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Dernière mise à jour : 21.05.2013
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Ephémérides de Tite Véro

Ephéméride

Publié le 04/11/2007 à 12:00 par monptitrefugesecret
Ephéméride
Merci à TIte Véro pour son éphéméride qu'elle m'envoie chaque jour et merci à Diablesse pour l'image empruntée sur son blog http://diablesse280568.Centerblog.net


Dimanche 4 novembre 2007
308e jour de l'année
57 jours restants
44e semaine


FÊTES DU JOUR

Aujourd'hui, nous fêtons les Charles Borromée ainsi que les Amance, Aymeric, Carl, Cаrlοs, Chаrlеy, Chаrly, Emеriс, Henri, Imré, Jessé, Jessica et Jessy.
Fêtes et prénoms bretons : Juvad.



CITATION DU JOUR

« Dieu, que tu étais jolie ce soir au téléрhοnе. »
Sacha Guitry


DICTON DU JOUR

A la Saint-Charles , la gelée parle .



PROVERBE DU JOUR

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ANNIVERSAIRES DU JOUR



1809 : Naissance de Félix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847), compositeur et chef-d'orchestre.

Biographie

Petit-fils du philosophe Moses Mendelssohn (surnommé le « Platon moderne »), Félix Mendelssohn est né à Hambourg en 1809 Fils d'un banquier berlinois aisé, juif dont la famille, qui s'était convertie au
christianisme, Il a deux sœurs, Fanny et Rebecca, et un frère, Paul. Sa mère, qui avait des dons musicaux, favorisa l'éducation musicale de ses enfants. Face à l'invasion française, la famille, installée à Hambourg, s'exile à Berlin. Son père finance un hôpital militaire et équipe les soldats prussiens, ce qui lui vaudra une certaine considération des autorités de Berlin. Mais, dans une Allemagne antisémite, pour ne pas nuire à sa famille, le père jugea sage de la convertir au protestantisme. La famille se rebaptisa alors Mendelssohn-Bartholdy, convertie à la religion luthérienne.

Éducation musicale

Mendelssohn-B. reçoit une excellente éducation sous la férule des plus grands professeurs berlinois. Son maître principal de musique est Karl Zeiter. À neuf ans, Mendelssohn est un musicien accompli et commence à composer avec acharnement. Il montre déjà des capacités de travail très supérieures à la normale. Il est lui aussi un enfant extraordinairement doué et travailleur. Sa soeur Fanny montrait également de grandes aptitudes musicales. À l'âge de 12 ans, grâce à Zleter, il fait la connaissance de Goethe, le grand philosophe de l'Allemagne, dont il fut souvent par la suite, l'hôte à Weimar. Cette amitié devait durer jusqu'à la mort de Goethe. Celui-ci lui communiquera l'amour de la littérature classique. Le jeune Felix découvre avec ravissement l'opéra allemand avec le Freischutz de Carl Maria von Weber.
Carrière musicale
Et déjà des chefs-d'œuvre
Pendant son séjour à Paris où il étudiera avec Luigi Cherubini, Mendelssohn-B. sera plutôt dé�u par le milieu musical français. Il y recontrera cependant G. Antonio Rossini. Puis, à 16 ans, il compose sa première grande œuvre : l'Octuor à cordes (op. 20). Wolfgang A. Mozart et Franz Schubert eux-mêmes n'ont pas produit de pièce de qualité équivalente à cet âge. Son œuvre suivante, la célèbre Ouverture pour le songe d'une nuit d'été, connait un triomphe. Elle est d'inspiration shakespearienne. Nul autre musicien n'a su saisir comme lui l'essence de cette littérature. Mendelssohn s'intéresse aussi aux musiciens plus anciens et surtout à Johann Sebastian Bach dont il donnera une représentation de la Passion selon St Matthieu qui fera date. On peut dire que c'est l'acte de naissance de la redécouverte de Bach.
Précédé d'une flatteuse réputation, Mendelssohn-B. entreprend en 1829 son premier voyage en Angleterre et en Écosse, voyage qui lui inspire la Symphonie écossaise n° 3 et l'Ouverture des Hébrides. Toute sa vie, il aimera ce pays. Ses débuts se font avec des critiques très élogieuses. Il est célébré comme un musicien de génie et un parfait gentleman ce qui en fait l'enfant chéri des anglais. En 1830, il entreprend un voyage en Italie et arrive à Venise le 9 octobre. Il s'installe ensuite plusieurs mois à Rome. Il y rencontre Hector Berlioz dont il n'apprécie que modérément la musique. A la mi-décembre 1831, Il arrive à Paris. Il se lie d'amitié avec Frédéric Chopin et reprend contact avec L. Cherubini. Franz Liszt interprète magnifiquement à la première lecture son concerto pour piano fraichement achevé, ce qui déclenchera l'enthousiasme du jeune compositeur.
Leipzig
En 1835, il est nommé directeur musical des concerts du Gewandhaus de Leipzig après avoir été refusé comme directeur de la Singakademie de Berlin. Il dirige également le Festival de de Rhénanie du Sud, et dirige le Philharmonia Orchestra de Londres. À Leipzig, il réorganise la scène musicale de cette ville culturelle. Il fait d'un orchestre moyen une phalange de premier plan. Il agrandit le répertoire de cet orchestre et fait connaitre des œuvres inconnues du grand public (Symphonie n° 4 de Ludwig van Beethoven, symphonie n° 9 de F. Schubert...). Il y invite les plus grands solistes de l'époque. Il tire de l'oubli des œuvres anciennes, telle la Passion selon saint Matthieu, de J.S. Bach.
Heureuse rencontre mais...

En 1835, le père de Felix Mendelssohn meurt brutalement des suites d'une apoplexie. Le compositeur sombre dans une grave dépression. Heureusement, il fait la connaissance de Cécile Jeanrenaud, fille d'un pasteur protestant, dont la famille est d'origine suisse. Celle-ci est pieuse, belle, intelligente. En 1837, il l'épouse. Cette union est heureuse et il aura cinq enfants. Il est ensuite chargé par le roi de Prusse de réorganiser la vie musicale de Berlin et doit à contrecoeur quitter Leipzig. Là, il se heurte à la bureaucratie prussienne et abandonne progressivement ses obligations de directeur. Il fonde en 1840 le Conservatoire de Leipzig et l'inaugure en 1843 et se produit comme pianiste et comme chef d'orchestre. Il est au sommet de son art et l'Europe et l'Amérique le considérent comme le plus célèbre compositeur de son temps. Il retourne en Angleterre pour la sixième fois pour y donner sa symphonie n°2, Lobgesang, traduite en Anglais pour l'occasion. Il devient un ami de la Reine Victoria. Mendelssohn-B. se surmène et rentre épuisé en mai 1847 d'un autre séjour britannique. De plus sa sœur Fanny qu'il adorait décède d'une embolie cérébrale. Il en reste accablé et exténué physiquement.
Mort
Le 28 octobre, alors qu'il s'apprête à diriger son oratorio Elias à Vienne, il est pris de maux de tête très violents. Quelques jours plus tard, il est victime d'une nouvelle attaque et meurt le 4 novembre 1847, âgé seulement de 38 ans.


Les romances sans paroles :

La musique pour piano de Mendelssohn est très singulière, teintée d'influences classiques et de colorations romantiques, souvent débordante d'expressivité. Brèves mais raffinées, délicates et poétiques, souvent mélancoliques, les Romances sans paroles portent merveilleusement bien leur titre. Toute une gamme de sentiments et d'émotions romantiques y sont depeintes sans aucun support littéraire, laissant s'exprimer dans toute sa transparence la pure sonorité du piano. Désillusions, regrets, mélancolie, solitude et nostalgie sont confortés par l'espoir, la consolation, la rêverie, la confiance ; au coeur de cette panoplie d'états d'âme, des danses, des chansons populaires et des représentations de la nature viennent enrichir le tableau romantique. Toutes ces romances sont agréables à écouter, mais certaines se démarquent plus que d'autres, non seulement par leur attirance mélodique, mais également par leur profondeur poètique, leur originalité et leur grande expressivité. Voici ci-dessous chacune des romances avec leur dénomination et ma note appréciative : je mets 2 étoiles lorsque le morceau ne m'attire pas particulièrement, et 4 étoiles lorsque l'émotion est à son comble... Aussi, un petit conseil discographique : je vous conseille vivement la très séduisante interprétation de Daniel Barenboim, paru en 2 CDS chez Deutsche Grammophon, à un prix très abordable.

1814 : Naissance d'Antoine-Joseph Sax mieux connu sous le nom d'Adolphe Sax (1814-1894), artisant d'instrument de musique belge wallon , inventeur du saxophone.

Biographie


Adolphe Sax est né à Dinant en Belgique, près de Namur (Wallonie Belgique) dans la rue qui, depuis 1896, porte son nom, dans une petite maison, détruite en 1914, qui était construite sur l'emplacement où il y a maintenant un important centre commercial. Sur la façade de celui-ci, il y a un vitrail et une inscription taillée dans la pierre: "Ici naquit Adolphe Sax. 1814-1894". le 6 novembre 1814. Il est le fils aîné des onze enfants (six garçons et cinq filles. Seulement 3 parmi ses frères et sœurs survivront. Les autres sont tous morts entre 18 et 25 ans) de Charles-Joseph Sax. fabriquants d'instruments. Son père, possède un atelier fabrication d'instruments à vent situé à Bruxelles. Cette petite entreprise emploie 250 travailleurs. Sax senior reçoit de nombreuses commandes de l'Etat.de Son père, Charles Joseph Sax, était aussi un facteur d'instrument, qui a apporté différents changements au cor de chasse. Adolphe commence à fabriquer ses propres instruments très jeune, en présentant deux flûtes et une clarinette à un concours à l'âge de 15 ans. Puis il étudie ces deux instruments à l'École royale de chant de Bruxelles. Il devient un maître de la clarinette à tel point qu'il est interdit de concours dans son pays.

Après avoir quitté l'école, Sax commence à expérimenter de nouveaux types d'instruments, pendant que son père continue à produire des instruments conventionnels afin de subsister. La première invention importante d'Adolphe est une amélioration de la clarinette basse qu'il brevette à l'âge de vingt ans.

En 1841, il déménage à Paris et commence à travailler sur un nouvel ensemble d'instruments qui y sont présentés en 1844. Il y a des bugles à touches, et bien qu'il n'ait pas inventé l'instrument lui-même, ses exemplaires sont si supérieurs à ceux de ses rivaux qu'ils commencent à être connus sous le nom de cors de Sax ou saxhorn. Ils sont couramment utilisés aujourd'hui dans les fanfares et les orchestres d'harmonie.

Adolphe Sax s'occupe aussi à inventer l'instrument pour lequel il est le plus connu, le saxophone. Il spécifie ses intentions dans son brevet : « On sait que, en général, les instruments à vent sont ou trop durs ou trop mous comme sonorité ». Il veut créer: « Un instrument qui par le caractère de sa voix pût se rapprocher des instruments à cordes, mais qui possédât plus de force et d'intensité que ses derniers » (Brevet français N° 3226 du 21 mars 1846).

Le compositeur Hector Berlioz écrit favorablement sur ce nouvel instrument en 1842. Berlioz, en outre, compose la toute première œuvre avec saxophone, il s'agit de Chant Sacré pour sextuor à vent. L'instrument n'est breveté qu'en 1846, après que Sax ait dessiné et exposé une série complète de saxophones — de soprano à basse. Ces instruments font sa réputation et lui assurent un poste d'enseignant au conservatoire de Paris.
Sax continue par la suite à fabriquer des instruments, en même temps qu'il dirige la nouvelle classe de saxophone au conservatoire de Paris.

Il meurt le 4 février 1894 à Paris et est enterré au cimetière de Montmartre.


La famille des instruments


Adolphe Sax réalisa 14 tailles différentes de son instrument, dont la moitié seulement sont encore utilisées aujourd'hui. On distingue en effet aujourd'hui en partant du plus grave, le saxophone contrebasse, le basse, le baryton, le ténor, l'alto, le soprano, et le sopranino. Il est toutefois à savoir que les sopranino, basse et contrebasse sont extrêmement rare.
La famille des saxophones est donc au complet, chacun ayant un son bien distinct et particulier qui permet d'évoquer de nombreuses sensations.









1822 : Naissance de Darius Milhaud,violoniste ,(1822-1890), organiste, professeur de composition.

Biographie


Darius Milhaud est né à Aix-en-Provence, d'un père Juif comtadin négociant en amandes et d'une mère née à Marseille, issue de l'illustre famille Allatini, des Granas établis à Salonique. Parmi les membres de sa famille, il compte José de Bérys, Francine Bloch (qui l'invitera, en 1961, à devenir le premier président de la Société des amis de la Phonothèque nationale de France et établira sa phonographie), Marcel Dassault et Pierre Vidal-Naquet.Il étudie au Conservatoire de Paris avec notamment André Gedalge, Paul Dukas et Vincent d'Indy comme professeurs.
Il est profondément influencé par les écrivains Francis Jammes et Paul Claudel et devient l'ami de Léo Latil, un poète qui fut tué en 1915 lors de la Première Guerre mondiale. A l’âge de 25 ans, il part travailler comme secrétaire de Paul Claudel au Brésil. Ce séjour ne sera bien sûr pas sans conséquences sur son goût prononcé des rythmes exotiques qu’on retrouve entre autre dans la samba de « Scaramouche »
Son séjour va inspirer plusieurs de ses œuvres dont son Bœuf sur le toit.
De retour à Paris en 1919 , il rencontre Jean Cocteau et Erik Satie, puis constitue avec d'autres musiciens > Sous la bannière de Jean Cocteau et d’Eric Satie, ce fameux groupe se compose de Francis Poulenc, D’Arthur Honegger, de Germaine Tailleferre, de Louis Durey, de Georges Auric et bien sûr de Milhaud.


Au piano Jean Cocteau,
De gauche à droite :
Darius Milhaud, Arthur Honegger, Germaine Tailleferre, Francis Poulenc, Louis Durey.
Georges Auric, absent, a été silhouetté par J Cocteau.


Ces six musiciens recherchaient, chacun à leur façon, avant tout à créer du neuf et de l’originalité en s’opposant au raffinement tout en nuances de Debussy, Fauré, Ravel.
Parmi ce groupe, Darius Milhaud, véritable force de la nature, avait un tempérament très puissant et il n’hésitait pas dans ses œuvres, parfois agressives, à faire un large usage de la polytonalité, c’est à dire de faire entendre plusieurs mélodies simultanément dans des tonalités différentes, sans jamais, pour autant, sombrer dans l’anarchie ou la cacophonie, et de juxtaposer brutalement des tonalités fort différentes. A la différence de Poulenc, plus intimiste, qui aime et exploite avant tout le piano pour sa sonorité, Milhaud considère cet instrument comme un moyen d’expression polyphonique par excellence.
Scaramouche fut composé en 1937 et son succès avait fini par importuner Milhaud !
A cette époque, un théâtre du nom de « Scaramouche » interprétait le « Médecin volant « de Molière. Milhaud avait composé pour cela une musique de scène. C’est alors qu’Ida Jankelevitch le supplia de composer une suite pour deux pianos qu ‘elle interprèterait avec Marcelle Meyer.
Cette commande ennuya beaucoup Milhaud qui, il est vrai, à ce moment, composait moins pour le piano et était fort investi dans d’autres projets.
Lui même expliqua avec humour dans « ses notes sans musiques » : « ….je traitai quelques éléments pris dans deux partitions de musique de scène et j’appelai cet amalgame Scaramouche, Deiss me proposa aussitôt de le faire paraître…je lui déconseillai vivement : « personne ne le jouera », mais mon éditeur avait un caractère très particulier et il n’éditait que ce qu’il aimait. Il se trouvait que Scaramouche lui plaisait et qu’il tint bon. L’avenir lui donna raison… »
Milhaud avait bien sûr emprunter le nom de Scaramouche à la troupe qui jouait la pièce de Molière.
Au final, et malgré ses réserves, il avait réussi à créer une suite pour deux pianos en trois mouvements particulièrement divertissantes et d’une très grande qualité !

En 1940, l’invasion nazie le conduit à s’expatrier en Californie avec sa femme et collaboratrice Madeleine. Rentré en Europe en 1947, il partagea ses activités entre la France et les États-Unis enseignant notamment la composition au Conservatoire de Paris.
Son œuvre qui illustre tous les genres est gigantesque (443 numéros d’opus) ; il composait avec une facilité déconcertante. Sa musique, qui porte l’empreinte de la culture provençale, est lumineuse et claire. Son invention mélodique est à la fois originale, pure, lyrique, chaude et profonde.
De son épouse Madeleine Milhaud, qui est aussi sa cousine germaine, il a un fils, Daniel.
Il meurt le 22 juin 1974 à Genève.

Concerto pour marimba, vibraphone et orchestre, Op. 278



Composée en 1947, cette œuvre d’esprit classique réussit très bien à mettre en valeur les contrastes entre le marimba, un instrument Sud-américain ressemblant au xylophone, et le vibraphone à la sonorité métallique brillante. Réarrangée en 1952 sous la forme d’une suite concertante pour piano et orchestre (Op. 278 b), l’œuvre présente trois mouvements (Animé, Lent et Vif). Elle fut crée le 12 février 1949 avec l’orchestre symphonique de Saint Louis sous la direction de V. Golschmann.


L'œuvre musicale


Particulièrement vaste (443 numéros d'opus), son œuvre aborde tous les genres: opéra (Christophe Colomb), cantates, ballets (la Création du monde), symphonies, musique de chambre (Scaramouche pour deux pianos) et musique de film.
Il s'inspire des musiques provençales, juives, brésiliennes mais aussi du jazz.

1884 : Naissance d' Harry George Fergusson (1884-1960) , manufacturier d' instruments aratoires.

Biographie


était le fils d'un cultivateur irlandais. Tout jeune, il démontra qu'il possédait le génie de la mécanique. En effet au début de la vingtaine, il travailla pour son frère en tant que mécanicien et pilote de course puis, il conçut et construisit plusieurs monoplanes qu'il pilota. Suite à ses recherches expérimentales sur des charrues et des tracteurs, il adopta une charrue au tracteur, modèle F, de la série Fordson. Le premier mécanisme conçu par Harry Ferguson était à ressorts et à leviers. En 1925, avec ses associés Eber et George Sherman, il fonda, aux États-Unis, la firme Ferguson-Sherman Inc. Cette firme produisit la charrue dotée du mécanisme "Duplex hitch" convenant au tracteur de la série Fordson. Le premier système hydraulique Ferguson qu'il conçut le fut pour son tracteur prototype Ferguson-Black dont le différentiel et la transmission avaient été réalisés par David Brown. En 1933, il fonda, avec ce dernier, l'entreprise Ferguson-Brown Co. où l'on fabriqua environ 1354 tracteurs Ferguson-Brown, modèle A, pourvus du système hydraulique Ferguson.


Lors de sa rencontre avec Henry Ford, en 1938, tous les deux scellèrent leur entente d'une poignée de main surnommée: "Hand Shake Agreement". De ce fait, Ford engagea sa renommée et une part importante de ses ressources dans la fabrication de tracteurs pourvus du système Ferguson. Pour sa part, Harry Ferguson y mit à contribution ses brevets d'invention et au moyen de l'entreprise Harry Ferguson Inc., il vendit tracteurs et pièces d'équipement dont plusieurs étaient fabriquées par la Ferguson-Sherman Inc. On y vendit alors les tracteurs Ford 9N (1939-1942) et Ford 2N (1942-1947). Puis, à la fin de l'année 1946, le petit-fils d'Henry Ford, Henry Ford II lui annonça que cette entente allait prendre fin le 30 juin 1947.
Dès l'arrivée sur le marché du tracteur Ford, modèle 8N, Harry Ferguson riposta, d'abord en actionnant Ford Motor et associés pour une somme s'élevant à 340,000,000$ puis en négoçiant avec la Standard Motor Co. pour qu'on y produise son tracteur modèle TE20 (Tractor England)
. Ce modèle était semblable aux tracteurs Ford, modèles 9N et 2N, néanmoins, il était différent du tracteur Ford, modèle 9N, en ce qu'il possédait une boîte de 4 vitesses, un moteur à soupapes en tête, deux pédales de frein (droite et gauche) du côté gauche de même qu'un capot formé d'une seule pièce.
En octobre 1948, à Détroit, fut construit le tracteur modèle TO20 (Tractor Oversea) dont le # 1 de la série fut conduit par Harry Ferguson. Les tracteurs modèles TE20 et TO20 étaient identiques ,



TE Ferguson Tractor












cependant, le tracteur TO20 était doté d'un système électrique de marque Delco de même que d'un boîtier de transmission en fonte tandis que le tracteur modèle TE20 possèdait un système électrique de marque Lucas et un boîtier de transmission en aluminium.
En avril 1952, Harry Ferguson règla, hors cour, la poursuite qu'il avait intentée à la compagnie Ford. En 1953, Ferguson et Massey-Harris fusionnèrent et, ce faisant, créèrent Massey-Harris-Ferguson Co. qui devint, par la suite, Massey-Ferguson Co. Après la fusion, son entreprise Harry Ferguson Research développa un modèle d'automobile pourvue de quatre roues motrices, des voitures de course de même que des tracteurs. Puis, en 1960, survint le décès d'Harry Ferguson.

Tracteurs
MASSEY FERGUSON 2415 4RM



1929 : Naissance d' Henri Gault, coauteur du Gault-Millau.

Henri Gault et Christian Millau sont deux critiques gastronomiques, célèbre propagateurs de la nouvelle cuisine des années 1960-70 qui se caractérisait par l'élimination des sauces stéréotypées et un retour à la saveur fondamentale des aliments. Les cuisiniers les plus célèbres de ce mouvement culinaire sont Paul Bocuse, les frères Troisgros et Michel Guérard...
Le GaultMillau : Le guide note les restaurateurs et attribue des toques aux meilleurs tables. Il existe aussi une édition du GaultMillau pour la Belgique, le Grand-duché du Luxembourg et les Pays-Bas.

Historique
Henri Gault et Christian Millau ont rapidement associé leurs efforts en fondant une marque commerciale Gault-Millau qui a pris notamment la forme d'un magazine de guide de critique gastronomique qui porte ce nom puis d'un périodique.
Après de nombreuses années de travail en commun les deux fondateurs se sont séparés mais la marque commerciale demeure sous le nom 'GaultMillau'.
Gault et Millau ont été membres du Club des Cents.

Le guide gastronomique
Actuellement, le guide est un guide gastronomique parmi les plus influents. Il paraît annuellement. Ce guide d'une part note les restaurants avec une note sur 20 et donne une appréciation. Cette notation est uniquement basée sur la qualité de la cuisine. Les deux fondateurs n'ont jamais donné la note 20 car ils expliquaient que « la perfection était impossible à atteindre ». En revanche, une petite dizaine d'établissements avaient une note de 19.5/20.
Néanmoins en 2004, les deux restaurants du grand chef cuisinier Marc Veyrat ont obtenu la note 20/20 :
" L'auberge de l'Eridan " à Veyrier-du-Lac à 6 km d'Annecy en Haute-Savoie
" La ferme de mon père " à Mégève en Haute-Savoie
En 2003 le grand chef cuisinier Bernard Loiseau s'est suicidé après que son restaurant la Côte d'or à Saulieu en Bourgogne a vu sa note rétrograder de 19 à 17/20. Des doutes ont été émis sur la réalité du motif du suicide car le chef aurait eu connaissance de sa note précédemment et n'aurait pas réagi à ce moment.
En plus de ces deux grands guides annuels que sont le Guide France (guide gastronomique) et le Guide Du Vin, la société Gault-Millau a sorti en 2005 un Guide du Golf notant quelques 550 parcours de golf ainsi que des restaurants et hôtels proches des parcours.
En 2006 deux autres guides virent le jour, le Guide de Paris et le Guide des Bonnes tables à petits prix.


1958 : Naissance de Dominique Voynet, médecin anesthésiste, femme politique française , membre fondateurs des Verts en 1984 , ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'environnement en 1997 dans le gouvernement Jospin.

Biographie

« La société a changé énormément, et l'on continue, en France, comme si de rien n'était »
Dominique Voynet

Dominique Voynet naît à Montbéliard dans le Doubs, dans une famille d’enseignants.Dominique Voynet obtient son baccalauréat à l'âge de 16 ans, et poursuit des études de médecine qu’elle achève à l’âge de 23 ans. Pendant ses études supérieures à la Faculté de médecine de Besançon (1977-1982), Dominique Voynet est infirmière de nuit, syndiquée à la CFDT. Elle opère des remplacements de médecins généralistes, puis spécialistes (1981-1985), se syndique au Syndicat de la médecine générale. Son doctorat de médecine en poche, elle devient anesthésiste réanimatrice à l'hôpital de Dole (1985-1989).

Militantisme écologique


Dominique Voynet au meeting des Verts
à Paris en mai 2005



Dominique Voynet interviewée à Bobigny,
lors de la manifestation du 3 décembre 2005


Elle commence son militantisme écologique au sein de l'Association belfortaine de protection de la nature, combat les centrales nucléaires de Fessenheim et de Creys-Malville ainsi que la déforestation des Vosges.
Participe aux émissions de Radio ondes rouges, animatrice de Besançon écologie et du collectif Saône vivante-Doubs vivant, elle adhère également à Amnesty International. Son engagement pacifiste et écologiste se poursuit avec son adhésion au Front de lutte antimilitariste (FLAM) et aux Amis de la Terre, association qui avait investi le champ électoral et qui était devenue une des principales composantes de l'écologie les années 1970, sous l'impulsion de Brice Lalonde.
Elle fait partie, à Clichy en 1984, des fondateurs du parti Les Verts, né de la fusion du Parti écologiste (auparavant Mouvement d'écologie politique ou MEP) et de la Confédération écologiste.

Plongée en politique


Chef de file des Verts de Besançon en 1985, elle est élue députée européenne en 1989. Elle abandonne cette fonction en 1991 et devient alors porte-parole nationale des Verts. Au sein du parti, elle anime la tendance « Les Verts pluriel » (1990-1994).
Porte-parole de l'opposition à Antoine Waechter au sein des Verts, elle remporte la victoire sur celui-ci en 1993, lors de l'Assemblée générale de Lille où les Verts décident de négocier des alliances électorales de premier tour, à gauche exclusivement. C'est la fin de la théorie du « Ni, ni », qui estimait que les Verts pouvaient s'allier avec l'un ou l'autre camp selon les offres faites.
Ce changement de stratégie, et les fortes tensions qui s'ensuivent au sein du mouvement, entraîneront un an plus tard le départ d'Antoine Waechter, qui fonde le MEI.
En 1992, Dominique Voynet est élue conseillère régionale de Franche-Comté, poste qu'elle quitte en 1994 pour se consacrer à la campagne présidentielle de 1995. Elle est en effet la candidate des Verts mais aussi d'une alliance à la « gauche de la gauche » comprenant l'AREV (un parti héritier du PSU), et la Convention pour une alternative progressiste.
Au premier tour, le 23 avril 1995, elle obtient 3,31 % des suffrages (1 010 738 voix). Conformément aux décisions de son parti, elle refuse d'appeler à voter au second tour pour le candidat socialiste Lionel Jospin.

Ministre puis sénatrice

Portrait de Dominique Voynet en 1997,
ministre de l'Environnement

Dans le cadre des accords passés entre les Verts et le PS pour les élections législatives françaises de 1997, elle est élue députée de la 3e circonscription du Jura, battant le sortant, Gilbert Barbier (UDF). Elle entre dans le gouvernement de Lionel Jospin, dit de la « Gauche plurielle », comprenant les écologistes et des représentants des différentes formations de la gauche parlementaire. Nommée ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement (poste qu'elle conserve jusqu'en 2001), elle devient ainsi la première ministre issue des Verts dans une équipe gouvernementale en France.
Son passage au ministère de l'Environnement est marqué par l'adoption du Protocole de Kyoto (décembre 1997) et par la tenue d'une série de réunions des Nations-Unies sur le changement climatique, en vue de la mise en œuvre de ce texte. Ainsi, la 6e conférence internationale sur le climat se tient en novembre 2000 à La Haye, alors que la France préside l’Union européenne. En tant que chef de la délégation européenne, Dominique Voynet y tient tête aux exigences américaines et se félicite d'avoir évité la conclusion d'« un accord faible ».
Elle fait voter la loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire, dite « loi Voynet ». Au titre de la compétence de son ministère dans l'aménagement du territoire, elle négocie des contrats de plan État-régions intégrant des mesures de diversification des modes de transport ou en faveur des énergies renouvelables et de l’agriculture biologique.
La loi sur la chasse qu'elle fait également voter vise notamment à définir les conditions d'un usage partagé des espaces naturels et ruraux entre les chasseurs et les autres usagers. Elle instaure un « jour de non-chasse » et permet à tout citoyen qui le désire de s'opposer à l'inclusion de ses propriétés dans le territoire d'une association communale de chasse agréée, en raison de ses convictions personnelles. Le rôle de l'office national de la chasse et de la faune sauvage, établissement public de l'État, est renforcé dans le domaine des études et des actions techniques ainsi que de la police de la chasse.
L'action gouvernementale de Dominique Voynet est cependant critiquée dans les milieux écologistes, en raison de sa signature de l'autorisation de réalisation du centre d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse).
Elle est aussi critiquée à la suite de l'inscription par le ministre de l'agriculture d'une variété d'OGM (le Maïs Bt) au catalogue officiel des espèces autorisées à la culture en France. Faisant pression de tout son poids pour limiter les autorisations de cultures OGM, elle obtient pourtant du gouvernement Jospin auquel elle participe que cette forme d'autorisation ne soit accordée qu'à cette seule variété et pour une durée de trois ans. Pour toutes les autres espèces, un moratoire est décidé.
Lors de la marée noire consécutive au naufrage de l'Erika, son franc-parler lui fait déclarer que ce « n'est pas la catastrophe écologique du siècle ». L'évènement ayant causé une grande émotion dans le public, cette erreur de communication (même si la remarque était exacte sur le fond), lui fut aussi beaucoup reprochée.

Dominique Voynet (à droite), le 17 mars 2007.

Dominique Voynet ne peut faire aboutir son projet de réforme de la politique de l'eau, préparé depuis mai 1998 et adopté en conseil de ministres le 27 juin 2001. Elle démissionne du gouvernement le 10 juillet 2001, et elle est remplacée à son poste de ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement par Yves Cochet.
Elle devient alors secrétaire nationale des Verts, et anime à ce titre les campagnes de 2002, dont la présidentielle pour laquelle Noel Mamère est le candidat du parti. Dans un contexte difficile, le candidat vert franchit pour la première fois la barre des 5 % (1 495 673 voix, soit 5,24 %).
À nouveau candidate à la députation dans la 3e circonscription du Jura lors des élections législatives de juin 2002, elle bénéficie du soutien du PS et du PRG, mais elle est battue au second tour par son adversaire de droite, Jean-Marie Sermier (UMP).
L'Assemblée fédérale de Nantes (décembre 2002) ayant fait la critique de la fin de la période de participation gouvernementale, mais aussi de la manière dont elle exerçait sa fonction de secrétaire nationale, elle se retrouve mise en minorité. En janvier 2003, Gilles Lemaire lui succède.
En 2004, à la suite d'accords entre les Verts et le PS, elle est élue sénatrice de la Seine-Saint-Denis à l'instar de Jean Desessard et d'Alima Boumediene-Thiery. Elle rejoint ainsi au Sénat Marie-Christine Blandin, jusqu'alors unique sénatrice verte.

À nouveau candidate à la présidentielle

Dominique Voynet et Cécile Duflot lors
du meeting parisien des Verts, le 5 avril 2007



Candidate à la candidature pour les Verts à l'élection présidentielle française de 2007, Dominique Voynet obtient 35,45 % des votes des adhérents au premier tour de la primaire interne de son parti 21 avril 2006, contre 28,33 % pour Yves Cochet et 23,2 % pour Cécile Duflot. Le second tour organisé le 30 mai n'ayant pas réussi à la départager d'Yves Cochet (2 voix d'écart, pour une participation de 60,85 %), un nouveau second tour est organisé en juillet 2006. La participation est de 64,9%, et Dominique Voynet en sort gagnante avec une majorité relative de 46 %, et une avance de 57 voix seulement sur Yves Cochet.
Elle est donc la candidate officielle des Verts pour l'élection présidentielle de 2007, créditée de 2 % d'intentions de vote par les sondages.
Membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence, Dominique Voynet a été placée en tête des candidats lors de classements par diverses associations écologistes, notamment l’Alliance pour la Planète (71 associations environnementales dont France Nature Environnement, le WWF, les Amis de la Terre, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace, la Plateforme du commerce équitable...), le Collectif urgence planétaire (CCFD, CRID, Cimade, Secours catholique, Accueil paysan, Attac, Défap, Fasti, Oxfam France-Agir ici,...), le Collectif pour la santé environnementale des spécialistes de la santé publique, mais aussi par la Ligue des Droits de l’Homme. Elle a d’autre part reçu un « prix spécial avec mention Transparence » par Anticor, association d’élus qui luttent contre la corruption.
Au soir du 1er tour, 576 666 suffrages (1,57%) se portent sur le nom de Dominique Voynet, qui appelle à voter au second tour pour la candidate de la gauche, Ségolène Royal.

1969 : Naissance de Puff Daddy, chanteur américain.

Biographie

Sean John Combs est le véritable nom de Puff Daddy voit le jour en 1969 à New York, dans le quartier de Harlem. A l’âge de deux ans, la mort s’immisce déjà dans la vie de Puffy lorsque son père meurt assassiné. Décidée à ne pas laisser vivre ses enfants dans ce climat dangereux, sa mère emmène toute sa famille à Mount Vernon. Une fois les études bouclées, Sean se lance à la conquête de l’industrie du disque. A cette époque il officie dans le recrutement de jeunes talents pour le label Uptown Records et c’est lui qui repère entre autres Mary J. Blige. En 1993, Puffy part de chez Uptown et crée sa maison de production qu’il appelle Bad Boy Entertainment , ce qui lui permet de signer plusieurs artistes, comme Notorious BIG (qui fera un hit avec « Flava in ya ear » ), Craig Mack ou encore Faith Evans. Puff affûte aussi sa plume et écrit entre autres pour Boys II Men. Mais ce n’est pas tout de bosser pour les autres, il faut aussi penser à sa propre carrière musicale. Puff Daddy en effet, n’est pas seulement un bon dénicheur de talents, il est lui même un artiste accompli. De plus, la mort par balles de son poulain Notorious BIG (résultat d’une querelle sans merci avec le label Death Row Records qui s'est terminée dans un bain de sang et en double meurtre : celui de Tupac Shakur, le protégé de Death Row et de Notorious B.I.G, le chouchou de Puffy, six mois après) le marque profondément et en 1997, le producteur écrira en sa mémoire un single intitulé « I Will Be Missing You » où Puff reprend la mélodie d’ « Every Breath You Take » de Police en duo avec Faith Evans. Ce tube est extrait du premier album en solitaire de Puff Daddy, « No Way Out » , qui cartonne en Amérique du Nord. Puff peut désormais obtenir ce qu’il y a de mieux sur la terre hip hop et R&B en matière de collaboration artistique et travaille entre autres sur les sessions d’enregistrement d’Aretha Franklin, de TLC et de Mariah Carey. Les dollars pleuvent sur la maison de production de Puffy qui devient le producteur le plus en vue du moment. En 1999, le rap du businessman (qui est loin d'avoir le blues) est toujours de vigueur puisque Puff Daddy sort un deuxième opus, « Forever » où l’on peut retrouver la crème des rappeurs et chanteurs US, de Busta Rhymes à Jay Z en passant par R.Kelly. Puff Daddy est décidément un homme comblé puisqu’en plus d’enchaîner les succès, il sort avec Jennifer Lopez, rien que ça. Malheureusement, même les contes de fées des grosses pointures richissimes ont une fin, et les ennuis commencent pour Puffy lorsqu’il est accusé d’avoir participé à une fusillade dans une boîte de nuit new-yorkaise. Puff est ensuite traîné en justice et pour enfoncer le clou, la "Bomba Latina" le largue. Mais la bonne étoile de Puff Daddy ne l'a pas laissée tombé, elle, puisque le rappeur est finalement acquitté. Ces déboires judiciaires n’empêchent pas Puff Daddy de revenir en musique avec moult nouveaux surnoms et de sortir un nouvel album, « The Saga Continues » en 2001. Et la saga continue effectivement pour Diddy qui a supervisé et publié fin 2005, un album hommage à son ami Notorious B.IG, « Duets, The Final Chapter » , où l’on peut retrouver des titres de feu Biggie auxquels ont participé pour l'occasion des musiciens de haut vol (qui finalement prennent plus de place que Biggie himself sur les morceaux) comme Missy Elliott, Eminem, Mary J.Blige, Snoop Dogg, Mobb Deep, Akon, Faith Evans…et même Tupac et Bob Marley…Sacré Diddy, même les morts, il arrive à les faire chanter…

1984 : Naissance de Canal +, la chaine du cinéma, du sport (et du film du premier samedi du mois juste après minuit).

LA CHAÎNE DE TÉLÉVISION CANAL PLUS

Le 9 juin 1982, le président de la République française François Mitterrand annonce lors d'une conférence de presse : « Une quatrième chaîne de télévision sera incessamment mise en oeuvre. Elle se tournera davantage vers des retransmissions et aussi des problèmes de Culture. Cette chaîne ne nécessitera aucune charge supplémentaire. »
L'agence Havas est à la tête d'un projet nommé TVCS (TéléVision Communication Services, future Canal 4 vite rebaptisé Canal Plus) regroupant des investisseurs, des professionnels des médias et des hommes politiques proches du pouvoir socialiste en place, désireux de profiter de la libéralisation des ondes en France. Parmi ces professionnels, un groupe concurrent d'Havas développait depuis deux ans un projet de télévision à péage basé sur le modèle de la chaîne américaine HBO. Certain de ne pouvoir obtenir de nouvelles fréquences en France, le groupe comptait créer une quatrième chaîne virtuelle en louant les temps d'antenne non utilisés de TF1, Antenne 2 et FR3 pour diffuser ses programmes cryptés. Il faudra un rendez-vous fortuit avec le PDG de TDF pour que le groupe apprenne que l'ancien réseau VHF 819 lignes noir et blanc de TF1, inutilisé depuis 1981, avait été adapté au standard 625 lignes couleur et que la France disposait donc d'un quatrième réseau hertzien libre.

Le 4 novembre 1984, André Rousselet, ancien chef de cabinet du président de la République, devenu président de Canal+, ouvre l'antenne à 08h00 en appuyant sur un bouton, permettant à ses 186 000 premiers abonnés de découvrir la première chaîne privée à péage française, douze ans après la création de la troisième chaîne. Le Président de la chaîne, après avoir hésité avec Christian Dutoit (dirigeant à TF1, Antenne 2 puis fondateur de La Cinq, créateur de LCI et de i-télévision), choisit le journaliste Pierre Lescure ancien pilier de la station Europe 1.
À l'image de HBO, Canal+ singularise ses programmes par la multi-diffusion des succès récents du cinéma, la présence de sports peu diffusés ailleurs (boxe, basket-ball) et une prédominance du football qui deviendra son deuxième pôle d'attraction.

Les débuts difficiles et les premiers succès

Fraîchement accueillie par ses trois concurrentes publiques, la chaîne connaît des débuts difficiles, notamment en raison d'une erreur marketing : le choix d'orienter la commercialisation vers les foyers les plus favorisés vivant dans les grandes villes au lieu d'un public bien plus large et populaire. De plus, la chaîne doit exploiter une antenne de réception spécifique (VHF), l'introduction du standard SECAM amélioré (identification couleurs par ligne au lieu des trames) et exploiter la nouvelle connectique Péritélévision (introduite en 1980 sur les téléviseurs neufs). Ajouté à ces problèmes, le piratage de son décodeur « Discret 11 », s'étend considérablement (plus ou moins favorisé par des techniciens de Thomson et Philips).

