on, les célibataires faisaient de meilleurs soldats. Un prêtre, nommé Valentin, désobéit aux ordres de l'empereur et maria de jeunes couples en secret.
Valentin, d'après certains auteurs, aurait été exécuté le 14 février aux alentours de l'an 269. Le pape Délasse Ier (492-296) aurait décidé que cette journée lui serait consacrée.



Une Coutume ?
Une coutume de la Saint-Valentin pourrait aussi avoir son origine dans l'histoire de France. La tradition qui consiste à envoyer des vers ou des pommes à l'être aimé, disent certains historiens, remonterait, en effet, à Charles d'Orléans (1391-1465), qui fut fait prisonnier à la bataille d'Azincourt, en 1415, et, resta captif des Anglais un quart de siècle. Depuis la Tour de Londres, on dit que, le jour de la Saint-Valentin, il aurait adressé des lettres d'amour à Marie de Clèves, qu'il épousa à son retour.



Une Croyance Populaire ?
En fait, une croyance populaire répandue est que c'est le 14 février, jour de la fête du saint, que les oiseaux commencent à s'accoupler à l'approche du printemps. Les poètes anglais Chaucer et Shakespeare en font mention dans leurs oeuvres.
On raconte qu'à l'époque garçons et filles célibataires tiraient au sort, ce jour-là, le nom de leur Valentine dans un pot. .Dans certaines régions, ces couples se fiançaient. Dans d'autres, le garçon devait arborer le nom de la fille sur sa manche et la protéger durant l'année.







Les symboles de l’amour


À la st Valentin, nous célébrons l’amour et nous retrouvons un peu partout bon nombres de symboles qui représente cet amour : cupidon, petits cœurs… mais quelle est leur origine ?


Cupidon
Fils de Vénus, la déesse de l’amour, cupidon est dans la mythologie romaine le dieu de l’amour. Cupido vient du latin « cupido » qui signifie « désir ». Dans la mythologie grec, il correspond à Eros.
On le représente généralement par un enfant nu, avec un arc et des flèches d’argent, souvent couronné de roses, emblème des plaisir et parfois les yeux bandé pour représenter l’amour aveugle.
La légende dit que si l’une de ses flèches vous touche, vous tomberez éperdument amoureux de la première personne que vous regarderez !


Le Cœur
C’est le plus vieux symbole de l’Amour, il est couramment utilisé depuis la préhistoire pour représenter le siège des émotions, peut être parce qu’il bat plus vite lorsqu’on ressent une émotion.
Depuis l’antiquité, les cœurs de couleur rouge sont synonymes d’amour fidèle.


La Dentelle et les Rubans
Sur les 1ere cartes de St Valentin on retrouvait souvent de la dentelle et des rubans.
Le mot dentelle vient du latin « laquaere » qui signifie attraper.
Autrefois, les femmes faisait tomber leur mouchoir « malencontreusement » afin d’attirer l’attention d’un homme et d’attraper son cœur…


Les Oiseaux
La colombe est le symbole de l’amour romantique, elle symbolise la grâce, la douceur, la pureté…
Le Cygne quand à lui symbolise la loyauté, c’était l’oiseau préféré de Vénus. Le male reste fidèle à la même femelle toute sa vie.
Au moyen Age on racontait que le jour de la St Valentin, certains signes prédisaient l’avenir sentimental. Voir un vol de cygne annonçait un mariage heureux, un rouge gorge prédisait un mariage avec un homme en uniforme, un moineau prédisait un mariage heureux avec un homme pauvre…


Signer XXX
Signer x à la fin d’une lettre

Cela remonte aux débuts du catholiscisme, le x représentait alors une croix, symbole de foi. Lorsqu’on ne savait pas écrire on signait X et on embrassait la croix devant témoin ! Cette pratique du baiser de la croix donna naissance au X symbolisant le baiser.



Les Couleurs de l’amour




Traditionnellement les couleurs de l’amour sont : le rouge, le rose, le blanc. Mais que signifient vraiment ces couleurs ?


Le Rouge



Dans la culture occidentale, le rouge est ambivalent : il représente à la fois l’amour et la mort, l’interdit.
L’amour : le rouge représente la passion, l’appétit, la vie, la fête, le luxe, le plaisir.
La Mort : le rouge représente le diable, la luxure, la destruction, la colère, la haine… C’est une couleur excitante, énervante, dynamisante, qui stimule les sens avec passion. En grèce, le rouge symbolisait l’amour régénérateur. Dans l’art chrétien, le rouge symbolise le St Esprit sous forme de feu, qui purifie les âmes, le Vendredi Saint, le pape porte des vêtements rouges rappelant l’amour du Christ pour l’humanité. Quelques expressions : un rouge (communiste), du gros rouge (vin de mauvaise qualité), alerte rouge, carton rouge, fil rouge (fil conducteur), peau-rouge, voir rouge, être dans le rouge….


Le Rose



Le Rose est une couleur qui symbolise la séduction, la pureté et la fidélité, c’est la couleur de la chair
Le Rose est la couleur des filles, par opposition au bleu qui est la couleur des garçons
Quelques expressions : voir des éléphants roses, voir la vie en rose, le téléphone rose, envoyer quelqu’un sur le roses


Le Blanc



Dans la symbolique occidentale, le blanc évoque la paix, la pureté, l’innocence. Elle est associée au mariage, à la virginité et à la vie. C’est son caractère immaculé qui est à l’origine de cette symbolique.
Mais le blanc est aussi associé à la vieillesse, la pâleur, la mort (linceul) et au vide (la feuille blanche…)
Quelques expressions : un chèque en blanc, une arme blanche, blanc-bec, les blouses blanches, être blanc comme neige, être blanc comme un linge, col blanc, examen blanc, nuit blanche, viande blanche, avoir carte blanche, peur blanche, montrer patte blanche, hisser le drapeau blanc, être connu comme le loup blanc…



On aime. Mais comment savoir si l’amour est réciproque ? Comment s’en assurer alors que rien encore n’a été dit… Nos grands-mères avaient quelques secrets, qui semblent parfois bien difficiles à réaliser aujourd’hui…
Créer une « pomme d’amour »
Dans le Massif Central, on conseillait de fabriquer une pomme d’amour : «Il faut cueillir un vendredi, avant le lever du soleil, la plus belle pomme d’un verger.
On doit ensuite écrire, avec son sang, deux petits papiers, sur le premier son nom et son prénom, à la ligne suivante le nom et le prénom de la personne dont on veut être aimé. Il faut avoir trois de ses cheveux, on y joint trois des siens pour lier le petit billet.
Sur le second, on écrit seulement scheva. On fend la pomme, on ôte les pépins ; à la place, on met les billets. Après quoi les deux moitiés de pomme doivent être reliées avec deux brochettes de myrte verte [symbole d’éternité].
Il faut faire sécher au four doucement pour que la pomme devienne dure, après quoi on l’enveloppe dans des feuilles de laurier et, sans qu’elle s’en aperçoive, on la met sous le chevet du lit de la personne.» (R. Crozet)

Utiliser du sang
Dans les campagnes de la Drôme, les vieilles femmes des montagnes savaient, disait-on, fabriquer des philtres d’amour avec du sang de coq ou de mouton noir. La jeune fille pouvait aussi faire boire au garçon recherché quelques gouttes de son sang dans du vin, du gâteau ou du café : une mixture radicale, affirmait la tradition populaire, pour provoquer un attachement éternel.
La même recette existait dans le Languedoc ou en Gironde, où cette pratique était encore courante vers 1900. Dans le Berry, c’était l’inverse : c’était le sang de la personne dont on voulait se faire aimer qu’il fallait parvenir à boire !




Recettes diverses
En Auvergne, on conseillait au XVIIIe siècle, aux jeunes gens soucieux de séduire, de prendre de la moelle dans le pied gauche d’un loup et d’en faire une pommade à faire respirer à la jeune fille souhaitée. Chaque respiration augmenterait son amour ! En Limousin, au cours des bals, le danseur pouvait placer dans le sabot de sa cavalière et à son insu (ou la cavalière dans le sabot du cavalier) une tige de l’herbe dite du Saint-Sacrement : les deux jeunes gens ne pourraient dès lors plus se quitter.

Autres solutions : saupoudrer l’épaule du veston du jeune homme aimé, sans qu’il s’en aperçoive, d’une pincée de «poudre de chauve-souris» (cendres d’une chauve-souris incinérée par les bons soins d’une «sorcière» de village) ; ou bien cueillir une feuille de lierre sans la regarder, la placer sur le cœur du garçon quelques instants, puis la rapporter chez soi et la glisser sous son oreiller...