Véritable institution, la notoriété du top50 est due à l'émission de télé qu'en fit Canal+... Apparue sur nos écrans le 4 novembre 1984, en clair et par conséquent sans décodeur !!
Notre top était présenté par un animateur délirant aux chemises parfois trés originales : le grand, le merveilleux et talentueux Marc Toesca :)Dés sa première diffusion, l'émission bat tous les records d'audience auprès des enfants et des adolescents qui peuvent découvrir par ce biais les clips vidéos des 45 tours les plus vendus en France.
Son élaboration a été confiée aux instituts de sondages Nielsen et Ipsos dés sa création le 4 novembre 1984 et ce, jusqu'à son arrêt définitif le 3 septembre 1993. Le générique de l'émission était un extrait du titre "dream" de P.Lion sorti en 1984 :)

Les rendez-vous étaient journaliers excepté le dimanche, tous les samedis de 19h30 h à 20 h 30, c'était le grand rendez vous de l'intégral du classement des meilleures ventes de 45 tours en France :D Marc Toesca déclinait aussi ce classement en semaine du lundi au vendredi. À la fin de l'émission, le "Top must", un récapitulatif du classement, rappellait les plus fortes progressions, les plus gros gadins, les entrées.

Tout le monde se souvient du fameux "Salut les P'tits clous", mais pourquoi diable des ptits clous ??? et bien tout simplement parceque Marc Toesca recevait du courrier adressé à Marteau Esca ! (ben oui, c'est si bête que ça !!), on se souvient également de ses nombreuses expressions telles que "les gros poumons du top" pour parler de Sabrina ou de Samantha Fox ou encore "les baby top" pour faire référence à Vanessa Paradis et à Elsa :)

Les artistes classés dans le top viennent souvent sur le plateau choisir leurs clips préférés mais aussi faire des interviews, comme notre amie Désireless sur la droite ou encore Luna Parker sur votre gauche :) Quelle foire dans ce studio !! Il y avait toujours une super ambiance ! on peut dire que Marco était un grand comique qui savait pleinement mettre à l'aise ses invités :) Le décor du studio était trés agréable également, il était coloré, chaleureux et confortable :)


Parallèlement au classement des 45 tours, un Top 20, classement mensuel des ventes de 33 tours et cassettes est créé en janvier 1985. Ce classement devient bimensuel en mars 1987 sous le nom de Top 30 avant de devenir le Top albums de 50 places en mai 1989, qui deviendra hebdomadaire en mai 1992.
Au bout de sept ans aux commandes du classement, Marc Toesca décide de quitter le navire fin juin 1991 :( Il présente alors sa dernière émission depuis Los Angeles. Il sera remplacé jusque fin 1993 par Yvan le Bolloc'h et Bruno Solo (oui oui !! les 2 tordus de caméra café !! :D), Les deux animateurs mêlent l'humour à l'actualité musicale... à partir de ce moment là, j'ai complètement décroché ... je trouvais que ça commençait à prendre des tournures ridicules et comme il n'y avait plus de Marc, il n'y avait plus de Max non plus devant son écran télé !!! :( Il y a également eu Cécile Teysseyre qui a présenté l'émission pendant les étés 91.92 et 93, ainsi que la dernière émission du 4 septembre 1993.Le Top 50 est ensuite remplacé par une autre émission présentée à nouveau par Yvan le Bolloc'h t Bruno Solo intitulée "le plein de super" mais le succès n'est pas au rendez-vous ...

En 1985, l'annonce de la création de deux nouvelles chaînes privées gratuites, La Cinq et TV6, incite les téléspectateurs à l'attentisme et freine sérieusement les abonnements. Fin 1985, le déficit est de 330 millions de francs pour un chiffre d'affaires de 558 millions. Les abonnements redécollent alors grâce au renforcement des plages « en clair » que la chaîne a ménagées dans ses programmes cryptés comme de véritables vitrines financées par la publicité pour donner un avant-goût de la chaîne aux téléspectateurs et les inciter à s'abonner.

Accès aux Programmes télévision de CANAL PLUS

Cette période de forte croissance marque le tournant de l'axe "populaire" de la chaîne (alors que les études marketing visaient les cadres, professions libérales et les grandes villes), avec toute une série d'émissions et rendez-vous "accrocheurs" comme :

"Coluche 1 Faux" 1/4 h d'humour animé par Coluche.
"La Maxitête", jeu d'argent animé par l'ex-cocogirl Sophie Favier, consistant à reconnaître les visages et voix de plusieurs célébrités associées en un seul visage composite.
"Tout s'achète", jeu d'argent animé par Fabrice (de RTL) et son acolyte "Fifi", consistant à proposer des billets de banques aux passants contre un objet ou leurs vêtements.
"Les Affaires sont les Affaires", animé par Georges Beller et Sophie Garrel ou Gérard Hernandez avec Sophie Michaud, jeu consistant un quizz puis à échanger un cadeau proposé avec des boîtes au contenu surprise.
Durant cette période qui n'a rien à envier aux pratiques des concurrentes commerciales TF1 et La Cinq, Canal+ engrange un volume important d'abonnés.

Logo Canal+ Oct.1995 à nos jour

Avec la création ultérieure d'émissions comme Zénith, Direct, Nulle part ailleurs par Alain de Greef ami de Pierre Lescure qui vient le rejoindre, la chaîne se donne un ton et une identité faite d'irrévérence avec Coluche 1 faux ou les Nuls et de programmes encore jamais vus en France avec la diffusion à partir d'août 1985 d'un film X chaque premier samedi du mois. En janvier 1987, Canal+ crée sa filiale de production, Canal+ Productions, qui deviendra StudioCanal, l'un des premiers catalogues de films du monde ; en octobre de la même année, Canal+ lance Canal+ Magazine (rebaptisé « PLUS + » quelques années plus tard), le mensuel papier des abonnés de la chaîne.

Logo de nul part ailleurs de Canal plus

En 1990, Canal+ peut se targuer d'avoir plus de 3 millions d'abonnés et dégage un bénéfice de 774 millions pour un CA de 5,3 milliards de francs. La chaîne quitte la rue Olivier de Serres dans le 15e arr. de Paris et investit dans un nouveau siège sur les bords de Seine dessiné par Richard Meier où sont regroupés les services techniques, financiers et les plateaux où se tournent les émissions.

Le dernier siege de canal plus

Vers l'Europe et la diffusion par satellite

La chaîne investit dans la création de chaînes premium en Europe et sur le bassin méditerranéen en lançant Canal+ TVCF, en Belgique francophone, en septembre 1989 puis Canal+ België et Canal+ Nederland (Pays-Bas), Canal Horizons (devenue Canal+ Horizons) sur le continent africain en avril 1990, Canal+ España (Espagne) en septembre 1990, Canal+ Polska (Pologne) en avril 1995, Tele+ en Italie et Canal+ Scandinavia pour le Danemark, la Suède, la Finlande et la Norvège respectivement le 30 août et le 1er septembre 1997. Avec sa filiale MultiThématiques, la chaîne crée aussi des chaînes thématiques sur le câble français, ainsi qu'à l'international (en Espagne, Belgique, Allemagne et Italie) en déclinant localement les programmes Planète, Cinécinémas, Canal Jimmy...


Logo Canalsat
La chaîne va ensuite lancer le bouquet par satellite CanalSatellite d'abord en analogique dès novembre 1992 en France puis dès 1996 en numérique avec la reprise des chaînes développées pour le câble par MultiThématiques. Canal+ va ensuite promouvoir ce modèle en Europe en lançant les bouquets CanalSatélite (Espagne) qui deviendra CanalSatélite Digital lors de son passage au numérique, Le Bouquet (Wallonie), Cyfra+ (Pologne), D+ (Italie), CanalSatelliet Digitaal (Pays-Bas), Canal Digital (Scandinavie).
La chaîne va ensuite lancer le bouquet par satellite CanalSatellite d'abord en analogique dès novembre 1992 en France puis dès 1996 en numérique avec la reprise des chaînes développées pour le câble par MultiThématiques. Canal+ va ensuite promouvoir ce modèle en Europe en lançant les bouquets CanalSatélite (Espagne) qui deviendra CanalSatélite Digital lors de son passage au numérique, Le Bouquet (Wallonie), Cyfra+ (Pologne), D+ (Italie), CanalSatelliet Digitaal (Pays-Bas), Canal Digital (Scandinavie).
Enfin, Pierre Lescure demande à son ami « historique » Christian Dutoit de concevoir et lancer la première chaîne d'information du groupe Canal+ : i-télévision, dont les premières émissions auront lieu lors du 15e anniversaire de Canal+, le 4 novembre 1999.

La chaîne deviendra alors l'un des plus grands et des plus puissants groupes audiovisuels européens, le Groupe Canal+..


Accès aux Programmes télévision de CANAL PLUS


La période Vivendi



En février 1994, suite à une modification du pacte d'actionnaires, André Rousselet est poussé vers la sortie et démissionne. Il publie dans Le Monde du 17 février un cinglant papier titré « Édouard m'a tuer » (en référence à l'affaire Omar Raddad), dans lequel il dénonce le complot fomenté selon lui par le Premier ministre Édouard Balladur pour prendre le contrôle de la chaîne par le biais de la Compagnie Générale des Eaux (qui deviendra quelques années plus tard Vivendi). À la rentrée 1994, Jean-Luc Delarue et Antoine de Caunes quittent la chaîne, marquant la fin d'une époque, alors qu'elle s'apprête à fêter son dixième anniversaire.

Logo Canal+ Nov.1984 à Sept.1995

L'ellipse de Canal+, véritable identité (visuelle) connue et reconnue de tous imaginée par Étienne Robial en 1984, passe à la trappe en avril 1996 lorsque la chaîne épure son logo en cartouche noir écrit en blanc, et se décline sous forme de multiplex pour le satellite : Canal+ Bleu , Canal+ Jaune et Canal+ Vert (plutôt orientée sport).

Logo Canal plus le bouquet

En septembre 1999, Vivendi détient 49% de Canal+ mais surtout 75% des voix au conseil d'administration. Jean-Marie Messier, le PDG de Vivendi, est seul maître à bord d'un groupe qui perd de l'argent depuis 1997 (alors que la chaîne Canal+ France reste très largement rentable). Nulle part ailleurs, l'émission phare de la chaîne, est « officiellement » en perte de vitesse suite au départ de Philippe Gildas en 1998 mais son audience est la plus forte de son histoire lors de la dernière année de Gildas et des deux années où Guillaume Durand lui succède. Le coût de la grille a explosé depuis que TPS s'est attaqué aux fondamentaux de la chaîne : le football et le cinéma et toutes les filiales européennes sont déficitaires. En 1999, alors que la chaîne française reste largement rentable, le groupe Canal+/CanalSatellite annonce une perte nette de 892 millions de francs toutes activités confondues.

Le 11 décembre 2000, Canal+, Vivendi et Universal fusionnent dans un nouvel ensemble, Vivendi Universal (VU), qui les propulse au 2e rang mondial avec à sa tête Jean-Marie Messier. La fusion à pour but d'alimenter les réseaux détenus par Vivendi (SFR, Cegetel, Canal+ SA) avec les contenus musicaux et les films d'Universal. Canal+ SA est la seule entité à rester en dehors de la fusion, puisqu'une règle stipulant qu'aucun groupe industriel ne peut détenir plus de 49% du capital d'une chaîne de télévision française. Toutes les autres composantes du groupe Canal+ (CanalSatellite, MultiThématiques, StudioCanal) sont fusionnées y compris Canal+ Distribution qui détient le précieux fichier des abonnés. Le 21 décembre 2000, Michel Denisot remplace Alain de Greef à la direction des programmes, l'image se dégrade, le taux de désabonnement en France n'a jamais été aussi élevé, surtout en raison de l'explosion de l'offre concurrente : TPS, Canalsat et AB-sat. Canal+ ne détient alors plus le « monopole de fait » de la télévision payante institué en 1984. Suite à la fusion, Jean-Marie Messier met en place un plan d'économies drastique. En France, Canal+ doit réaliser 400 millions d'euros d'économies sur deux ans et un plan social prévoit 217 licenciements dans le groupe. Ce plan social permet à quelques journalistes de Canal+ de venir remplacer la vingtaine de jeunes journalistes virés de la chaîne d'information de Pierre Lescure, i-télévision, lancée fin 1999. Les tensions qui règnent avec Vivendi entraînent le départ de Denis Olivennes le 12 avril 2002, puis le limogeage de Pierre Lescure du poste de président du directoire, le 16 du même mois. La chaîne interrompt ses programmes pour retransmettre une assemblée générale des salariés. Quelques jours plus tard, Jean-Marie Messier est obligé de se rendre au CSA sous les huées des salariés de Canal+ France pour rassurer le conseil sur les engagements pris deux ans plus tôt au nom de Canal+ SA à l'époque de la fusion avec Universal.

Xavier Couture, ancien n°3 de TF1, prend la succession de Pierre Lescure pour quelques mois. Après avoir vécu 18 ans dans l'illusion de faire partie d'une grande famille, les salariés de Canal+ découvrent que leur société en difficulté est soumise aux mêmes lois que toutes les autres et craignent alors un possible rachat par le groupe TF1, Lagardère et la fin de leur singularité. Pour calmer le jeu, Dominique Farrugia a été nommé Président de Canal+ SA comme garant du fameux « esprit Canal » des débuts. Hélène, la speakerine anti-potiche, et l'éphémère Hypershow font leur apparition.

La fin de l'ère Messier

Le plan de convergence de Jean-Marie Messier a échoué forçant les actionnaires à demander son départ de Vivendi Universal début Juillet 2002. Il est remplacé par Jean-René Fourtou qui met immédiatement en place un plan visant à rendre à la chaîne cryptée « son visage d'avant 1997 » : Canal+ Distribution (qui exploite le fichier d'abonnés), Canal+ Régie (publicité), CanalSatellite, MultiThématiques, i>télévision, la plate-forme outre-mer et internationale MediaOverseas, Pathé Sport (qui deviendra Sport+), StudioCanal et le reste de participation dans le capital de l'espagnol Sogecable (ex-Sociedad de Televisión Canal Plus) qui opère Canal+ España et le bouquet CanalSatélite Digital, retournent dans le giron de Canal+ afin de récupérer les actifs rentables du groupe.

« Canal+ Group », détenu à 100% par VU, subsiste, abritant tous les actifs non repris par Canal+ et destinés à la cession : vente de Tele+ et D+ à Sky (les deux marques disparaîtront), vente de Canal+ Scandinavie (la marque sera conservée pour la chaîne premium (ainsi que le logo) et pour le bouquet satellite), vente des parts dans Sogecable à un grand groupe de presse espagnol, vente de Canal+ Belgique - première déclinaison locale du concept premium en Europe - puis de Canal+ Nederland qui deviendront BeTV (Wallonie) et Prime (Flandres) en Belgique, et Film 1 / Sport 1 aux Pays-Bas...

En février 2003, Jean-René Fourtou démet Xavier Couture de ses fonctions qu'il remplace par le gestionnaire Bertrand Méheut. Le siège mythique de la grande époque de Canal+ sur le quai André Citroën est vendu, le groupe s'installe à Issy-les-Moulineaux. À la rentrée 2003, la chaîne crée de nouveaux programmes pour sa grille « en clair », comme Merci pour l'info animé par Emmanuel Chain, venu de M6, qui n'atteindra pas les scores de la grande époque de NPA. Seul ancien du « Canal historique », Michel Denisot restera à l'antenne après une période « d'épuration » des cadres

Le renouveau de Canal

La bonne surprise vient de 20H10 pétantes, le show people de Stéphane Bern reconduit en 2004 et en 2005/2006 le vendredi et le samedi. Grâce à cette émission et au Grand journal de Michel Denisot, la case en clair autrefois occupée par Nulle part ailleurs renaît en quelque sorte à la rentrée 2004, le tout sur le même plateau de la cultissime émission de Philippe Gildas. Ce plateau est encore dans l'ancien siège de la chaine Quai André Citroën. Quant aux équipes des Guignols et de Groland, leurs émissions sont réalisées à La Plaine Saint-Denis.

Canal+ fête donc plus sereinement ses 20 ans et est maintenant financièrement hors de danger.

Fin 2005, coup de théâtre dans le milieu. Le rapprochement entre le Groupe Canal+ (opérateur de Canal Satellite devenu CanalSat) et de son concurrent direct TPS, pourtant toujours démenti par Patrick Le Lay, le patron de TF1, est finalement annoncé. Il semblait inévitable car la plupart des autres pays européens n'ont qu'un seul bouquet satellite, comme ce fut le cas en Espagne entre CanalSatélite Digital et Via Digital qui donnèrent naissance à Digital+



Pour la rentrée 2007, Canal+ lance son site internet canalplus.fr, une nouvelle vitrine pour la chaîne payante qui donnera un avant goût aux internautes non abonnés de l'univers décalé Canal+.
D’ici le 15 septembre 2007, Canal+ annonce l’arrivée de son site Internet sur la Toile : Canalplus.fr. Constatant que les gens s’abonnent en moyenne à partir de 35 ans, la chaîne cryptée retrousse ses manches pour tenter de séduire un public plus jeune. Ce nouveau site gratuit vise donc un double objectif à savoir, attirer les 15-30 ans, futurs clients de la chaîne, et "capter des recettes publicitaires supplémentaires", souligne le directeur général de Canal+ Rodolophe Belmer.

Canal+ espère donc mettre sa « patte » sur le Web en devenant « le premier média premium » sur la Toile comme l'a expliqué Rodolphe Belmer lors d’une conférence de presse. Ce dernier souhaite également "créer un lien très fort avec les internautes, autour de nos thèmes de prédilection » à savoir le sport, le cinéma, l’info, l’humour, les séries et la musique.


Un site en trois volets
Pour que le site Internet soit aussi proche que possible de l’univers de la chaîne, l’esprit Canal+ sera restauré sur le net grâce un contenu proche de celui diffusé à l’antenne. Actuellement disponible, la version dite "Beta" est déjà alimentée par les émissions phare comme « Les Guignols », « Le SAV » ou bien « Groland » qui sont retransmises sur le site quelques minutes seulement après leur passage sur Canal+.

D’autre part, le site se veut également comme « un prolongement de la chaîne » et offrira la retransmission en ligne des conférences de rédaction de « Jour de sport » et des extraits d’interviews ou d’images de tournage non diffusées à l’antenne.

Mais le site aura aussi sa part d’exclusivités avec des émissions conçues sur-mesure pour lui comme « Le meilleur du hier » constitué d’extraits quotidiens des programmes diffusés la veille en clair, « Pépites du ne » qui est une sorte de zapping d’images circulant sur le net, présenté par Yannick Zicot ainsi qu’une série spécialement pour le Web.


Les internautes mis à contribution
Les internautes pourront eux aussi participer à la vie du site et faire profiter les lecteurs de leurs vidéos. Les meilleures seront mises en ligne et les internautes les plus talentueux seront invités sur la chaîne privée. Une rémunération est également prévue pour la « crème » des vidéos à hauteur de 50 euros par mois de diffusion. En revanche, Rodolphe Belmer a indiqué qu'aucun contenu produit par les journalistes de la chaîne n’etait encore prévu pour le moment.

Avec un tel web-programme, l’ambitieuse chaîne cryptée espère doubler l’audience de son site Internet en un an et attirer la bagatelle de 3 millions de visiteurs uniques par mois. La visibilité et la notoriété du site seront promues à l’antenne et inversement.



EVENEMENTS DU JOUR



1605 : Le roi d'Angleterre Jacques Ier échappe à la "conspiration des poudres".

1380 : Charles VI est sacré roi de France à Reims.

1504 : Couronnement d’Anne de Bretagne, épouse de Louis XII à Saint-Denis.

1854 : Etablissement de la prison d'Alcatraz.

1878 : Le naufrage du bateau à vapeur Pacific au large de Vancouvert fait 230 victimes .

1898 : Au Soudan, Delcassé, ministre français des Affaires étrangères, s'incline devant l’ultimatum britannique et donne ordre au capitaine Marchand d’abandonner la ville de Fachoda au général anglais Lord Kitchener.

1907 : A Berlin, une course à pied de 216 km est disputée entre athlètes carnivores et végétariens. Ces derniers remportent les 4 premières places.

1911 : L’Allemagne reconnaît le protectorat français sur le Maroc en contrepartie du bassin de la Sangha (Congo).

1922 : Howard Carter découvre la tombe de Tutankhamen.

1924 : La peinture de Francisco de Goya est censuré en Espagne.

1939 : Les Etats Unis passe une nouvelle loi permettant la vente des armes aux états en guerre.

1939 : A Chicago , la première voiture dotée d' un système d'air climatisé est montrée en public.

1940 : Franklin Delano Roosevelt est élu pour son troisième et avant-dernier mandat de président des U.S.A.

1942 : Montgomery met la patée à Rommel à El Alamein.

1950 : Adoption par les membres du Conseil de l'Europe de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (Convention européenne des droits de l'homme).

1952 : Dwight Eisenhower, commandant en chef des armées alliées en Afrique du Nord (1942) puis en Europe (1943), chef de l'Otan (1950), est élu aujourd'hui trente-quatrième président des Etats-Unis.

1954 : Premiers décollage et atterrissage verticaux d'un avion : le Convair XFY-1 avec J.F. Coleman, à Mofett Naval Air Station (Californie).

1956 : L'URSS mate la révolution hongroise, alors que 1000 chars appuyés par l'aviation investissent Budapeste , 3 jours après que le chef du gouvernement hongrois ait dénoncé l' adhésion de la Hongrie au pacte de Varsovie et proclamé la neutralité de son pays. Le cardinal Jozsef Mindszenty , libèré de prison le 31 octobre , doit se réfugier à l' ambassade américaine . Une semaine plus tard , le monde devra constater que le soulèvement hongrois est définitivement maté.

1957 : Lancement du premier "Spoutnik" soviétique.

1958 : Angelo Giuseppe Roncalli, nonce à Paris en 1944, cardinal et patriarche de Venise en 1953 est intronisé Pape sous le nom de Jean XXIII.

1963 : Les Beatles donnent un concert devant la reine. Entre deux morceaux, John Lennon crie à la reine : "Eh, là-haut, si vous ne pouvez pas applaudir, agitez simplement vos breloques !".

1966 : Droits de l'Homme :
Déclaration des principes de la coopération culturelle internationale :
«La coopération culturelle internationale s’étendra à tous les domaines des activités intellectuelles et créatrices relevant de l’éducation, de la science et de la culture. Dans l’action heureuse qu’elle exerce sur les cultures, la coopération internationale, tout en favorisant leur enrichissement mutuel, respectera l’originalité de chacune d’entre elles.»

1970 : Houphouët-Boigny est le premier chef d'Etat africain à préconiser le dialogue avec l'Afrique du Sud.

1970 : Salvador Allende prend ses fonctions de président de la République du Chili.

1970 : Le Concorde vole à Mach 2 pendant 53 minutes.

1977 : Le Conseil de sécurité de l'ONU adopte un embargo obligatoire sur les armements contre l'Afrique du Sud.

1979 : Des étudiants musulmans iraniens prennent 63 otages dans l'ambassade américaine à Téhéran. La prise d'otages durera un an.

1980 : Ronald Reagan, candidat républicain, est élu 40 eme président des Etats-Unis.

1984 : Début des transmissions de la chaîne Canal + en France.

1984 : Premières élections libres au Nicaragua : Sandinistas est élu.

1990 : Inauguration à Alexandrie de la première université internationale francophone en présence du président français François Mitterrand.

1993 : Les femmes obtiennent le droit d'être ordonnées prêtre de l'Eglise anglicane.

1995 : Assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin par un extrémiste juif.

1996 : Les liquidateurs de bernard Tapie et de ses sociétés obtiennent une saisie de 4 millions de francs des cachets versés à l' ancien député pour son rôle dans le film de Claude Lelouch " Hommes,femmes

Ephéméride

Publié le 03/11/2007 à 12:00 par monptitrefugesecret
Ephéméride

Samedi 3 novembre 2007
307e jour de l'année
58 jours restants
44e semaine


FÊTES DU JOUR

Aujourd'hui, nous fêtons les Hubert ainsi quе lеs Gwénаël et Gwénaëlle.
Fêtes et prénoms bretons : Gwenael et Levenez ainsi que Gwеnаеlа, Gwеnhаеl, Gwеnhаеlа, Leveneza, Levenezig et Nezig.


Les pays suivants célèbrent leur fête nationale :

Nom Communauté de la Dominique - Commonwealth of Dominica
Drapeau
Capitale Roseau
Monnaie Dollar caraîbes
Langue officielle Anglais
Dominique : Jour de l'Indépendance (1978)


Nom République du Panama - Republica de Panama
Drapeau
Capitale Panama City
Monnaie Balboa
Langue officielle Espagnol
Pаnаmа : Jοur dе l'Indéреndаnсе (190З)


CITATION DU JOUR

« Imbéciles : Ceux qui ne pensent pas comme nous. »
Gustаvе Flаubert - Dictionnaire des idées reçues


DICTON DU JOUR

A la Saint-Hubert , les oies sauvages fuient la terre .


PROBERBE DU JOUR

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ANNIVERSAIRES DU JOUR



1718 : Naissance de John Montague (1718-1792) , 4eme comte de Sandwich , qui a donné son nom au sandwich .

Biographie

John Montagu né en 1718, quatrième comte de Sandwich et Premier ministre de la Marine,Amiral de la flotte du roi George III et joueur invétéré, en 1762, il se retrouva dans un pub pour une partie de carte qui ne finissait pas. Pris entre son estomac qui criait famine et son désir de continuer à jouer, il finit par commander au maître d’hôtel un petit encas. Pour rassasier sa faim, le garçon lui servit du rosbif entre deux tranches de pain. Et voilà comment le premier sandwich est né ! Très vite, la mode du sandwich gagne les pubs anglais. En buvant de la bière, les hommes grignotent des sandwichs rapidement avalés. Vite préparé et facile à transporter, le sandwich devient aussi très pratique à emporter lors des pique-niques. Si au départ les sandwichs étaient plutôt consommés par des ouvriers, avec le temps, ils se sont de plus en plus sophistiqués pour toucher toutes les couches de la société. Avec du pain de mie à l’Anglaise, une bonne baguette croustillante à la Française, un pain alvéolé et mou à la Suédoise ou du pain noir à l’Allemande, le sandwich est devenu plus qu’un encas, il est aujourd’hui un plat. Qu’il soit ouvert ou fermé, triangulaire ou allongé, chaud ou froid, le sandwich a suscité des débats. Pour la petite histoire, quand l’Anglais James Cook a découvert les îles Hawaï, il a décidé de les baptiser îles Sandwich en hommage à Sir John Montagu.
Le descendant du célèbre comte a aujourd’hui créé une chaîne de restauration rapide dédiée à cette spécialité

1801 : Naissance de Vincenzo Bellini (1801-1835), pianiste, compositeur d'opéras.

Biographie


né à Catane (Sicile) le 3 novembre 1801.Bien que courte, sa vie est placée sous le signe de la chance. Il eut de nombreux succès auprès des femmes, et sa carrière artistique est le fruit d'heureux hasards et de succès. Elevé à Naples, au conservatoire de San-Sebastiano, il eut pour maîtres de composition Furno, Tritto et Zingarelli. Il n'avait pas encore terminé ses études qu'il faisait représenter, sur la petite scène du conservatoire, un petit opéra intitulé Adelson e Salvini, qui était joué par trois de ses condisciples. La fortune semblait, dès ses débuts, le prendre en main, car il se vit presque aussitôt chargé d'écrire, pour le théâtre San-Carlo, le premier de Naples, Bianca e Gernando, joué en 1826, par Rubini, Lablache et Mme Tosi, qui fut si bien reçu que Bellini fut immédiatement invité à composé, pour le théâtre de la Scala de Milan, I pirati (1827), qui obtient un succès éclatant et qui montra à l'Italie qu'un grand compositeur lui était né. Ensuite, Bellini donna, la Straniera, Zaira et I Capuleti e i Montecchi. Sa renommé s'étendait chaque jour lorsqu'il revient à Milan donner son chef d'œuvre, cette tendre, passionnée et délicieuse Somnambula, qui fit résonner son nom aux quatre coins de l'Europe. À la fin de cette même année 1831, et de nouveau à Milan, il faisait représenter Norma, qui devait être, avec la sonnanbula, son chef d'œuvre. En 1833, Bellini donnait à Venise sa Beatrice di Trenta, et c'est alors que sur l'initiative de Rossini, il fut chargé de composer un opéra nouveau pour le Théâtre-Italien de Paris. Il vint donc en France, s'installa à Puteaux, où il écrivit I puritani, qui furent représentés en 1835 et qui obtinrent un succès éclatant. Le compositeur mourut quelques jours après à Puteaux.

Bellini fut un musicien charmant, qui rachetait ce qui lui manquait, sous le rapport de l'instruction musicale, par une inspiration d'une fraîcheur et d'une grâce exquise et par un sentiment tendre et passionné.

Analyse
Bellini a été un fantastique auteur de mélodies, qui a influencé à ce niveau Frédéric Chopin. On peut lui reprocher une « légèreté » dans l'accompagnement de la mélodie, cependant cette façon de composer est justifiée et apporte à l'œuvre de Bellini une homogénéité à l'abri de presque toutes les critiques. Ses harmonies et orchestrations sont très simples, mais il excelle dans l'expression des sentiments tendres et mélancoliques. Norma est regardée comme son triomphe. Il a aussi inspiré Wong Kar-Wai pour la musique de son film 2046.

1901 : naissance de Léopold III (1901-1983) fut le quatrième roi des Belges,du 23 février 1934 au 16 juillet 1951. Il était le fils d'Albert Ier et d'Élisabeth de Bavière.

Biographie


Le Roi Albert est un homme simple et il désire élever ses enfants dans la même optique. Le 14 avril 1915, il incorpore même le jeune Léopold, 13 ans, dans le Régiment 12e de Ligne. L’héritier du trône y suit une formation militaire durant les vacances scolaires. Après la guerre, le prince effectue des voyages dans des pays lointains. Au Congo, il est frappé par l’exploitation de la population indigène, un sujet qu’il aborde ensuite longuement en Belgique.

Au printemps 1926, Léopold rencontre la princesse Astrid de Suède. Ils se marient dans le courant de cette même année. De leur union naissent Joséphine-Charlotte (1927), Baudouin (1930) et Albert (1934).

En 1934, Léopold succède à son père, décédé accidentellement. Dans son discours d’accession au trône, il déclare:
“Je sais que la dynastie belge est au service de la nation. J’ai la ferme volonté de ne jamais l’oublier.”
À cette époque, la Belgique est confrontée à une grave crise économique: les faillites augmentent, le chômage se développe, les gouvernements se succèdent mais aucun ne parvient à trouver de solution... Le 29 août 1935, la Reine Astrid décède dans un accident de la route, à Küssnacht (en Suisse). Toute la Belgique est en deuil.

Le 1er septembre 1939, Hitler entre en Pologne. Deux jours plus tard, l’Angleterre et la France déclarent la guerre à l’Allemagne. La Belgique insiste cependant sur sa neutralité. Après la mobilisation générale, l’armée compte près de 600.000 hommes.

Le 10 mai 1940, à 4 heures du matin, l’armée allemande, la plus moderne de son temps, envahit la Belgique. Les troupes belges lui résistent pendant dix-huit jours, ce qui permet à des milliers de soldats alliés de s’enfuir de Dunkerque vers l’Angleterre. Afin d’épargner la vie de ses soldats et de la population civile, Léopold décide de capituler, contre l’avis du gouvernement en exil. Le Roi, fait prisonnier, reste auprès de son peuple et de ses soldats...

En 1941, il épouse Liliane Baels, la fille du gouverneur de Flandre occidentale. Elle lui donnera trois enfants: le prince Alexandre (1942), la princesse Marie-Christine (1951) et la princesse Marie-Esmeralda (1956). Ce mariage porte gravement atteinte à la popularité de Léopold car pour beaucoup de Belges, il détruit un mythe, celui du veuf, prisonnier de guerre, qui pleure la mort de sa bien-aimée...

Pendant la guerre, le Roi reste presque toujours à Laeken. À chaque fois qu’il le peut, il intervient en faveur de la population auprès des occupants allemands. Au lendemain du débarquement de Normandie, la famille royale est d’abord déportée au château de Hirschstein en Saxe, puis en Autriche, à Strobl, où elle sera libérée par les troupes américaines le 7 mai 1945.

Après la guerre, une longue crise politique concernant le retour du Roi déchire le pays. Léopold III abdique finalement le 16 juillet 1951 en faveur de son fils, Baudouin. À partir de cet instant, il disparaît de la scène publique. Il continue néanmoins à exercer la présidence de plusieurs associations et entreprend encore de nombreux voyages d’étude à l’étranger.

Léopold III décède dans la nuit du 25 au 26 novembre 1983, à l’âge de 82 ans. La déclaration gouvernementale résume les dix-sept années du règne de Léopold III comme suit:

1901 : Naissance d' André Malraux (1901-1976) ,de son vrai nom Georges André Malraux écrivain (La Condition Humaine) et politicien (Ministre des affaires culturelles). Il est à l'origine des Maisons de la Culture dans chaque préfecture.

Biographie


En 1905, les parents de Malraux se séparent, créant un choc dans sa vie. Il passe ainsi son enfance avec sa mère, sa grand-mère et une tante épicière à Bondy dont il ne gardera pas de bons souvenirs (Antimémoires, 1967). À 14 ans, il entre à l'école supérieure de la rue Turbigo (le futur lycée Turgot), période durant laquelle il fréquente déjà assidûment les bouquinistes, les salles de cinéma, de théâtre, d'expositions, de concerts, etc. Ainsi commence sa passion pour la littérature contemporaine.
En 1918, il n'est pas admis au lycée Condorcet et abandonne ses études secondaires, il n'obtiendra jamais son baccalauréat ce qui ne l'éloignera pas de la littérature, bien au contraire. Il fréquente les milieux artistiques de la capitale et publie ses premières œuvres en 1920 ; essai de théorie littéraire, comptes rendus critiques et premières proses. Les œuvres de cette époque appartiennent au genre farfelu (c'est Malraux qui ressuscite le terme), proses poétiques influencées par l'expressionnisme allemand et la poésie d'Apollinaire ou de Max Jacob. Le personnage de Clappique, dans La Condition humaine, est directement issu de cette première manière malrucienne. C'est aussi l'époque où il joue au Père Ubu et lit Alfred Jarry. Il s'en souviendra après 1948, en adhérant au Collège de Pataphysique.
En 1921 il se marie avec Clara Goldschmidt ; il dirige alors une collection aux éditions du Sagittaire. Après de nombreux voyages à travers l'Europe, il part avec Clara en Indochine pour y voler des statues et les revendre. Cette aventure lui inspirera La Voie Royale. Il est arrêté, puis, après un arrangement diplomatique, il peut retourner à Paris. Impressionné par la vie coloniale, il repart pour l'Indochine et y fonde un journal d'idées anticolonialistes : L'Indochine enchaînée.
Le 23 décembre 1923, Malraux est arrêté à Phnom Penh ainsi que son ami, Louis Chevasson. De mauvais placements boursiers ont dilapidé la fortune de son épouse Clara et André a pris la décision de découper un bas-relief du temple de Banteay Srei à Angkor pour le vendre à un collectionneur. Il est condamné, en juillet 1924, à trois ans de prison ferme et son ami Louis à un an et demi. Clara est acquittée. Elle repart pour Paris et mobilise en faveur de son mari les intellectuels de l'époque comme Marcel Arland, Louis Aragon, André Breton, François Mauriac, André Gide et Max Jacob. En appel, la peine de Malraux est réduite à un an avec sursis et il rentre en France en novembre 1924.
En 1930, il publie La Voie royale, un roman d’aventures largement inspiré par ces évènements.
Dès 1933, il milite contre le fascisme et le nazisme, puis rejoint les républicains espagnols à partir de 1936. Il monte de toutes pièces l'escadrille España avec une vingtaine de Potez et en prend le commandement comme coronel (colonel), jusqu'en 1937. Après s'être inspiré de son combat pour écrire le roman L'Espoir, publié en décembre 1937, il tourne le film Espoir, sierra de Teruel en 1938, puis s'engage en 1939, à la déclaration de guerre.
Évadé d'un camp de prisonniers, avec l'aide de son demi-frère Roland, il adopte une attitude attentiste avant d'entrer tardivement en résistance, en mars 1944, après l'arrestation en Dordogne de ses deux frères. Il dit alors être le chef de la région militaire FFI de la région qui s'étend du Limousin au Lot-et-Garonne, un rôle joué indiscutablement à cette époque par un autre. Il organise bien des réunions avec quelques chefs locaux, mais ceux-ci ne le reconnaissent jamais comme leur chef. Le colonel Berger, comme il se fait appeler, apparaît ainsi extrêmement seul lorsqu'il est arrêté par les Allemands à Gramat, avec un officier anglais du SOE (Special Operations Executive). Il est transféré de prison en prison jusqu'à Toulouse pour des interrogatoires au terme desquels il est l'objet d'un simulacre d'exécution. Il se retrouve libre quand les Allemands quittent la ville. Il commande ensuite la brigade « Alsace-Lorraine » pendant la libération du sol français .
Dès 1945, il s’attache à la personne du Général de Gaulle, dans le gouvernement duquel il est ministre de la propagande et ministre de l'Information, le suit dans l'aventure du RPF, où il s'occupe de la propagande entre 1947 et 1954, et sera sous la Ve République ministre de la Culture de 1959 à 1969.
Ministre, il mêle politique de prestige et œuvre sociale. Sans être un gaulliste de gauche déclaré, il ne renie nullement son passé de gauche : son discours contre François Mitterrand en décembre 1965 le prouve merveilleusement (« vous n’étiez même pas en Espagne »). Renouant avec l'esprit du Front populaire, il fait de la culture une affaire administrée par l’État. Raymond Aron rapporte cependant dans ses Mémoires que Malraux avait changé de façon stupéfiante en 1944 sur la question du communisme auquel il voue désormais une hostilité, presque une haine. S'il n'est pas l’initiateur des Maisons des jeunes et de la culture (issues de "la République des Jeunes", créée à la Libération), il est bien, en revanche, le créateur des "Maisons de la Culture", grandes machines gérées par le ministère du même nom.
Tout ce mouvement culturel se réalise au bénéfice des arts (arts vivants, musées, cinéma, musique…) qui ont le plus d’effets sur les masses, d'autres aspects de l'action culturelle comme la littérature se développant parallèlement à la culture de masse. Mais la culture de Malraux en matière d’art et sa fraternité à l’égard de plusieurs artistes de premier plan (Matisse, Braque, Picasso, Giacometti) distinguent plus particulièrement encore l'œuvre du ministre : commandes du plafond de l’Odéon à André Masson, du plafond de l’Opéra de Paris à Marc Chagall, envoi de la Joconde de Vinci aux États-Unis, restauration du château de Versailles, ou encore campagne de ravalement des grands monuments de Paris… Malraux n’a de cesse de faire rayonner la culture française dans le monde. On lui doit notamment le systéme "d'avance sur recettes", mis en place par un décret de Juin 1959, qui reste de nos jours un moteur important de la création cinématographique en France.
Cette administration étatique de l’art, cette volonté de produire du culturel en y mettant les moyens budgétaires, a été jugé, par l'historien Marc Fumaroli, comme le grand enterrement nihiliste de la culture française. Selon lui, si l’on compare l’extraordinaire abondance de talents lors de la IIIe République avec l'ère malrucienne et actuelle, on s’aperçoit que l’après-guerre est pour la France un désert artistique, qu’on s’efforce de dissimuler à coup d’évènements culturels. La IIIe République n’avait pourtant pas de politique culturelle. Toutefois, la thèse de Marc Fumaroli est fortement contestée par certains historiens de la politique culturelle (Philippe Poirrier et Philippe Urfalino), qui soulignent plutôt la modestie de la politique culturelle de la période Malraux, tout en pointant ses singularités : rôle initiateur de l'État, volonté de démocratiser la culture consacrée, élargissement de l'État-providence aux questions culturelles. Le Ministère des Affaires culturelles, créé pour conserver Malraux au gouvernement, sera pérennisé après son départ en 1969.
Par fidélité au général de Gaulle, il quitte alors le pouvoir en même temps que lui. A aucun moment, il n'aura manqué à cette fidélité, même pendant les évènements de Mai 68, qualifiés par lui de simple "répétition générale", mais aussi de "véritable crise de civilisation". Ainsi l'a t-on vu en tête de la manifestation de ceux qui réclamaient la restauration de l’ordre à l’Arc de Triomphe le 30 mai. Cet ordre, Malraux n’a cessé de l’identifier à la personne et à l'œuvre du général de Gaulle. Il sera d'ailleurs une des rares personnes que ce dernier consentira à recevoir jusqu’à sa mort en 1970.
Renouant avec les engagements de sa jeunesse, il prendra parti pour l'indépendance du Bangladesh dès 1971, et témoignera ainsi, en octobre 1973, en faveur de Jean Kay à son procès intenté pour le détournement du Vol 711.
Marié à la veuve de son demi-frère Roland Malraux en 1948, il s'en sépare en 1966. André Malraux a aussi vécu auprès de Louise de Vilmorin jusqu'à la mort de celle-ci, et ensuite auprès de la nièce de celle-ci, Sophie de Vilmorin, qui s'est occupé de l'écrivain jusqu'à sa mort le 23 novembre 1976, d'une congestion pulmonaire à l'hôpital Henri-Mondor (Créteil).
Au cours d'une vie marquée par des épreuves personnelles (il a perdu pendant la Guerre sa deuxième épouse, Josette Clotis, dans des conditions dramatiques, puis les deux fils qu’elle lui avait donnés ; il a été la cible d'un attentat de l'OAS le 7 février 1962, à son domicile de Boulogne-Billancourt, qui a défiguré la petite Delphine Renard, 4 ans), il aura rencontré les grandes personnalités du monde politique (Mao Zedong, John F. Kennedy et Jawaharlal Nehru par exemple) et poursuivi un dialogue constant avec les grands artistes : Pablo Picasso, Marc Chagall, Georges Braque, Maurice de Vlaminck, André Derain, Fernand Léger, Jean Cocteau, André Gide, Max Jacob, Pierre Reverdy.
Homme des libertés, Malraux ne s’est jamais cru lié par un dogme et, à travers ses mutations, il est resté fidèle à son besoin de dépassement, à cet héroïsme dur qui exclut tout recours aux utopies consolatrices. Agnostique, il a mis dans l’art, et notamment dans l'idée d'un musée imaginaire qui arracherait les œuvres d’art à leurs fonctions traditionnelles pour les repenser dans leurs relations et leurs métamorphoses, la seule grandeur à la portée de l’homme et ses seules chances d’éternité. C’est pourquoi fraternité et humanisme sont au cœur de sa vie et de son œuvre :
« L’humanisme, ce n’est pas dire : « Ce que j’ai fait, aucun animal ne l’aurait fait », c’est dire : « Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête, et nous voulons retrouver l’homme partout où nous avons trouvé ce qui l’écrase. » (Les Voix du silence, 1951).
Dans le cadre de la célébration du 20e anniversaire de sa mort, et à l'instigation de Pierre Messmer, les cendres de Malraux ont été transférées au Panthéon en 1996.