On pouvait aussi écrire sur un petit papier Aumus Porte aunnus bretingué, l’entourer de beurre et le faire avaler quand le soleil est couché à l’aimé(e)... mais sans qu’il soit découvert et recraché, c’est là toute la difficulté !
Dans le Berry, c’est plus simple : la jeune fille doit simplement faire manger au garçon un morceau de galette dans laquelle elle a mis du fil, symbole du lien qui va désormais les attacher. Encore plus simple : dans les Pyrénées, le garçon doit inscrire le prénom de la demoiselle sur trois feuilles de laurier et parvenir à les glisser en secret sous son oreiller.


La recette du Petit Albert
Le Petit Albert était un livre de sorcellerie que l’on utilisait parfois dans les campagnes autrefois.
Pour se faire aimer d’une personne précise, il donnait aux jeunes gens les conseils suivants :
«Vivez chastement, au moins pendant cinq ou six jours, et le septième, qui sera le vendredi, si faire se peut, mangez et buvez des aliments de nature chaude, qui vous excitent à l’amour, et quand vous vous sentirez dans cet état, tâchez d’avoir une conversation familière avec l’objet de votre passion et faites en sorte qu’elle puisse vous regarder fixement, vous et elle, seulement l’espace d’un Ave Maria ; car les rayons visuels, se rencontrant mutuellement, seront de si puissants véhicules de l’amour, qu’ils pénétreront jusqu’au cœur, et la plus grande fierté et la plus grande insensibilité ne pourront leur résister.
Il est assez difficile de convaincre une jeune fille qui a de la pudeur de regarder fixement un jeune homme durant quelque espace de temps, mais on la pourra obliger à cela, en lui disant, en badinant, qu’on a appris un secret à deviner par les yeux, si l’on doit être bientôt mariée, ou si l’on vivra longtemps, si l’on sera heureuse dans son mariage, ou quelque chose autre semblable qui flatte la curiosité de la personne, et qui la fasse résoudre à regarder fixement».


Le filtre d'amour de Tristant et Yseult

S’il est bien un breuvage qui assure l’amour à tout coup, c’est bien le philtre d’amour qu’avait préparé la mère d’Yseult en prévision du mariage de sa fille avec le roi Marc de Cornouailles. La tragique histoire de Tristan et d’Yseult, qui l’avaient bu par erreur avant les noces, en a assis la réputation d’efficacité par-delà les siècles !
Bien sûr, ce n’est qu’une légende. Mais cela n’a pas empêché des générations d’amoureux désespérés, de charlatans ou de grands-mères désireuses d’aider un malheureux éconduit d’en chercher la recette miracle…





Rassurez-vous : on trouve quand même l’amour sans être obligé d’en passer par toutes ces recettes !







La Saint-Valentin est une occasion, par billets doux, fleurs, cartes postales ou menus présents, de déclarer son amour à l’élu(e) de son cœur !
Cette fête des amoureux n’existe que depuis une quarantaine d’années mais il y avait autrefois quantité d’autres façons d’exprimer la même idée…

Le rite des mais


Dans de nombreuses régions, ce n’était pas le 14 février mais le 1er mai qui était l’occasion pour les jeunes gens de déclarer leurs préférences. Les garçons plantaient cette nuit-là des mais, c’est-à-dire des branches, des fleurs ou de jeunes arbres fraîchement coupés devant la porte ou sur le toit des jeunes filles à marier.
Chaque feuillage avait un sens : en Champagne, le charme était louangeur, le boulin (bouleau) ou sapin (qui riment avec putain) beaucoup moins. En Bresse, où la tradition s’est maintenue jusqu’en 1914, on préférait accrocher des fleurs : les bleuets et les millefeuilles signifiaient l’amour, le gui du respect, le chèvrefeuille stigmatisait la fille volage et la luzerne la fille bête à manger du foin !
Si le message était tendre, le garçon dressait parfois un chemin de feuilles de la maison de sa belle à la sienne : une façon de déclarer son amour sans le dire. Dans le Berry enfin, on ajoutait aux branches des dentelles, des rubans et des bonbons pour l’aimée.


Les petits cadeaux

On le sait : les petits cadeaux entretiennent l’amitié, voire plus… De tout temps, offrir un présent à une jeune fille revenait à lui faire la cour.
Epingles ornées de perles, châles, rubans, mouchoirs… étaient de grands classiques. En Alsace, on achetait pendant les foires des cœurs en pain d’épices (à grignoter ensemble ou à conserver) ou bien on faisait peindre un petit tableau représentant un "bouquet d’amour" qui serait plus tard accroché bien en vue si tout cela aboutissait à un mariage. En Auvergne, on offrait à sa belle des sabots ferrés avec des pièces de monnaie (deux francs ou deux sous selon sa fortune).