1918 : Naissance de Claude Barma (1918-1992), réalisateur et scénariste français, ainsi qu'un pionnier de la télévision française.

Biographie


Barma, entré à la télévision française en 1946 - après des études à l’institut électrotechnique de Grenoble et un court passage au cinéma en qualité d’assistant opérateur puis d’assistant réalisateur -, forma aussitôt, avec Claude Loursais, Stellio Lorenzi et Marcel Bluwal, le noyau dur de notre petit écran rayonnant. Comme « les Trois Mousquetaires », ils étaient quatre. Il se fait d’abord les dents avec des dramatiques, dont « Chambre 34 », sa première réalisation. En 1953, pour la période des fêtes, il tourne « Cendrillon » en association avec Gilles Margaritis. En 1955, c’est avec les deux Pierre (Desgraupes et Dumayet) qu’il met sur pied la série « En votre âme et conscience », sur le principe éminemment dramatique du procès, l’enceinte du tribunal se coulant docilement dans l’espace du drame social que constitue tout acte de justice. Ce fut là le début de nombreuses émissions de ce type - le plus souvent imitées depuis sans rigueur - ainsi qu’un banc d’essai offert à de jeunes réalisateurs. De 1954 à 1959, puis de 1965 à 1970, Barma réalisa donc un nombre considérables d’émissions de cette série, sans pour autant négliger des oeuvres plus ambitieuses, inspirées soit du théâtre, soit de grands romans populaires : « le Mariage de Figaro » (1956) ; « les Trois Mousquetaires » (1959) ; « la Marquise d’O » (d’après la nouvelle de Kleist) ; « Cyrano de Bergerac » (avec Daniel Sorano dans le rôle, un chef-d’oeuvre) ; « Hamlet » (1960, avec Roger Coggio, Maria Casarès, Sorano encore et un orage aux noirs nuages filmé sur le vif au-dessus des vieilles pierres de Carcassonne) ; « la Grande Bretèche » (1960, d’après Balzac, pour laquelle il sera récompensé par le prix Italia) ; « Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée » (Musset, 1961) ; « Othello » et « la Nuit des rois » (Shakespeare, 1962) ; « la Puissance et la Gloire » (Graham Greene, 1964) ; « Ruy Blas » (Hugo) ; « Belphégor » (1965, retentissant feuilleton qui tint le pays en haleine) ; « Un chapeau de paille d’Italie » (1966, Labiche) ; « la Mort de Danton » (Büchner, 1969) ; « la Tragédie de Vérone » (1972, à partir du « Roméo et Juliette » de Shakespeare) ; « les Rois maudits » (la même année, adaptation de l’oeuvre historico-romanesque de Maurice Druon, cela fit à juste titre un malheur dans les chaumières de France et de Navarre) ; « la Troupe du roy » et « Roméo et Juliette » (1973).
Au seul énoncé de ces oeuvres, on mesure à quel point Claude Barma s’inscrivait dans une télévision conçue comme dispensatrice de plaisir noble, de haute qualité de contenu et de forme, à visée civique, voire didactique, héritière à la fois de l’esprit de Jules Ferry et des idéaux de la Résistance et qui ne mégotait pas sur le pur plaisir du spectacle.
Et puis il y eut les « Maigret », dont il fut, en quelque sorte, l’« inventeur » dans la version Jean Richard. Il s’était chargé des premiers, confiant par la suite la réalisation à des gens comme René Lucot, Claude Boissol, Jean-Paul Sassy. De 1975 à 1981, Barma avait été en outre responsable des séries et des feuilletons sur Antenne 2, occupant également le poste de conseiller artistique auprès de son vieil ami Pierre Desgraupes.
Sa mort tourne définitivement une page déjà lue, relue, celle du service public de l’ORTF, en un temps où se jouait, avec bonne volonté, naïveté au bon sens du mot et talent, une conception élevée du service public. Du réalisme des « Maigret » avec leurs odeurs de chou au fantastique de « Belphégor » qui retrouvait les ombres et lumières des feuilletons de Feuillade ; du vaudeville au tragique shakespearien, Barma, homme de spectacle complet, homme aussi de grand goût, a cru de toutes ses forces en une télévision au service de tous qui pourrait aussi être un art. LE metteur en scène de télévision Claude Barma s’est éteint dimanche 30 aout 1992 dans l' après-midi, dans un hôpital de la région parisienne. Il avait soixante-treize ans.

1920 : Naissance de Charles Bronson (1920-2003) de son vrai nom Bunchinsky (ou Buchowsky), acteur : Il était une fois dans l'ouest, Le justicier dans la ville,...

Biographie


Charles Buchinsky est né le 3 novembre 1921 à Ehrenfield, en Pennsylvanie. Onzième enfant d'une famille d'immigrés lituaniens, il descend très tôt dans la mine. La guerre avec le Japon lui fournit une occasion de changer d'horizon. Après avoir été engagé en 1943 sur le front du Pacifique, il rentre au pays, bien décidé à ne plus reprendre son dur métier de mineur. Chaisier sur une plage de la station balnéaire d'Atlantic City (New Jersey), il fait la connaissance de comédiens en vacances de la troupe "Play and Players" de Philadelphie. Hollywood s'intéresse à ce visage si particulier comme taillé au couteau et, en 1951, Henry Hathaway l'engage auprès de Gary Cooper dans la Marine dans le lac . De 1951 à 1958, Charles Buchinsky, qui en 1954 décide de changer de nom, - un peu à cause du sénateur Joseph R. McCarthy qui a rendu les noms russes passablement impopulaires -, devient un acteur de second plan très recherché.

D'abord cantonné aux séries B où divers cinéastes exploitent son physique imposant et monolithique, Charles Bronson apparaît également chez Robert Aldrich, dans Bronco Apache ou chez Samuel Fuller dans Le Jugement des fleches.

Mais c'est Roger Corman qui lui donne sa première vraie chance avec un film à petit budget, tourné en quelques jours, Mitraiiette KELLY. Acteur instinctif, sachant se plier aux exigences du tournage, Bronson donne l'intensité souhaitée à ce personnage "d'ennemi public numéro un" . Deux ans plus tard, John Sturges, qui lui a précédemment donné un rôle dans "La proie des vautours" , voit en lui un des "Sept mercenaires" de John Sturges (1960). Un film à l'importance historique indéniable puisqu'il marque aussi le point de départ de la prestigieuse carrière de Steve McQueen, Robert Vaughn et James Coburn. Mais le vedettariat ne viendra que bien plus tard et c'est en Europe que Bronson trouvera réellement le succès.
et trois ans plus tard, sous la direction du même réalisateur, aux côtés de Steve McQueen dans La Grande évasion.
Si, après les sept mercenaires , Bronson n'est plus un acteur de second plan, il n'est pas encore devenu la vedette principale des films où il tourne. De 1961 à 1968, il n'est que le modeste partenaire de prestigieux comédiens dans des produits à gros budgets nécessitant une importante figuration et propices aux numéros d'acteurs. Par les rôles inhabituels, car plus nuances qu'à l'ordinaire, qu'y tient Bronson, "Le chevalier des sables" .Présent au générique de Propriété interdite de Sydney Pollack, Charles Bronson accède définitivement à la célébrité en 1967 en campant l'un des Douze Salopards pour Robert Aldrich.
1968 est pour lui une année-clé car elle marque sa venue en Europe, à la demande du producteur Serge Silberman et du comédien Alain Delon, vivement intéressé par son interprétation de mitraillette kelly.


Le 5 octobre 1968, à Santa Monica, il épouse en secondes noces (il était marié depuis 1944 avec Harriett Tendler) l'actrice Jill Ireland, ex-femme du comédien David McCallum. Aux cinq enfants nés des précédents mariages (deux pour lui, trois pour elle) s'ajoute en 1971 une fille prénommée Zu-Leika.Il tourne par la suite à plusieurs reprises seul ou avec son épouse dans des films où ses compositions se font de plus en plus stéréotypées, à l'image du héros archétypal qu'il incarne en 1974 pour Michael Winner dans Un Justicier dans la ville.

Devenu une star internationale, l'acteur multiplie alors les productions de premier plan, partenaire d'Alain Delon dans Adieu l'ami de Jean Herman connaît un grand succès à travers l'Europe et contribue à faire de lui une nouvelle idole populaire. Son succès européen a des répercussions aux U.S.A. où il devient le comédien fétiche de Michael Winner. Il tourne des films appartenant aux genres western ou policier, mais plus directement axés sur la violence contemporaine. Bronson y évolue avec aisance dans des rôles " félins".
et surtout chez Sergio Leone, dans Il était une fois dans l'Ouest, où son interprétation de l'Homme à l'Harmonica face à Henry Fonda et Claudia Cardinale sur la légendaire musique d'Ennio Morricone reste sans doute son rôle le plus célèbre sur grand écran.

L'acteur qui souffrait depuis la fin des années 90 de la maladie d'Alzheimer s'est éteint en 2003 des suites d'une pneumonie.
Père de trois enfants, Charles Bronson, qui s'était progressivement éloigné des plateaux de cinéma, avait auparavant signé un retour remarqué en 1991 dans l'Indian Runner de Sean Penn, où muré dans son silence et sa solitude, il avait créé pour l'occasion une mémorable figure paternelle.

1933 : Naissance de Michael Dukakis , politicien américain , ancien candidat démocrate à la présidence des États-Unis en 1988.

Biographie

né le 3 novembre 1933 à Brookline dans le Massachusetts, Il suit des études de droit à Harvard avant de se lancer dans la politique. Dukakis est le cousin de l'actrice Olympia Dukakis.

Ascension politique


En 1974, il est élu gouverneur démocrate de son État, le Massachusetts et obtient une certaine célébrité lors de la tempête de 1978, pendant laquelle il fait preuve d'un grand activisme. Mais sa politique fiscale contribue à sa mise en échec la même année lors des primaires démocrates.
En 1982, il prend toutefois sa revanche et est réélu à son poste de gouverneur. Tirant les conclusions de son échec, il met en place une politique économique qui permet au Massachusetts de connaître un essor important, principalement dans le domaine des nouvelles technologies.

Le candidat à la présidence en 1988

Dukakis, tirant profit du « Massachusetts Miracle », se présente aux primaires démocrates où il bat les candidats Al Gore, Richard Andrew Gephardt et Jesse Jackson.
Mais les Républicains et George H. W. Bush tirent parti des positions progressistes de Dukakis sur certains sujets de société. Ainsi, pendant un des débats télévisés, le présentateur Bernard Shaw demande aux deux candidats quelle serait leur position sur la peine de mort concernant un assassin éventuel de leur femme. Dukakis réaffirme alors son opposition à la peine de mort, contrastant avec un Bush plus émouvant et populiste. De même, Dukakis tente de gommer son image de pacifiste en se faisant photographier sur un char Abrams. Le cliché contribue plutôt à le ridiculiser.
La défaite apparaît alors inéluctable, et le ticket démocrate, formé avec le Sénateur du Texas Lloyd M. Bentsen, Jr. perd l'élection en ne récoltant que 46 % des suffrages et 10 États contre 54 % et 40 États au ticket républicain.

Fin de carrière

Après cet échec, Dukakis reste deux ans gouverneur du Massachusetts, où sa gestion est de plus en plus remise en cause.
En 1990, il devient professeur de science politique alors que le poste de gouverneur de son État est remporté par les républicains aux élections de novembre. Il enseigne désormais à Northeastern University l'été, ainsi qu'à UCLA l'hiver.

1933 : Naissance de John Barry , compositeur britannique de musiques de films. Il est surtout connu pour ses musiques de James Bond.

Biographie


John Barry Prendergast, dit John Barry, est né le 3 novembre 1933, dans le York en Angleterre. Son père officie dans le théâtre mais lui transmet très vite la fibre musicale. Le petit John s'initie ainsi au piano très tôt.
De par les activités paternelles, il se rend aussi rapidement compte que musique et cinéma peuvent faire bon ménage ! La carrière de l'un des plus grands compositeurs de musiques de films est en marche...
Après avoir joué dans des orchestres de jazz et au sein d'une fanfare pendant son service militaire, il crée le John Barry Seven, au début des années 50, avec une certaine réussite à la clé ! Le groupe signe notamment le thème de la série "Juke Box Jerry", diffusée par la BBC et collabore avec The Ventures sur le titre Walk Don't Run".
John signe What Do You Want pour Adam Faith et apparaît régulièrement dans les émissions musicales des télévisions britanniques. Il travaille fréquemment pour le "Six Five Special" sur la première chaîne du pays.

James Bond


En 1959, John Barry peaufine sa toute première bande originale de film, celle de "Beat Girl", ce qui lui vaut d'être remarqué par les plus grands cinéastes. On lui confie ainsi le générique d'une des plus illustres aventures de James Bond, "Dr No", en 1962.
Le producteur de cette légendaire saga, Albert Broccoli, plus que satisfait, va travailler avec Barry pendant plus de vingt ans ! A son actif notamment, les thèmes de "Bons baisers de Russie" (1963), "Goldfinger" (1964) et "Opération tonnerre" (1965).
C'est en 1966 que Barry rafle son premier Oscar -il en obtiendra cinq au total!- pour le générique de "Born Free". Parmi les autres bandes originales qui en ont fait un personnage incontournable, citons "Midnight Cowboy" en 1969, "King Kong" en 1976 et "The Deep" en 1977 (avec le tube de Donna Summer, Down Deep Inside).
Plus récemment, il a oeuvré sur les films "Out Of Africa" (1985), "Danse avec les loups", pour lequel il reçoit un Oscar en 1990, et "Chaplin" (1992).

Amicalement vôtre


Mais sa notoriété doit aussi beaucoup à l'un des feuilletons les plus connus des années 70, "Amicalement Vôtre". C'est en effet à lui que l'on doit le célèbre air de piano qui accompagnait les pérégrinations de Lord Brett Sinclair (Roger Moore) et Danny Wilde (Tony Curtis). La musique de cette série dont le nom original était "The Persuaders", est inscrite dans la mémoire collective.
Aujourd'hui John Barry travaille nettement moins, même s'il a publié The Beyondness of Things en 1999, un disque entièrement original. Côté vie privée, il a épousé Jane Birkin au milieu des années 60. De cette union, est née Kate en 1967. Celle-ci est aujourd'hui une photographe de renom. On lui doit notamment le portrait qui orne l'intégrale de France Gall, parue en 2004.
Il fut le premier mari de Jane Birkin dont il eut une fille, la photographe Kate Barry.


1952 : Naissance de Roseanne Barr, actrice TV : "Roseanne"

Biographie


Née Roseanne Cherrie Barr à Salt Lake City d'une famille de réfugiés juifs, Roseanne est une personnalités connue aux États-Unis. Elle est devenue célèbre au milieu des années 1980 avec son one-woman-show, qui fut bien reçu de la critique pour sa représentation franche de la ménagère américaine. C'est pendant cette période qu'elle inventa l'expression « déesse domestique », faisant référence à la femme de foyer. Cela a mené à sa propre "stand-up comedy" , appelée Roseanne sur le réseau ABC. L'émission fut enregistrée de 1988 à 1997, et mettait aussi en vedette Laurie Metcalf et John Goodman.
Après que sa "stand-up comedy" eut enregistré sa dernière émission en 1997, Roseanne anima sa première émission d'infovariété, The Roseanne Show, qu'elle continua jusqu'à ce qu'en 2000 le réseau mette fin à l'émission. Peu après, elle se relança dans le monologue comique. Durant l'été 2003, Roseanne entreprit le rôle double de créer sa propre émission de cuisine, La déesse domestique, et de jouer le rôle-vedette dans sa propre émission de téléréalité, The Real Roseanne Show.


Roseanne se maria à Bill Pentland le 4 février 1974, et ils eurent trois enfants. Roseanne avait une fille avant ce mariage, qu'elle avait laissée pour adoption, mais qui est maintenant revenue dans sa vie. En enregistrant son émission, elle tomba amoureuse de l'acteur Tom Arnold et en janvier de 1990 elle divorça d'avec Pentland et se maria avec Arnold. Quatre ans plus tard, ce mariage se termina aussi par un divorce. Roseanne se maria à Ben Thomas le jour de la Saint-Valentin en 1995, et ils eurent un fils, Buck Thomas. En 1998, elle poursuivit Thomas pour un divorce, affirmant qu'il avait tenté d'enlever leur fils. La famille Thomas s'est plus tard réconciliée et Roseanne abandonna la poursuite, mais ils divorcèrent en 2002 .

Roseanne est une série télévisée américaine en 222 épisodes de 25 minutes, créée par Matt Williams et diffusée entre le 18 octobre 1988 et le 20 mai 1997 sur le réseau ABC. En France, seules les six premières saisons ont été diffusées à partir du 1er octobre 1989 sur M6 et rediffusées sur Comédie !.



1952 : Naissance de Michel Boujenah,comédien ,scénariste de one man show, acteur réalisateur et humoriste comique juif franco-tunisien,

Biographie


En 1952 le 3 novembre, il naît à Tunis en Tunisie. Son père Joseph Boujenah est médecin.
A l'âge de 11 ans, en 1963, il immigre avec ses parents en France à La Croix d'Arcueil à Bagneux dans la banlieue modeste du sud de Paris. Il souffre beaucoup de cette rupture avec sa terre et sa culture natale.

En 1967, âgé de 15 ans, il décide de réaliser son grand rêve d'enfance : devenir acteur comédien et intègre le théâtre à l'École alsacienne du 6e arrondissement de Paris. Après avoir passé son bac, il passe le concours de l'Ecole Nationale de Strasbourg mais est recalé à cause de son accent juif tunisien qui lui colle à la peau. Après quelques stages de comédie, il monte alors en 1972 sa propre compagnie de théâtre La Grande Cuillère avec Paul Allio et Corinne Atlas. Il joue pour les enfants pendant six ans et interprète ses propres textes dans des cafés-théâtres.

Il écrit et met en scène tout ses one man show. Son premier spectacle Albert où il parle de lui, de ses racines juive Tunisienne, des juifs tunisiens immigrés en France avec beaucoup de talent et d'humour, remporte un grand succès. Son second spectacle Anatole, est un cuisant échec. Le suivant, les magnifiques, une série de portraits drôles et attachants de juifs tunisiens en France est à nouveau un grand succès... Il est alors reconnu par le public, les médias et le monde du spectacle et sa carrière est lancée. Il poursuit avec Elle et moi, Le petit génie...

En 1979, il enchaîne en parallèle une carrière d'acteur comique de cinéma avec succès, par exemple dans Mais qu'est-ce que j'ai fait au Bon Dieu pour avoir une femme qui boit dans les cafés avec les hommes ? de Jan Saint-Hamont. Il y joue son rôle de prédilection, celui d'un homme profondément gentil et un peu naïf.

En 1984, il joue dans Trois Hommes et un couffin de Coline Serreau avec André Dussolier et Roland Giraud et obtient le César du meilleur acteur dans un second rôle et son premier grand succès d'acteur de cinéma. Il joue la suite 18 ans après en 2002.

Il épouse Isabelle, une artiste styliste coiffeuse du monde du spectacle, dont il a un fils Joseph Boujenah né en 1998 et une fille Louise Boujenah née en 2000. En 1992 il est nommé pour le César du meilleur acteur dans Le nombril du monde d'Ariel Zeitoun où il rompt avec ses rôles de comiques. En 1998 il est le parrain de l'oeuvre humaniste du Téléthon de France 2 pour le recherche sur la myopathie et les maladie neuromusculaire.

En 2003 Michel Boujenah écrit et réalise son premier film avec Père et fils avec Philippe Noiret, Charles Berling et son neveu Matthieu Boujenah, une comédie ou un père tente de réunir ses trois fils. Les personnalités des quatres personnages sont quatre des facettes avouées de sa propre personnalité. Il est nommé aux César de la meilleure première oeuvre de fiction et triomphe en même temps avec les Nouveaux Magnifiques au théâtre du Gymnase de Paris, avec une nouvelle série de portraits drôles et attachants de juifs tunisiens vingt ans après la création des premiers.

Le 22 août 2007 sort son dernier film en tant que réalisateur, 3 amis avec Pascal Elbé, Mathilde Seigner et Kad Merad.

En 2007 Michel Boujenah est nommé directeur artistique du Festival de Ramatuelle, succédant à Jean-Claude Brialy, décédé le 30 mai 2007.



Le rituel de l'humoriste avant d'entrer en scène:

"J'arrive très tôt, vers 16 heures. Je fais d'abord mes gammes au piano pendant une heure. J'ai commencé à jouer il y a deux ans, mais quand on m'écoute, on a l'impression que j'ai débuté il y a deux mois. Enfin, j'ai toute la vie pour m'améliorer! Ensuite, le lis mon courrier puis je vérifie les lumières. Après, détente. Je joue à la belote avec les gens de passage. D'ailleurs, ma loge sera bientôt transformée en tripot! A partir de 20h30 je m'isole et je fais quinze minutes d'étirements. Il faut que je suive ce rite quotidien, sinon je ne suis pas bien !".

1959 : Naissance de Dolph Lundgren, réalisateur, Acteur, Scénariste suédois . Ex-fiancé de la chanteuse et comédienne Grace Jones.

Biographie

Dolph Lundgren (de son vrai prénom Hans) naît à Stockholm en 1959, et reçoit durant ses vertes années une éducation excellemment propre sur elle, où son activité la plus licencieuse fut de se mettre au karaté Kyokushin à l’âge de 14 ans (et de poursuivre jusqu’au troisième dan). Incroyablement studieux, Hans sort diplômé de quatre universités internationales avant de conclure sa scolarité en sortant majeur en ingénierie chimique de l’université de Sydney (le bonhomme aurait 160 de QI). Attachant autant d’intérêt à sa culture physique, il se fait remarquer en Suède pour ses performances en kickboxing et en full-contact, remportant deux prix nationaux dans ce dernier domaine, il fait partie de l’équipe australienne haltérophile en 1982, et fait aussi un peu de fitness, comme ça, presque pour rigoler. Aux alentours de 1983, alors qu’il était en route pour Boston afin de prolonger ses études, il fait une halte décisive à New York, qui finira ironiquement par rendre tout son passif universitaire inutile.





Il rencontre Warren Robertson, professeur d’art dramatique qui va le persuader de tenter sa chance en tant qu’acteur et d’opter pour le prénom Dolph à la scène. Il essaie d’obtenir un petit rôle dans Rambo 2 , en vain, et effectue divers petits boulots pour subvenir à ses besoins, comme garde du corps , entre autres de Grace Jones, à qui il sera un temps fiancé , ou comme videur d’une boîte de nuit new-yorkaise huppée, le Limelight Disco, aux côtés de Chazz Palminteri. Sa première apparition sur grand écran date de 1984 dans « Dangereusement Vôtre » , James Bond pas génial où il joue le garde du corps du “terrible” colonel Gogol et dans lequel la James Bond Girl est interprétée par… Grace Jones. A peine remarqué par deux trois producteurs assoupis, Dolph décroche la timbale en 1985, en chopant devant 5000 candidats le rôle d’Ivan Drago, le méchant russe némésis de Stallone dans « Rocky 4 » .





Il se doute que c’est l’occasion de faire démarrer sa carrière, et prend son rôle à cœur au point de blesser Sly pendant le tournage d’une scène de combat au gré d’un coup particulièrement violent dans la poitrine. Le film est très drôle, et Dolph impressionne le landernau des actions stars au point que lorsque le tournage des aventures de « Musclor / Les Maîtres de l’Univers » se profile, inspirées d’une franchise de jouets très lucrative, presque la moitié des regards se tournent vers lui. Et en effet, il y est encore plus drôle que dans « Rocky 4 » , respectant le matériau d’origine en affichant le même charisme que la figurine dont il s’inspire.






N’offrant que peu de commentaires sur ses performances, Lundgren considère vite le cinéma et ses films plus particulièrement uniquement sous l’angle alimentaire, une façon de traduire son imposant travail physique quotidien via un médium plus ou moins de qualité. En 1987 il sort une K7 de fitness inspirée de sa méthode personnelle, « Maximum Potential » , qui connaît un certain succès, autant chez les wannabe-action-stars prépubères que dans la communauté gay américaine. Toujours aussi monolithique dans « Scorpion Rouge » , un peu moins dans « Punisher » , carrément abstrait dans le pas trop mal « Dark Angel » , Dolph fait surtout des merveilles dans les rôles de méchant, où il fait varier les nuances de son visage fermé de discrets iotas. Notamment dans « Universal Soldier » , où les muscles de Stockholm effacent allègrement ceux de Bruxelles en termes d’efficacité. Gentiment à côté de la plaque en prophète barbu et allumé dans le piteux « Johnny Mnemonic » , Dolph se concentre une fois de plus sur les à-côtés de sa vie d’acteur en supervisant l’équipe américaine de pentathlon pour les jeux olympiques de 1996. Un sport qui est devenu son nouveau cheval de bataille, qu’il entend maintenir en tant que discipline olympique dans l’esprit de celui qui l’amena à ce stade, Pierre de Coubertin himself.




Au point que via sa société Thor Productions (créée en 1994 en même temps que sa compagnie de théâtre Group Eight), il écrit et produit le thriller dramatique « Pentathlon » , plaidoyer qui fit plier le CIO comme chacun sait. En 1996 toujours sort « L’Homme de guerre » , sa meilleure performance à ce jour, où il est crédible en GI virant du bord de ceux qu’il est censé exterminer. L’un de ses derniers rôles à avoir les honneurs du grand écran par chez nous, avant que son visage de statue grecque à jamais figé dans le marbre ne fasse les joies du défunt programme Hollywood Night, avec des œuvres telles que « The Peacekeeper » (réalisé par Frédéric Forestier, futur co-metteur en scène du « Boulet » avec Alain Berbérian) ou encore « Jill the Ripper » d’Anthony Hickox « Hellraiser 3 », « Waxwork 1/2/3 », « Full Eclipse » avec Mario Van Peebles. En avril 2002, créant un ultime rififi dans le landernau du film d’action dans ta face, Dolph annonce qu’il se retire du métier d’acteur pour se consacrer à sa famille et peut-être, pourquoi pas, revenir à l’ingénierie chimique.



Depuis 2004, Dolph Lundgren a fait ses preuves en tant que réalisateur avec The Defender et The Mechanik. En 207 il vient de terminer le tournage de Missionary Man, un western moderne écrit, produit et réalisé par ses soins.


EVENEMENTS DU JOUR



0269 : Les légions de Panonie proclament Aurélien empereur.

1388 : Charles VI renvoie les régents.

1389 : Consécration du pape Boniface IX.

1492 : Traité d’Etaples, les Anglais lèvent le siège contre 750 000 écus.

1493 : Christophe Colomb découvre La Guadeloupe.

1654 : Le Traité entre la France et Cromwell scelle leur alliance contre l’Espagne.

1755 : Un tremblement de terre, à Lisbonne, portugal, tue 30 000 personnes.

1839 : Dans la guerre de l'opium les Anglais coulent une flotte de jonques chinoises.

1867 : Victoire française de Mentana sur Garibaldi menaçant l’état pontifical.

1903 Une junte proclame la sécession du Panama de la Colombie, alors que des navires américains étaient dans la région.

1905 : La Norvège est un nouveau pays (depuis le 26/10/1905). Le premier émissaire étranger en Norvège, Sir Arthur Herbert, représentant la Grande-Bretagne, arrive à Kristiania (l'actuelle Oslo).

1908 : William Howard Taft remporte les élections présidentielles américaines.

1914 : La France déclare la guerre à la Turquie.

1914 : Le Royaume Uni déclare la guerre à la Turquie.

1917 : Déclaration de Balfour, secrétaire aux affaires étrangères anglais, en faveur d'un état juif en Palestine.

1918 : Capitulation de l'Autriche Hongrie.

1925 : Sur la T.S.F., à Paris, création du premier journal d'informations radiophoniques.

1931 : Nicolas Roland Payen dépose un brevet pour l'aile delta.

1935 : Sohn Kee-chung, connu aussi sous le nom de Kitei Son (son pays est envahi par le Japon), porte le record du monde du marathon à 2 h 26 mn 42 s.

1936 : Franklin Delanoe Roosevelt est réélu pour un second mandat à la présidence des Etats-Unis, s'assurant la majorité dans 46 des 48 Etats .

1937 : Maurice Archambaud, cycliste, amène à 45 km 769 le record du monde de l'heure.

1941 : Approbation par l'Empereur du Japon du Plan Yamamoto contre Pearl Harbor.

1942 : Victoire de Montgomery sur Rommel à El Alamein.

1946 : L'empereur du Japon perd son pouvoir au profit d'une assemblée élue.

1948 : Réélection de Truman aux élections présidentielles américaines.

1950 : Un avion de la Air India se crashe sur le massif du Mont-Blanc, tuant 48 passagers et membres d'équipage.

1954 : Mort de l'artiste Henri Matisse .

1956 : Premier passage à la télévision du "Magicien d'Oz".

1957 : L'équipe de football de Bulgarie écrase celle de Norvège 7 à 0.

1957 : La chienne Laika est lancée dans l'espace par les Soviétiques à bord de Spoutnik 2. Elle devient le premier être vivant dans l'espace ... et bientôt le premier être mort dans l'espace puisque les soviétiques ne lui ont pas prévu de retour.
Elle démontre cependant qu'un organisme vivant pouvait survivre l'apesanteur.

1958 : Inauguration du Palais de l'UNESCO à Paris. L'United Nations Educational Scientific and Cultural Organization (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) protège et sauvegarde les sites mondiaux reconnus pour leur importance culturelle ou historique. Les sites identifiés sont considéré comme appartenant à l'Humanité toute entière. Parmis les pays possédant le plus de sites notons l'Espagne et l'Italie (29 sites), la France (25), l'Inde et la Chine (21), l'Allemagne (20), le Mexique (19), les Etats-Unis (18), le Royaume-Uni (17), l'Australie (13) et la Russie (12).

1960 : Découverte par Willard Libby de la méthode dite "carbone 14" pour dater l'âge d'un objet, d'un fossile,...Il obtient le prix Nobel de chimie cette année-là.

1960 : Promulgation de la Constitution qui établit un régime de type présidentiel de la Côte d'Ivoire.

1964 : Richard Nixon, candidat républicain, est élu président des Etats-Unis.

1968 : Graham Hill sacré chapion du monde de Formule 1.

1970 : Le socialiste Salvador Allende devient président de la République chilienne.

1972 : Salvador Alliende forme un gouvernement d'union populaire au Chili.

1974 : Un incendie tue 50 personnes dans un théatre de Séoul, Corée du Sud .

1978 : La Dominique obtient l'indépendance de la Grande Bretagne.

1985 : CE Début du procès des faux époux Turanges (Alain Mafart et Dominique Prieur) auteurs de l'attentat contre le bateau Rainbow Warrior coulé en Australie.

1986 : Le crash d'un Hercule C-130 militaire iranien dans une zone montagneuse, près de Zahedan, tue 103 personnes.

1992 : William Clinton, dit Bill Clinton, est élu président des Etats-Unis.

1994 : Renault entre en Bourse au prix de 165 francs par action.

1995 : Adoption par la Commission des droits de l'homme d'une résolution créant un groupe de travail chargé d'élaborer un projet de déclaration sur les droits des peuples autochtones (résolution 1995/32).

1998 : Inauguration de la nouvelle Cour Européenne des droits de l'Homme, à Strasbourg .

1999 : Laura Flessel conserve son titre de championne du monde d'épée individuel à Séoul.

2001 : Accord entre le gouvernement et Microsoft sur le procès anti-trust.

2002 : Arnaud Vincent devient champion du monde de moto, 125 cc, après cinq des seize courses de la saison.

2002 : Fadil Akgunduz, objet d'un mandat d'arrêt international, est élu député dans son village, en Turquie, et peut ainsi échapper à la justice. Il avait escroqué des milliers de petits investisseurs en Suisse, en Allemagne et en Autriche pour un montant de 2,4 milliards de francs suisses (1,64 md euros), en vendant des actions d'une entreprise turque inexistante.

2002 : Le brouillard noie une route de Los Angeles : 194 véhicules, dont sept ou huit poids lourds, sont été impliqués dans deux carambolages. Au moins 41 personnes sont blessées. Dans ce cas là, on parle toujours du brouillard, on oublie souvent le non-respect de la vitesse et des distances de sécurité.

2002 : Quatre chefs cuisiniers de Haute-Loire présentent lors de la Foire aux Champignons de Saint-Bonnet-Le Froid, France, une tarte aux champignons record de 4,23 mètres de diamètre (circonférence de 13,228 mètres, superficie de 14 mètres carrés, 400kg de champignons (cèpes, charbonniers, chanterelles grises, mousserons, girolles...))
Le produit de la vente de cette "Tarte de la solidarité" (3 000 euros) doit être reversés au village de Remoulins, dans le Gard, pour la reconstruction d'une crèche détruite par les intempéries.

2002 : Un séisme de 6,1 sur l'échelle de Richter secoue Miyagi, dans le nord du Japon, sans faire de dégâts et ne blessant qu'une personne.

2002 : Un séisme de 7,9 secoue le centre de l'Alaska provoquant des fissures sur les routes et endommageant les structures de soutien de l'oléoduc trans-Alaska.

2003 : Le tribunal correctionnel de Marseille condamne à trois ans de prison ferme Louis Castellin, 81 ans, spécialisé dans la fabrication de whisky et de pastis de contrebande.

2003 : Les américains sont des fous ! La ville de Geuda Springs vient de voter un arrété "rendant le port d'armes obligatoire dans les foyers". Les habitants qui n'ont pas d'arme à feu seront condamnés à une amende de dix dollars (8,39 euros). Ceux qui souffrent de déficiences physiques et mentales, ainsi que les personnes qui s'opposent consciencieusement aux armes à feu sont exemptées.

2003 : Une crue torrentielle entraine, à Bohorok, Indonésie, la mort de 65 personnes.

2003 : Nikos Aliagas, anime la 16e édition de la "Nuit des 7 d'Or". Cette soirée de récompense télévisuelle n'est même pas difusée à la télévision française !


Ephéméride

Publié le 02/11/2007 à 12:00 par monptitrefugesecret
Ephéméride
Merci ma Tite Véro pour ton éphéméride que tu m'envoies chaque jour. BIsous

Image prise sur le blog : http://lecoindefranie.centerblog.net


Vendredi 2 novembre 2007
306e jour de l'année
59 jours restants
44e semaine


FÊTES DU JOUR

Aujourd'hui, nous fêtons Lеs Défunts.
Fêtes et prénoms bretons : Аn anaon.


CITATION DU JOUR


« La dictature est la forme la plus complète dе lа jаlοusiе. »
Curzio Malaparte



DICTON DU JOUR

La neige le jour des trépassés , annonce un printemps ensoleillé .


PROVERBE DU JOUR

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ANNIVERSAIRES DU JOUR



1734 : Naissance de Daniel Boone (1734-1820) , colonisateur américain .

Biographie


Le père de Daniel, Squire Boone (1696-1765), était un quaker britannique originaire de Devon, Angleterre. Encore jeune, Squire Boone quitta la Grande-Bretagne pour Philadelphie en 1713 en vue d'y établir sa famille, qui le rejoignit en 1717.
Squire s'installa d'abord à Abington Township, Comté de Montgomery, Pennsylvanie avant de s'établir à Lower Gwynedd Township, Pennsylvanie. Il s'y maria le 4 octobre 1720 avec Sarah Jarman Morgan (1700-1777), fille de quakers gallois, dont il eut douze enfants, dont Daniel. Le couple emménagea à Chalfont, Comté de Bucks, Pennsylvanie. En 1730, ils purent acheter leur propre terre (1 km²) à Homestead, Pennsylvanie.
En 1747, le frère aîné de Daniel, Israël, épousa une non-quaker avec le consentement de son père. La communauté quaker locale trouva le mariage scandaleux et appela les Boone à se repentir, mais Squire continuait à le cautionner. En 1748, la Société religieuse des Amis (quakers) bannit la famille Boone toute entière.

Voyages et explorations

En 1750, ses parents firent partie de l'exode des habitants de Pennsylvanie qui, se dirigeant vers le sud-ouest, terminaient leur long trajet dans la vallée de Yadkin en Caroline du Nord.
Pendant toute cette période, Daniel suivit une scolarité peu formelle. Bien qu'il sût lire et écrire, son orthographe et sa grammaire étaient plutôt rugueux. On pense qu'il a été formé à devenir fermier, forgeron et tisserand. Il a été décrit comme étant « un homme extrêmement calme, avec un front très proéminent ».
À 19 ou 20 ans, il quitte sa famille pour se joindre à une expédition militaire britannique durant la guerre de sept ans contre les Français et les Indiens, dont il réchappe de justesse après la défaite cuisante du général Braddock en 1755. Mais Daniel n'est pas prêt à poursuivre une vie d'explorateur et rentre à la ferme de son père, où il commence à courtiser une fille des environs. Il se marie finalement en 1756 avec Rebecca Bryan, une voisine originaire elle aussi de la vallée de Yadkin. Ils auront ensemble dix enfants.
En 1767, John Finley, un aventurier rencontré dans sa jeunesse, le persuade de partir à l'aventure dans le Kentucky et le Tennessee, à l'époque encore relativement peu colonisés par les Européens, car situés à la frontière entre les colonies et l'Ouest sauvage. Deux années d'exploration s'écoulent avant que Daniel ne s'en retourne à la maison.
En mars 1775, Daniel lance une expédition pour créer, à l'aide d'une trentaine de colons, la route Wilderness via la trouée de Cumberland à travers les Appalaches, jusqu'au Kentucky. En avril, ils s'établissent à Boonesborough.
En 1769, Boone ouvre la première piste connue entre la Caroline du Nord et le Tennessee. Il passe l'hiver 1769‑1770 dans une grotte, sur les berges de la rivière Shawanee, dans le Comté de Mercer au Kentucky. Un arbre marqué à son nom y est toujours visible, proche de l'entrée de la grotte. Il passe les deux années suivantes à chasser et à explorer le Kentucky, où il est capturé deux fois par des Indiens, s'échappant à chaque fois.
En 1773, Boone tente de s'inplanter au Kentucky, mais une attaque indienne se termine par le décès de son fils aîné James.
Entre 1775 et 1783, Daniel Boone aide des colons en ouvrant de nouvelles parties du Kentucky, et en résistant aux raids des Indiens. Il réussit cette fois à créer un établissement de colons, le premier de Pennsylvanie. Cette action eut une importance non-négligeable dans les guerres incessantes contre les Indiens Shawnee, car en explorant la région et en encourageant la création de l'implantation de Boonesboro, il violait les termes d'une proclamation royale de 1763.
En 1776, Boone devient officier dans la milice de Virginie, quand le Kentucky devient officiellement un comté de Virginie-Occidentale (avant de devenir plus tard un État américain à part entière). Durant la plus grande partie de la guerre d'indépendance américaine, il combat les tribues indiennes le long de la frontière occidentale.

La guerre d'indépendance

Durant la guerre d'indépendance américaine, entre les colons de la Nouvelle-Angleterre et l'Empire britannique, des Indiens d'Amérique ont combattu dans les deux camps. La loyauté des Indiens durant la guerre était basée sur les rapports de confiance et les alliances déjà établies, même si les deux camps tentèrent très activement d'obtenir leur aide. Les Shawnee et d'autres tribus de la vallée de l'Ohio, bien qu'ayant déjà été combattus (et battus) par des forces combinées britanniques/colons en 1774, se rangèrent alors aux côtés des Britanniques.
Boonesborough fut l'enjeu de nombreuses batailles durant la guerre, assiégée au moins trois fois en moins de six mois.
C'est durant l'un de ces sièges, à l'occasion d'une expédition pour trouver du sel dans les Blue Licks sur la rivière Licking, le 7 février 1778, que Daniel Boone et vingt-six de ses compagnons sont capturés par les guerriers Shawnee, dirigés par Chiungalla. Très estimé par ses ravisseurs, Boone est adopté comme membre de la tribu. Il leur laisse croire qu’il va convaincre les autres colons de rendre les armes, mais, après quatre mois de captivité, il s’évade à temps pour préparer Boonesboro contre une attaque de la tribu, qui échoue.
En 1779, il fonde un nouvel établissement, Boone’s Station, près de ce qui est maintenant Athens au Kentucky.
Les escarmouches continuelles avec les Shawnee et les Britanniques se terminent en 1782 par la mort du fils cadet de Daniel, Israël, qui servait sous les ordres de John Todd durant l'une des dernières batailles de cette guerre, la Bataille des Blue Licks.
Bien que Boone eût perdu deux enfants et un frère dans les batailles contre les Indiens, il était clément et avait de la compassion envers ses adversaires.

Réinstallation et mort


Après la guerre d'indépendance, Boone perd tous ses titres de propriété sur ses terres du Kentucky, suite à la faillite de la Compagnie de Transylvanie de Richard Henderson, dont il était actionnaire. Mis aux abois par les taxes et les créanciers, il est forcé de quitter le Kentucky, et s'installe en 1788 à Point Pleasant sur la rivière Ohio, dans le Comté de Kanawha, Virginie (maintenant Virginie-Occidentale), où il travaille comme arpenteur.
En 1799, avec son fils Daniel Morgan Boone, il déménage à nouveau, au Missouri, alors faisant partie du territoire de Louisiane, sous contrôle espagnol. Son fils, ayant fait la connaissance du lieutenant-gouverneur espagnol Don Z. Trudeau, avait été invité par ce dernier à venir s'y établir avec la famille Boone. Alors qu'il traverse le Kentucky en canoë, quelqu'un lui demande pourquoi il quitte le Kentucky, « Trop peuplé ! », répondit-il. Deux ans après, Boone est nommé « syndic » (un magistrat judiciaire) et commandant de la région de Femme Osage.
Après que le territoire espagnol dans lequel Boone s'était établi fut rendu aux Français (1800), puis vendu par ceux-ci aux États-Unis (1803), Daniel Boone perdit une fois de plus tous ses titres de propriété.
Rebecca Boone meurt en 1813.
Ses droits sur ses terres ayant été rétablis par le Congrès des États-Unis en 1814, Boone en profita jusqu'à son décès, en 1820.
Daniel Boone a été enterré près de sa ferme proche de Marthasville dans le Comté de Warren, Missouri, mais en 1845 ce qu'on pensait être ses restes et ceux de sa femme furent déplacés à Frankfort, Kentucky. Il reste une incertitude, toutefois, sur l'appartenance réelle des restes qui furent déplacés, et les deux cimetières de Frankfort, Kentucky et Old Bryan Farm, Missouri prétendent contenir sa tombe.

1755 : Naissance de Maria Antonia Josepha Johanna von Habsburg-Lothringen, plus connue sous le nom de Marie-Antoinette (1755-1793), Archiduchesse d'Autriche,

Biographie

« J'ai appris de ma mère à ne pas craindre la mort et je l'attendrai avec fermeté »
Marie-Antoinette

Fille de l'empereur des Romains François Ier, grand-duc de Toscane (de la maison de Lorraine) et de son épouse Marie-Thérèse « roi » de Hongrie et reine de Bohême, archiduchesse d'Autriche (de la maison de Habsbourg), elle naît le 2 novembre 1755. C'est la quinzieme et avant dernière enfant du couple impérial. Elle est aussitôt confiée aux ayas, les gouvernantes de la famille royale, (Mme de Brandeiss puis la sévère Mme de Lerchenfeld)sous stricte supervision de l'impératrice, qui a des idées très arrêtées sur l'éducation des enfants : hygiène sévère, régime strict, endurcissement du corps. Elle partage son enfance entre le palais de la Hofburg à Vienne et le château de Schönbrunn. Son éducation est assez négligée (plutôt elle a été élevée dans un cadre plus souple que la cour de France, près de la nature, loin de toute contrainte, à la "rousseau" presque): elle sait à peine lire à 10 ans, écrit mal en allemand, parle peu le français et encore moins l'italien — trois langues pourtant parlées couramment dans la famille impériale.

L'impératrice s'efforce déjà de marier sa fille avec l'aîné des petits-fils de Louis XV, qui a à peu près le même âge, en même temps qu'elle caresse le rêve d'unir une autre de ses filles, Elisabeth, au vieux roi Louis XV.

Quand Marie-Antoinette a 13 ans, l'impératrice douairière, désormais veuve, s'intéresse davantage à son éducation, dans le but de la marier. L'archiduchesse prend des leçons de clavecin avec Gluck, et de danse (française) avec Noverre. Quand sa mère choisit en outre deux comédiens pour des cours de diction et de chant, l'ambassadeur français proteste officiellement (les comédiens passent alors pour des personnages peu recommandables). Marie-Thérèse lui demande alors de nommer un précepteur agréé par la couronne de France. Ce sera l'abbé de Vermond, admirateur des « Lumières » et amateur de belles-lettres, qui allait réparer partiellement les lacunes de l'éducation de la jeune archiduchesse.

Le 13 juin 1769, le marquis de Durfort, ambassadeur de France à Vienne, la demande en mariage pour le dauphin. Marie Thérèse Ire accepte aussitôt. En France, le parti dévot, hostile au renversement des alliances opéré par Choiseul en faveur de l'ennemi de toujours, appelle déjà sa future dauphine « l'Autrichienne ».

Dauphine

Le 17 avril 1770, Marie-Antoinette renonce officiellement à ses droits sur le trône archiducal autrichien, et le 16 mai elle épouse le dauphin à Versailles. Le jour même des noces, un scandale d'étiquette a lieu : les princesses de Lorraine, arguant de leur parenté avec la nouvelle dauphine, ont obtenu de danser avant les duchesses, au grand dam du reste de la noblesse, qui murmure déjà contre « l'Autrichienne ». Et le soir, 132 personnes meurent étouffées dans la rue, au milieu des réjouissances publiques.

La jeune dauphine a du mal à s'habituer à sa nouvelle vie. Son mari la fuit, partant très tôt chasser (le mariage n'est consommé qu'en juillet 1773), elle peine à s'habituer à l'étiquette et au cérémonial français, elle répugne à tenir sa cour. En outre, elle est téléguidée depuis Vienne par le biais de la volumineuse correspondance qu'entretient sa mère, et du comte de Mercy-Argenteau, ambassadeur d'Autriche à Paris — comte de Mercy qui est le seul sur lequel elle peut compter, car Choiseul est tombé, moins d'un an après le mariage, victime d'une cabale montée par Mme du Barry, la toute-puissante maîtresse de Louis XV. Cette fameuse correspondance secrète de Mercy-Argenteau est une source d'information formidable sur tous les détails de la vie de Marie-Antoinette depuis son mariage en 1770 jusqu'au décès de Marie Thérèse Ire en 1780.

Reine de France

Le 10 mai 1774, Louis XV meurt et Marie-Antoinette devient reine de France et de Navarre. Son comportement pourtant ne change guère. Dès l'été 1777, les premières chansons hostiles circulent. Elle s'entoure d'une petite cour de favoris (la princesse de Lamballe, le baron de Besenval, le duc de Coigny puis la comtesse de Polignac), suscitant les jalousies des autres courtisans, multiplie les toilettes et les fêtes coûteuses, organise des séances de jeu (lansquenet et pharaon) où l'on joue gros.

Elle tente d'influencer la politique du roi, de faire et défaire les ministres, mais c'est au fil de ses humeurs et des conseils souvent intéressés de ses amis. Ainsi, en s'immisçant sur un coup de tête dans l'affaire de Guines (ambassadeur à Londres, accusé de comploter pour pousser la France à la guerre), elle fait tomber Turgot. Le baron Pichler, secrétaire de Marie-Thérèse Ire, résume poliment l'opinion générale en écrivant :

« Elle ne veut être ni gouvernée ni dirigée, ni même guidée par qui que ce soit. C'est le point sur lequel toutes ses réflexions paraissent jusqu'à présent s'être concentrées. Hors de là, elle ne réfléchit encore guère, et l'usage qu'elle a fait jusqu'ici de son indépendance le prouve assez, puisqu'il n'a porté que sur des objets d'amusement et de frivolité. »

Une véritable coterie se monte contre elle dès son accession au trône, des pamphlets circulent, on l'accuse d'avoir des amants (le comte d'Artois son beau-frère, le comte suédois Hans Axel de Fersen) ou même des maîtresses (comtesse de Polignac), de dilapider l'argent public en frivolités ou pour ses favoris, de faire le jeu de l'Autriche, désormais dirigée par son frère Joseph II. Il faut dire qu'elle a tout fait pour combattre le parti anti-autrichien, pour démettre D'Aiguillon, et rappeler Choiseul, mais sans succès. Versailles se dépeuple, fui par des courtisans dédaignés par la reine, et qui n'ont plus les moyens de soutenir les dépenses de la vie de cour.

Enfin, le 19 décembre 1778, Marie-Antoinette accouche de son premier enfant, Marie Thérèse, dite « Madame Royale ». Le 22 décembre 1781, c'est le tour d'un dauphin, Louis-Joseph. Mais cela ne sert pas forcément Marie-Antoinette, car les libelles ont vite fait d'accuser l'enfant de n'être pas de Louis XVI. Elle reprend vite sa vie de plaisir : elle surveille la construction du Hameau à Versailles, ferme miniature où la reine croit décrouvrir la vie paysanne. Le 27 mars 1785, elle accouche d'un second garçon, Louis-Charles, titré duc de Normandie.

L'affaire du Collier

En juillet 1785 éclate l'affaire du Collier : le joaillier Bohmer réclame à la reine 1,5 million de livres, pour un collier de diamants dont le cardinal de Rohan a mené les tractations, au nom de la reine. La reine insiste pour faire arrêter le cardinal, et le scandale éclate. Le roi confie l'affaire au Parlement, qui conclut à la culpabilité d'un couple d'aventurier, les prétendus comte et comtesse de la Motte et disculpe le cardinal de Rohan, abusé mais innocent. La reine, bien qu'innocente elle aussi, en sort grandement déconsidérée, surtout quand elle obtient du roi le renvoi du cardinal de Noailles et l'exil dans l'une de ses abbayes.

Marie-Antoinette se rend enfin compte son impopularité, et tente de réduire ses dépenses, notamment en réformant sa maison, ce qui déclenche plutôt de nouveaux éclats quand ses favoris se voient privés de leur charge, au grand scandale de la cour. Rien n'y fait, les critiques continuent, la reine gagne le surnom de « Madame Déficit » et on l'accuse d'être à l'origine de la politique anti-parlementaire de Louis XVI et de faire et défaire les ministres. De fait, c'est elle qui, en 1788, décide le roi à renvoyer l'impopulaire Loménie de Brienne et à rappeler Necker. Il est pourtant déjà trop tard.

La Révolution

En 1789, la situation de la reine est mauvaise. Un bruit court selon lequel Monsieur (futur Louis XVIII) aurait déposé à l'assemblée des notables de 1787 un dossier prouvant l'illégitimité des enfants royaux. La rumeur mentionne une retraite de la reine au Val-de-Grâce. L'abbé Soulavie, dans ses Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI, écrit que l'on pensait qu'elle « emporterait avec elle toutes les malédictions du public et que l'autorité royale serait par le seul fait totalement et subitement allégée et restaurée. »

Le 4 mai 1789 s'ouvrent les États généraux. Lors de la messe d'ouverture, Mgr de La Fare, qui est à la chaire, attaque Marie-Antoinette à mots à peine couverts, dénonçant le luxe effréné de la cour et ceux qui, blasés par ce luxe, cherchent le plaisir dans « une imitation puérile de la nature » (rapporté par Adrien Duquesnoy, Journal sur l'Assemblée constituante), allusion évidente au Petit Trianon.

Le 4 juin, le petit dauphin meurt. Pour éviter la dépense, on sacrifie le cérémonial de Saint-Denis. L'actualité politique ne permet pas à la famille royale de faire son deuil convenablement. Bouleversée par cet événement, et désorientée par le tour que prennent les États généraux, Marie-Antoinette se laisse convaincre par l'idée d'une contre-révolution. En juillet, Louis XVI renvoie Necker. La reine brûle ses papiers et rassemble ses diamants, elle veut convaincre le roi de quitter Versailles pour une place-forte sûre, loin de Paris. Il faut dire que, depuis le 14 juillet, un livre de proscription circule dans Paris. Les favoris de la reine y sont en bonne place, et la tête de la reine elle-même est mise à prix. On l'accuse de vouloir faire sauter l'Assemblée avec une mine, et de vouloir faire donner la troupe sur Paris.

Le 1er octobre, c'est un nouveau scandale : lors d'un banquet donné par les gardes du corps, de la Maison militaire, au régiment de Flandre qui vient d'arriver à Paris, la reine est acclamée, des cocardes blanches sont arborées, et les cocardes tricolores foulées. Paris est outré par ces manifestations monarchistes, et par un banquet donné alors que le pain manque. Le 5 octobre, une manifestation de femmes marche sur Versailles, réclamant du pain, disant aller chercher le boulanger (le roi), la boulangère (la reine) et le petit mitron (le dauphin). Le lendemain matin, des émeutiers armés de piques et de couteau pénètrent dans le château, tuent deux gardes du corps et menaçent la famille royale. Celle-ci est alors contrainte de se rendre à Paris, escortée par les troupes du marquis de La Fayette et les émeutiers. Sur le trajet, on menace la reine, et lui montrant une corde et en lui promettant un réverbère de la capitale pour la pendre.

La monarchie constitutionnelle

Le 10 octobre, Louis XVI devient roi des Français. Avec Marie-Antoinette, ils se résolvent à demander de l'aide aux souverains étrangers, le roi d'Espagne Charles IV et Joseph II, frère de la reine. Mais le roi d'Espagne répond évasivement, et le 20 février 1790, Joseph II meurt. La Fayette suggère froidement à la reine le divorce. D'autres parlent à mots à peine couvert d'un procès en adultère, et de prendre la reine en flagrant délit avec le comte de Fersen.

Breteuil propose alors, fin 1790, un plan d'évasion. L'idée est de quitter les Tuileries, et de gagner la place-forte de Montmédy, proche de la frontière. La reine est de plus en plus seule, surtout depuis qu'en octobre 1790, Mercy-Argenteau a quitté la France pour sa nouvelle ambassade aux Pays-Bas, et que Léopold II, le nouvel empereur, un autre de ses frères, élude ses demandes d'aide. Le 7 mars, une lettre de Mercy-Argenteau à la reine est interceptée et portée devant la Commune. C'est le scandale, une preuve, pense-t-on, du « comité autrichien », des tractations de la reine pour vendre la patrie à l'Autriche.

Le 20 juin, c'est l'évasion. Très vite, Paris s'aperçoit de la fuite, mais La Fayette réussit à faire croire que le roi a été enlevé par des contre-révolutionnaires. La famille royale, hors de Paris, ne se cache plus guère. Malheureusement, leur berline est en retard de plus de trois heures, et quand elle arrive au premier rendez-vous, au relais de Pont-de-Somme-Vesle, les troupes promises sont reparties, pensant que le roi a changé d'avis. Peu avant midi, la berline est arrêtée à Varennes-en-Argonne. Le maître de poste du relais précédent, à Sainte-Menehould, a reconnu le roi. Il y a un moment d'hésitation, personne ne sait que faire, et pendant ce temps, la foule accourt à Varennes. Finalement, la famille royale, sous les menaces, et dans un climat de violence sourde, est ramenée à Paris.

Après Varennes

Interrogé à Paris par une délégation de l'Assemblée constituante, Louis XVI répond évasivement. Ces réponses, rendues publiques, suscitent le scandale, et l'on réclame la déchéance du roi. Marie-Antoinette, elle, voit secrètement Barnave, qui veut convaincre le roi d'accepter son rôle de monarque constitutionnel. Le 13 septembre, Louis XVI accepte la Constitution. Le 30, l'Assemblée constituante se dissout et est remplacée par l'Assemblée législative, cependant que les bruits de guerre avec les monarchies alentour, au premier rang desquelles l'Autriche, se font plus pressants. Le peuple est alors monté contre Marie-Antoinette, on la traite de « monstre femelle » ou encore de « Madame Veto », et on l'accuse de vouloir faire baigner la capitale dans le sang. Le 3 août 1792, le manifeste de Brunswick, largement inspiré par Fersen, achève d'enflammer la population.

Le 10 août, c'est l'insurrection. Les Tuileries sont prises d'assaut, le roi doit se réfugier à la Convention, qui vote sa suspension provisoire et son internement aux couvent des Feuillants. Le lendemain, la famille royale est transférée à la prison du Temple. Pendant les massacres de septembre, la princesse de Lamballe, victime symbolique, est sauvagement assassinée, et sa tête est brandie au bout d'une pique devant les fenêtres de Marie-Antoinette. Peu après, alors que la guerre a commencé, la Convention déclare la famille royale otage. Début décembre, c'est la découverte de l'« armoire de fer » dans laquelle Louis XVI cache ses papiers secrets. Le procès est désormais inévitable.

Le 26 décembre, la Convention vote la mort. Louis XVI est exécuté le 21 janvier 1793. Le 27 mars, Robespierre évoque le sort de la reine pour la première fois devant la Convention. Le 13 juillet, le dauphin est enlevé à sa mère et confié au savetier Simon. Le 2 août, c'est Marie-Antoinette qui est séparée des princesses et conduite à la Conciergerie. Son interrogatoire commence le lendemain.

Le procès

Le 3 octobre 1793, Marie-Antoinette est décrétée d'accusation par le Tribunal révolutionnaire, mené par l’accusateur public Fouquier-Tinville. Si le procès de Louis XVI avait conservé quelques formes de procès équitable, ce n'est pas le cas de celui de la reine. Le dossier est monté très rapidement, il est incomplet, Fouquier-Tinville n'ayant pas réussi à retrouver toutes les pièces de celui de Louis XVI. Pour charger l'accusation, il imagine de faire témoigner le dauphin contre sa mère. Devant le Tribunal, le jeune garçon accuse sa mère et sa tante de l'avoir initié à la masturbation et de l'avoir contraint à des jeux sexuels. Indignée, Marie-Antoinette en appelle aux femmes de l'assistance. L’émeute est évitée de justesse. On l’accuse également d’entente avec les puissances étrangères. Comme la reine nie, Hermann, président du Tribunal, l’accuse d’être « l’instigatrice principale de la trahison de Louis Capet » : c’est donc bien un procès en haute trahison. Le préambule de l’acte d'accusation déclare également :

« Examen fait de toutes les pièces transmises par l'accusateur public, il en résulte qu’à l'instar des Messalines Brunehaut, Frédégonde et Médicis, que l’on qualifiait autrefois de reines de France et dont les noms à jamais odieux ne s’effaceront pas des fastes de l’histoire, Marie-Antoinette, veuve de Louis Capet, a été, depuis son séjour en France, le fléau et la sangsue des Français. »
Les dépositions des témoins à charge s’avèrent bien peu convaincantes. Marie-Antoinette répond qu'elle « n’était que la femme de Louis XVI, et qu’il fallait bien qu’elle se conformât à ses volontés ». Fouquier-Tinville réclame la mort et fait de l’accusée « l’ennemie déclarée de la nation française. » Les deux avocats de Marie-Antoinette, Tronçon-Ducoudray et Chauveau-Lagarde, jeunes, inexpérimentés et n’ayant pas eu connaissance du dossier, ne peuvent que lire à haute voix les quelques notes qu'ils ont eu le temps de prendre.

Quatre questions sont posées au jury : « 1. Est-il constant qu’il ait existé des manœuvres et des intelligences avec les puissances étrangères et autres ennemis extérieurs de la République, lesdites manœuvres et des intelligences tendant à leur fournir des secours en argent, à leur donner l’entrée du territoire français et à leur faciliter le progrès de leurs armes ? 2. Marie-Antoinette d’Autriche (...) est-elle convaincue d'avoir coopéré à ces manœuvres et d’avoir entretenu ces intelligences ? 3. Est-il constant qu’il ait existé un complot et une conspiration tendant à allumer la guerre civile à l’intérieur de la République ? 4. Marie-Antoinette est-elle convaincue d’avoir participé à ce complot et à cette conspiration ? »

Aux quatre questions, le jury répond oui. Marie-Antoinette est condamnée à mort pour haute trahison le 16 octobre vers quatre heures du matin. Le même jour, à midi un quart, elle est guillotinée, après avoir refusé de se confesser au prêtre constitutionnel qu’on lui a donné. Elle est enterrée au cimetière de la Madeleine, rue d’Anjou-Saint-Honoré. Son corps fut exhumé le 18 janvier 1815 et transporté le 21 à Saint-Denis.

Tombe de Louis XVI et de Marie-Antoinette d'Autriche
à la Basilique de Saint-Denis, France

1795 : Naissance de James K. Polk (1795-1849), 11 ème président des U.S.A. de 1845 à 1849.

Biographie





















James Knox Polk est né le 2 novembre 1795 à Mecklenburg County en Caroline du Nord. Son père, Samuel Polk, et sa mère, Jane Knox, sont des fermiers qui possèdent plus de cinquante esclaves. Il est l'aîné de dix enfants. La famille se déplace à Columbia alors que le jeune James a onze ans. Il fait ses études de droit à l'Université de Caroline du Nord (1818), devient juriste, avocat à Columbia et entre dans la vie politique.
Il se marie le 1er janvier 1824 avec Sarah Childress. Ils n'eurent pas d'enfant.

Carrière politique


Jeune avocat, il se tourne vers la vie politique dans l'Etat du Tennessee où il fait la connaissance d'Andrew Jackson.
James K. Polk est élu à la Chambre des représentants du Tennesse (1823-1825) puis des États-Unis de 1825 à 1839 dont il devient le président (Speaker). Il est ensuite élu Gouverneur de l'État du Tennessee (1839-1841). Il devient le candidat du Parti démocrate à l'élection présidentielle de 1844 lorsque le favori, M. Van Buren, est éliminé en raison de son opposition à l'annexion du Texas. Les délégués lui préfèrent Polk et son programme expansionniste vers l'Ouest, son désir d'annexer le Texas et d'occuper l'Oregon.
Ce programme amena les Etats-Unis à déclarer la guerre au Mexique et à annexer plus tard la Californie, le Nouveau Mexique, l'Arizona, le Nevada, l'Utah, une partie du Colorado et le Wyoming.
Le candidat Whig est, lui aussi contre l'annexion et Polk se retrouve élu avec une faible majorité. Il s'épuisera à remplir son programme au cours des quatre années de son mandat et ne profitera de sa retraite que pendant à peine trois mois.
Relativement peu connu, Polk fait une campagne vigoureuse et est finalement largement élu par le Collège électoral malgré un vote populaire à peine en sa faveur.

Sous sa présidence


En 1845 :
• 4 mars: investiture de James K. Polk en tant que onzième président des États-Unis.
• 29 décembre : Le Texas est américain.
En 1846 :
• 13 janvier: James Polk envoie 4.000 soldats sous les ordres du général Zachary Taylor à la frontière entre le Texas et le Mexique.
• 13 mai: les États-Unis déclarent la guerre au Mexique. Elle dure dix-sept mois et le général Taylor capturera la ville de Monterey, Californie et battra les armées du général Santa Anna à Buena Vista en février 1847.
• 15 juin: les États-Unis et le Royaume-Uni signent le traité de l'Oregon pour se partager le territoire de l'Oregon au niveau du 49e parallèle. James Polk signe ce compromis malgré son slogan électoral : "54°40 or Fight" qui était dirigé contre la revendication de l'Angleterre d'une partie de l'Oregon, qui se référait au parallèle situé près de 600 km plus au nord, et du fait qu'il est un fervent partisan de la "poussée vers l'Ouest" .
• 22 août: annexion du Nouveau-Mexique
En 1848 :
• 2 février: signature du traité de Guadalupe-Hidalgo entre les États-Unis et le Mexique qui perd un tiers de sa superficie dont le Nouveau-Mexique et la Californie. Le Rio Grande devient la frontière entre le Texas et le Mexique en échange d'un paiement de 18 millions de dollars. Le conflit aura coûté la vie à 25.000 mexicains et à 12.000 américains. À la fin de la Guerre entre les États-Unis et le Mexique les armées comprendront respectivement 7200 et 32000 hommes. L'armée américaine n'avait combattu que contre des tribus indiennes au cours des trois décennies précédentes et elle était composée en grande partie de récents immigrants allemands et irlandais.
• 5 décembre: le président Polk confirme la découverte d'or en Californie, il déclenche la “ruée vers l'or” de 1849.

Politique intérieure


Polk est à la tête d'un gouvernement énergique qui sépare nettement les prérogatives fédérales et celles des États. Il restaure un budget fédéral indépendant et refuse d'utiliser des fonds fédéraux pour les besoins particuliers d'un État permettant ainsi de réduire les droits de douane.
Politique concernant les droits civiques, les minorités et l'immigration
Malgré sa popularité il n'aborde pas le problème de l'esclavage en particulier concernant le statut des nouveaux États achetés au Mexique.

Politique étrangère


Polk arrive à la présidencee avec deux objectifs: régler les problèmes de frontière avec le Royaume-Uni dans le territoire de l'Orégon et avec le Mexique dans l'État du Texas et en Californie. Son slogan de campagne proposait l'extension de la frontière nord jusqu'à l'Alaska mais le compromis avec les britanniques partage le territoire de l'Orégon dont une partie deviendra le Canada. Plus au sud, le Mexique refuse l'offre d'achat de la Californie mais la guerre déclenchée sur la frontière texane leur fera perdre les territoires de Californie, du Nouveau-Mexique, de l'Arizona, de l'Utah ainsi qu'une partie du Colorado et du Wyoming, le tout pour une compensation de 15 millions de dollars. À la fin de son mandat la carte des États-Unis ressemble pratiquement à la carte actuelle.

Fin de vie

L'énorme travail accompli pendant sa présidence se paye sur sa santé. Il meurt à Nashville le 15 juin 1849, âgé de 53 ans, trois mois après la fin de son mandat alors qu'il s'est retiré dans l'État du Tennessee. Il est enterré au State Capitol Grounds à Nashville (Tennessee).
Sa femme lui survivra 42 ans et jouera un rôle pendant la guerre de Sécession en recevant dans sa maison, considérée comme terrain neutre, les dirigeants nordistes et sudistes.

1808 : Naissance de Jule Amédé Barbey d'Aurevilly,écrivain français et un journaliste au style polémique. Surnommé le « Connétable des lettres », il contribua à animer la vie littéraire française de la seconde moitié du XIXe siècle.

Biographie

Jules Amédée Barbey d’Aurevilly est né pendant une partie de whist, dans la maison de son grand-oncle, à Saint-Sauveur-le-Vicomte dans la Manche le 2 novembre 1808.
Il est l’aîné de quatre frères et élevé dans un milieu familial austère, où seuls le salon de sa grand-mère et les contes normands de la servante Jeanne Roussel frappent l’imagination du jeune Barbey. Sa mère, Ernestine Ango, est issue d’une famille de magistrats anoblis au siècle précédent tandis que par son père, Théophile, est lié à la bourgeoisie caennaise, tous deux étant très attachés à la monarchie. La légende veut que sa mère descende d’un bâtard de Louis XV qui avait donné ses lettres de noblesse à la famille Barbey. Le futur écrivain prendra un malin plaisir à ne jamais démentir cette légende. Ce qui est sûr, c’est que le milieu familial demeure viscéralement attaché à l’Ancien Régime, à ses œuvres et à ses pompes. On y porte toujours le deuil de Louis XVI, on y cultive la haine de la Révolution, on y refuse de vivre avec son siècle. Après avoir vainement tenté de le faire entrer dans une école militaire, ceux-ci placent l’enfant auprès de son oncle voltairien, Pontas du Méril, maire de Valognes. De 1818 à 1825, Barbey grandit dans ce milieu libéral et athée où il travaille à se cultiver par de fréquentes lectures.
En 1827, il monte à Paris pour terminer des études secondaires à Paris au Collège Stanislas, où il rencontre le poète Maurice de Guérin, avec qui il se lie d’une grande amitié qui sera brisée en 1839 par la mort de ce dernier, puis reçu bachelier, retourne de droit à la faculté de Caen en 1829, où il fondera une revue avec son cousin et bibliothécaire Trébutien (son premier éditeur et avec qui il échangea une importante correspondance), s’enthousiasmant pour la révolution de 1830 : « Déployons donc la bannière municipale ! Que les communes nouvelles se lèvent, comme se levèrent, au XIIe siècle, les vieilles communes françaises !... » ; il préconise le suffrage universel, entend que l’on pousse à sa conclusion « le mouvement social commencé en 89 et continué en juillet 1830 ».

Barbey obtient sa licence de droit le 22 juillet 1833, correspond avec un heureux héritage (celui du chevalier de Montressel, son grand-oncle et parrain) dont il bénéficie et qui lui procure une rente. Barbey d’Aurevilly rompt avec sa famille, qui veut le marier, en refusant de reprendre la dénomination de d’Aurevilly et s’installe à Paris.

En 1834 paraissent ses premiers articles dans La Revue de Paris. L’année suivante est celle de la rédaction d’un roman, Germaine.

Jusqu’à lors républicain et athée, Barbey finit par adhérer à un monarchisme intransigeant qui correspondait mieux à son mépris pour la médiocrité d’un siècle bourgeois et s’approprie la particule familiale en 1836.

Reçu dans des salons tels que celui de Mme de Fayet et celui de Mme de Vallon, Barbey brille par l’esprit de sa conversation. A l’époque où son frère Ernest se marie et son frère Léon prend la robe, Barbey, lui, se façonne un personnage de dandy, inspiré du modèle anglais incarné par Lord Byron et surtout par George Brummell, à qui il consacrera une étude publiée par Trébutien en 1844.

En 1837, il collabore à l’Europe, soutenant la politique de Thiers.

En 1838 commence également sa collaboration avec le journal d’opinion Le Nouvelliste, dirigé par Adolphe Thiers. Alors qu’il effectue la rencontre de Georges Sand et de Charles de Sainte-Beuve, la publication d’une de ses nouvelles, La Bague d’Annibal, n’est remarquée que par un cercle d’initiés.
Bientôt le dandy se fait également critique dans Le Moniteur de la Mode en 1843 puis avec Le Constitutionnel en 1845, le |Journal des Débats refusant sa collaboration malgré l’appui de Victor Hugo.
Paraissent dans divers périodiques l’Amour impossible, la Bague d’Annibal, les Prophètes du Passé, et le Dessous de cartes d’une partie de whist, la première Diabolique. Dès sa publication en feuilleton, Une vieille maîtresse connaît un succès et suscite une polémique qui tous deux étonnent l’écrivain ; désormais, il connaîtra rarement l’un sans l’autre. On accusa notamment Barbey d’immoralisme et de sadisme.

En 1840, il fréquente le salon de Mme de Maistre.
Aussi, las de cette existence faite d’excès et qui lui mine la santé, conscient de l’échec patent de sa carrière littéraire, Barbey se décide à changer de vie. Influencé par la lecture des écrits de Joseph de Maistre, il s’engage au service du catholicisme et fonde en 1846 la Société catholique, celle-ci se destinant à renouveler l’art religieux en France.
Il fonde le 4 avril 1847, la Revue du monde catholique, farouchement ultramontaniste, qui disparait l’année suivante.

En 1848, il publie dans le Moniteur de la mode des chroniques sur la toilette féminine signées sous le pseudonyme de Maximilienne de Syrène.
Avec l’avènement de la Seconde République, Barbey publie dans le journal La Mode une série d’articles d’inspiration ultraroyaliste. Irrité par ces excès, Louis Veuillot l’écarte bientôt du cercle des rédacteurs de L’Univers.

En 1851, Barbey fait la rencontre de la Baronne de Bouglon, qu’il surnomme son « Ange blanc ». Il séjourne chez elle en 1855. Le mariage projeté n’aura jamais lieu, mais jusque dans ses vieux jours, Barbey démultipliera les déclarations d’amour à son « éternelle fiancée ». Le dandy s’adoucit sous son influence, se réconciliant avec ses parents en 1856, retournant régilièrement à Saint-Sauveur.
L’Ensorcelée, publiée en 1852, affirme de nouveau le caractère régionaliste du romancier. Dans le journal L’Assemblée nationale, Barbey fait campagne pour le rétablissement de l’Empire.
Il défend Baudelaire en 1857, qu’il avait rencontré en 1854.
Sa mère meurt en 1858, l’année de sa rupture avec son cousin Trébutien.
En 1860 parait le premier volume des Œuvres et des Hommes, la série dans laquelle seront édités, pendant près de cinquante ans, les 1.300 articles de critique historique, politique et littéraire écrits par Barbey.

En 1862, il s’attaque à un succès d’édition programmé, le nouveau roman de Victor Hugo Les Misérables, '' cette pauvreté '' dira t-il.

Entré au journal Le Figaro en 1868, il malmène alors le directeur de La Revue des Deux Mondes, ce qui lui vaut une condamnation. Ses piques se dirige ensuite vers l’Académie française.
Le Chevalier Des Touches, préparé depuis dix ans sur la demande de Mme de Bouglon, paraît en volume en 1864, suivi de près d’ Un Prêtre Marié, qui attirera la colère de l’Eglise mais lui assure une certaine notoriété. En ces années où l’Empire se libéralise, l’écrivain poursuit son travail de critique, égratignant au passage les Parnassiens dans le revue Le Nain jaune.
En 1866 il a déjà écrit la plupart des Diaboliques qui seront éditées et mises en vente en 1874. Barbey préférera cependant les retirer de la vente peu de temps après pour éviter les poursuites judiciaires.
En 1868, Théophile Barbey, son père meurt, mettant au jour des dettes qui aboutissent à la vente des propriétés familiales à Saint Sauveur-le-Vicomte. En 1871, au moment de la Commune, il se réfugie dans son Cotentin natal. Alors que la République est proclamée, un nouvel héritage lui assure de nouveau une relative aisance financière. Barbey met celle-ci à profit pour louer, à partir de 1872, à Valognes un appartement qui sera son pied-à-terre lors des fréquents séjours effectués en Normandie dans les années qui suivent.

Les Diaboliques en 1874, mêlent un réalisme historique, enraciné dans son Cotentin d’origine, à un surnaturalisme exalté. Cette littérature de l’insolite et de la transgression, qui plonge le lecteur dans un univers surhumain. Cette édition entraîne l’auteur dans un procès pour outrage à la morale publique. Le procès qui, selon Barbey, est un prétexte à « faire payer au Romancier la rigueur du Critique », terminera en un non-lieu, mais Barbey attendra huit ans avant de rééditer l’Œuvre.
Son frère Léon meurt en 1876.

A près de soixante-dix ans, Barbey est toujours le causeur étincelant, le dandy superbe d’antan et accueille dans son modeste appartement parisien de jeunes admirateurs tels que Léon Bloy, François Coppée, les frères Goncourt, Daudet, Anatole France, Manet, Mirbeau, Paul Bourget. S’il est moins solitaire qu’autrefois, il se montre néanmoins soucieux d’éloigner ceux qui cherchent uniquement à profiter de la renommée dont il dispose maintenant. Il reste un polémiste redouté, attaquant notamment Zola, Scribe et Ernest Renan.

En 1879, Barbey rencontre Louise Read, qui deviendra sa secrétaire et qui se consacrera à l’écrivain dans les dernières années de sa vie.

Il meurt à Paris le 23 avril 1889, suite à une hémorragie, encore farouche, rêvant à de profondes solitudes, ayant dit : « Je ne veux personne à mes funérailles. » . Louise Read, légataire universelle de Barbey, mène à terme la publication des Œuvres et Les Hommes. Il est enterré au cimetière de Montparnasse, aux cotés de Maupassant. Ses restes seront transférés à Saint-Sauveur-le-Vicomte le 23 avril 1926, un an après l’inauguration du premier musée que lui consacra sa cité natale.

1815 : Naissance de George Boole (1815-1864) , logicien, mathématicien et philosophe britannique. Il est le créateur de la logique classique, fondée sur une structure algébrique définissant une sémantique, et que l'on appelle algèbre de Boole en son honneur.

Biographie



Né à Lincoln, Angleterre, le 2 novembre 1815, George Boole était le fils d'un pauvre cordonnier. Enfant, il reçut une éducation très sommaire à l'école primaire de la National Society, mais était bien déterminé à parfaire son éducation. Il tenta tout d'abord une école de Lincoln, puis une école commerciale. Son premier apprentissage des mathématiques fut cependant délivré par son père. L’intérêt de George se porta vers les langues et il reçut des leçons de latin d'un bibliothécaire local.
A l'âge de 12 ans, George Boole était devenu si fort en latin qu'il put traduire une ode du poète Horace. Son père en fut si fier qu'il en publia la traduction.

Quand il eut 16 ans, Boole devint professeur-adjoint à l'école élémentaire et, toujours intéressé par l'étude des langues, voulut entrer dans les ordres. Mais il changea d'avis en 1835 et fonda sa propre école. Quand il ouvrit cette école, Boole se mit également à étudier les mathématiques, notamment les travaux de Lagrange et Laplace. Son désir de poursuivre des études en mathématiques fut certainement motivé par la frustration que lui occasionnait l'usage de mathématiques de bas niveau pour l'éducation de ses élèves. Cette frustration amena Boole à bousculer définitivement le monde des nombres.

En 1840, cinq ans après qu'il eut commencé à étudier les mathématiques, Boole commença ses propres recherches. En 1844, la Royal Society lui conféra une médaille d’or pour un article sur le calcul des opérations. Cet honneur lui valut la reconnaissance de tous les mathématiciens anglais. Sa réputation fut grandement amplifiée en 1849 quand il publia The Mathematical Analysis of Logic (L'Analyse Mathématique de la Logique), le premier ouvrage introduisant les idées de Boole concernant la logique symbolique. L'ouvrage démontrait que la logique, déjà présentée par Aristote, pouvait être transcrite en équations algébriques. D'après Boole, "Nous n'avons plus à associer la Logique et la Métaphysique, mais la Logique et les Mathématiques".