Dans la Loire, les garçons, qui avaient toujours dans leurs poches du sucre (une denrée bien rare autrefois), l’offraient à l’aimée pour s’attirer ses bonnes grâces. En Ille-et-Vilaine, offrir une pomme dont on venait de croquer une bouchée équivalait à une déclaration.

Les petits gestes

Dans la rue, quelques petits signes permettaient à chacun de témoigner de son amour ou de l’indiquer aux autres. En Auvergne par exemple, les amoureux se tenaient par le petit doigt dans la rue. En Corse, le jeune homme jetait sur la robe de la jeune fille des fruits de bardane (petites boules piquantes qui s’accrochent au tissu) ; s’ils étaient aussitôt arrachés, le malheureux n’avait aucune chance ; si en revanche la belle les gardait un peu sur elle, l’espoir était permis. En Normandie, il était conseillé de porter le panier de la jeune fille lorsqu’elle revenait du marché : c’était perçu comme un geste tendre.
Enfin, en Franche-Comté, pour déclarer sa flamme, l’amoureux devait venir accompagné d’un violoniste jouer une aubade devant la maison de la jeune fille.


Les petits mots Enfin, chaque région avait autrefois une expression locale pour traduire l’idée de fréquentation régulière. Pour indiquer qu’un garçon voit régulièrement une jeune fille et est admis comme son prétendant, on disait ainsi :
— qu’il "va avec" ou "s’est mis en promesse avec" (en Artois)
— qu’il est son "inclineux" ou qu’il "va en blonde" (dans le Berry)
— qu’il "court" (en Bresse)
— qu’il "blonde", qu’il "flogne" ou qu’il "commence" (en Champagne)

— qu’il "blonde" ou qu’il "courate" (en Franche-Comté)
— qu’il "fait l’amour" ou qu’il "fait de la cendre" (en Gascogne)
— qu’il "est son bon ami" ou qu’il "parle aveuc" (en Picardie)
— qu’il "cause avec" (à La Réunion)
— qu’il la "hante" ou qu’il est son "bonemi" (en Normandie)…
A vous maintenant d’exprimer la même idée avec les mots d’aujourd’hui !





Personnages d’histoire ou de légende, certains couples se sont portés un tel amour qu’il a traversé les siècles et s’est ancré à jamais dans nos cœurs et nos mémoires.
Séparés par les hommes, réunis dans la mort
L’histoire de Tristan et Iseult est l’une des plus belles légendes celtiques. Elle a inspiré quantités de poètes et romanciers depuis l’an mille. Chevalier accompli, Tristan est chargé par Marc, roi de Cornouailles, d’aller lui chercher sa fiancée, Yseult la Blonde, par-delà les mers. Sur le chemin du retour, les jeunes gens boivent par erreur un philtre d’amour que la mère d’Yseult avait préparé pour la nuit de noces. Le reste de leur vie va se passer à lutter contre leur amour-passion, à supporter d’inlassables tourments de conscience vis-à-vis du roi Marc ainsi que toute la souffrance de leur renoncement. Seule la mort peut finalement les réunir.

Autre drame éternel : celui de Roméo et Juliette. D’abord présentée dans plusieurs récits italiens, leur histoire est magnifiée par Shakespeare qui en fait un amour parfait, contrarié par les hommes et scellé par la mort. Ils sont les amoureux “ hors du monde ” qui ne peuvent plus en comprendre les contraintes et dont la passion sublime les faiblesses, efface le mal.

Héloïse et Abélard sont en revanche des êtres de chair et de sang, non des personnages de roman. Leur histoire a pourtant rejoint celle des amants mythiques. Né vers 1079, professeur réputé de philosophie et de théologie, Abélard séduit et épouse en secret son élève Héloïse. Lorsqu’il l’apprend, l’oncle d’Héloïse fait émasculer Abélard et envoie sa nièce dans un couvent. Si leur passion est connue, c’est grâce aux milliers de lettres qu’Héloïse va continuer à échanger avec Abélard jusqu’à sa mort, une correspondance remarquable à la fois par l’amour qu’elle ne cesse de lui porter et par l’élévation spirituelle dont cette religieuse devenue abbesse saura faire preuve.