1849 marqua un tournant décisif dans la vie de Boole, quand il fut admis comme professeur de mathématiques au Queen's College de Cork, en Irlande. Il devint professeur agrégé de mathématiques et enseigna jusqu'à la fin de sa vie. L'école fut connue plus tard sous le nom de University College Cork.

En 1854, Boole publia An Investigation of the Laws of Thought, on Which Are Founded the Mathematical Theories of Logic and Probabilities ( Une Investigation sur les Lois de la Pensée, sur lesquelles sont basées les Théories Mathématiques de la Logique et des Probabilités). Cet ouvrage contenait la suite de ses travaux précédents et le concept de ce qui fut connu par la suite comme l’algèbre de Boole. Il fut, notamment, honoré par les Universités de Dublin et d’Oxford et fut nommé Membre de la Royal Society en 1857.

George Boole travailla également sur les équations différentielles en publiant le Treatise on Differential Equations (1859) et sur le calcul des différences finies avec la parution du Treatise on the Calculus of Finite Differences en 1860. Il publia près de 50 articles et fut un des premiers à s’intéresser aux propriétés des nombres, comme la propriété de distribution, mère de l’algèbre.

Boole se maria avec Mary Everest en 1855; de cette union naquirent 5 filles. Un jour de 1864, il marcha sous la pluie de sa résidence au Collège, soit près de 3 kilomètres, et ne se changea pas pour travailler. Il mourut d'une pneumonie le 8 décembre 1864. On peut ajouter, au sujet de la mort de Boole, que sa femme, Mary Everest, croyait que le remède pouvant sauver son mari serait de même nature que le mal qui le rongeait. Aussi mit-elle Boole au lit et l’aspergea de seaux d'eau, puisque sa maladie venait du fait qu'il avait été trempé.

Aujourd'hui, les textes de Boole sur la logique symbolique sont utilisés non seulement dans l'apprentissage des mathématiques, mais également dans la théorie de l'information, la théorie des graphes, l'informatique et la recherche en intelligence artificielle.

1865 : Naissance de Warren G. Harding (1865-1923), 29 ème président des U.S.A. de 1921 à 1923.

Biographie


Warren Gamaliel Harding est né le 2 novembre 1865 près de Corsica (maintenant Bloomington Grove), Ohio. Son père, George Harding, est médecin et sa mère, Phoebe Dickerson, sage-femme. Il est l'aîné de six enfants. Il a pour héros pendant son enfance Alexander Hamilton et Napoléon.
Il est diplômé de l'Ohio Central College. A 19 ans il rachète un journal local dont il devient rédacteur propriétaire pendant cinq ans.
A l'âge de 24 ans, Harding est sujet à une dépression nerveuse et il passe plusieurs semaines dans un hôpital psychiatrique.
Le 8 juillet 1891 il se marie avec Florence Kling DeWolfe, âgée de trente ans divorcée et mère d'un enfant. Florence avait hérité l'entêtement et le sens des affaires de son père et avait poursuivi Warren de ses ardeurs jusqu'à ce qu'elle obtienne satisfaction. Son père était opposé au mariage et n'adressa pas la parole au couple pendant plusieurs années.
Leur mariage n'est pas un exemple de passion amoureuse, Harding prêtant plus d'attention au poker et aux autres femmes qu'à la sienne. C'est probablement grâce aux talents de gestionnaire de son épouse que W. Harding réussit dans l'édition.

Carrière politique

Son influence en tant qu'éditeur de journal lui permet d'être élu membre au Sénat de l'Ohio en 1900-1904, puis gouverneur adjoint de l'Ohio (1904 - 1906). Dans les deux cas, ses états de service passent relativement inaperçus et il retourne à une vie normale en 1905.
Il se présente et est élu au Sénat des Etats-Unis en 1914 où il reste sénateur jusqu'en 1921, devenant ainsi le premier sénateur en fonction à être élu président des États-Unis.

L'élection de 1920

W. Harding était quasiment inconnu hors de son État et il n'obtient la nomination en tant que candidat du Parti républicain que grâce aux manœuvres de ses amis. Questionné sur son passé pour s'assurer qu'il n'existait pas un épisode malencontreux que ses concurrents pourrait utiliser contre lui, il répond non à tout alors que ses études supérieures sont limitées, qu'il a souffert d'une dépression et passé plusieurs années en psychiatrie, que ses relations avec son épouse sont difficiles (il l'appelle "la duchesse"), qu'il était pendant longtemps l'amant de la femme d'un de ses amis et qu'il buvait de l'alcool pendant la Prohibition. L'opposition déterrera ces problèmes pendant sa présidence.
Le candidat démocrate aux élections de 1920, est le gouverneur de l'Ohio, James M. Cox (dont le co-listier est Franklin Delano Roosevelt). En fait ces élections sont un référendum en faveur ou non de la continuation de la politique progressiste de Woodrow Wilson. Le programme de Harding, de "retour à la normale", est isolationiste, centré sur les américains de souche et sur la non-intervention de l'État fédéral dans les affaires intérieures.
Pendant la campagne électorale la rumeur prétend que le trisaÏeul de W. Harding est un Noir des CaraÏbles et que d'autres noirs se cachent dans son arbre généalogique. En réponse, le responsable de sa campagne annonce que "Aucune famille de l'état de l'Ohio n'a un passé aussi clair et honorable que les Harding, des pionniers aux yeux bleux et au sang pur issus de la Nouvelle-Angleterre et de la Pennsylvanie". En privé, W. Harding admettra toutefois la possibilité qu'un de ses ancêtres ait pu franchir la barrière des couleurs.
W. Harding reçoit 61 % des suffrages populaires et 404 grands électeurs. Cox est battu avec 35 % des voix et 127 grands électeurs. Eugene V. Debs le candidat du Parti socialiste, en prison pendant le vote, obtint quant à lui 3 % des suffrages.

Sous sa Présidence

Le 4 mars 1921 Warren G Harding prête serment en tant que 29e président des Etats-Unis et prononce son discours inaugural.

Évènements de politique intérieure

La politique du gouvernement Harding est celle du laissez-faire et il reste peu de souvenirs de son action. Il crée le "Bureau du Budget" ce qui accroît les pouvoirs du président en lui donnant la responsabilité du budget fédéral global plutôt que ministère par ministère..
Pendant son mandat, W. Harding joue au golf et au poker deux fois par semaine. Bien qu'ayant voté en faveur de la Prohibition quand il était sénateur de l'Ohio, il maintient à la Maison Blanche un stock d'alcools de contrebande. Il assiste régulièrement aux matchs de baseball.

Scandales

Une fois élu W. Harding nomme de nombreux alliés et amis aux plus hautes fonctions politiques. Connus sous le nom de "gang de l'Ohio", certains d'entre eux profitent de leurs pouvoirs pour voler le gouvernement. La corruption est endémique dans le gouvernement Harding sans qu'on sache exactement si ce dernier était réellement au courant des agissements illégaux de ses amis. L'un des plus célèbres scandales est celui du Teapot Dome qui choquera le peuple américain bien des années encore après la mort de Harding. Ce scandale impliquait le secrétaire aux affaires intérieures (Albert B. Fall) qui fut finalement reconnu coupable d'avoir concédé des terres fédérales à des intérêts privés en échange de prêts personnels. En 1931, Fall devient le premier membre d'un gouvernement à être envoyé en prison.
Il n'existe pas de preuve démontrant l'implication de W. Harding dans ces affaires mais il ne semble pas qu'il ait pû les en empêcher. Harding dira: "I am not worried about my enemies. It is my friends that are keeping me awake at nights." ( Je n'ai pas de problèmes avec mes ennemis, mais ce sont mes fichus amis qui me rendent insomniaque.)
le 11 novembre 1921, Harding inaugure la Tombe du soldat inconnu au cimetière national d'Arlington. Elle contient le corps d'un soldat américain non identifié prélevé dans un cimetière français.

Évènements de politique étrangère

Harding n'a laissé aucune marque dans ce domaine. Il laisse la main à son ministre des affaires étrangères (Charles Evans Hughes) qui négocie, à la Conférence navale de Washington de 1921-1922, une limitation des flottes militaires en vue de réduire les tensions existantes entre les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon dans le Pacifique.
Harding revient à une politique plus isolationniste et nationaliste. La loi du 19 mai 1921 instaurant des quotas d'immigration en fonction de la nationalité favorise les pays d'Europe anglo-saxone au détriment de ceux de l'Est et du Sud.
Le 25 août 1921 Signature d'un traité de paix avec l'Allemagne et l'Autriche.
Le 10 janvier 1923, Harding signe le décret mettant fin à l'occupation américaine en Allemagne.

Fin de vie

En juin 1923, Harding parcourt les États-Unis accompagné de son épouse afin de rencontrer l'américain moyen et lui expliquer sa politique ("Voyage of Understanding"). Il devient le premier président américain à visiter l'Alaska. À la fin de juillet, au retour d'Alaska, W. Harding souffre d'un empoisonnement, il présente une pneumonie en arrivant au Palace Hotel de San Francisco et meurt dans la matinée du 2 août 1923, âgé de 57 ans. Les médecins militaires émirent l'hypothèse d'une crise cardiaque, mais Mme Harding refusa l'autopsie d'où les rumeurs d'attentat.
Le corps de W. Harding fut rapatrié à la Maison Blanche en l'attente de funérailles nationales.
C'est son vice-président Calvin Coolidge qui lui succède.
Un livre appelé "L'étrange mort du Président Harding" publié en 1930 émit l'idée qu'il y avait de nombreuses personnes, y compris sa femme, qui aurait pu vouloir assassiner le président mais rien ne fut jamais prouvé.
Il est enterré à Marion dans l'Ohio.

1906 : Naissance de Luchino Visconti (1906-1976), descendant de la famille noble des Visconti, est un réalisateur de cinéma italien. Il fut aussi directeur de théâtre, metteur en scène et écrivain.

Biographie



Luchino Visconti est né le 2 novembre 1906. Il est le quatrième des sept enfants de Don Guiseppe Visconti et Carla Erba, couple appartenant à la haute aristocratie milanaise (les Visconti ont régné 200 ans sur Milan), proche de la famille royale et qui outre le fait de posséder un palais à Milan, une villa sur les bords du lac de Côme, et un château près de Plaisance, connaît les joies régulières de leur loge particulière à la Scala.
Car si Luchino Visconti connaît une éducation religieuse extrêmement stricte et conservatrice, celle-ci laisse en même temps une large place à la connaissance et la pratique des Arts. Ainsi, comme le personnage de Günther dans " les damnés "(1969), Visconti apprendra très tôt le violoncelle, sa mère lui donnant les leçons d'harmonie et de contrepoint. Dès 14 ans, le jeune homme est capable de donner dans un concert public au Conservatoire de Milan, une interprétation de la Sonate en 2 temps de B.Marcello.
A cette époque, il découvre le cinéma, mais c'est avant tout le théâtre qui lui donne ses premières grandes sensations :
" Je suis né, dira t-il, avec l'odeur de la scène dans les narines. Celle privée, que nous avions Via Cerva et celle, stupéfiante de la Scala "
Les enfants Visconti montent et interprètent chez eux, différentes pièces :
"Mon rôle favori était celui d'Hamlet".
En 1924, les parents de Luchino se séparent. Bien que cette séparation (qui eut lieu semble t-il pour des raisons d'argent et des désaccords politiques, Carla Erba étant plus favorable à Mussolini) n'ait pas eu une grande importance dans l'affect de Visconti, elle lui donnera moins l'occasion de voir son père. Ce dernier, par ailleurs, apparaît comme un personnage trouble, homosexuel notoire et qui reste connu pour avoir construit un village moyenâgeux en y installant des paysans de la région, leur assurant une formation professionnelle pour que Grazzano devienne un centre artisanal. C'est aussi Don Giuseppe qui fit découvrir à son fils les œuvres de Marcel Proust. Visconti n'oubliera jamais la lecture de " A la Recherche du Temps perdu ", et son adaptation pour le cinéma, tant désirée, deviendra une obsession qu'il ne pourra pourtant jamais assouvir.
En 1926, Visconti est enrôlé dans la cavalerie à Pignerol, et si sa beauté physique, son statut social, sa richesse, font des ravages dans son entourage féminin, sa passion n'a rien à voir avec des aventures amoureuses, mais elle le porte vers le monde équestre. De retour en 1928, il commence à acheter ses premiers chevaux et ce, jusqu'en 1934 ; il fut largement connu et reconnu dans ce domaine.
Néanmoins en 1933, Visconti fait des voyages en Allemagne Nazie et en revient positivement impressionné. Il est alors loin de réaliser ce que peut représenter le fascisme aussi bien en Allemagne qu'en Italie.
Ce n'est qu'à Paris, lorsqu'il rencontre Jean Renoir par l'entremise de Coco Chanel, que commence pour lui une prise de conscience :
" Durant cette période ardente, celle du Front Populaire, j'adhérais à toutes les idées, à tous les principes esthétiques et pas seulement esthétiques mais aussi politiques. Le groupe de Renoir était nettement situé à gauche et Renoir, encore qu'il ne fut pas inscrit, était sans nul doute, très proche du parti communiste. A ce moment, j'ai vraiment ouvert les yeux, je venais d'un pays fasciste où il était impossible de rien savoir, de rien lire, de rien connaître, ni d'avoir des expériences personnelles ".
Vague assistant sur "Toni" , puis sur "Une partie de campagne" de Jean Renoir, Visconti découvre avec lui les films du cinéma soviétique, notamment un film de Serge et Georges Vassiliev, "Tchapaiev, Le chemin de la vie ", qui l'impressionna très fortement : Ce n'est guère étonnant car on y retrouve en germe des thèmes proches de ceux de Visconti, essentiellement un goût marqué pour la beauté alliée à la cruauté.
Cependant, si en 1936 Luchino Visconti apparaît sensibilisé aux idées de gauche, ce n'est qu'un début. Ce qui semble être le fait le plus déterminant à cette période, c'est sa reconnaissance et l'entière acceptation de son homosexualité, une confiance qui naît dans le contexte libertin des milieux créatifs parisiens et de sa rencontre avec le photographe H.Horst.
Très peu de temps après, de retour en Italie, Visconti va véritablement s'engager politiquement grâce au contact des gens de cinéma , il s'agit d'une revue dirigée par le fils du Duce, Vittorio Mussolini, qui paradoxalement regroupe des intellectuels de gauche et des partisans du Parti Communiste clandestin dans leur amour du cinéma. Visconti rencontre le groupe par l'intermédiaire de Renoir et de De Santis. Cette association d'écrivains, de théoriciens prônent le réalisme dans les films, un cinéma influencé par les leçons du cinéma soviétique et français. On reprend dans la littérature les critères du vérisme.
C'est à cette époque que Visconti se range aux cotés du Parti Communiste, sans en avoir la carte car il est certain que le Parti voyait d'un œil sceptique le rapprochement de ce Milanais, aristocrate et riche.
Pour d'autres, au contraire, le nom rassurant de Visconti permettait un alibi tout indiqué pour faire passer des textes polémistes et souvent écrits par d'autres.
En 1942, c'est la naissance d' "Ossessione" , la première réalisation cinéma de Luchino Visconti, après plusieurs projets refusés par la censure.
Le roman, non traduit en français et en italien, "Le facteur sonne toujours deux fois" de James Cain, fut donné à Renoir qui le transmit à Visconti. Collectivement adapté, mis en scène par Visconti, premier film néo-réaliste, "ossessione" sera abouti malgré de nombreux problèmes d'ordre financier et technique.
L'accueil public fut mitigé et le film connaîtra des interdictions nombreuses.
Alors que parallèlement on commençait à arrêter des membres de cinéma "Ossessione" devait devenir le symbole même de la rébellion antifasciste.
Le 25 juillet 1943 est la date de la chute de Mussolini. L'Italie divisée entre la République de Salo et le royaume de Badoglio, connaît la violence, les luttes clandestines, antinazies, antifascistes. Visconti s'illustre en cachant des fuyards, des clandestins, mais il est arrêté par la Gestapo. Témoin des tortures infligées à des amis, le cinéaste se servira de ces souvenirs douloureux en réalisant "Les Damnés" . Il s'en sort néanmoins et très vite c'est la fin de la guerre.
S'il reprend d'arrache pied son travail, beaucoup de projets, cependant, n'aboutissent pas : C'est au théâtre alors que Luchino trouvera son compte. En janvier 1945 il monte "Les parents terribles" de Jean Cocteau puis d'autres auteurs l'inspirent : Hemingway, Sartre, Cadwell, Achard. C'est un véritable bouleversement du théâtre qu'il propose, ouvrant l'Italie à des œuvres provenant "d'autre part". Scandales, triomphes, Visconti laisse une empreinte extraordinaire dans le milieu du théâtre.
Pendant ce temps c'est l'ascension du cinéma néo-réaliste entre 1945 et 1947.
En 1948, le Parti Communiste Italien (P.C.I.) va devoir affronter des élections déterminantes et il pense que le cinéma peut l'aider à gagner. L'idée de Visconti de se lancer dans la réalisation d'un film, inspiré du roman 'Il Malavogia" de Verga, dont l'histoire est celle d'une lutte de pêcheurs siciliens, séduit les communistes qui financent à hauteur de 6 millions de Lires le projet. "La Terre Tremble" voit le jour après de nombreuses péripéties et lors de sa présentation, le film est fort discuté : On reproche à Visconti d'avoir "donné à l'extérieur une image défavorable de l'Italie". "La terre tremble" sera donc écourté et doublé (on ne pouvait accepter la totalité des dialogues en dialecte sicilien).
Pour réaliser un troisième long métrage il accepte la proposition de Salvo d'Angeo. Il s'agit de "Bellissima" avec l'actrice Anna Magnani. Visconti enchaînera avec elle tout de suite après avec un court métrage pour un film à sketches.(NOUS LES FEMMES)
En 1952, la Lux cherche à produire un film grand spectacle et d'un haut niveau artistique. Elle décide ainsi de faire appel au cinéaste italien pour réaliser "Senso" , d'après une nouvelle de l'écrivain Boito.
A partir de cette date que Visconti collabore réellement avec Suso Cecchi d'Amico, scénariste avec laquelle il construira ses films futurs.
"senso" permet au réalisateur italien de sortir un peu du courant néo-réaliste, c'est son premier film en "costume" et il y évoque notamment l'historique défaite de l'Italie à Custozza, au profit des autrichiens en 1866. Le film est un succès public mais fait scandale, les italiens apprécient peu l'aspect "révolution trahie". Cependant aujourd'hui, plus que le caractère politique et polémiste de l'oeuvre, "senso" reste pour nous un superbe mélodrame.
Parallèlement au cinéma, Visconti travaille à la mise en scène d'Opéra. Il rencontre Maria Callas avec qui il monte "La Vestale" , "La Sonnambula " et "La Traviata" .
Certes s'il préfère davantage Verdi, il s'intéressera aussi plus tard à Strauss, Mozart, Beethoven.
En 1957 sort sur les écrans "Les nuits blanches" d'après Dostoïevski, film mineur, puis en 1960 "Rocco et ses frères".
Ce dernier est une chronique familiale d'immigrés du sud à Milan et rappelle Verga. Même si on célèbre Visconti pour être retourné aux sources du néo-réalisme, il fait scandale pour la cruauté qui se dégage du film.
Au même moment, le livre de Tomasi di Lampedusa, "Le Guepard" , publié deux ans plus tôt, remuait encore le monde littéraire. La fameuse phrase du vieux Prince Salina, "Il faut que tout change pour que rien ne bouge", résonnait comme une leçon cynique en face des tumultes politiques de la vie italienne. Visconti s'est senti proche de ce personnage aristocrate, décadent et lucide. Il décide, par conséquent, d'adapter le roman en 1963. "le guepard" restera son film le plus célèbre, consacrant Alain Delon, confirmant Burt Lancaster.
Suivent dans sa filmographie, "Sandra" (1965), une sorte d'Electre moderne, puis "L'Etranger" (1967) adapté de Camus, que le cinéaste considère comme raté et qui aujourd'hui est pratiquement invisible.
Entre 1969 et 1973, outre

Ephéméride

Publié le 01/11/2007 à 12:00 par monptitrefugesecret
Ephéméride
Jeudi 1er novembre 2007
305e jour de l'année
60 jours restants
44e semaine


FÊTES DU JOUR

Aujourd'hui, nous fêtons les Harold аinsi quе lеs Mathurin.
Fêtes et prénoms bretons : Grаlοn еt Hollsent.


Célébrations :

• La Toussaint (jour férié)

On confond très souvent la fête de tous les saints , le 1er novembre et la fête des morts , le 2. Des coutumes déjà vieilles montrent que la tendance à faire de la Toussaint une fête des morts était plus ancienne que le Concordat qui ne garda pas le 2 novembre comme jour férié .
C'est la visite aux tombes qui est le rite prénominant , observé massivement quelle que soit la confession, et même en l'absence de confession .
La décision de fixer le 2 novembre comme jour des morts remonterait à Cluny et aurait été établi par l' Abbé Odilon entre 998et 1048.
Ce n'est pas une fête liturgique au même titre que la Toussaint . Elle demeure plutôt une coutume , une tradition , qui trouve son origine dans la spiritualité monastique , médiévale et ses rites dans le désir de fleurir ses tombes au moins 1 fois l'an .

Les pays suivants célèbrent leur fête nationale :

Nom République Démocratique Populaire d'Algérie -
Jumhuriya al-Jazairiya ad-Dimuqratiya ash-Shabiya
Drapeau
Capitale Alger
Monnaie Dinar
Langue officielle Arabe - Français (administrativement)


Algérie : Anniversaire de la Révolution (1954)

Nom Etat d'Antigua et Barbuda - State of Antigua and Barbuda
Drapeau
Capitale Saint John's
Monnaie Dollar caraîbes
Langue officielle Anglais

Аntiguа-еt-Bаrbudа : Jοur dе l'Indéреndаnсе (1981)


CITATION DU JOUR

« L'explication du malheur de bien des gens, c'est qu'ils ont le temps dе sе dеmаndеr s'il sοnt hеurеux οu s'ils nе lе sοnt раs. »
Georges Bernard Shaw



DICTON DU JOUR

La Toussaint venue , laisse là ta chance .


PROVERBE DU JOUR

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ANNIVERSAIRES DU JOUR



0846 : Naissance de Louis II, dit le Bègue (846-879), roi de France de 877 à 879,

Biographie

Fils de Charles II le Chauve et d’Ermentrude, Louis II le Bègue (dit aussi le Fainéant) est né en 846. Il est le seul survivant des enfants de Charles le Chauve à la mort de son père, contre lequel il s’est révolté, dans sa jeunesse, pour obtenir la royauté d’Aquitaine (867). Maladif, affligé par son bégaiement, il a 31 ans quand il accède au trône. L’aristocratie profite de sa faiblesse pour lui arracher d’importantes concessions qui annoncent la féodalité. Il laisse les évêques, notamment Hincmar gouverner à sa place.
D’une première épouse, Ansgarde, qu’il a répudié sur ordre de son père, il a eu deux fils, Louis et Carloman, qui seront ses successeurs sur le trône. Alors qu’il s’apprête à partir en expédition contre les contes de Poitiers et du Mans, rebelles à son autorité, il meurt, après deux ans de règne misérable, le 8 avril 879 à Compiègne, laissant sa seconde épouse Adélaïde, enceinte d’un fils qui, lui aussi, sera roi : Charles, dit le Simple.
Sacré et couronné à Compiègne, le 8 décembre 877 par Hincmar, archevêque de Reims – sacré et couronné de nouveau au concile de Troyes par le pape Jean III, le 7 septembre 878.



1500 : Naissance de Benvenuto Cellini (1500-1571), artiste de la Renaissance italienne, orfèvre et sculpteur florentin.

Biographie


Benvenuto Cellini se signala par sa bravoure, pendant le siège de Rome (1527), en défendant le château Saint-Ange, assiégé par le connétable de Bourbon, qu'il tua, dit-on, lui-même d'un coup d'arquebuse. Son travail lui vaut l'amitié des grands de son temps, des Médicis à François Ier. Cette protection lui permet d'échapper à la condamnation que ses frasques et son goût notoire pour les jeunes gens ne manquent pas de faire planer sur lui. François Ier l'attira en France. Il y séjourna entre 1540 et 1544 où il va connaitre une vrai gloire. Il le fit travailler pour le château de Fontainebleau et le combla de bienfaits. Cellini exécuta en marbre plusieurs figures et en jeta quelques-unes en fonte. Parmi ces dernières on remarque un groupe de Persée qui coupe la tête de Méduse; et parmi les premières, un Christ pour la chapelle du palais Pitti. Un incomparable christ en ivoire de 93 centimètres qui lui est attribué a été exposé de 1968 a 1995 année ou il fut volé, en la collégiale Notre Dame de Grâces de SERIGNAN dans l'Hérault. Don du pape de NAPOLEON Pie VII au cardinal ISOARD DE VAUVENARGUES cette oeuvre est classée au patrimoine historique et recherchée. Cellini finira sa vie en Italie au service des Médicis entre autre. Mais il est surtout célèbre pour ses œuvres d'orfèvrerie et de ciselure, qui sont devenues fort rares et qui sont sans prix. Une célébration nationale a été rendue en France a CELLINI en l'an 2000.
On a de lui un Traité sur la sculpture et la maniere de travailler l'or, Florence, 1568 (trad. en français par E. Piot, 1843), et de curieux Mémoires sur sa vie initulés "Vie de Benvenuto Cellini par lui même", qui ont été trad. en franc, par André-Philippe Tardieu de Saint-Marcel, 1822, et par Léopold Leclanché, 1846. Il est le premier humaniste à publier une autobiographie qu'il titre où il raconte non sans vantardise sa vie aventureuse. Il a le souci de laisser une trace dans l'histoire de l'art et œuvrera toujours dans ce sens après que Vasari ne lui consacre pas un article dans son encyclopédie des artistes italiens de son temps.

Œuvres

sculpture




Persée tenant la tête de Méduse (1545?). Florence, loggia del Lanzi.
Ce bronze monumental est une prouesse technique exceptionnelle, que Cellini raconte dans ses mémoires. En effet, la technique de fonte des bronzes de grande taille était perdue depuis l'antiquité, et des bronzes équestres comme le Marc-Aurèle étaient devenus des énigmes techniques.
De plus, malgré sa taille, cette sculpture présente la particularité de ne pas présenter d'angle mort, tous les points de vue sont harmonieux.
Nymphe de Fontainebleau, bronze, Musée du Louvre, Paris
Narcisse, marbre, Musée du Bargello, Florence.
Cosimo I de Medici, bronze, Musée du Bargello, Florence
Ganymède et l'Aigle. Florence
Satyre, 1542, J. Paul Getty Museum, Los Angeles
Alessandro de' Medici, 1510-1537, Premier duc de Florence 1532, 1500-1571, National Gallery of Art, Washington D.C.
Pégase sur la Fountaine Hippocrene, 1537/1547, National Gallery of Art, Washington D.C.
Saints Cosmos et Damien, 1500/1571, National Gallery of Art, Washington D.C.

Orfèvrerie


Neptune et Amphitrite. Salière en vermeil et émaux. Vienne, Kunsthistorisches Museum. Elle fut réalisée pour François 1er, roi de France Estimation de 35 à 50Millions d'Euros en 2006. Elle a été volée par un voleur amateur sans préparation en mai 2003 et récupérée en 2006 peu abimée.

1636 : Naissance de Nicolas Boileau-Despréaux (1636-1711), avocat, poète, historiographe officiel de Louis XIV et académicien.

Biographie


" Avant donc que d'écrire, apprenez à penser. (l'Art Poétique)"


Homme de loi


Nicolas Boileau-Despréaux est d'origine parisienne: son père, qui exerce les fonctions de greffier an Parlement, est un représentant typique de la petite bourgeoisie parlementaire. Après avoir étudié quelque temps la théologie, Boileau s'initie au droit. Peut-être subit-il l'influence parternelle. En fait, il suit une voie empruntée par de nombreux futurs écrivains de l'époque: l'apprentissage de l'argumentation et de l'art oratoire semble alors constituer une bonne initiation à la littérature. En 1656, le voici avocat. Il ne le restera pas longtemps: dès l'année suivante, il abandonne cette profession, après avoir recueilli le solide héritage que lui laisse son père.

Homme de lettres

Boileau peut alors se consacrer en toute quiétude à la littérature. Il fréquente les grands écrivains de son temps, hante les salons à la mode. Il écrit beaucoup, lit en public ses compositions. Dans un premier temps, il se dispense de les faire publier: ce n'est qu'en 1666 que paraît sa première œuvre, les Satires. Jusqu'en 1684, les publications se succéderont. Les différents livres des Satires, des Épîtres, de l'Art poétique et du Lutrin s'accumuleront. Les jugements portés sur la littérature se préciseront: peu à peu, Boileau apparaîtra comme le grand législateur du classicisme.

Homme de cour

Dans le même temps, Boileau essaie de se faire une place à la cour. Il y réussit, et gagne bientôt les faveurs du roi: ses efforts pour établir les règles de l'écriture ne vont-ils pas dans le sens de la volonté de Louis XIV de tout régler, de tout normaliser? Dès 1674, Louis XIV lui accorde une pension de deux mille livres. En 1677, il le désigne, au côté de Racine, comme historiographe, fonction qui consistait à élaborer une histoire officielle des événement contemporains. En 1684, il le fait élire à l'Académie française.

Homme de foi

Après 1684, l'activité littéraire de Boileau se réduit considérablement. Il publie encore quelques Épîtres et quelques Satires. Lors de la querelle des Anciens et des Modernes, il intervient et se pose en ferme défenseur des auteurs de l'Antiquité. Mais son intérêt se tourne désormais vers la religion. Acquis aux idées jansénistes, il s'élève violemment contre le laxisme des jésuites. C'est donc en homme de foi qu'il meurt à Paris à l'âge de soixante-quinze ans.

Gros plan sur les Satires (1666-1716)

Une partie importante de l'œuvre de Boileau est d'inspiration satirique. Reprenant la tradition antique qui avait déjà influencé Régnier au début du XVIIe siècle, Boileau s'attaque aux vices et aux ridicules de son temps.
Si son expression manque souvent de poésie, elle possède des qualités indéniables de verve et de violence et joue habilement sur les effets de contraste: Boileau s'amuse, en particulier, à parodier le style épique, en l'appliquant à des sujets prosaïques, selon les procédés de ce qu'on appelle l'héroï-comique.
Cet esprit se développe plus particulièrement dans les Satires: au nombre de douze, elles furent composées de 1665 à 1705 et publiées de 1666 à 1716. En près de quarante ans de rédaction, l'évolution est apparente: de la dénonciation des ridicules des comportements, Boileau passe à une réflexion plus profonde sur l'homme, pour enfin aborder les problèmes religieux.

Gros plan sur les Épîtres (1670-1698)

Avec les Épîtres, Boileau, cet inconditionnel des Anciens, reprend la tradition de la lettre littéraire que les auteurs de la Rome antique utilisaient pour livrer leur avis ou leur impression sur les sujets les plus divers. Il y prolonge la tonalité satirique. Souvent violente, comme dans l'Épître II qui dénonce la manie des procès ou dans l'Épître XII qui, à nouveau, s'en prend aux jésuites, la satire est parfois plus légère, plus diffuse, comme dans l'Épître VI qui fait l'éloge du calme de la campagne et déplore l'agitation de la ville.


Gros plan sur l'Art poétique (1674)

C'est dans l'Art poétique que figure l'essentiel du message critique de Boileau. La construction de cet ouvrage est rigoureuse et symétrique. Les chants I et IV sont consacrés à des considérations générales: le chant I définit les grandes règles de l'écriture, tandis que le chant IV analyse le comportement de l'écrivain. Ils encadrent les chants II et III qui contiennent des études plus particulières: le chant II se penche sur les formes littéraires mineures, comme l'ode ou le sonnet, et le chant II envisage les grands genres, la tragédie, l'épopée, la comédie.

Boileau et la critique littéraire

La satire est au centre de l'œuvre de Boileau. Mais il s'est intéressé à un autre domaine, tout aussi important et qui a grandement contribué à sa réputation, celui de la critique littéraire. Il est resté comme le législateur du classicisme. Il n'est pas l'inventeur, loin de là, de la doctrine, mais il a eu le mérite d'en codifier les règles. Dans une grande partie de son œuvre, il se consacre à cette tâche, prodigue ses conseils, dégage les impératifs à respecter. C'est un véritable art d'écrire qu'il propose. C'est le théoricien qui apparaît alors. Mais il se souvient aussi de ses talents de satirique qui éclatent dans la violence des reproches ou dans la dénonciation des fautes de style et de goût.

1661 : Naissance de Louis de France, dit le "Grand Dauphin"(1661-1711), 1er fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche.

Biographie


Fils aîné de Louis XIV et de Marie-Thérèse d'Autriche, il eut pour gouverneur le duc de Montausier et pour précepteur Bossuet, épaulé par Pierre-Daniel Huet. Il fut un élève appliqué, mais reçut une éducation qui lui apprit davantage l'obéissance à son père que de réfléchir au gouvernement du royaume. Ses précepteurs en revanche lui transmirent le goût des antiquités (médailles, inscriptions, sculpture). Monseigneur le Grand Dauphin avait commencé à collectionner vers 1681, il avait alors vingt ans, et outre les porcelaines, il appréciait particulièrement les gemmes. Il était secondé en la matière, depuis 1680 jusqu'à son décès, par son conseiller le fameux orfèvre Philippe van Dievoet dit Vandive (1654-1738), officier de la Garde-Robe du Roi, attaché à la personne du Dauphin.
Il épousa Marie Anne Christine de Bavière le 7 mars 1680 et l'aima tendrement, bien qu'elle eût assez mauvais caractère. Ils eurent comme enfants :
Louis (6 août 1682 † 19 février 1712), duc de Bourgogne ;
Philippe (19 décembre 1683 † 9 juillet 1746), roi d'Espagne sous le nom de Philippe V ;
Charles (31 juillet 1686 † 5 mai 1714) duc de Berry.
Devenu veuf en 1690, il épousa secrètement en 1695 Marie-Émilie de Joly de Choin (1670-1732), dame d'honneur de la princesse de Conti, réputée l'une des femmes les plus laides de la Cour mais dotée, selon la princesse Palatine, d'une poitrine énorme. Il n'eut pas d'enfants de cette seconde union.
Il se signala par sa bravoure au combat, notamment pendant la guerre de Succession d'Espagne.
Il mourut de la petite vérole en 1711 à l'âge de cinquante ans, quelques années avant son père.

1911 : Naissance d' Henri Troyat (1911-2007) de son vrai nom Lev Aslanovitch Tarassov , écrivain français , et académicien .Prix Goncourt 1938 pour son roman " L'araignée ".

Biographie


« Il y a un tel abîme entre ce que la main a écrit et ce que l’esprit a rêvé »
Henri Troyat
Henri Troyat naquit à Moscou, le 1er novembre 1911. Au moment de la révolution, son père, qui occupait une situation en vue dans le commerce, fut obligé de s’enfuir, et toute la famille entreprit un long exode qui le mena, tout enfant, de Moscou au Caucase (où ses parents possédaient une vaste propriété), du Caucase en Crimée, puis, par la mer Noire, à Constantinople, à Venise et enfin à Paris, où il arriva en 1920. Il fit toutes ses études en France, au lycée Pasteur, à Neuilly. Licencié en droit, il devint rédacteur à la préfecture de la Seine.
Entre-temps, ayant été naturalisé français, il partit pour accomplir son service militaire à Metz. Il se trouvait encore sous l’uniforme quand fut publié son premier roman, Faux jour. Ce livre obtint, en 1935, le Prix du Roman populiste.
Rendu à la vie civile, il entra à la préfecture de la Seine, au service des Budgets. Le temps que lui laissaient ses occupations administratives, il l’employait à écrire. Coup sur coup parurent en librairie : Le Vivier, Grandeur nature, La Clef de voûte. En 1938, le prix Max Barthou, décerné par l'Académie française, couronne l'ensemble de son oeuvre et son nouveau roman, 'L' Araigne', reçoit le prix Goncourt. Travaillé par les récits de ses parents et les bribes d'une enfance moscovite, Henri Troyat signe des sagas romanesques 'Tant que la terre durera' en 1947, 'Les Semailles et les moissons' en 1953, 'La Lumière des Justes en 1958 ou des oeuvres à caractère documentaire comme 'La Vie au temps du dernier Tsar' en 1959. Bien que grand admirateur de Flaubert et de Zola, il retrace la vie de ses compatriotes comme Dostoïevski, Pouchkine, Tolstoï, et enfin Tchekhov en 1984... Il signe encore des chefs-d' oeuvre comme 'Viou', 'Aliocha', 'Marie Kapovna', 'Youri', 'A demain, Sylvie' et, malgré sa grande popularité, dit 'trembler comme un débutant' à chaque nouvelle publication. Jusqu'à la fin de sa vie, Henri Troyat écrit sans cesse, surtout sur cette Russie de 'conte de fées'. Alors il publie encore 'Le Défi d'Olga', 'La Ballerine de Saint-Pétersbourg' en 2000, 'La Baronne et le musicien' en 2004, puis son dernier roman, 'La Traque' en 2006.
Il a été élu à l’Académie française le 21 mai 1959, au fauteuil de Claude Farrère (28e fauteuil).
Il s'éteint paisiblement et presque centenaire le 2 mars 2007 à Paris.

1939 : Naissance de Bernard Kouchner , médecin , co-fondateur de Médecins-Sans-Fronti-res Médecins du Monde , homme politique français .

Biographie


Origines , études et famille
Né le 1er novembre 1939 à Avignon, dans le Vaucluse , Bernard Kouchner mène une vie militante, qui le conduit du PCF, au début des années 1960, au PS, au PRG avant de revenir au Parti socialiste.
Il a publié divers ouvrages dont Dieu et les hommes, en collaboration avec l'abbé Pierre, fondateur des communautés Emmaüs.
Il est le père de 4 enfants : Julie, Camille et Antoine sont issus de sa première union, avec Évelyne Pisier, professeur de droit, et Alexandre de la deuxième, avec Christine Ockrent, journaliste.

L'engagement humanitaire sur fond de politique

En mai 1968, il est l'animateur du comité de grève de la faculté de médecine de Paris. Il part ensuite au Biafra avec le Secours médical français (SMF) qu’il contribue à transformer en Médecins sans frontières (MSF), en 1971. Après avoir participé avec Emmanuel d'Astier à la création du journal l'Événement, il collabore régulièrement avec le magazine Actuel tout au long des années 70. En 1979, il entre en conflit à la tête de l’organisation humanitaire avec Claude Malhuret et quitte définitivement MSF pour fonder Médecins du monde. Il met ses pas dans ceux des grands reporters, et s'affiche de plus en plus dans les médias, notamment aux journaux télévisés, ce qui lui vaut de nombreuses critiques, notamment après ses interventions humanitaires en Somalie (décembre 1992). Il est certainement un des French doctors les plus célèbres, en raison de ses engagements humanitaires et sa forte présence médiatique.
Il a mené campagne dans les institutions internationales pour la reconnaissance du droit d'ingérence, notion développée à l'origine par Jean-François Revel. Il entre au gouvernement français comme secrétaire d'État en 1988, puis ministre de la Santé et de l’Action humanitaire (1992-93).