Séparés par la mort
Une légende antique qui a su inspirer les poètes, les peintres et les cinéastes est celle d’Orphée et d’Eurydice. Celle d’un amour d’abord partagé et heureux, puisque Orphée, joueur de cithare et chanteur talentueux, avait épousé celle qu’il aimait, la nymphe Eurydice. Mais la morsure d’un serpent la fit mourir. Inconsolable, Orphée parvint à émouvoir les dieux infernaux par ses chants. Il obtint d’eux l’autorisation d’aller chercher Eurydice au royaume des morts, à la condition toutefois de ne pas se retourner pour la regarder avant la sortie à l’air libre. Or, Orphée ne sait pas tenir sa promesse et rester aussi longtemps sans revoir le visage de son aimée : il se retourne trop tôt et la perd à jamais.




L'amour heureux
Dante et Béatrice sont des personnages réels. Dante a magnifié leur amour (qui date de l’enfance et les mène jusqu’à la fin de leur vie) à travers ses œuvres. Dans La Divine Comédie, la mort ne les sépare pas : Béatrice est la clé qui lui ouvre la porte de chaque monde : enfer, purgatoire, pour le mener jusqu’à l’entrée du Paradis. Elle est la lumière, la beauté qui lui permet d’atteindre Dieu et d’aller au-delà de la mort.


Quant à Philémon et Baucis, issus de la mythologie grecque et latine, ils forment le couple idéal, celui qui a vécu de l’adolescence à la vieillesse sans la moindre discorde. Ils hébergent un soir deux inconnus - en fait Jupiter et Mercure, qui n’ont pu trouver refuge ailleurs. Touchés par l’hospitalité généreuse de ces deux vieillards, les dieux transforment leur masure en palais et disent qu’ils peuvent aussi exaucer leur vœu le plus cher. Philémon et Baucis affirment alors qu’ils ne veulent rien d’autre que vieillir ensemble et mourir au même moment, pour ne jamais rester l’un sans l’autre. Ils seront transformés en arbre à la fin de leur vie, qui demeure le symbole de l’amour conjugal.






L’amour est éternel, dit-on. Il avait déjà trouvé sa place dans nos noms de famille, il y a plus de mille ans. Petit panorama des patronymes amoureux ou coquins…
Amour, avec un grand A
Si, si : Amour est un vrai nom de famille ! Cet amour de nom est porté aujourd’hui par plus de 800 personnes en France, principalement en Saône-et-Loire. Il aurait surnommé au départ un homme particulièrement amoureux ou un amant.
Pour une Amourette qui passait par là…
La France compte aujourd’hui 400 Amoureux… avec une majuscule car il s’agit d’un nom de famille, les vrais amoureux étant infiniment plus nombreux !

Côté patronyme toujours, on recense aussi 6 000 Lamoureux... Et comme Paris passe pour être la capitale de la galanterie, c'est bien sûr là que l'on en trouve le plus grand nombre !
Les hommes n’étaient pourtant pas moins galants ailleurs : c’est tout simplement qu’on utilisait d’autres termes pour surnommer les « jolis cœurs ».

Par exemple Amouroux ou Lamouroux dans le Sud (environ 3 000 porteurs chacun), Amourette et Amouret en Normandie (respectivement 900 et 550 porteurs du nom), Lamourette (550) dans le Pas-de-Calais, Amourous dans les Pyrénées (70), Amouretti dans le Var (35), Lamourelle dans le Béarn (100), Amoureau en Ille-et-Vilaine (35), etc.
Des amis amants ?
Le patronyme Lamy a quant à lui été donné à un amant ou, par dérision, à quelqu’un qui n’était guère un ami. Dans le même genre, on trouve aussi Amic (730) et Amici (110), tous deux en région méditerranéenne, Amiguet (140) dans les Alpes, Amion (50) en Normandie, Amye (30) dans le Jura...

Une bise coquine ?
Pas de fausses interprétations en revanche en cette période de Saint-Valentin pour les noms Bisou (une trentaine de porteurs, dans l’Hérault), Bisoux (une quinzaine dans le Nord-Pas-de-Calais) ou Bise (300, un peu partout en France). L’ancêtre initial de ces familles n’était pas réputé pour ses baisers : il vivait tout simplement dans une maison exposée au vent du Nord, la bise.

Des Calin pas calins du tout…
La France compte plus de 600 porteurs du nom Calin, une cinquantaine de Caline et une trentaine de Calinet, implantés surtout dans le nord du pays. Ces patronymes très mignons désignaient en fait des paresseux, des indolents, sens qu’avait cet adjectif autrefois, lors de la période de formation des noms de famille.
Cœur à offrir ?
Près de 1 500 personnes se nomment Cœur. On compte aussi plus de 200 Cœurderoi ou Cœur-de-Roi, une centaine de Cœur-Joly, autant de Cœurdoux, une vingtaine de Cœur-Uni… Tout cela est très attendrissant au premier abord, mais en fait, à l’origine, quelqu’un qui « avait du cœur », c’était quelqu’un de courageux, de brave, d’héroïque. Un sens tout à fait sympathique mais bien loin des amourettes…
Et les Valentin ?
Les Valentin et Valentine sont très nombreux : plus de 16 000 porteurs du nom de famille Valentin et près de 200 Valentine en France aujourd’hui. Il s’agit au départ du nom de baptême de l’ancêtre initial et non pas d’un qualificatif. Mais que cela ne vous empêche pas pour autant de désigner aujourd’hui votre Valentin ou votre Valentine : elle sera bien cette fois l’élu(e) de votre cœur !







Autrefois, les petits cadeaux qu'un soupirant pouvait faire à sa belle étaient très précis. On n'offrait pas n'importe quoi. Certains objets ritualisés constituaient à eux seuls une déclaration d'amour…
Les cadeaux gourmands


Souvent, on offre une gourmandise, à l'instar de ces jeunes gens du Forez qui avaient toujours, au XIXe siècle, des carrés de sucre dans leur poche : cette friandise si rare à l'époque était utilisée par eux comme un véritable outil de séduction ! En Alsace, le cadeau le plus caractéristique est le cœur en pain d'épices, qu'on mange à deux. Dans le Nord, on offre à boire à la jeune fille.

Les cadeaux qu'on garde


Aux foires alsaciennes, le garçon peut acquérir une assiette décorée, dite Mestiteller, qu'il offre à l'élue de son cœur en gage d'amour : elle constitue une pièce de leur futur service de table ou bien un décor de leur future maison ! En Bresse, l'amoureux offre des fleurs. En Bretagne, on préfère les épingles ornées de grosses perles, les châles ou les rubans. En Franche-Comté : une croix, un ruban, un mouchoir, un écu ou même une paire de souliers. En Provence : des paquets d'épingles. En Normandie : des épingles, un fichu, un collier, un chapelet… On n'offre guère de bague, cette coutume venue des villes ne datant que du XXe siècle.

Les cadeaux dont on se souvient


En Corse, si le garçon est apprécié d'une jeune fille, il lui offre la sérénade le soir : une chanson d'amour qu'il compose et chante seul ou, s'il est moins doué, qu'il fait clamer par un poète et chanteur local. Pour la jouer, il est toujours accompagné d'ami et soutient le chant par les accords d'une guitare. En Franche-Comté aussi, les amoureux vont jouer des aubades avec un violoniste devant la maison de la jeune fille aimée.

Farces de plus ou moins bon goût…


Dans certaines régions, montrer autrefois à quelqu'un qu'on l'apprécie c'est souvent l'agacer davantage que les autres et lui jeter, plutôt que lui donner, les cadeaux qu'on lui destine ! Ainsi, en Ardèche, la jeune fille cache le couteau de celui qui lui plaît et lui dit des agaceries. De son côté, le timide peut se déclarer en jetant au visage de l'aimée un bouquet d'airelles ou un mouchoir rempli de petites pommes vertes… En Ille-et-Vilaine, on frappe le genou de l'autre ou bien on lui offre une pomme à demi croquée. En Corse, où il vaut mieux déclarer discrètement sa flamme pour ne pas risquer le courroux de la famille, on lance sur la robe de l'aimée des fruits de bardane piquants, qui y restent accrochés et que laisse la jeune fille si elle apprécie le garçon. Une autre coutume, typiquement gasconne, consiste à se lancer mutuellement des braises le soir à la veillée… au point que courtiser se dit localement " faire de la cendre " : tant pis pour les vêtements !

Quand les jeunes filles font des cadeaux…


Dans certaines régions, assez peu nombreuses, les jeunes filles offrent aussi des cadeaux à celui de leurs soupirants qui leur plaît le mieux. En Alsace par exemple, l'offrande la plus classique est une belle épingle de cravate, mais on propose aussi parfois un objet " fait main ": en général un carquois pour la pierre à aiguiser la faux ou un fuseau pour les gerbes de blé, brodés de leurs deux initiales. En Bresse, la jeune fille offre plus modestement des noisettes à son ami de cœur.



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