Responsabilités nationales et internationales

Bernard Kouchner, ministre de la Santé

Il a créé, en 1993, la Fondation pour l’action humanitaire. Bien que n’étant pas membre du PS, il est élu en 1994 sur la liste européenne de Michel Rocard et adhère, sur les traces de Bernard Tapie, en 1995 au Parti radical de gauche (PRG) dont il devient porte-parole. Il s’est prononcé, à titre personnel, en faveur de la réforme Juppé de la Sécurité sociale. Il préside l'association Réunir et est à la fois proche de Michel Rocard et de Lionel Jospin. Il se présente à diverses reprises (en 1988 dans le Nord, en 1994 en Moselle, 1996 législatives partielles à Gardanne) aux élections législatives, sans succès. Il adhère au PS le 6 octobre 1998.
Bernard Kouchner a administré le Kosovo en tant que Haut représentant de l'ONU de juillet 1999 à janvier 2001. Cette mission faisait suite au vote de la résolution 1244 du conseil de sécurité qui autorisait l'établissement d'une autorité « administrative internationale civile ». Dans un pays ravagé par la guerre, Bernard Kouchner est chargé de diriger quatre secteurs d'activité qui sont : l'assistance humanitaire, l'administration civile, l'économie, et l'élaboration d'institutions démocratiques. Bernard Kouchner a l'occasion de mettre en application ses théories.
Fidéle à son mandat, il laisse le champ libre aux forces albanaises, , certaines de ses accusations contre les Serbes s'étant révélées être fausses, comme le prouveront les journalistes Jacques Merlino et Michel Collon.
Malgré ses états de service, sa notoriété et son expérience, Bernard Kouchner a par la suite été un candidat malheureux à différents postes à hautes responsabilités au sein des Nations Unies : Haut Commissaire aux Réfugiés (HCR) en 2005 et directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2006.

Engagements politiques récents

Bernard Kouchner, le 17 mai 2006.

Début 2003, il s'est prononcé favorablement à une mobilisation internationale pour le départ de Saddam Hussein de l'Irak résumée par la position : « ni la guerre ni Saddam » , affirmant que l'ingérence contre les dictatures doit être globale . Bernard Kouchner est par ailleurs très critique sur la gestion et l'administration américaine à qui il reproche de ne pas avoir tenu compte des enseignements du passé.
En 2004, il est cité par André Glucksmann dans le magazine américain Time comme l'une des 100 personnalités influentes du monde pour avoir « au nom des droits de l'homme, approuvé l'intervention américaine en Irak ». C'est d'ailleurs à peu près au même moment qu'il se rapproche du think tank le Cercle de l'Oratoire. La revue Le Meilleur des Mondes fondée par le cercle a publié un entretien exclusif intitulé: "Rejeter en bloc le libéralisme, c’est assurer son triomphe" dans lequel le futur Ministre des Affaires étrangères n'hésitait pas déjà à bousculer les idées reçues .
Bernard Kouchner est longtemps resté à l'écart de la vie politique d'appareil du parti socialiste et se permet des prises de position publiques non orthodoxes vis-à-vis de son propre camp politique : militant socialiste, il est favorable à certaines mesures conduites par la droite comme le contrat nouvelle embauche, ou l'ouverture du capital d'EDF. Il se décrit lui-même comme un militant de gauche de tendance sociale-démocrate.

Élection présidentielle de 2007

Le 11 janvier 2006, il se dit « candidat à des primaires à l'italienne » pour l'élection présidentielle de 2007.
En décembre 2006, Bernard Kouchner a indiqué qu'il se verrait bien ou pourquoi pas dans un gouvernement d'union nationale si Nicolas Sarkozy était élu, tout en réaffirmant sa fidélité au Parti socialiste.
En février 2007, il rejoint l'équipe de campagne de la candidate socialiste Ségolène Royal tout en prônant l'ouverture politique comme la propose François Bayrou. Dans cette logique, et suite à l'appel de Michel Rocard pour un accord PS-UDF, il prend position pour un rapprochement avant le premier tour entre Ségolène Royal et François Bayrou, dans une interview accordée au Journal du dimanche du 15 avril 2007

Ministre des Affaires Etrangères et Européennes

Le 18 mai 2007, bien que membre du parti socialiste, il accepte finalement de participer au gouvernement François Fillon en tant que ministre des Affaires étrangères et européennes. Le PS, par la voix de son premier secrétaire, a aussitôt précisé qu'une procédure d’exclusion à son encontre sera enclenchée rapidement. François Hollande s'est exprimé en ces termes: Bernard Kouchner « est exclu de fait aujourd'hui. C'est automatique, comme lorsqu'on se présente contre un candidat désigné par son parti. Bernard Kouchner va être solidaire de ce gouvernement. Il va donc soutenir la droite contre les candidats socialistes aux législatives. » .
Bernard Kouchner a signé un article intitulé « Pourquoi j'ai accepté » et publié dans l'édition datée du 20 mai 2007 du journal Le Monde, où il s'explique sur son ralliement à un gouvernement de droite en se revendiquant social-démocrate .
À 67 ans, il est le doyen de ce gouvernement dont la moyenne d'âge est de 53 ans.
Le 19 août 2007, il se rend en Irak pour un voyage officiel de trois jours. Le ministre est le premier haut responsable français à y aller depuis l'invasion américaine de mars 2003, à laquelle la France s'était opposée. Il y rencontre des représentants de toutes les communautés, y compris celle des Catholiques chaldéens, et suggère une piste de travail [qui] pourrait être un partenariat entre trois "piliers" : "Les Américains parce qu'ils sont là, un gouvernement irakien peut-être un peu plus habile que celui qui existe actuellement et les Nations unies avec une présence élargie". A cette occasion, il formulera des excuses au gouvernement irakien pour avoir proclamé dans le pays qui l'invitait: Beaucoup de gens pensent que le premier ministre devrait être changé. Mais je ne sais pas si cela va se produire, parce qu'il semble que le président (George W.) Bush est attaché à M. Maliki. Mais le gouvernement ne fonctionne pas. [13].
Bernard Kouchner déclare le 16 septembre 2007 que la crise du nucléaire iranien impose de « se préparer au pire » qui est « la guerre »

1943 : Naissance de Salvatore Adamo, chanteur compositeur francophone,

Sous des airs d'éternel jeune homme timide et un peu désuet, ce Belge d'origine sicilienne est une véritable star de la chanson française. Depuis ses débuts dans les années 60, il a vendu 90 millions d'albums dans le monde entier. Si la France le regarde d'un oeil parfois moqueur, le Japon adule ce représentant d'une certaine chanson classique et romantique.

Biographie

Salvatore Adamo est né en Sicile, dans la petite commune de Comiso, le 1er novembre 1943. Il restera fils unique pendant ses sept premières années. Son père Antonio est puisatier, et sa mère Concetta femme au foyer. En 1947, Antonio trouve un emploi de mineur en Belgique. Après Antonio en février, Concetta et son fils émigrent en juin pour la ville de Ghlin, puis de Jemappes. En 1950, Salvatore est atteint d'une violente méningite qui le cloue au lit pendant près d'une année. Quant à sa scolarité, elle a pour cadre la très stricte institution des Frères des Ecoles chrétiennes. Ses parents veulent éviter à leur fils un avenir de mineur et font tout pour lui offrir des études. Salvatore est un élève solitaire et travailleur.
Entre 1950 et 1960, la famille Adamo s'agrandit de sept enfants.


Concours

Au cours des années 50, l'adolescent se révèle doué d'une voix particulière et se passionne pour le chant. Ses parents regardent d'abord cette passion d'un œil méfiant. Salvatore se présente à divers concours locaux jusqu'au jour où la station de radio Radio Luxembourg organise un grand radio crochet (concours radiophonique) au Théâtre Royal de Mons, près de chez lui. En décembre 1959, il concoure donc avec une chanson de sa composition, "Si j'osais". Après avoir échoué aux éliminatoires, un membre du jury repêche le jeune chanteur. C'est ainsi que Salvatore Adamo remporte brillamment le concours. Pour la petite histoire, sa plus jeune sœur naît le jour même de la diffusion du titre sur l'antenne de Radio Luxembourg dans les premiers jours de 1960.
Très vite, Salvatore sort un premier 45 tours, mais le succès est faible. Le jeune homme découragé pense reprendre ses études mais c'est sans compter sur l'opiniâtreté d'Antonio Adamo qui décide de prendre en main la destinée de son fils. Ensemble, ils partent pour Paris et commencent à démarcher salles de spectacle et labels. Après quatre disques passés inaperçus, Salvatore rencontre un premier succès en 63 avec "Sans toi ma mie", un titre romantique et très classique aux antipodes du courant yéyé (mélange de rock'n'roll américain et de variété française) qui fait fureur à l'époque. A partir de là, tout va très vite. Le jour de ses 20 ans, il passe sur la scène de l'Ancienne Belgique à Bruxelles. Puis, il fait la première partie de Cliff Richard et des Shadows dans la célébrissime salle de l'Olympia à Paris.


Envolée

Un an plus tard, c'est en vedette qu'il retrouve l'Olympia pour une soirée unique et triomphale le 12 janvier 1965. Dès septembre, c'est un mois qu'Adamo passe sur la scène du célèbre music-hall. Auteur et compositeur de la plupart de ses titres - double casquette pas si courante chez les jeunes artistes de l'époque -, il est désormais une véritable vedette dont les 45 tours se vendent par milliers. Son profil de jeune homme sage et ses chansons charmantes font de lui un chanteur un peu à part qui plaît à tous les membres de la famille. Indéniablement doué pour l'écriture et bon musicien, celui qu'on appelle maintenant Adamo aligne les succès : "Tombe la neige" en 63, "Vous permettez Monsieur" en 64, "Les Filles du bord de mer" et "Mes mains sur tes hanches" en 1965. De plus, il entame de longues tournées à l'étranger qui remportent un triomphe sans précédent. C'est surtout au Japon que Adamo devient une star adulée. Aujourd'hui encore, le pays du Soleil Levant est très fidèle au chanteur qui, chaque année, réserve quelques récitals à ses admirateurs nippons. Sa popularité au Japon démarre en fanfare avec l'accueil incroyable réservé au titre "Tombe la neige" qui s'installe 72 semaines en tête des hit-parades ! Ce titre demeure d'ailleurs un immense tube puisque dans la lignée de "Comme d'habitude" de Claude François ou de "Et maintenant " de Gilbert Bécaud, près de 500 reprises en seront faites à travers le monde en l'espace de 30 ans.
Adamo voyage énormément et enregistre ses titres en de nombreuses langues dont l'anglais, l'espagnol, l'italien, l'allemand et le néerlandais. Malheureusement, c'est en pleine gloire que le jeune artiste apprend le décès par noyade de son père le 7 août 1966.


Engagements

Adamo ne s'installe pas dans un répertoire exclusivement romantique. Lorsqu'éclate la Guerre des six jours entre Israël et l'Egypte en 1967, il écrit un célèbre texte évoquant l'événement, "Inch'Allah". Très souvent au cours de sa carrière, il abordera de nombreux sujets d'actualité parfois très brûlants (l'Union Soviétique, l'Espagne franquiste, le Liban, la Bosnie, ...).
A la fin des années 60, Adamo épouse Nicole et en 69, naît leur fils aîné Anthony.
Infatigable travailleur, Adamo traverse les courants et les modes sans jamais trébucher. Il tourne constamment et remplit parfois d'immenses salles à l'étranger. Il a même le privilège de chanter plusieurs fois sur la scène new-yorkaise du Carnegie Hall. En 1971, il se lance dans la production avec succès puisqu'il permet à Gilbert Montagné d'enregistrer son premier tube, "The Fool". Avec "C'est ma vie" en 1975, il signe lui-même un de ses titres phares.
Au début des années 80, naissent Benjamin puis Amélie. Cependant, Adamo continue de travailler à un rythme effréné. S'il n'est plus aussi populaire, ses apparitions continuent d'attirer un large public. Du 2 au 13 mai 1983, il monte pour la dixième fois sur la scène de l'Olympia. De plus, ses passages à l'étranger rassemblent des foules bien plus nombreuses qu'en Europe. Au Chili, c'est devant 30.000 personnes qu'il chante, et au Japon, sa popularité est intacte. Ses disques se vendent par millions. Le travail incessant finit pourtant par coûter cher au chanteur lorsqu'en mai 1984, il est victime d'un sérieux accident cardiaque. Il subit en juillet un pontage coronarien qui l'oblige à cesser toute activité pendant de nombreux mois.


Nostalgie

Après ses problèmes de santé et de longues périodes en tournée à l'étranger, Adamo revient sur le devant de la scène musicale à la fin des années 80. A cette époque, une incroyable vague de nostalgie remet les années 60 et 70 au goût du jour. D'innombrables compilations en CD paraissent sur le marché et explosent le chiffre des ventes. Adamo fait partie du mouvement et une compilation de ses meilleurs titres parue en 1989 est rapidement disque d'or (100.000 exemplaires). Ce succès le mène sur la scène du Casino de Paris en avril 90.
En 92, sort l'album "Rêveur de fond". Adamo n'a jamais cessé d'écrire et de publier des albums. La critique apprécie la variété des thèmes abordés et l'excellente finition de l'ensemble. Le chanteur est un travailleur acharné, qualité à laquelle il doit sûrement sa longévité dans le métier. En 1993, il remonte sur la scène du Casino de Paris, puis sur la scène de ses débuts à Mons, en Belgique. En novembre 94, le succès commercial de "C'est ma vie", la compilation qui est tirée de ce dernier concert exceptionnel, prouve qu'Adamo est toujours aussi populaire qu'à ses débuts et ceci, en dépit d'une image un peu désuète et démodée.
En 1993, il devient ambassadeur bénévole pour l'UNICEF. Deux ans plus tard, il enregistre un duo avec sa compatriote Maurane pour une compilation au profit de cette organisation internationale consacrée à l'enfance. Avec la cinquantaine, Adamo s'adonne de plus en plus à ses passions autres que la musique. En 95, il publie un recueil de poèmes, "Les Mots de l'âme". Puis, se consacre à la peinture, art qu'il trouve particulièrement relaxant.
En octobre 1995, paraît un nouvel album enregistré entre Bruxelles et Milan, "La Vie comme elle passe", un album très empreint d'un certain recul sur sa vie et sa carrière. Adamo s'est entouré à cette occasion d'une équipe italienne dont l'arrangeur et producteur Mauro Paoluzzi. Puis du 12 au 17 décembre, il fête ses 30 ans d'Olympia. La tournée qui suit est triomphale et repasse par le Japon pour neuf soirées et par le Carnegie Hall de New York en mai.
Complètement revenu au devant de l'affiche, Adamo fait d'assez nombreux passages dans les médias. Le grand nombre d'émissions consacrées aux succès d'antan explique en partie ce retour médiatique. Mais, son public n'a pas attendu cette vague nostalgique pour continuer à acheter ses disques ou assister à ses concerts. Un nouvel album sort en 98, "Regards". Adamo y prouve une nouvelle fois combien il sait mêler tendresse et lucidité sur le monde qui l'entoure.
A l'automne 99, au moment où il fête son quatre-vingt-dix millionième album vendu dans le monde, Adamo entame le 2 octobre sa première tournée française depuis 10 ans. Prévue en deux temps (automne 99 puis automne 2000), ce retour se terminera en beauté par une semaine à l'Olympia.


2001 : "Par les temps qui courent"

L'année 2001 est en grande partie consacrée aux tournées suite à la sortie de son nouvel album "Par les temps qui courent" qui paraît au printemps. Il se produit à l'Olympia à Paris du 27 février au 4 mars. France, Québec, Belgique, Allemagne, une tournée du chanteur signifie voyages dans le monde entier. Les dates sont programmées jusqu'au printemps 2002.
Il se lance aussi dans l'écriture et fait paraître fin 2001 un roman tissé de souvenirs : "Le souvenir du bonheur est encore du bonheur" publié chez Albin Michel en France.
Salvatore Adamo poursuit sa carrière tranquillement et commence dès 2003, à plancher sur un nouvel album. Sa maison de disques d'alors lui conseille un arrangeur qui veut habiller ses chansons de sonorités très années 60. Mais Adamo souhaite plutôt un album acoustique avec cuivres et accordéon, plus en prise avec son temps. Il rompt avec sa maison de disques et arrive chez Polydor. C'est ainsi que sort à la fin de l'année, "Zanzibar". En même temps, paraît une anthologie en 3 CDs avec de nombreux tubes mais aussi des raretés et chansons en six langues dont l'incontournable "Tombe la neige" en version japonaise.
Il se produit du 7 au 9 novembre au Casino de Paris. Puis, il part en tournée. Il doit la reprendre en juin mais il est victime d'un malaise le 28 mai qui l'empeche de monter sur scène et se produire notamment aux Vieilles Charrues et aux Francofolies de la Rochelle.
Victime d'une hémorragie cérébrale, il se repose pendant près d'un an, chez lui à Bruxelles, le temps de se remettre. Il reprend les concerts en mai 2005, choisissant de donner le premier à Mons, en Belgique. Là même où il avait gagné son premier radio crochet en 1959. Mais, une fois sur scène, sa voix se bloque. Trop ému par l'émotion, il retourne en coulisses, avant de remonter sur les planches quelques instants plus tard pour finalement chanter "Si j'osais", le titre qui l'avait fait remporter le concours à l'époque. C'est reparti pour la scène et le studio.


2007 : "La Part de l'Ange"


En janvier 2007 sort "La Part de l'Ange" , chez Polydor. Sur la pochette colorée, on retrouve Adamo posant à Ragusa, en Sicile, sa terre natale. Un visuel en phase avec la "latinité" et le romantisme de l'album. Chansons mêlant swing, airs capverdiens, cuivres, guitares (sèche et électrique) et accordéon. A 63 ans, le chanteur polyglotte aux 80 millions de disques vendus évoque sur ce disque l'amour ("Fleur", "La Part de l'Ange"), l'éphémère ("La Couleur du Vent"), la nostalgie ("Mille Ans Déjà") et la jalousie ("Ce George (s)"). Il interprète ce dernier titre humoristique - dédié à l'acteur américain Georges Clooney - avec la jeune chanteuse Olivia Ruiz.
La collaboration avec la jeunesse ne s'arrête pas là puisque Salvatore Adamo a confié les arrangements de "La Part de l'Ange" à deux jeunes réalisateurs : Fabrice Ravel-Chapuis (Bénabar…) et Alain Cluzeau (Paris Combo, Olivia Ruiz…). Edith Fambuena - connue pour son travail avec Alain Bashung, Etienne Daho ou Pauline Croze - est quant à elle venue poser des cordes électriques sur les romances d'Adamo. Des romances que la chanteur monte défendre sur scène au Bataclan, à Paris, au mois de mars.

1951 : Naissance de Fabrice Luchini, né Robert Luchini , acteur de cinéma et de théâtre français.

Biographie

Fils d'un immigré italien , marchands de fruits et légumes , Fabrice Luchini grandit dans le quartier parisien de la Goutte d'or où, dès son plus jeune âge, il vend à la criée les fruits et légumes du commerce de ses parents. Préférant la rue à l'école, il se passionne néanmoins très tôt pour la littérature en dévorant Balzac, Flaubert ou Proust, goût qu'il cultivera d'ailleurs toujours en autodidacte. À 13 ans, sa mère le place dans un salon chic de l'avenue Matignon comme apprenti coiffeur, mais sa passion pour l'univers de la Soul et pour James Brown en particulier en fait un habitué des discothèques, où il est repéré par Philippe Labro, qui lui confie son premier rôle dans Tout peut arriver (1969).

Fabrice Luchini joue ensuite dans Le Genou de Claire d'Eric Rohmer, dont il va devenir l'acteur fétiche, et s'inscrit parallèlement aux cours de Jean-Laurent Cochet. Comme une révélation, il y découvre le théâtre, "seul lieu où s'exprime la vie, la nourriture de la vie, ce qu'aucune école n'enseignera jamais". Fort de cette nouvelle expérience, il retrouve Rohmer en 1978 pour Perceval le Gallois et tourne quelques comédies sans pour autant susciter une véritable adhésion. Il lui faudra ainsi attendre 1990 et son rôle dans La Discrete de Christian Vincent, où il impose son personnage de dandy précieux à l'éloquence ciselée, pour qu'il soit enfin reconnu du grand public.

Dès lors, Fabrice Luchini enchaîne grosses productions et films d'auteurs, laissant libre court à son talent explosif et à sa verve habituelle dans Riens du tout de Cédric Klapisch (1992), Tout ça... pour ça ! de Claude Lelouch (1993), ou encore Beaumarchais, l'insolent d' Edouard Molinaro (1995). Il donne la réplique à des actrices telles que Sandrine Kiberlain dans Rien sur Robert (1999), Nathalie Baye dans Barnie et ses petites contrariétés (2001) et Sandrine Bonnaire dans Confidences trop intimes (2004).

Mais le comédien, qui retrouve son complice Vincent Lindon dans Le Coût de la vie (2002) et propose une méthode unique pour régler tous les maux dans La Cloche a sonné (2004), se consacre petit à petit davantage à la scène, où il rencontre un important succès en déclamant des textes de La Fontaine, Nietzche ou Céline. De retour sur le grand écran avec le long-métrage Jean-Philippe de Laurent Tuel (2006), il incarne un fan de Johnny Hallyday qui se réveille dans un monde où son idole n'a jamais existé.

1967 : Naissance de Tina Aréna , chanteuse australiènne d'origine sicilienne.

Biographie

Filippina Lydia Arena dit Tina Arena voit le jour à Melbourne en Australie le 1er novembre 1967 et se passionne pour le chant dès son plus jeune âge. Des l’âge de six ans, Tina Arena monte sur la scène de l’école des fans version australienne. Elle y reste plusieurs semaines en tant qu’invité vedette.
En famille comme à l’école, elle a déjà des fans et la fillette participe alors à la célèbre émission TV australienne « Young Talent Time » jusqu’à l’âge de 15 ans.

La télévision lui permet d’avoir une certaine renommée ainsi qu’un bon carnet d’adresses et la jeune fille commence à écumer les salles de concerts. En 1989, c’est déjà la consécration pour Tina Arena avec un premier album, « Strong As Steel » qui fait un carton en Australie, notamment grâce aux hits « I Need your Body » et « Turn Up The Beat ».

Il est temps alors pour la belle de conquérir les States et augmenter le nombre de ses fans. Tina s’envole pour les US où elle puise l’inspiration pour la composition d’un nouvel album, « Don’t Ask » qui sort en 1994 et qui fait sensation dans le monde anglophone. Tina Arena enchaîne alors les récompenses, et diversifie ses talents en jouant dans plusieurs comédies musicales australiennes. Toutefois, malgré ces deux premiers albums auréolés de gloire, Tina n’est pas encore très connue en France. C’est lorsque la jeune-femme signera avec Marc Anthony, le titre central de la BO du « Masque de Zorro », « I Want To Spend My Lifetime Loving You » que le public français commencera à entendre parler de la chanteuse.

Forte de tous ces triomphes qui s’enchaînent à perte de vue, Tina Arena remet le couvert et sort un nouvel opus en 1998, « In Deep » qui renoue une fois de plus avec le succès et conquiert définitivement la France avec des hits imparables comme « I Want To Know What Love Is » et « Aller plus haut », une chanson écrite par le frangin de Goldman.

Puis, on retrouve à nouveau la chanteuse dans des comédies musicales, notamment dans « Notre Dame de Paris » in english où Tina campe le rôle d’Esmeralda.

En 2001, Tina Arena publie « Just Me », un disque composé entre autres avec David Hallyday et Pascal Obispo et après la sortie d’un album live, revient dans les bacs en 2005 avec un nouvel album entièrement écrit en français, « Un Autre Univers ». Le compositeur de ses tubes "Aimer Jusqu'A L'Impossible" et "Je M'Appelle Bagdad" n'est autre que David Gategno, plus connu sous le prénom de "David", celui qui chantait "Est-ce Que Tu Viens Pour Les Vacances?" avec Jonathan dans les années 80!

Elle est la maman d'un petit Gabriel, né le 17 novembre 2005.



EVENEMENTS DU JOUR


0878 : Entrevue de Fouron entre Louis II le Bègue et Louis le Jeune confirmant les frontières existantes.

1179 : Louis VII fait sacrer son fils Philippe II à Reims à qui il laisse le pouvoir.

1337 : Lettre de défi d’Édouard III. Début de la guerre de cent ans.

1414 : Concile de Constance pour mettre fin au Grand Schisme d’Occident.

1511 : Louis XII réunit un concile à Pise qui suspend Jules II.

1628 : Louis XIII entre dans La Rochelle.

1755 : Un séisme secoue Lisbonne et tue 30 000 personnes.

1795 : En France, début du directoire.

1814 : Ouverture officielle du Congrès de Vienne tenu jusqu’au 9 juin 1815 par l'Autriche, la Prusse, la Russie, l'Angleterre, l’Espagne, le Portugal, la Suède et la France (Talleyrand a obtenu qu’elle participe).

1879 : Thomas Edisson brevette sa lampe à filament en coton carbonisé.

1895 : Alexandre Ribot termine un mandat de Président du Conseil et Finances sous la présidence de Félix Faure. Il est remplacé par Léon Bourgeois.

1898 : Henri Brisson termine un mandat de Président du Conseil et Intérieur sous la présidence de Félix Faure. Il est remplacé par Charles Dupuy (dit Charles-Dupuy).

1902 : Accord Franco-Italien sur les zones d’influence en Afrique du Nord.

1912 : L'équipe de football de Norvège écrase celle des Pays-Bas 9 à 0.

1914 : La Russie déclare la guerre à la Turquie.

1922 : La monarchie est abolie en Turquie.

1930 : Hailé Sélassié est couronné roi des rois en Ethiopie.

1936 : Benito Mussolini annonce la création de l'axe Rome-Berlin.

1940 : En cherchant un chien en fuite, 4 personnes découvrent par hasard la grotte de Lascaux, à Montignac, Dordogne, France. Des chevaux, des taureaux, des bisons, des cerfs, des antilopes, des bouquetins sont peints sur les murs.

1941 : Inauguration du monument sculpté dans la roche du mont Rushmore, Etats-Unis. L'oeuvre représente les têtes des présidents américains Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln. La scène inspirera Hitchcock pour un de ses films.

1944 : Arrêt des gazages à Auschwitz.

1945 : Admission au sein de l'ONU de l'Australie

1946 : Karol Wojtyla est ordonné prêtre. Il doit devenir le pape Jean-Paul II

1950 : Attentat contre le président américain Truman par des extrémists porto-ricain.

1952 : La première bombe à hydrogène explose dans l'atoll d'Eniwetok, dans le Pacifique (!).

1954 Declenchement de la guerre d'Algerie par une série d'attentas ( attaques de casernes et postes militaires, incendies attaques de fermes, jets d'engins explosifs, ...) à travers différentes régions du territoire. 70 attentats sont commis ce jour-là. Cette guerre durera 8 ans.

1956 : W.Shockley, W.Brattain et J.Bardeen inventent le transistor.

1956 : La Hongrie appelle les Nations unies à l'aide devant l'arrivée des chars soviétique.

1956 : L'Assemblée Générale de l'ONU tient sa première session extraordinaire d'urgence pour faire face à la crise du Canal de Suez.

1962 : Eugène Andreev saute d'un ballon Volga d'une altitude de 25 458 m au-dessus de Volsk. Il n'ouvre son parachute qu’à 958 m et parcourt ainsi la distance record de 24 500 m en chute libre !

1963 : Coup d'Etat contre le président Ngo Dinh Diem, au Vietnam.

1964 : Admission au sein de l'ONU de la République-Unie de Tanzanie (déjà présente mais sous les noms de Tanganyika et Zanzibar, mais les deux pays ont fusionnés)

1965 : Droits de l'Homme : Recommandation sur le consentement au mariage, l’âge minimum du mariage et l’enregistrement des mariagesL’Assemblée générale recommande à chacun des Etats Membres qui n’ont pas encore pris de dispositions législatives et autres de faire le nécessaire, conformément à leur système constitutionnel et à leurs pratiques religieuses et traditionnelles, pour adopter les dispositions qui seraient appropriées pour donner effet aux principes ci-après :
Aucun mariage ne pourra être contracté légalement sans le libre et plein consentement des deux parties; le mariage par procuration ne sera autorisé que si les autorités compétentes ont là preuve que chaque partie intéressée, devant une autorité compétente et dans les formes que peut prescrire la loi, a donné librement son plein consentement en présence de témoins et ne l’a pas retiré.

Les Etats Membres prendront les mesures législatives nécessaires pour spécifier un âge minimum pour le mariage, lequel ne pourra en aucun cas être inférieur à quinze ans ; ne pourront contracter légalement mariage les personnes qui n’auront pas atteint cet âge, à moins d’une dispense d’âge accordée par l’autorité compétente pour des motifs graves et dans l’intérêt des futurs époux.
Tous les mariages devront être inscrits par l’autorité compétente sur un registre officiel.

1968 : Johnson arrête les bombardements au Vietnam.

1970 : Création de l'assurance maladie au Québec.

1970 : A St-Laurent du Port, un incendie dans une boite de nuit fait 146 morts.

1971 : Un cyclone fait 6000 morts en Inde.

1980 : La sonde Voyager nous envoie des photographies de la planète Saturne.

1981 Le Royaume Uni accorde l’indépendance à Antigua et Barbuda.

1986 : Catastrophe écologiste à Bâle où un incendie dans les entrepôts de l'usine de produits chimiques Sandoz, provoque une grave pollution du Rhin.

1988 : Sortez vos chéquiers, la sculpture de Degas, "la Petite danseuse de 14 ans" atteint 51,8 Millions de Francs lors d'une vente aux enchères chez Cristie's, à New York.

1993 : Entrée en vigueur de la loi antitabac qui interdit de fumer dans "les lieux affectés à un usage collectif "..." et dans tout lieu fermé et couvert accueillant le public ou qui constitue les lieux de travail" (sauf dans le Quick de la galerie marchande de Plan de Campagne où non seulement des clients fument en zone non-fumeurs mais où un responsable allume une cigarette sous mon nez quand je lui demande de faire éteindre les leurs aux clients. Depuis je boycotte tous les Quick).

1993 : La CEE devient l’Union Européenne par l'entrée en vigueur du traité de Maastricht (sauf pour certains pays qui continuent à refuser l'idée de la monnaie unique mais qui continuent à emmerder les autres pays membres (non je ne cite aucun pays outre-Manche !)).

1996 : Les divisions missile de Matra et de British Aerospace fusionnent pour former Matra BAe Dynamics.

1998 : Mika Hakkinen remporte, à Suzuka, son premier titre de champion du monde de Formule 1 à bord d'une McLaren-Mercedes. L'écurie remporte également son huitième titre de champion du monde des constructeurs.

1999 : Dans la Drôme, un gamin de 13 ans est abattu d'un coup de fusil de chasse par son oncle qui l'a confondu avec "un gros gibier". Il me semblait, sans doute par erreur, qu'un chasseur à l'obligation d'identifier toute cible avant d'ouvrir le feu afin d'éviter de tuer des animaux protégés, des animaux pour lesquels la chasse n'est pas encore permise, des promeneurs, des enfants,...

1999 : Jean Ducuing, directeur du zoo de Pessac est chargé par un hippopotame et décède de ses blessures.

1999 : En Belgique, Proximus lance la tarification à la seconde après une première minute indivisible.

2000 : La compagnie aérienne Swissair annonce qu'à partir du début 2001 les passagers violent seront entravés avec des liens en plastique si leur comportement compromet la sécurité du vol. L'augmentation de comportements agressifs (502 cas en 1999) est la cause de cette décision.

2000 : Compagnie aérienne toujours, l'alliance Sky Team (Air France, Delta Ailines, Aeromexico et Korean Air) interdisent depuis aujourd'hui de fumer sur la totalité de leurs vols. Ouf, les passagers non fumeur peuvent respirer. Depuis longtemps les fumeurs imposent la fumée, aujourd'hui les non-fumeurs imposent l'air pur !

2000 : La Russie annonce l'interdition d'importation de boeuf d'origine française par crainte de la maladie de la vache folle.

2000 : Patricia Arquette dépose une demande de divorce afin de rompre définitivement d'avec Nicolas Cage.

2000 : La Yougoslavie réintègre les Nations Unies après une exclusion en 1992.

2002 : Après son "exhibition" du 28/10, Eliane Aguillaume, est condamnée à deux dollars d'amende pour avoir dévoilée ses seins dans un aéroport américain et à 130 dollars de frais de justice.

2002 : Un incendie dans la prison civile de Sidi-Moussa à El-Jadida, Maroc, tue 50 détenus.

2002 : Une juge fédérale approuve la majeure partie de l'accord à l'amiable conclu entre le gouvernement américain et Microsoft, accusé de concurrence déloyale.

2002 : Fin d'une époque et place au fric ! Un stand de "bratwurst" (saucisses) installé à la porte de Brandebourg, Berlin, Allemagne, voit sa licence non renouvellée. Tout le quartier, dont la place où il est installé, a été récemment rénové et le stand fait "désordre" au millieu des restaurants haut de gamme.
Kurt Bösenberg n'est pas content car même le Chancelier aime les bratwurst et les saucisses sont l'une des traditions de Berlin, d'une part et de l'Allemagne d'autre part.
Mais le fric est roi et les restaurants voient d'un mauvais oeil ce stand parmi leur terrasses.

2003 : Les premiers PV édités dans le cadre du dispositif de contrôle sanction automatique français (les nouveaux radars) sont prêts à partir.

2006 : A Vienne (Autriche), création de la Confédération syndicale internationale (CSI) rassemblant 306 syndicats nationaux de 154 pays et représentant 168 millions de travailleurs.


Ephéméride

Publié le 31/10/2007 à 12:00 par monptitrefugesecret
Ephéméride
Mercredi 31 octobre 2007
304e jour de l'année
61 jours restants
44e semaine


FÊTES DU JOUR

Aujourd'hui, nous fêtons les Quentin аinsi quе lеs Wolfgang.
Fêtes et prénoms bretons : Beuz


Indépendances :

- Hongrie - Autrichele 31 octobre1919

Nom République Hongroise (Magyar Köztarsasag)
Drapeau
Capitale Budapest
Monnaie Forint
Langue officielle Hongrois


Nom République d'Autriche ( d' Österreich)
Drapeau
Capitale Vienne
Monnaie Euros (EUR)
Langue officielle Allemande , Slovene , Croate et Hongrois

- Autriche-Hongrie le 31 octobre 1955


Célébrations :
• Halloween



Il y a environ 2000 ans, des gens qu'on appelaient les Celts vivaient en Ecosse, en Irlande et au pays de Galles. Ces gens ne célébraient pas le Jour de l'An, le 1er janvier comme nous le faisons aujourd'hui.
La nouvelle année commençait le 1er novembre.
Le 31 octobre était donc pour eux la Veille du Jour de l'An, à l'époque on appelait ce jour "New Year's Eve"


Les Celts croyaient que des fantômes, des farfadets et des sorcières se promenaient sur la terre le soir du 31 octobre. Les Celts étaient tellement terrifiés par tous ces esprits qu'ils se mirent à se déguiser pour ne pas être reconnus
par tous ces fantômes et ces sorcières.





Quand les Romains ont conquis les Celts, chacun a conservé ses traditions mais avec le temps ces traditions sont devenues communes aux deux peuples.
Pour les Romains, le 1er novembre était un jour saint très important qu'ils appelaient
All Hallows.
Comme en anglais le soir se dit evening, avec le temps, le 31 octobre, le jour avant la fête de All Hallows a donc été connu sous le nom de All Hallows E'en (evening).
Et c'est maintenant ce jour
que nous célébrons comme étant l'Halloween.



CITATION DU JOUR


« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage
Vingt fois sur le métier rеmеttеz vοtrе οuvrаgе.
Pοlissеz-lе sаns сеssе еt lе rерοlissеz. »
Nicolas Boileau-Despréaux




DICTON DU JOUR

A la Saint-Quentin , la chaleur a sa fin .


PROVERBE DU JOUR

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ANNIVERSAIRES DU JOUR



1835 : Naissance d' Adolf von Baeyer (1835-1917) , chimiste, prix Nobel de chimie en 1905.

Biographie


Fils d'officier, Adolf von Baeyer naît à Berlin le 31 octobre 1835. Ayant fait des études scientifiques dans sa ville natale, il choisit après quelques hésitations de se spécialiser en chimie. Sa famille décide de l'envoyer poursuivre sa formation à Heidelberg, dans le laboratoire de Bunsen, où il fait la connaissance de futurs célébrités comme Meyer, Boutlerov, Liebig et Beilstein. Il n'y reste que peu de temps, et commence vraiment ses premières recherches à Gand, sous la direction de Kékulé, inventeur des formules chimiques développées en chimie organique. C'est ce demier qui suscite chez Baeyer un intérêt très profond et permanent pour la chimie structurale, et une vive passion pour la synthèse organique.

De 1860 à 1872, Baeyer occupe une modeste fonction d'enseignant à Berlin. Puis il est envoyé à Strasbourg (l'Alsace vient d'être annexée par l'Empire allemand) pour fonder à 37 ans un laboratoire moderne dans l'Université nouvellement créée. Mais dès 1875, tout en conservant la direction de ce laboratoire (il la gardera jusqu'h l'âge de 80 ans), il part comme professeur à Munich occuper la chaire libérée par Liebig; il y reste jusqu'en 1915, et est alors remplacé par Willstatter qui, la même année, reçoit le prix Nobel de Chimie.
Baeyer, après avoir accompli une oeuvre extrêmement vaste, portant sur de nombreux sujets de chimie organique (dérivés de l'urée, le furfurole, le pyrrole, les acétyléniques, les aminophénols, les péroxydes, les dérivés nitrosés, etc.), s'était orienté principalement vers l'étude du domaine aromatique. Il ne fut récompensé qu'assez tardivement, puisqu'il reçut le prix Nobel à l'âge de 70 ans, et trois après son élève E. Fischer, pourtant plus jeune que lui de dix-huit ans.

Sa personnalité d'homme et de "grand patron" reste très attachante: excellent directeur de recherches, il avait des qualités de jugement peu communes et savait parfaitement repérer les étudiants doués pour devenir chercheurs. D'une puissance de travail exceptionnelle, c'était aussi un homme simple, modeste, qui refusait de paraître en public et répugnait à assister aux mondanités scientifiques. Moins théoricien qu'expérimentateur, il se présentait comme un réaliste qui orientait ses travaux en fonction des applications possibles, mais il ne recueillit, quant à lui, aucun fruit des réussites industrielles dont il fut l'initiateur. Cette phrase relevée de ses écrits caractérise bien sa personnalité: "Je n'ai jamais effectué mes recherches pour voir si j'avais raison, mais au contraire pour voir quel était le comportement des corps. Mon indifférence devant les théories est venue de cette attitude (...) Je ne suis jamais resté volontairement sur un point de vue déterminé lorsqu'il ne correspondait plus aux faits (...)" Cette "indifférence devant les théories" était en fait toute relative, et il faut plutôt y voir le signe de sa grande modestie.

Pour faciliter la présentation de l'oeuvre colossale de Baeyer, nous tenterons de regrouper ses divers travaux en trois grandes catégories.
La première concerne ses recherches sur l'indigo. A partir de 1865, Baeyer étudie ce colorant naturel, et plus spécialement sa conversion en leuco-indigo, sa filiation avec l'isatine, l'oxindole et l'indole. Le premier résultat remarquable est la synthèse partielle de l'indigo à partir de l'isatine en l'année 1870, suivie de la synthèse totale, réussie en 1876 (l'isatine est préparée à partir de l'acide phénylacétique). Puis il décrit trois autres procédés de synthèse de l'indigo, dont l'un, qui partait de l'acide cinnamique, fera l'objet de tentatives d'application industrielles. La voie était tracée, mais c'est le procédé très économique que Heumann mettra au point en 1890, qui sera retenu à partir de 1897 par la B.A.S.F.

La deuxième catégorie porte sur des colorants de synthèse totale, du groupe triphénylméthane. Les travaux de Baeyer dureront une vingtaine d'années et connaîtront un énorme succès: ils conduisent notamment aux fluorescéines, aux phtaléines et aux rhodamines (les travaux sur la fluorescéine ont été réalisés en collaboration avec son élève E. Fischer durant l'année 1873).
Bien que non théoricien, comme il le disait lui-même, Baeyer réfuta, grâce à ses considérations structurales, la "théorie quinonique", qui tentait d'expliquer les virages de ces indicateurs colorés.

Etudiant l'halochromie des sels de triphénylméthyle, c'est-à-dire le virage en présence d'un acide minéral ou d'un sel de l'état incolore à l'état coloré, il attribue ce phénomène aux "valences carbonium", autrement dit à l'existence d'un ion triphénylméthyle, ce qui correspond assez bien aux théories actuelles sur ce problème.
La troisième catégorie de ses travaux touche aux substances aromatiques. Influencé par Kékulé, Baeyer entreprend l'étude structurale du noyau benzénique en montrant la symétrie élevée du cycle hexagonal. Il propose en 1886 un modèle de formule centrique, qui permet d'identifier l'hexahydrobenzène au cyclohexane: il démontre que les dérivés benzéniques partiellement hydrogénés possèdent un caractère éthylénique, et que leur déshydrogénation imprime le caractère benzénique.

De 1893 à 190, il reprend les études expérimentales sur les composés hydrobenzéniques synthétiques et sur leurs analogues naturels que sont les terpènes cycliques. Précurseur dans le domaine des acyliques, il montre que ces composés ont une structure intermédiaire entre les aliphatiques et les benzéniques.

Il s'intéresse également beaucoup aux petits cycles. Dans ces composés, les angles de valence se trouvent "comprimés" plus ou moins par rapport à celui du carbone tétraédrique, et lorsqu'on cherche à réaliser la fermeture du cycle, se produisent des tensions qui tendent à l'ouvrir de nouveau, ce qui explique leur fragilité. Les tensions sont d'autant plus fortes que la déformation a été plus grande. Baeyer montre qu'il est possible d'évaluer cette déformation en calculant la différence entre les angles de la chaîne "ouverte" primitive et ceux du polygone fermé correspondant. Cette doctrine, en accord avec les faits expérimentaux, fut publiée en 1885 sous le nom de "théorie des tensions". Elle est modifiée en 1926 par le chimiste suisse d'origine tchèque Ruzicka (prix Nobel de Chimie en 1939).

Baeyer a introduit le concept stéréochimique cis et trans pour désigner les isomères géométriques insaturés, dont l'exemple classique est celui des acides maléique (cis) et fumarique (trans).

Durant les dernières années de son activité, il s'intéresse aux sels d'oxonium qui rappellent, sous certains aspects, les sels d'ammonium. Travaillant sur les pyrones, il montre que ces composés oxygénés peuvent donner des composés d'addition, en particulier avec les acides. Il généralise ces observations, et propose un corps de doctrine.

Expérimentateur avant tout, mais capable de développer des doctrines, Baeyer a apporté une contribution importante au développement de la chimie industrielle des colorants, dont l'Allemagne a été le chef de file incontesté pendant de nombreuses années, grâce à la croissance rapide de grands consortiums comme la B.A.S.F. L'un des dirigeants de ce prestigieux groupe industriel avait un jour fait observer à Baeyer que beaucoup d'argent lui avait "glissé entre les doigts", apportant ainsi, par ce qu'il considérait comme une critique, le témoignage involontaire du désintéressement du savant, mû assurément par des considérations plus élevées que celle du profit. Il mourut à Stamberg, en Bavière, le 20 août 1917.

1887 : Naissance de Chiang Kai-shek (1887-1975), maréchal et homme d'État chinois.

Biographie


Né à Xikou, dans le comté de Fenghua, préfecture de la ville de Ningbo, Province de Zhejiang. Il est issu d'une famille de commerçants du Zhejiang, dont les ancêtres sont originaires de Yixing, préfecture de la ville de Wuxi, Province de Jiangsu. Il suit une formation militaire dans une académie du Japon.

Tchang rejoint l'Alliance révolutionnaire de Sun Yat-sen par l'entremise de Chen Qimei en 1906. Entre 1911 et 1912, il participe aux combats de Shanghai. Il gravit ainsi les échelons de la hiérarchie du parti et devient un proche collaborateur de Zhang Renjie. À cette époque, Tchang était affilié à des sociétés secrètes de Shanghai. Il suit ensuite Sun Yat-sen dans son exil au Japon (1914) et le rejoint à Canton en 1918. Lorsque le Parti communiste chinois et le Guomindang s'allient sous l'impulsion du Komintern à partir de 1922 pour lutter ensemble contre le pouvoir des seigneurs de la guerre et des Occidentaux, Tchang Kaï-chek est envoyé en URSS en 1923 afin d'y rencontrer les dirigeants du Komintern, d'inspecter les écoles militaires et l'organisation politique. À partir de 1924, il dirige l'académie militaire de Huangpu, constituée avec l'aide d'instructeurs militaires soviétiques. Cette académie formera une élite militaire qui sera toujours fidèle à Tchang. Lorsque les riches commerçants de Canton se révoltent en 1924 contre les taxes imposées par le Guomindang, c'est lui qui mène les combats contre leurs milices.

Le leader du Guomindang

Après la mort de Sun (1925), il s'arroge progressivement la direction du parti. En 1926, prétendant que la gauche prépare un complot contre le Guomindang, il arrête les dirigeants communistes de Canton et leurs conseillers soviétiques. Ceux-ci ne furent relâchés qu'après avoir accepté de s'affilier au Guomindang et de renoncer à leurs convictions politiques. Ayant à présent le contrôle des forces armées du Guomindang, il décide de lancer en juillet 1926 l'Expédition du Nord contre les seigneurs de la guerre qui contrôlaient toujours la plus grande partie du pays. Lors de cette campagne, il prend le parti d'attaquer Shanghai, mais avant que ses troupes n'entrent dans la ville, les communistes déclenchent une grève et les ouvriers prennent le pouvoir en attendant l'arrivée des troupes de Tchang. Inquiet de la force des communistes, Tchang conclut des accords avec les Occidentaux présents dans la ville (qui garantissent leur neutralité), les milieux d'affaires chinois (qui lui promettent un soutien financier) et avec la Bande verte, une société secrète criminelle (qui infiltre les milieux ouvriers et fournit des renseignements à Tchang). Le 12 avril 1927, la Bande verte lance une attaque généralisée contre les communistes de Shanghai qui fera des milliers de morts parmi les dirigeants et les ouvriers. Peu après, Tchang autorise également Wang Jingwei à éliminer les communistes de Hankou. Parallèlement, l'Expédition du Nord se poursuit et les troupes de Tchang progressent sans cesse vers Pékin. À la fin de 1927, les opérations se ralentissent, car Tchang décide de démissionner au profit de Wang Jingwei et de Hu Hanmin. Il s'agit en fait d'une retraite stratégique, car il craint de perdre son contrôle sur le parti. De plus, il veut arranger son mariage avec la belle-sœur de Sun Yat-sen, Song Meiling. C'est pourquoi, après un bref passage dans son village natal, il part pour le Japon afin d'y négocier avec sa future belle-famille, hostile parce que Tchang est déjà marié et qu'il n'est pas chrétien. Fin 1927, il peut finalement se marier à Shanghai. Il reprend ensuite la direction des troupes et la progression vers Pékin se poursuit facilement, notamment grâce à des accords avec certains seigneurs de la guerre. En juin 1928, Pékin tombe aux mains des troupes du Guomindang. Cette victoire a été facilitée par la politique du Japon, qui a incité Zhang Zuolin, le seigneur de la guerre qui contrôlait la ville, à se replier en Mandchourie pour préserver les intérêts japonais. Tchang déplaça son gouvernement à Taipei, capitale de Taiwan, où il reprit ses fonctions de président le 1er mars, 1950.


Président de la République de Chine

Tchang devient alors le leader de la République de Chine, déplace la capitale à Nankin et instaure un régime dictatorial combinant les valeurs du confucianisme et du fascisme. Il poursuit son combat contre les communistes, qui doivent finalement se réfugier au Shaanxi. Par contre, il évite d'affronter les Japonais, dont les intrusions en Chine sont cependant de plus en plus fréquentes, car il croit ses forces encore trop faibles pour pouvoir sortir victorieuses. Il faudra qu'un seigneur de la guerre, Zhang Xueliang, qui avait négocié avec les communistes, lui tende un piège et le retienne en otage pour qu'il accepte finalement de signer l'accord de Xi'an visant à constituer un front uni avec les communistes pour lutter contre le Japon.

Tchang mena la Chine lors de la guerre de résistance contre les Japonais, pendant laquelle sa position à l'intérieur du pays s'affaiblit comparativement à celle de Mao. L'ampleur de l'invasion nippone l'amène à déménager entre 1937 et 1939 sa capitale de Nankin à Wuhan, après le massacre de Nankin, puis à Chongqing. Le siège du gouvernement demeurera dans cette dernière localité jusqu'à la fin de la guerre, entraînant une campagne intensive de bombardement par l'aviation impériale.

Au niveau mondial, l'influence de Tchang en fit l'un des « quatre grands » leaders des Alliés lors des conférences internationales comme la conférence de Potsdam. Le 26 juillet, il signa ainsi avec Truman et Churchill la déclaration de Potsdam, par laquelle les alliés lançaient un ultimatum de reddition inconditionnelle au Japon.

La retraite à Taiwan

Pendant la guerre civile chinoise, (1926-1949), Tchang tenta d'éradiquer les communistes chinois mais ne parvint pas à ses fins, obligeant son gouvernement à se retirer à Taiwan où il devint président de la République chinoise et le resta jusqu'à la fin de ses jours. Mort le 5 avril 1975.


1930 : Naissance de Michael Collins, astronaute américain


Carrière d'astronaute


Michael Collins naît à Rome en Italie .Il a rejoint la NASA en 1963 lors du troisième groupe de sélection des astronautes, et a effectué son premier vol spatial avec Gemini 10 en 1966. Lors de ce vol, Collins et son co-équipier John W. Young ont établi un nouveau record d'altitude en vol, 765 kilomètres au-dessus de la Terre. Il a également effectué deux sorties extravéhiculaires lors de cette mission.
Collins aurait dû participer à la mission Apollo 8, mais il souffrait de la colonne vertébrale, et bien qu'ayant été opéré, il dut rester au sol et fut remplacé par Jim Lovell pour Apollo 8. En juillet 1969, il vola en tant que pilote du module de commande lors de la mission Apollo 11, qui vit le premier homme poser un pied sur la Lune. Collins resta en orbite autour de la Lune dans le module de commande, tandis que ses co-équipiers Neil Armstrong et Buzz Aldrin alunirent et marchèrent sur la surface lunaire. À l'époque, il fut décrit comme « la personne la plus solitaire sur et en dehors de la planète » — quand le module de commande volait au-dessus de la face opposée de la Lune, il était à au moins 3 200 kilomètres de ses collègues astronautes, et à plus de 350 000 kilomètres du reste de la population terrestre.

Divers
Il publia une autobiographie, Carrying the Fire (ISBN 1885283148) , en anglais uniquement), traitant largement de son expérience d'astronaute.
Un petit cratère situé près du site d'atterrissage d'Apollo 11, sur la Lune a été baptisé Collins crater en son honneur. L'astéroïde n°6471 porte également son nom.
1949 : Naissance de Robert Layne Siebenberg, dit Bob Benberg du groupe Supertramp



il est arrivé dans le groupe en 1974. Le fils de Siebenberg, Jesse a également joué pour le groupe à partir de 1997.
Bob a également sorti un album solo dans 1985 « Giants In Our Own Room », où il chante également sur la moitié des chansons et où il joue également claviers et batterie. D'autres musiciens ont participé à la réalisation de l'album tels que Scott Gorham de Thin Lizzy, Steve Ferris de Mister Mister, le batteur de Procol Harum B. J. Wilson, Kerry Hatch de Oingo Boingo et John Helliwell de Supertramp.
Bob Siebenberg a également fait partie d'un groupe appelé Heads Up qui a sorti un album en 1989 The Long Shot. Les musiciens qui ont rejoint Bob et son associé d'écriture Dennis O'Donnell sont Mark Hart, Brad Cole, John Helliwell, Marty Walsh and Scott Gorham à la guitare.



Originaire d'Angleterre, Supertramp est l'un des groupes, qui marquera la scène rock, de ces quatre dernières décennies. Le groupe est formé de Rick Davis (chant, piano), Roger Hodgson (chant, basse,guitare), Dave Winthrop (saxophone) et Robert Miller (batterie). A l'origine, on trouve Rick Davis, appuyé par un milliardaire hollandais, S.A. Miesegaes, qui va recruter par le journal The Melody Maker, Roger Hodgson et les autres membres pour former Supertramp. Le premier album éponyme sort en 70, dans l'indifférence générale, tout comme Indelibly Stamped, deux ans plus tard. Ces deux échecs, entraînent la séparation du groupe, qui renaît cependant très vite, avec trois nouveaux membres : Dougie Thompson (basse), Bob Benberg (batterie), et John Anthony Helliwell (saxophone). En 74, apparaît le troisième album Crime Of The Century, propulsé par le morceau fétiche Dreamer. Cinq ans plus tard, le groupe assoit définitivement sa notoriété avec son sixième opus Breakfast In America qui se vend à plus de vingt millions d'exemplaires! En 82, Roger Hodgson décide de quitter le groupe, après une énorme tournée mondiale. La même année, Supertramp livre Famous Last Words, qui ne rencontre pas un franc succès, et qui marque le début d'un certain déclin. Le groupe continue malgré tout son parcours, et multiplie albums et tournées, jusque dans les années 90. Après un long moment d'absence, Supertramp fait son retour début 2002, avec un onzième album, intitulé Slow Motion.

1950 : Naissance de John Franklin Candy (1950-1994), Acteur, scénariste, producteur et réalisateur canadien.

Biographie

Son Père Sidney Candy, décédé en 1955, d'une crise cardiaque, et sa mère Evangeline Candy. John Franklin Candy, né le 31 octobre 1950, à Toronto, Canada. Il est né à York (qui est une banlieue de Toronto) et il est allé au lycée dans Carborough (une autre banlieue de Toronto). Ensuite Il était gradué à l'école secondaire Catholique de Neil McNeil. Beaucoup de rôles de bon copain un peu niais à l'actif de ce comédien attachant, et qui a débuté à Chicago au début des années 70 aux côtés de stand up comics tels que John Belushi, Harold Ramis et Dan Aykroyd. Plus tard, John s'est rendu célèbre grâce à des superproductions hollywoodiennes comme Splash en 1984, Voyage tous risques en 1987, L'Oncle Buck en 1989, Maman, j'ai raté l'avion en 1990 et Cool Runnings en 1993. John Candy était fier d'être canadien. Il était aussi un partisan inconditionnel de la ligue canadienne de football et il avait d'ailleurs acheté, avec Wayne Gretzky et Bruce McNall, les Argonauts de Toronto. Son Physique très généreux l'a sans doute empêché de jouer sur d'autres terrains que la comédie. Il est décédé lors du tournage de son dernier film Partons vers l'est. Il n'est âgé que de 43 ans. Sa messe d'inhumation est diffusée en direct à la télévision, d'un océan à l'autre. Il laisse dans le deuil sa femme, Rosemary, qu'il a épousée en 1979, et leurs deux enfants, Jennifer et Christopher.

1958 : Naissance de Jeannie Longo Ciprelli, cycliste :


Voix douce, regard pétillant et scrutateur, silhouette frêle, Jeannie, loin de son vélo cache à merveille ses facultés de "Popeye de la petite reine", son immense palmarès et cette volonté phénoménale qu'elle semble développer au fil des années et des décennies...
Adepte d'un nourriture biologique et d'une hygiène de vie très stricte, le temps ne parait pas avoir d'emprise. Elle est au cyclisme féminin ce qu'un Merckx fut, tout au long de sa carrière de "Cannibale" des pelotons masculins. Encore universitaire, c'est sur la neige qu'elle exprimait alors ses dons. Elle fut ainsi, en plus de dominer sa catégorie, sixième d'un championnat de France de géant en 1979. Tête bien faite et bien pleine, elle cumula une maîtrise de gestion, un DESS de droit et économie du sport et, depuis 1987, un titre de professeur de sport. Travailleuse acharnée, elle tricote son palmarès à la volonté, sans jamais s'assoupir sur les dons qu'on lui prête. Magnifiquement posée sur sa bicyclette, elle ne parait jamais souffrir. Elle a transformé son sport. Même les plus fervents adversaires du cyclisme féminin seraient obligés de convenir qu'elle appartient bien à ces championnes qui savent rendre belles les rides de l'effort.
Poussée par un caractère entier qui se serait difficilement accommodé d'une structure trop classique, elle choisit très vite de se placer sous l'influence bénéfique de Patrice Ciprelli, entraîneur et mari. Une manière adroite et décisive de gérer les conflits en famille. Parce qu'elle a tout gagné, en renouvelant le plus souvent ses succès d'une année sur l'autre, Jeannie n'a que peu de souvenirs vraiment douloureux. S'il fallait n'en retenir qu'un, alors peut-être cette arrivée incroyable de la course sur route des JO de Los Angeles en 1984. En plein emballage final, l'Italienne Maria Canins fait un écart et vient lui briser le dérailleur avec sa pédale. Jeannie terminera sixième et à pied, en poussant son vélo. Un commentateur perspicace de l'époque dira qu'à 26 ans, la Grenobloise a sans doute laissé passer sa chance...Bien joué ! Vingt ans plus tard, l'histoire déroule toujours son tapis d'exploits. Elle vit en Haute-Savoie, dans un chalet juché sur la montagne.

Titre Epreuve Année

Championne Olympique sur Route 1996

Championne du monde sur Route 1985, 1986, 1987, 1989, 1995

en Poursuite 1986, 1988, 1989

aux Points 1989

au Contre la montre 1995, 1996, 1997

Vainqueur du Tour de France Féminin 1987, 1988, 1989

Championne de France sur Route 1979, 1980, 1981, 1982, 1983, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988, 1989, 1992, 1995

de Poursuite 1980, 1981, 1982, 1983, 1984, 1985, 1986, 1987, 1988, 1988, 1989, 1992, 1994

aux points 3 fois

Cross-country 1 fois

Contre la montre 1 fois

Records du monde de Vitesse 4 fois




1961 : Naissance de Lawrence Joseph Mullen dit Larry Mullen Junior . du groupe U2

Biographie


Larry est né à Harmonstown, un quartier très tranquille dans la banlieue nord de Dublin, plus exactement au 60 de la Rosemont Avenue. Il fut contraint d'ajouter le "Junior" à la fin de son nom, afin de faciliter la distinction avec son père, Larry Mullen Sr.
Larry fit ses premiers concerts en jouant de la batterie au sein du groupe des travailleurs des services postaux et brièvement pour le Artane Boy's Band. Il joua même pour le défilé de la Saint-Patrick dans O'Connell Street en 1975. Ses vrais débuts à la batterie datent en fait de 1971, lorsqu'il prit des cours avec le légendaire Joe Bonnie, l'un des batteurs les plus talentueux d'Irlande. Bonnie eut néanmoins beaucoup de mal à enseigner les bases techniques à un Larry plutôt indiscipliné, ennuyé par la théorie, et qui préférait jouer au "feeling". C'est sa sœur, Cecilia, qui lui acheta sa première batterie en 1973 pour à peine 17 £…
Mais ce qui changea véritablement la vie du jeune Larry, c'est cette annonce qu'il placarda sur les murs du Mount Temple Comprehensive School durant l'automne 1976, dans laquelle il disait rechercher un bassiste, un guitariste, et un chanteur pour former un groupe de rock. Les réponses ne furent pas très abondantes, en vérité, mais à force de démarches, Larry réussit à convaincre le turbulent Adam Clayton, puis David Evans (The Edge), et Paul Hewson, le futur Bono. Bien que tout le monde connaisse aujourd'hui le groupe sous le nom de U2, Larry affirme que son véritable nom est "The Larry Mullen Band".
La carrière fructueuse de Larry au sein de U2 a été entachée de nombreuses tendinites qu'il soigne tant bien que mal avec des baguettes de batterie conçues sur mesure. En 1996, pendant les enregistrements de "Pop", le groupe dut par exemple se passer quelques jours des services de son batteur, souffrant. On le remplaça alors par des boîtes à rythme confectionnées par Flood, ce qui eut une certaine influence sur l'orientation musicale que prit l'album.
Larry est également connu pour sa passion des Harley Davidson : il parcourut ainsi près de 16 000 km pendant la tournée Zoo TV pour se rendre à chaque concert. Il est aussi réputé pour son admiration pour Elvis Presley, et chacun se souviendra de cette scène du film "Rattle & Hum", où Larry est tout ému de visiter la maison du King à Graceland, et où Bono est obligé d'user de ses charmes pour avoir l'autorisation de prendre son ami en photo sur la Harley d'Elvis.
Finalement, bien qu'il ait toujours une attitude très sérieuse, il possède tout de même un certain sens de l'humour et il est connu pour les tours qu'il joue à ses amis ainsi que pour son goût pour le karaoke. Il a même poussé la chansonnette lors de certains concerts du Zoo TV tour. Pour l'anecdote, Larry a une amie avec qui il a trois enfants. Il apprécie aussi beaucoup les chiens et a même remercié les siens, JJ et Missy, sur certains albums.

1962 : Naissance d' André Lamy humoriste belge.

Biographie


Avant de faire de l'imitation son métier, ce comique belge gagnait sa vie à rassembler les chariots sur les parkings de supermarchés. En 1981, il a la révélation de son talent et se lance dans le monde du spectacle. En 1983, il fait sa première scène à Bruxelles, au Black Bottom, et anime sa première émission de radio, "La Folie des glandeurs". Il collabore à un spectacle de Marc Hollogne à la Samaritaine, puis les enchaîne en solo. D'abord à Bruxelles, puis à Paris, au Tintamarre (1987), à la Michodière, à L'Olympia (1988), au Casino de Paris (1989), au Gymnase (1990), au Grand Théâtre d'Edgar (1992). Le succès est là. Imitant à merveille de Funès, Bourvil, Mitterrand, Sardou, Lama,etc..., il fait le tour des plateaux télés de l'époque (Drucker, Foucault, Sabatier) et sort un CD (Lamy public n°1). En 1991, il coanime "Grain de Folie" sur la Cinq, avec Marie-Ange Nardi, puis rentre en Belgique pour produire et écrire Les Poupettes, un show satirique de marionnettes pour la télévision. Il participe régulièrement aux émissions d'humour "Bon week-end" (RTBF), "Y'en aura pour tout le monde" (RTL-TVi), reprend à Bruxelles, en 1997, les rênes de la fameuse Revue annuelle du Théâtre des Galeries et fait quelques galas pour étrenner ses nouvelles imitations. Lamy a effectué sa rentrée parisienne en 2001 avec Tandem, spectacle en duo avec l'imitatrice Angélique Leleux. Encyclopédie de l'humour français - Editions Hors collection - 2002.




EVENEMENTS DU JOUR



1512 : A Rome, le pape Jules II inaugure la Chapelle Sixtine dont le plafond a été peint par Michel-Ange.

1517 : Lu­ther écrit à l’archevêque Albrecht de Mayence pour le prier de mettre fin à l’opération scandaleuse des indulgences. Il joint à sa missive ses Quatre-vingt-quinze thèses sur la vertu des indulgences et demande l’organisation d’une dispute sur ces propositions afin de contribuer à la clarification de la doctrine des indulgences qui n’a pas encore été définie par l’Église. Il n’est pas certain que Luther ait affiché les 95 thèses sur la porte de l’église de Witten­berg, mais elles ont été, en tous cas, imprimées et diffusées, à la fin de l’année 1517.

1795 : Election des 5 directeurs du Directoire exécutif : La Revellière-Lépeaux, Letourneur, Reubell, Barras et Sieyès (le 3 novembre, il refuse son poste et est remplacé par Carnot). Le général Bonaparte remplace Barras comme Commandant en chef des armées de l'intérieur.

1849 : Odilon Barrot termine un mandat de Président du Conseil et Justice de Louis-Napoléon Bonaparte

1864 : Le Nevada devient le 36 ème état des U.S.A.

1894 : Jules Dubois, cycliste, amène à 38 km 220 le record du monde de l'heure.

1908 : Fin des IV èmes Jeux Olympiques de Londres. 2035 sportifs (dont 36 femmes seulement), issus de 22 pays, se sont affrontés dans 20 sport durant 107 épreuves. Les britanniques, à domicile ont remporté 143 médailles (55 en or). Les anglais qui ont inventé le fair-play ont également oublié le sens de cette expression, ainsi personne ne sut jamais pourquoi le vainqueur du sprint cycliste fut disqualifié après avoir gagné devant 3 anglais. Un seul athlète anglais a pris le départ du 400 m et le gagne bien sûr. Un marathonien italien s'effondre juste avant l'arrivée alors qu'il est premier, les juges, tous anglais, l'aide à passer la ligne et le disqualifient pour avoir été aidé ! La reine Alexandra offrira même une coupe au malheureux italien en s'excusant de l'atitude des juges.

1908 : Louis Blériot établi un record de vol avec le Blériot VIII (14 km en 11 mn 20 s entre Toury et Artenay)

1912 : Mr Michelin demande au gouvernement que toutes les routes de France soient numérotées sur des bornes au bord de la route. Les routes sont déjà numérotées mais uniquement sur les plans. Ainsi tous les automobilistes pourront se déplacer aisément.

1918 : Un incendie de forêt à Cloquet, USA, tue 800 personnes.

1919 : Début 1919, les Habsbourg ayant abdiqué, la Hongrie devient une régence. Une commission française, dirigée par le géographe Emmanuel de Martonne trace les nouvelles frontières de la Hongrie, en suivant la limite des zones rurales à majorité magyare du centre du pays, mais sans tenir compte des villes (presque partout à majorité hongroise) ni des zones magyarophones excentrées (dans l'est de la Transylvanie par exemple).


1922 : Les Chemises noires font leur entrée à Rome. Mussolini, président du Conseil italien, prête serment. Il cumule les mandats : Premier ministre, ministre de l'Intérieur et ministre des Affaires étrangères.

1935 : Giuseppe Olmo, cycliste, amène à 45 km 000 le record du monde de l'heure.

1945 : Admission au sein de l'ONU du Pérou

1947 : Marcel Cerdan bat Anton Raadik aux points.

1955 : Les troupes d’occupation quittent l’ Autriche : Loi constitutionnelle portant sur la neutralité de l'Autriche, article premier : « En vue du maintien permanent de son indépendance à l'égard de l'étranger et de la sauvegarde de l'inviolabilité de son territoire, l'Autriche déclare de son plein gré sa neutralité permanente » (fête nationale 31 octobre 1955)

1956 : L’Egypte ayant rejeté, la veille, l’ultimatum de la France et de la Grande-Bretagne la sommant de retirer ses troupes à 16 km de part et d’autre du canal de Suez, les bombardements aériens franco-britanniques commencent.

1957 : Sortie américaine du film "Le pont de la rivière Kwaï" de David Lean, avec William Holden, Alec Guinness, Sessue Hayakawa...

1961 : Un nuage de poussières radio-actives traverse la Sibérie centrale après l'explosion d'une bombe atomique.

1970 : Le général Mobutu est élu Président de la République Démocratique du Congo.

1970 : Un incendie à St-Laurent-du-Pont, France, dans le dancing "Le Cinq-Sept", tue 147 personnes.

1977 : Vassili Alexeiev batt son 80e et dernier record du monde en réussissant 256 kg à l'épaulé-jeté.

1979 : Crash d'un DC-10 de la Western Air Lines à Mexico, 72 morts

1979 : L'Obi Keagboekuzi 1er d'Agbor succède à son père au trône du Nigéria. Il a 2 ans et 4 mois.

1984 : Assassinat d'Indira Gandhi.

1990 : L'équipe de football de Norvège écrase celle du Cameroun 6-1 !

1992 : Galilé est reconnu "bon croyant" et est réhabilité par l'eglise 360 ans près avoir été condamné au silence et à l'exil pour avoir soutenu les thèses de Copernic sur la rotation de la Terre. L'église reconnait enfin le bien fondé des théorie ! Mieux vaut tard que jamais.

1998 : Le commandant Pierre Bunel, membre de la représentation française au comité militaire de l'OTAN, est accusé d'espionnage pour le compte de la Yougoslavie, et est mis en examen et écroué pour "intelligence avec une puissance étrangère".

1999 : Le crash d'un Boeing 767 de l'EgyptAir au large des côtes du Massachusetts, peu après son décollage de New York, tue les 217 passagers et membres d'équipage.

1999 : Mikka Hakkinen conserve son titre de champion du monde des pilotes de Formule 1 à Suzuka, Japon. Ferrari remporte le championnat des constructeurs.

1999 : Naissance de la chaine ITélévision, la "chaine tout info" de Canal + sur le cable et sur le satellite. Christian Dutoit en est le directeur général

1999 : Au lendemain du passage du cyclone Orissa (260 km/h), des scènes de violence et de pillage se généralisent dans l'est de l'Inde.

2000 : Le chimiquier Ievoli Sun sombre à 9 nautiques au nord des Casquets, 12 d'Aurigny et 20 du cap de la Hague, par 70 m de fond avec 160 tonnes de fuel lourd, 40 tonnes de diesel en soute et une cargaison de 3 998 tonnes de styrène, de 1027 tonnes de Méthyl Ethyl Cétone (MEC) et de 996 tonnes d'Alcool Iso Propylique (IPA). Bizarrement, tout risque de pollution grave est écarté. C'est les poissons qui vont être contents !
L'adjoint du préfet maritime, Jean-François Choquart, déclare qu'il y a effectivement une petite pollution. Les bateaux navigant sur la zone, ont pour recommandation de ne pas passer à moins de trois milles nautiques (six kilomètres) du point de naufrage.
Et les poissons, ont leur a dit de ne pas nager dans le secteur ?
Et les pêcheurs, on leur a interdit de pêcher dans le coin pendant combien de temps afin d'éviter de remonter dans leurs filets des poissons intoxiqués ?
Combien de temps faut il pour récupérer toute la merde transportée ?
Combien de temps faut il pour que la mer re-deviennent telle qu'elle était avant le naufrage ?
Dernière précision : c'est un changement de la société pétrolière SHELL.

2000 : Pollution encore, deux trains entrent en collision en Arizona, USA. Des milliers de litres de gasoil transportés par les wagons se déversent et s'enflamment. Des produit dangeureux également transportés ne se répendent pas selon les autorités qui évacuent pourtant une quinzaine de familles vivant à proximité.

2000 : Un Boeing 747-400 de Singapore Airlines emprunte par erreur une piste fermée pour travaux et heurte des débris au sol. La piste était mal balisée et la tour de contrôle de l'aéroport de Taïpeh avait validée l'itinéraire de l'avion qui se crashe et tue 83 personnes parmis les 179 passagers et membres d'équipage.
Depuis sa création, il y a 28 ans la compagnie Airlines n'avait jamais connu d'accident mortel et était la plus sûre au monde.

2000 : L'équipage russe qui doit décoller du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, pour travailler sur la station spatiale internationale (ISS), respectent la tradition inspirée par Youri Gagarine (premier homme dans l'espace en 1961). En effet depuis ce vol, tous les cosmonautes voient le même film (Soleil blanc du désert) et urinent dans un tube de leur combinaison juste avant de monter dans la fusée.

2000 : Heureuse nouvelle enfin pour cette même journée, on apprend que la chroniqueuse et actrice Maureen Dor ("On va s'gener" et "On a tout essayé") attend un heureux événement.

2000 : Le conseil des ministres décide de distinguer 59 sportifs médaillés lors des dernier J.O. par la Légion d'Honneur (Chevaliers) ou l'Ordre National du Mérite (Commander pour Jeannie Longo (cyclisme) et Eric Srecki (épée) et officiers pour les autres).

2000 : Les Spice Girls deviennent le premier groupe féminin à classer 9 titres en tête du hit parade anglais.

2000 : 9 des 20 pays membres du Marché commun d'Afrique australe et orientale (COMESA) lancent officiellement leur zone de libre-échange.

2001 : L'équipe de France de fleuret, composée de Loïc Attelly, Franck Boidin, Jean-Noël Ferrari et Brice Guyart devient championne du monde.

2001 : Une New-Yorkaise devient, bien involontairement la quatrième victime de la forme pulmonaire de la maladie du charbon aux Etats-Unis.

2002 : La police de Tokyo arrête un propriétaire de magasin qui vendait des sous-vêtements féminins usagés, au motif qu'il n'avait pas de licence pour commercialiser des articles de deuxième main. Des jeunes femmes se rendaient au magasin Final Fantasia, s'y déshabillaient devant des "clients" et vendaient immédiatement leurs sous-vêtements au patron qui les revendait aussitôt "aux clients" qui emportaient ainsi des souvenirs du stip-tease.
La police pense que Lee Kang-Sin a ainsi vendu à plusieurs reprises des sous-vêtements d'une adolescente de 17 ans après strip-tease.

2002 : L'Association française de prévention sur les comportements au volant (AFPC) organise la deuxième "Journée nationale de la courtoisie au volant". Donc aujourd'hui on est poli avec ceux qui vous grillent un stop et demain on recommence à les insulter copieusement !

2002 : Un séisme secoue le centre et le sud de l'Italie, tuant 29 personnes, dont 26 enfants dans une école maternelle à San Giuliano Di Puglia

2002 : Pour la première fois, une iranienne prend son service de ... chauffeur de bus, à Téhéran. Habituellement, les hommes sont assis devant, les femmes au fond pour éviter que ces dernières ne distraient le chauffeur, aujourd'hui c'est le contraire !

2003 : Deux séismes de 6,8 et 4,6 sur l'échelle ouverte de Richter, secouent la région de Tohoku, Japon, sans faire de dégats ni de victimes.

2003 : La Chambre américaine des représentants vote le déblocage de 87,5 milliards de dollars (soient 75,3 milliard d'Euros) pour continuer la guerre (pardon, la paix), contre (ou avec) l'Irak et l'Afghanistan :
Les journeaux publient un décompte pour le moins bizarre :
55,9 milliards de d'euros pour l'armée
18,6 milliards de d'euros pour la reconstruction de l'Irak
01,72 milliards de d'euros pour la reconstruction de l'Afghanistan
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76,22 milliards de d'euros pour le tout
Il n'en sont encore qu'au vote et il manque déjà 0,92 milliard d'Euros pour boucler le budget !!! Mais quels cons !!

2003 : Mise en service des premiers radars automatiques en France. Les radars relèvent les vitesses, relèvent les infractions, prennent les photos et les envoient directement à un ordinateur, dans centre de traitement qui analyse les photos, interprète la plaque d'immatriculation, crée le PV et l'envoie au conducteur. Pour que la logique soit complète, l'ordinateur devrait aussi prélever la somme de l'amende sur le compte bancaire mais Nicolas Sarkozy, Ministre de l'intérieur n'a peut-être pas osé !

2003 : Yukichi Chuganji devient doyen de l'humanité avec 114 ans.

2004 : Passage à l'heure d'hiver, on recule d'une heure en France.

Ephéméride

Publié le 30/10/2007 à 12:00 par monptitrefugesecret
Ephéméride
Mardi 30 octobre 2007
303e jour de l'année
62 jours restants
44e semaine


FÊTES DU JOUR

Aujourd'hui, nous fêtons les Bienvenue.
Fêtes et prénoms bretons : Hernin.


CITATION DU JOUR


« Savoir mal est pire qu'ignorer. »
Jеаn-Jасques Casanova de Seingalt



DICTON DU JOUR

Duand octobre prend sa fin , dans la cuve et le raisin .



PROVERBE DU JOUR

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ANNIVERSAIRES DU JOUR



1735 : Naissance de John Adams (1735-1826), 2 ème président des U.S.A. de 1797 à 1801.

Biographie

John Adams est né à Braintree (renommée par la suite Quincy) dans l'Etat du Massachusetts le 30 octobre 1735 , dans une famille de fermiers puritains. Il est diplômé de droit de l'université de Harvard en 1755 et devient quelques années après avocat à Boston.
Très tôt il collabore au mouvement d'opposition qui prend forme contre la couronne britannique. Il marque ainsi son opposition au Stamp Act de 1764 (impôt qui contraint à payer une taxe sur tous les documents et écrits privés et officiels).
Il est l'un des représentants du Massachussetts aux premier et deuxième Congrès Continentaux aux côtés de Samuel Adams, John Hancock, Robert T. Paine et Elbridge Gerry. Il participe largement au mouvement d'indépendance, secondant Thomas Jefferson dans la rédaction de la Déclaration d'indépendance. Il défend le projet devant le Congrès au cours de débats turbulents.
Lors de la Révolution Américaine, Adams est envoyé en France et en Hollande afin de nouer des contacts et faire reconnaître les Etats-Unis d'Amérique. De retour à Paris en 1782 il négocie avec John Jay et Benjamin Franklin le traité de Paris qui achève ainsi la guerre d'indépendance.
Adams devient le premier vice-président des Etats-Unis en 1789, il est réélu en 1792. Ces huit années ont été très frustrantes pour Adams qui se plaignait à sa femme d'être au poste "le plus insignifiant que l'imagination de l'homme est conçu".
Il parvient enfin à devenir président en 1796 et maintient les grandes lignes de la politique de George Washington. Cependant le conflit naissant entre l'Angleterre et la France sous le deuxième mandat de Washington est maintenant une réalité qui divise fortement la classe politique américaine.
L'envoi d'émissaires américains à Paris ne fait qu'envenimer le débat. En effet, arrivé à Paris ils sont reçus par des représentants du gouvernement français appelés par les américains X,Y et Z qui leur réclament des pots-de-vin. Le scandale éclate et le Congrès vote les" lois contre les étrangers et les séditieux" à l'instigation des fédéralistes destinées à restreindre les activités des partisans et des révolutionnaires français.
John Adams souhaite avant tout promouvoir la paix et s'oppose à ces lois s'aliénant ainsi le soutien des Fédéralistes pour l'élection de 1800.
Quelques jours avant l'élection, John Adams s'installe dans les pièces encore fraîches du nouveau bâtiment présidentiel : la Maison Blanche, en espérant que "seuls des hommes honnêtes et sages gouverneront sous ce toit".
Il meurt le jour de la commémoration du cinquantième anniversaire de la Déclaration d'indépendance : le 4 juillet 1826, même jour qu'un autre des "Pères Fondateurs": Thomas Jefferson.


1871 : Naissance de Paul Valéry (1871-1945) écrivain poète, philosophe et épistémologue français.

Biographie

« Je classe les livres selon le besoin de les relire qu'ils m'ont plus ou moins inspiré »
Paul Valéry

Paul Valéry naquit le 30 octobre à Sète : la présence du soleil et de la mer devaient illuminer de nombreuses pages de sa poésie, et le cimetière marin de la ville lui inspirer un poème célèbre. Valéry poursuivit ses études secondaires à Montpellier. D'abord désireux de faire l'École navale, il dut y renoncer en raison d'un niveau insuffisant en mathématiques, et entra à la faculté de droit. Passionné de poésie, il lut Hugo, Gautier, Baudelaire puis, par l'intermédiaire de À Rebours, de Huysmans, il découvrit les poètes symbolistes, en particulier Verlaine et Mallarmé. C'est sous l'influence de ces lectures qu'il composa ses nombreux poèmes. En 1890, il se lia d'amitié avec Pierre Louÿs, qui lui fit rencontrer Mallarmé, José Maria de Heredia et Gide. Son activité poétique semblait alors sur la voie de l'épanouissement, puisqu'il avait fait paraître quelques poèmes dans la revue la Conque, par l'intermédiaire de Louÿs. Mais brusquement, en 1892, à Gênes, il décida de renoncer à la carrière littéraire, qu'il jugeait dangereuse pour la rigueur de la pensée. Installé à Paris en 1894, Valéry fut reçu au concours de rédacteur au ministère de la Guerre, et occupa ce poste jusqu'en 1900, date à laquelle il devint secrétaire particulier d'un administrateur de l'agence Havas. Ce dernier poste lui permit de fréquenter des milieux professionnels très divers, tout en disposant de loisirs suffisants pour un travail de lecture et de réflexion personnel. Pendant une vingtaine d'années, Valéry s'activa ainsi à fortifier son esprit, s'adonnant à l'étude des mathématiques, cherchant à saisir le fonctionnement de l'esprit. Cette période de réflexion donna lieu à plusieurs publications, comme Introduction à la méthode de Léonard de Vinci (1895) ou la Soirée avec M. Edmond Teste (1896). Cet ouvrage de fiction présente le personnage de M. Teste, sorte d'intelligence à l'état pur, qui sert à l'auteur d'objet d'expérimentation. Dès cette période et jusqu'à la fin de sa vie, Valéry prit l'habitude de consigner, tous les matins et pendant plusieurs heures, la totalité de ses réflexions dans des cahiers. Deux cent cinquante-sept cahiers furent écrits, témoignage irremplaçable sur la vie d'un esprit et d'une pensée, pris dans leurs exercices quotidiens. Bien qu'ayant renoncé à la création poétique, Valéry ne s'était pas coupé des cercles littéraires parisiens : il continua à fréquenter le cercle réuni autour de Mallarmé jusqu'à la mort de celui-ci en 1898, et il voyait régulièrement Pierre Louÿs, André Gide et Heredia. C'est sous l'influence de ses amis, et en particulier de Gide, qu'il accepta de remanier ses poèmes de jeunesse pour les publier en un recueil, Album de vers anciens (1920). Pour compléter cet ouvrage, Valéry composa la Jeune Parque (1917), un long poème en alexandrins, présentant la vie intérieure d'une jeune femme sur un rivage, partagée entre l'appel de ses désirs voluptueux et une innocence que seule la mort lui permettrait de préserver. Cette allégorie traite en réalité de l'opposition entre la conscience et l'inconscience, de la lutte entre l'absolu de l'intelligence lucide et l'instinct et la sensualité. Poème philosophique (qui aurait pu se dévoyer dans l'abstraction), la Jeune Parque repose sur un jeu très concerté d'images et de sonorités, véritable « composition musicale à plusieurs parties ». Dès sa publication, le poème eut un important succès et apporta à Valéry une renommée qui devait être confortée quelques années plus tard avec le recueil Charmes (1922) où figure le célèbre Cimetière marin. Les vingt et un poèmes composant ce recueil se voulaient, selon les termes de Valéry lui-même, une tragédie de l'esprit. Affirmant que « la vie de l'intelligence constitue un univers lyrique incomparable, un drame complet où ne manquent ni l'aventure, ni les passions, ni le comique, ni rien d'humain » (Discours sur Descartes), Valéry retrace dans Charmes un drame de l'intelligence, où chaque poème pourrait constituer une étape dans l'aventure de la connaissance. Mais, comme dans la Jeune Parque, la dimension intellectuelle de la poésie n'empêche pas son extrême sensualité, ni sa dimension suggestive, mystérieuse et magique, qu'atteste le titre incantatoire de Charmes (carmen en latin signifie « parole magique », « enchantement »). La production poétique de Paul Valéry prit fin avec Charmes. La plupart des écrits qu'il produisit par la suite et jusqu'à sa mort furent des préfaces, des articles, des essais, des conférences. Cet ensemble, qui aborde des domaines aussi variés que la littérature, la philosophie, la politique, la poétique et l'esthétique, fut rassemblé dans Variétés (Variété, 1924 ; Variété II, 1929 ; Variété III, 1936 ; Variété IV, 1938 ; Variété V, 1944) et dans Tel Quel I et II. L'immense succès de Paul Valéry avait fait de lui une sorte de poète officiel : élu à l'Académie française en 1925, il fut nommé professeur de poétique au Collège de France en 1937, et reçut des funérailles nationales. Paul Valéry est mort le 20 juillet 1945 à Paris.

1873 : Naissance de Francisco Madero (1873-1913), révolutionnaire mexicain et président de 1911 à 1913.

Biographie

Né le 30 octobre 1873 à Parras de la Fuente (État de Coahuila) dans le nord du Mexique, Francisco Madero de son nom entier Francisco Ignacio Madero González , est issu d'une influente famille créole aux lointaines racines portugaises, qui s'est enrichie dans des secteurs aussi divers que l'agriculture, la banque, les mines ou le commerce du vin. Francisco Indalecio Madero fait ses études secondaires au lycée de Versailles (France), puis à l’université de Berkeley (Californie). Imprégné par une culture philanthropique, Madero est partisan d’une réforme agraire et politique. Démocrate convaincu, il critique ouvertement le régime dictatorial mexicain et en 1908, il publie La sucesión presidencial en 1910 (« la Succession présidentielle en 1910 »), livre dans lequel il préconise une transition progressive à la présidence de Díaz. Malgré son interdiction par le gouvernement, cet ouvrage connaît une large distribution et rend bientôt célèbre l’opposant modéré.
Suscitant l’enthousiasme populaire, les discours de Madero deviennent de plus en plus radicaux et, lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 1910, l’auteur paie d’un emprisonnement son opposition. Díaz parvient de ce fait à briguer la présidence, et Madero est libéré en novembre 1910, date à laquelle il se réfugie au Texas.

Du retour gagnant à la chute

En 1910, c’est donc depuis le Texas que Francisco Madero fomente une révolte : s’étant proclamé président provisoire du Mexique, il annonce l’insurrection générale pour le 20 novembre 1910. Revenu au pays pour diriger la Révolution mexicaine, il échoue dans sa première tentative : suivi de quelques rebelles insuffisamment armés, il ne peut s’emparer du Mexique et regagne promptement le Texas. Dans les mois qui suivent, de nombreux soulèvements éclatent sous sa houlette à travers tout le pays. Les plus importants sont menés par Emiliano Zapata dans le sud du Mexique et, dans le nord, par Pascual Orozco et Pancho Villa. Le 10 mai 1911, les forces rebelles commandées par Villa s’emparent de Ciudad Juárez, dans le nord du Mexique, point d’entrée du matériel de guerre importé. Sentant que la fin de son règne est proche, Díaz accepte de démissionner le 25 mai et Madero devient président par intérim avant d’être élu en novembre 1911.

Président du Mexique, Madero ne choisit pas la voie de la table rase. Il laisse en poste les députés du régime de Díaz et les officiers qui l’ont servi. En revanche, il engage les réformes politiques et sociales préparées de longue date. Sur ce terrain cependant, il affronte à la fois l’opposition des conservateurs et les forces révolutionnaires qui souhaitent le voir entreprendre des réformes plus radicales — Zapata exige pour sa part le transfert immédiat des terres aux paysans démunis.
Après avoir maté plusieurs insurrections, Madero doit plier ; en 1912, des rébellions éclatent simultanément au sud et au nord du Mexique et, en février 1913, le commandant en chef de l’armée renverse Madero et s’octroie la présidence. Le 22 février 1913, alors en instance de procès pour trahison, Madero est, selon la version officielle, abattu par ses gardiens lors d’une tentative d’évasion. Cet assassinat pur et simple a fait de Francisco Madero un martyr.

1894 : Naissance de Jean Rostand (1894-1977) , biologiste , écrivain et historien des sciences français.

Biographie


« Je n'ai besoin de rien, mais rien ne me suffirait »
Jean Rostand
Fils du dramaturge Edmond Rostand membre de l’Académie française illustre auteur de 'Cyrano de Bergerac', et de la poétesse Rosemonde Gérard, Jean Rostand passe son enfance à la villa Arnaga, à Cambo-les-Bains (Pays basque). Il découvre à l'âge de dix ans les Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre. Licencié ès sciences de la Faculté de Paris, Jean Rostand s'installe à Ville-d'Avray en 1922, à la mort de son père. Après avoir participé à la création de la section de biologie au Palais de la Découverte, en 1936, il fonde à Ville-d'Avray son propre laboratoire indépendant et se tient à l'écart des structures universitaires qu'il juge trop contraignantes. Très intéressé par les origines de la vie, il étudie la biologie des batraciens (grenouilles, crapauds…), la parthénogenèse, l'action du froid sur les œufs… et promeut de multiples recherches sur l'hérédité.
Jean Rostand commence par publier quelques essais philosophiques, puis partage son temps entre son métier de chercheur et une très abondante production scientifique et littéraire. Avec conviction et enthousiasme, il s'efforce de vulgariser la biologie auprès d'un large public (il reçoit en 1959 le prix Kalinga de vulgarisation scientifique) et d'alerter l'opinion sur la gravité des problèmes humains qu'elle pose. Considérant la biologie comme devant être porteur d'une morale, il met en garde contre les dangers qui menacent les hommes lorsqu'ils jouent aux apprentis sorciers, comme les tenants de l'eugénisme.
Toutefois Rostand soutenait une forme d'eugénisme (ou eugénisme positif), approuvant tant les écrits d'Alexis Carrel que la loi nazie de 1933 prévoyant la stérilisation de personnes atteintes de certaines formes de maladies mentales .
Il est l’auteur d’une œuvre scientifique exceptionnellement abondante qui comprend : Les Chromosomes, artisans de l’hérédité et du sexe, De la mouche à l’homme, La Formation de l’être, État présent du transformisme, L’Évolution des espèces, Du germe au nouveau-né, La vie des crapauds, Les Problèmes de l’hérédité et du sexe, Du nouveau-né à l’adulte, De l’adulte au vieillard, La vie des libellules, La Nouvelle Biologie, La parthénogenèse des vertébrés, Biologie et médecine, Hérédité et Racisme, La vie et ses prophètes, Mœurs nuptiales des bêtes, Science et Génération, l’Homme, Les Idées nouvelles de la génétique, La Genèse de la vie, La vie des vers à soie, Esquisse d’une histoire de la biologie, L’Avenir de la biologie, La Parthénogenèse animale, La Biologie et l’Avenir humain, Les Origines de la biologie animale et l’abbé Spallanzani, Les Grands courants de la biologie, La Génétique des batraciens, L’Hérédité humaine, Instruire sur l’homme, La Vie cette aventure, Les Crapauds, Les Grenouilles et quelques grands problèmes biologiques, Peut-on modifier l’homme ?, L’Atomisme en biologie, Science fausse et fausses sciences, Pensées d’un biologiste, Nouvelles pensées d’un biologiste.

Homme de science, biologiste, pamphlétaire, moraliste, Jean Rostand est aussi pacifiste (il milite contre l'armement atomique). Il est un athée convaincu, libre penseur (président d'honneur de la Libre-pensée). Loin, cependant, d'être sectaire, il montre une grande ouverture d'esprit et beaucoup d'honnêteté intellectuelle. Lors du procès de Bobigny autour de l'avortement en 1972, il témoigne en faveur de la défense.
Il sut être un écrivain de talent quand il se consacrait, hors de la science, à son goût pour les lettres. On lui doit à ce titre plusieurs romans et essais, parmi lesquels l’avenir retiendra surtout Pages d’un moraliste. C’est le moraliste qu’il fut de plus en plus alors qu’il avançait en âge.
Après une première élection blanche, le 22 mai 1958, en pleine crise politique, où il n’obtint que 18 voix contre le bâtonnier Charpentier au fauteuil de Claude Farrère, Jean Rostand fut élu à l’Académie française le 16 avril 1959, par 17 voix au fauteuil d’Édouard Herriot. Il fut reçu le 12 novembre 1959 par Jules Romains. Outre ses travaux scientifiques, Jean Rostand a lutté contre la peine de mort ou l'arme nucléaire, et pour la démocratisation des sciences et de l'enseignement Mort à Ville-d'Avray le 4 septembre 1977.

1885 : Naissance d' Ezra Pound (1885-1972) de son vrai nom Ezra Weston Loomis Pound, poète, musicien et critique américain.

Biographie

«Les bons écrivains sont ceux qui utilisent un langage efficace. C’est-à-dire clair et précis.»
[ Ezra Pound ]
Ezra Pound était né dans une ville frontière de l'Idaho, en 1885, fils d'un fonctionnaire de l'Hôtel de la Monnaie et petit-fils d'un membre du Congrès. On pourrait dire qu'il avait l'économie et la politique dans le sang. Il s'inscrivit à l'Université de Pennsylvanie en 1901. Pound était un lecteur avide de littérature anglo-saxonne, classique, et médiévale. En 1906, il obtint sa maîtrise en Arts et avait déjà commencé à travailler sur son œuvre la plus importante, les Cantos. Après son diplôme il continua à travailler sur les poètes-musiciens, les troubadours provençaux, ce qui accrut son désir de se rendre en Europe.
En 1908, Pound partit pour Venise. Là il paya 8 dollars pour l'impression de son premier volume de poésie, A Lume Spento [Avec des cierges éteints]. Pound alla ensuite en Angleterre pour rencontrer W.B. Yeats. Il devint rapidement une célébrité littéraire à Londres. L'année suivante il rencontra Yeats et devint la figure dominante des soirées du lundi de Yeats.
Pound entra aussi en contact avec la English Review qui publiait les œuvres de nouveaux talents comme D.H. Lawrence, et l'écrivain, peintre et critique Wyndham Lewis. En 1911 Pound lança sa campagne pour l'écriture innovante dans le New Age, publié par le réformateur monétaire A.R. Orage. Pour Pound la nouvelle poésie du siècle serait «austère, directe, libérée de tout penchant émotionnel».
L'année suivante, Pound fonda le mouvement imagiste dans la littérature. A cette époque il aidait déjà à lancer les carrières de William Carlos Williams, T.S. Eliot, Hemingway et James Joyce. Il était aussi devenu le mentor de Yeats, l'aîné de vingt ans de Pound, et déjà mondialement célèbre.
En 1914, Pound lança un autre mouvement plus sérieux qui devait avoir une influence durable sur la culture anglaise, le mouvement vorticiste. L'impulsion vint d'abord d'un jeune sculpteur d'avant-garde, Henri Gaudier-Brzeska. Avec Wyndham Lewis et d'autres, ils lancèrent «Blast», le journal du mouvement. Par fatalité, ce fut aussi l'année de la 1ère Guerre Mondiale qui préleva son tribut sur de nombreux vorticistes.
Le vorticisme fut pour Pound la première grande expérience de propagande révolutionnaire, et la première cause qui le plaçait en dehors des limites de l'orthodoxie. Pound voyait le vorticisme comme mettant «les arts à leur juste place en tant que guide reconnu et phare de la civilisation». De cette façon, les arts étaient soudés à la politique dans une union mystique, d'une manière déjà envisagée par Yeats. [Image: "Before Antwerp," couverture de Blast no. 2, réalisée par Wyndham Lewis.]
Pound voyait le «commercialisme» comme la force empêchant la réalisation de son idéal artistique-politique. En 1918 il rencontra le major C.H. Douglas, le fondateur du Crédit Social dont la théorie de réforme monétaire expliquait que dès que l'argent devenait une commodité au lieu d'une mesure de productivité et de créativité alors une nation et sa culture seraient sacrifiées à la poursuite d'intérêts commerciaux.


L'OCCULTISME


Pound embrassa la théorie du Crédit Social avec enthousiasme. Là se trouvait le moyen par lequel le Pouvoir de l'Argent, qui corrompait la culture, pouvait être renversé. Pendant les années 30 et 40, Pound écrivit une série de brochures sur l'économie et la politique, incluant son premier «Le Crédit Social: un choc» (1935), puis «Une carte de visite» (1942), et en 1944 «L'Or et le Travail», et «L'Amérique, Roosevelt, et les causes de la présente guerre», les trois derniers étant publiés par l'Italie fasciste.
La manière dont Pound arriva à ses doctrines politiques et économiques fut le même chemin ésotérique que Yeats. En 1913, Pound était devenu le secrétaire de Yeats. Pound s'était intéressé aux religions orientales, au yoga, à la théosophie et à l'astrologie depuis au moins 1905. Quand Pound fut présenté à Yeats il rejoignit un petit groupe où Yeats était impliqué et qui était de nature gnostique. Avant cela Pound avait écrit sur sa croyance en un type de réincarnation des âmes créatrices avec des termes similaires à ceux utilisés dans la poésie de Yeats.
Pound considérait le sexe comme un sacrement et comme une tradition ésotérique qui avait été préservée en Occident par les troubadours. Il considérait que la seule vraie religion était «la révélation faite dans les arts». Rejetant le christianisme, il le décrivait comme «une foi bâtarde conçue pour transformer de bons citoyens romains en esclaves, et qui est totalement différente de celle prêchée en Palestine. Dans ce sens le Christ est complètement mort». Pound trouvait les Eglises inacceptables pour avoir gagné des subsides qui auraient dû aller aux artistes, aux philosophes et aux scientifiques.
Pound était inspiré par le «culte d'amour» des troubadours, qui avait été supprimé par l'Eglise, et par les religions à mystère de l'Antiquité. Il considérait les enseignements de Confucius qui enseignait une religion civique assignant à chacun un devoir social, de l'empereur au paysan, comme un moyen de parvenir à un Etat équilibré. Il vit plus tard dans l'Italie fasciste la réalisation d'un tel Etat.
Comme pour Yeats, les concepts de Pound sur l'ésotérisme et la culture l'amenèrent à s'opposer aux doctrines libérale et démocratique. Pound vit dans le fascisme la réalisation de la politique monétaire du Crédit Social qui briserait la puissance de la ploutocratie. Il considérait que les artistes formaient une élite sociale «née pour diriger» mais pas par un mandat démocratique. «Les artistes sont les antennes de la race mais les têtes-rondes n'apprendront jamais à faire confiance à leurs grands artistes».
Dès 1914 Pound avait écrit que l'artiste «a eu assez de bon sens pour savoir que l'humanité était insupportablement stupide. Mais il a aussi essayé de la diriger et de la persuader, de la sauver d'elle-même». Il écrivit en 1922 que les masses sont malléables et que ce sont les arts qui forment les moules pour les modeler.


LE FASCISME


Pour Pound, le fascisme était le point culminant d'une ancienne tradition, continuée dans les personnalités de Mussolini, Hitler, et du fasciste britannique Sir Oswald Mosley.
Pound avait déjà étudié les doctrines de l'ethnologue Frobenius pendant les années 20 et donnait une interprétation mystique de la race. Les cultures étaient les produits des races, et chacune avait son âme propre, ou «paideuma», dont l'artiste était le gardien.
En Mussolini, Pound voyait non seulement un homme d'Etat qui avait renversé la ploutocratie, mais quelqu'un qui avait fait de la politique une forme d'art. Pound déclara: «Mussolini a dit à son peuple que la poésie est une nécessité de l'Etat, et en cela il a exprimé à Rome un niveau de civilisation plus élevé qu'à Londres ou Washington».
Ecrivant dans son livre de 1935 «Jefferson et/ou Mussolini», Pound expliqua: «Je ne crois pas qu'un jugement sur Mussolini puisse être valable s'il ne part pas de sa passion de bâtisseur. Traitez-le comme un Artiste et tous les détails trouvent leur place ... La révolution fasciste était pour la préservation de certaines libertés et pour le maintien d'un certain niveau de culture, de certaines règles de vie ...»
Pound et sa femme Dorothy s'installèrent en Italie en 1924. En 1933 il eut une rencontre avec Mussolini, où il exposa ses idées pour une réforme monétaire.
Il devint aussi un collaborateur régulier des périodiques de la «British Union of Fascists» de Mosley, rencontra Mosley en 1936 et continua à correspondre avec lui jusqu'à 1959.
A partir de la fin des années 30 il commença à regarder de plus en plus vers les politiques économiques de Hitler et considérait l'Axe Berlin-Rome comme «la première attaque sérieuse contre l'usurocratie depuis l'époque de Lincoln».
En 1940, après être revenu en Italie suite à une tournée aux USA pendant laquelle il tenta de s'opposer au mouvement vers la guerre contre l'Axe, Pound offrit ses services comme chroniqueur radio. Les émissions, appelées «L'heure américaine», commencèrent en janvier 1941. Pound se considérait comme un Américain patriote. Après l'attaque japonaise sur Pearl Harbour il tenta de retourner aux USA, mais l'ambassade américaine lui refusa l'entrée. Sans moyen de subsistance, Pound reprit ses émissions, attaquant l'Administration Roosevelt et l'usure dans un style folklorique américain, avec un mélange de criticisme culturel.
En 1943, Pound fut inculpé de trahison aux USA. Hemingway, inquiet du sort de son vieux mentor après la guerre, suggéra la possibilité de plaider la «folie» et l'idée fut retenue parmi certains des amis littéraires de Pound et d'Hemingway qui avaient décroché des postes dans le gouvernement américain. D'autres intérêts appelaient à la peine de mort pour la figure culturelle la plus éminente de l'Amérique.
Deux jours après le meurtre de Mussolini, Pound fut capturé dans sa maison par les partisans italiens après qu'il ait tenté sans succès de se rendre aux forces américaines. Après avoir mis un livre sur Confucius dans sa poche il partit avec les partisans, s'attendant à être exécuté. Au lieu de cela il finit dans un camp américain à Pise construit pour les prisonniers de guerre les plus brutaux. Pound fut enfermé dans une simple cage de fer au plancher en béton, dans la chaleur brûlante, éclairé en permanence pendant la nuit. Pound eut un effondrement physique et fut transféré dans un centre médical, où il obtint de pouvoir travailler sur les «Pisan Cantos».
En novembre, il fut envoyé à Washington et emprisonné. Il fut déclaré fou et envoyé dans une institution pour fous criminels à St. Elizabeth. Là sa production littéraire continua, et il traduisit 300 poèmes chinois traditionnels qui furent publiés à Harvard en 1954.
Parmi ses nombreux visiteurs, il devint le mentor de John Kasper, un jeune intellectuel fougueux qui parcourait le Sud pour faire campagne en faveur de la ségrégation raciale, provoquant le rappel de la Garde Nationale dans le Tennessee.
En 1953, Pound n'avait pas encore fait l'objet d'un diagnostic formel. Des enquêtes par le Ministère de la Justice reconnurent que Pound avait tout au plus des «troubles de la personnalité». Au milieu des années 50 diverses figures et magazines influents firent campagne pour la libération de Pound. Après 13 années d'enfermement, l'inculpation de Pound pour trahison fut abandonnée le 18 avril 1958.
Le 30 juin il partit pour l'Italie, faisant le salut fasciste aux journalistes en arrivant à Naples, et déclarant «toute l'Amérique est un asile de fous». Il continua avec les «Cantos» et resta en contact avec des personnalités politiques comme Kasper et Mosley. Il continua à s'opposer avec défi au système américain dans des interviews à des magazines en dépit des plaintes des diplomates américains. A cause de son engagement politique, Pound ne reçut pas les honneurs qui lui étaient dus après sa mort le 1er novembre 1972.

1918 : Naissance de Jacques Faizant (1918-2006), dessinateur humoristique politique.











« Je fais passer ce que j'ai envie de dire par le truchement du dessin »
Jacques Faizant


Né le 30 octobre 1918 à Anglet, Jacques Faizant est le fils d’un menuisier ébéniste. Il suit une scolarité privée, puis publique à Biarritz. Diplômé de l’école hôtelière de Nice, il occupe successivement et brièvement les emplois de docker, restaurateur et chanteur. Après des années de production et d’animation à l’ORTF et l’écriture d’une trentaine de chansons, il ressent une véritable attirance pour le dessin. Proposant ses productions aux différentes revues de l’époque, il parvient bientôt à vivre de sa plume. De Paris-Presse à Bonjour Dimanche en passant par La Vie Catholique, Le Point et surtout Le Figaro depuis 1967, Jacques Faizant devient un familier de la presse française. Il est également chroniqueur et auteur de plusieurs romans et d’une autobiographie.

L’homme aux lunettes et à la pipe, qui aimait se définir comme un « journaliste graphique, intoxiqué d’information et de tabac », a croqué tous les chefs d’État de la Ve République ; du général de Gaulle, son favori, à Jacques Chirac, de Valéry Giscard d’Estaing à Georges Pompidou, sans oublier François Mitterrand. Parmi ses dessins les plus célèbres figure celui de Marianne pleurant le général accoudée à un chêne déraciné. Malgré des convictions politiques ancrées à droite, Jacques Faizant a su nouer des contacts avec des confrères aux idées politiques diamétralement opposées comme Jean Eiffel.






En dehors des caricatures des hommes politiques, le dessinateur a créé un certain nombre de personnages récurrents au gré de ses humeurs. Vielles dames à chapeaux et aux jambes maigres, répondant aux doux noms de « Mame Bizet » ou « Mame Lecagneux », petits grand- pères chauves à l’œil malicieux, marins en goguette ou chats philosophes ont tous vu le jour sous la plume de l’auteur. Parmi ces différentes figures, il en est deux qui s’inscrivent dans une longue veine graphique : le vagabond et le gendarme.



Des képis et des bulles

Suivant la trace de ses aînés caricaturistes, Jacques Faizant a consacré une partie de son œuvre à la représentation de Pandore. Plutôt que l’institution elle-même, le dessinateur s’est plu à décliner, sur le mode humoristique, les oppositions et les contrastes entre le vagabond, cet impertinent libéré de toutes entraves, et le gendarme, ce pointilleux représentant de l’État. Le ton est volontiers léger. Le discours relève plus de l’aimable divertissement plutôt que de la charge politique engagée. Du reste, le cadre, rural, apparaît intemporel ; l’auteur se refusant à intégrer les changements intervenus dans la tenue des gendarmes. Les dessins dégagent dès lors un curieux parfum suranné empreint mélancolie au mieux, de ringardise au pire. L’observateur a devant ses yeux l’image d’une France figée débarrassée des contingences de l’actualité. Nous sommes loin de la férocité de Hari-Kiri qui a réalisé en son temps de cinglantes caricatures sur l’institution.

Lors d’une interview accordée à la revue Gend’Info en décembre 1994, Jacques Faizant a livré sa vision du gendarme : « ah ! les gendarmes, a-t-il déclaré, c’est la sécurité des gens, qui sont heureux de se rencontrer. Et puis, jamais d’histoire chez vous, c’est l’intégrité. Les gendarmes sont des militaires de la paix ». En contact à cette époque avec le Sirpa gendarmerie, le dessinateur préparait alors une exposition de certaines de ces œuvres « gendarmiques » aux Invalides. Plusieurs dessins ont également été regroupés dans un album intitulé Quand un gendarme rit.

Près de dix ans plus tard, le 24 octobre 2004, une équipe de la cellule d’histoire orale du Service historique de la Gendarmerie nationale (SHGN) est venue recueillir les commentaires de l’artiste sur son œuvre à travers l’angle de la gendarmerie. Lors de l’entretien, Jacques Faizant a évoqué les souvenirs qu’il conserve des gendarmes. S’il ne s’est plus souvenu de quand datait l’apparition sous sa plume du duo formé par le gendarme et le vagabond (il serait plus propre de parler de trio, les gendarmes allant toujours par deux), il a néanmoins révélé qu’il a failli entrer dans l’institution sous l’Occupation. Il faisait alors du dessin animée à Nice avec un ami. Recevant leur convocation pour le Service du Travail Obligatoire (STO), les deux jeunes gens décidèrent de se rendre à la gendarmerie de Nice pour s’engager dans l’Arme afin d’éviter un départ pour l’Allemagne. Toutefois, ils renoncèrent vite à ce projet pour ne pas être bloqués en gendarmerie après la Libération. Au cours de l’entretien, Jacques Faizant a également évoqué la place du gendarme dans la caricature, la question de la censure et son travail de dessinateur au quotidien.

Avec la disparition de Jacques Faizant, la gendarmerie perd l’un des rares dessinateurs ayant consacré une partie de son œuvre à l’institution. Parmi ses confrères, on ne peut guère citer que le nom de Piem qui a lui aussi consacré un album à l’arme . La relève semble plutôt venir de la bande dessinée avec des auteurs comme Jenfèvre, Sulpice et Cazenove. Réalisant une série d’albums comptant déjà huit titres, ces derniers offrent une vision actualisée de l’institution.


Cet album regroupe les dessins de Jacques Faizant parus dans Le Figaro de septembre 2001 à septembre 2002.
la fée de faizant

1924 : Naissance d' Hubert Curien (1924-2005) , ancien ministre de la Recherche et père de la fusée Ariane .

Biographie


Hubert Curien naît le 30 octobre 1924 à Cornimont (Vosges). Ses parents sont tous deux fonctionnaires : son père receveur municipal, sa mère, directrice d'école. En 1936, il passe (avec la première place) son certificat d'études, diplôme dont il est resté particulièrement fier. Entré au Lycée d'Epinal en 5e, il doit, à cause de la guerre, revenir au collège de Remiremont où se révèlent son goût pour la science et sa future orientation vers la physique. Il poursuit ensuite ses études à Paris, au lycée Saint Louis. Au cours des vacances de l'été 1944, il entre dans la Résistance et rejoint le maquis local de la Pierre-Piquante.
En 1945, il est reçu à l'Ecole Polytechnique et à l'Ecole Normale Supérieure (E.N.S.) : il opte pour cette dernière. Sur les conseils d'Yves Rocard, il s'oriente vers la Cristallographie et débute ses recherches de futur docteur es sciences au sein du laboratoire de minéralogie de la Sorbonne, très impliqué dans les développements de la radiocristallographie par rayons X. En 1951, il soutient sa thèse sur «l'Etude des ondes élastiques et la diffusion thermique des rayons X dans le réseau cubique centré : application au Fer alpha ». Il est invité, la même année, au prestigieux Congrès Solvay. Il poursuit sa recherche sur la théorie de la diffusion Compton des rayons X dans les cristaux, et sur les défauts dipolaires dans le fluorure de lithium. Il s'intéresse ensuite au diagramme de phase du gallium, dont il découvre, en collaboration, trois phases métastables, beta, gamma, delta, dont il détermine les structures cristallines. Par la suite, Hubert Curien oriente ses recherches sur les macles et leur représentation théorique. Il introduit avec Y. Le Corre (1958) et ensuite Donnay (1959) la théorie des groupes de couleur imaginée par A. V. Choubnikov et propose, avec R. Kern (1957-58) une théorie causale de leur apparition.
Malgré ses charges ultérieures, il restera un scientifique actif, et, en 2001, il écrit un article du plus haut intérêt sur les cristaux dans l'Encyclopedia Universalis.
Un autre aspect, essentiel, de l'activité d'Hubert Curien concerne l'enseignement, auquel il attachait la plus grande importance : il n'a cessé d'enseigner, même lorsqu'il est devenu Ministre chargé de la Recherche. Assistant (1949), Maître de Conférence (1953) puis Professeur (1956) à la Faculté des Sciences de la Sorbonne (puis à l'Université Pierre et Marie Curie à Jussieu), il enseigne la Minéralogie et la Cristallographie, d'abord sous la direction de Charles Mauguin et de Jean Wyart, puis il ouvre de nouveaux enseignements de 3e cycle de Cristallographie à la Sorbonne. De 1954 à 1970, il est en même temps Professeur à l'E.N.S. pour la préparation de l'agrégation de Physique et de Chimie. Il continuera à assurer ses cours de Cristallographie jusqu'en 1994. Ses étudiants se souviennent de son extraordinaire talent d'enseignant et de son éloquence qui rendaient des plus agréables des sujets aussi rébarbatifs que la théorie des groupes, l'analyse tensorielle ou la diffraction des rayons X.
C'est au cours de ces premières années de sa carrière que seront noués des contacts et des amitiés avec ceux des minéralogistes spécialistes de la minéralogie systématique, qui s'intéressent à la recherche et à la définition des nouvelles espèces minérales, puis à leur conservation dans les Musées de Minéralogie, auxquels il apportera son soutien : Claude Guillemin, Henry Schubnel et Pierre Bariand. Et c'est pour le remercier de ce soutien que lui sera dédié, en 1968, un minéral découvert au Gabon, dans le gisement d'uranium de Mounana : la curiénite, Pb(UO2)2 V2O8.5H2O
A partir des années 1960, Hubert Curien accepte des responsabilités administratives de plus en plus importantes. Il devient vite un administrateur estimé de la Recherche et marquera de son passage nombre d'institutions.
En 1966, il est nommé directeur scientifique de la physique du C.N.R.S. (Centre National de la Recherche Scientifique) lors de la création du premier collège de direction scientifique. Il devient directeur général du C.N.R.S. en 1969, où il poursuit la mise en place des Laboratoires Associés, des Actions Thématiques Programmées et des Comités des Relations Industrielles, les futurs C.R.I.N. En 1973, il est Délégué Général à la Recherche Scientifique et Technique (D.G.R.S.T.) où il crée les allocations de recherche au bénéfice des jeunes doctorants.
Sa carrière prend une nouvelle orientation en 1976, lorsqu'il accepte la présidence du C.N.E.S. (Centre National d'Etude Spatiales). Il parvient à restaurer la coopération entre les différents partenaires européens, et supervise, fin 1979, le 1er lancement, réussi, de la fusée Ariane. Il crée peu après la société Arianespace qui a ce jour a effectué avec succès plus d'une centaine de lancements. Beaucoup voient, aujourd'hui, en Hubert Curien le "père spirituel" de la fusée européenne. En 1978, il engage le programme SPOT d'observation de la Terre ainsi que le système de localisation Argos. De 1979 à 1984, il est le premier président de l'E.S.A. (Agence Spatiale Européenne), et réussit à convaincre les autres pays membres de donner à l'Europe les moyens de se maintenir dans la course vers l'espace entre les Etats-Unis et l'U.R.S.S. Diplomate, il sait établir et maintenir une coopération étroite avec ces deux géants : avec les soviétiques, il organise en 1982 le vol du premier spationaute français, Jean-Loup Chrétien, puis, avec Etats-Unis, en 1985, le vol de Patrick Baudry sur la navette spatiale.
En 1984, Hubert Curien devient membre du gouvernement, Ministre de la Recherche et de la Technologie. Il assumera cette fonction (son Ministère prenant le nom de Ministère de la Recherche et de l'Espace) sous l'autorité successive de quatre premiers ministres (L. Fabius, M. Rocard, E. Cresson, P. Bérégovoy). Il sait alors à la fois obtenir que la recherche soit une priorité, et que soient maintenus les programmes technologiques. Il réussit à doper les effectifs et les crédits de recherche : de 1988 à 1993, les crédits publics attribués à la recherche ont été augmentés en termes réels de 15% et leur part est passée, en près de 10 ans de 1.97 à 2.42% du PIB, permettant ainsi à notre pays de revenir sur un retard fort préjudiciable. On lui doit la réussite du programme technologique Eurêka. Apprécié par la grande majorité de la classe politique, Hubert Curien a fortement marqué l'histoire de la recherche scientifique française. Il a aussi marqué la recherche européenne : en 1994, il devient président du Conseil du Centre Européen de Recherche Nucléaire (C.E.R.N.). En 1993, il est nommé à l'Académie des sciences dont il devient président de 2001 à 2003. Entre temps, il a été président de la Fondation de France. Il était depuis quelques années membre du Haut Conseil pour la Recherche et pour la Coopération Scientifique et Technologique.
Dans un domaine qui nous est proche, rappelons qu'il a été membre, de 1963 à 1969, du Comité exécutif de l'Union Internationale de Cristallographie et, en 1967, président de la Société Française de Minéralogie, en 1969, président de l'Association Française de Cristallographie. Lorsqu'en 1988, notre association est créée sous l'impulsion de Claude Guillemin et Raymond Fischesser, il en devient vite Membre d'honneur, et en suivra les activités avec intérêt. Il accepte de présider la réunion organisée à l'occasion du 10ème anniversaire d'ABC Mines, et prononce à la séance inaugurale une conférence remarquée sur la place de la cristallographie et de la minéralogie dans la formation des ingénieurs. En 2001, à Châtillon-Coligny, lors de l'inauguration de l'exposition Tonnelier organisée grâce à l'aide de l'Ecole des Mines et d'ABC Mines, il insiste sur la nécessité de maintenir le niveau des collections de minéralogie et souligne que le Musée de Minéralogie de l'Ecole met seul à la disposition du public une collection systématique des espèces minérales et la collection départementale, présentation unique de l'un des éléments de notre patrimoine national.
Sa compétence, sa diplomatie, la réussite des projets complexes qu'il a su mener à bien, et son dévouement exemplaire à la chose publique lui ont valu, de l'Etat, des honneurs amplement mérités : Grand Officier de la Légion d'honneur, titulaire de la Médaille militaire, il était aussi Commandeur de l'Ordre national du Mérite et Commandeur des Palmes académiques. Mais distinctions honorifiques et lourdes responsabilités n'avaient pas altéré ses qualités humaines. Il était resté fidèle à ses origines vosgiennes, dont il avait gardé la simplicité, la résolution, la ténacité. Tout au long de sa vie, il a conservé son amabilité, et, avec son sourire malicieux, un humour dénué de toute malveillance. Ces qualités en faisaient, pour les conférences qu'il acceptait souvent de présenter, un orateur apprécié, agréable à écouter, au ton mesuré, bien éloigné des prises de position péremptoires et des déclarations fracassantes, reconnaissant le mérite et la part des autres dans le succès des opérations qu'il avait dirigées. Il convient également de souligner chez lui une rare disponibilité pour ses amis et ceux qui faisaient appel à lui. Les rencontres qu'il nous était donné de faire chez Claude Guillemin - tous deux étaient de très proches amis, ce dernier habitant Jargeau puis Orléans, non loin de Loury où se trouvait la maison de campagne du ministre - étaient pleines d'intérêt, d'agrément et de bonheur.
La disparition d'Hubert Curien est celle d'un savant estimé de ses pairs, d'un administrateur avisé de la recherche, d'un homme politique respecté de tous, pour beaucoup, d'un ami, et pour notre association d'un Membre d'Honneur qui lui a toujours manifesté un intérêt particulier et apporté un soutien efficace.

1930 : Naissance de Michel Crépeau (1930-1999), avocat, maire de La Rochelle depuis 1971, fondateur de parti politique (MRG), pionnier de l'écologie urbaine, ministre de l'environement, ministre du Commerce et de l'Artisanat, ministre du tourisme, Garde des Sceaux.

Biographie


Michel Crépeau est né à Fontenay Le Comte en Vendée en 1930. Son père était inspecteur de l'Education Nationale pour l'enseignement primaire. Son enfance, heureuse sur les plages vendéennes, ne pouvait manquer de déclencher une passion pour la mer .C'est au Lycée Pierre Loti de Rochefort que Michel fait de brillantes études secondaires classiques : c'est là qu'il cultive sa mémoire prodigieuse pour les textes classiques et son art pour déposer les gerbes de fleurs lors des cérémonies patriotiques . Le bachelier s'inscrit à la faculté de Droit de Bordeaux où il révèle de grandes capacités de concentration sur les articles des codes Dalloz..Sa plume devient plus acérée et son verbe se forge dans des registres de tons variés pour captiver son public. Mais il n'en oublie pas pour autant les plaisirs de la vie étudiante; avec ses copains, il a des tranches de vie festives.

En 1955, Michel Crépeau débarque à La Rochelle et s'inscrit au barreau pour y défendre avec un talent et une voix inoubliable le bon, le truand, la veuve et les cocus ..
Dès 1958 il lance ses premières idées politiques inspirées par son père spirituel : Pierre Mendès France. Il écrit dans "La Dépêche d'Aunis" des articles pertinents sur la guerre d'Algérie et son nécessaire règlement. Sur le plan local il se tisse un réseau d'amitiés qui le pousse à se lancer dans la vie politique. Le 1er octobre 1967, une surprise pour le maire gaulliste André Salardaine, le "kid Crépeau" devient conseiller général sur le canton ouest de La Rochelle.
Il est élu maire de La Rochelle en 1971 et le restera jusqu'à sa mort, le 23 mars 1999. Les Rochelais lui témoigneront leur confiance jusqu'à la fin, reconnaissants et admirateurs de tout ce que Michel Crépeau apporta à la ville et sa région.
En effet, il rend La Rochelle célèbre par ses initiatives et ses réalisations dans les domaines de l'environnement (la protection du littoral par l'arrêt des constructions, l'extension des espaces verts, la récupération des déchets dès 1973, le réseau de location des voitures électriques non polluantes et silencieuses dès 1995, la mise à disposition publique de 400 vélos jaunes dès 1976, à l'usage des habitants et touristes), de l'urbanisme (la construction de l'université de La Rochelle, le Technoforum, le Palais des Congrès, le nouveau port de pêche) et de la culture (les Francofolies, la Withbread, etc). En 1975, il propulse La Rochelle à la une des journaux en créant le premier secteur piétonnier de France.
De son mandat de maire, il dira : "En France, le maire est quelqu'un de puissant : il est localement président de la République, chef du gouvernement, ministre des finances, chef du personnel …
En 1973, avec Robert Fabre, il créa le MRG ( Mouvement des Radicaux de Gauche ) .En 1973, il est élu conseiller régional de Poitou-Charente. Il a été ministre de l'Environnement en 1981, ministre de l'Artisanat et du Commerce en 1983, ministre de la Justice et garde des Sceaux en 1986.
En 2000 est publié un livre " testamentaire ", Les chemins ardus du bonheur - Ed. Rupella - La Rochelle. Une philosophie de vie que vous retrouverez dans ce chapitre. Michel Crépeau laissera dans l’Histoire de La Rochelle les traces d’un humanisme et d’une morale disparus à la fin du vingtième siècle.
Ce chapitre " La Politique, une morale pour la cité " contient des extraits de " La lettre du Maire " . Un regard sur la politique, la vraie et sur notre société.

1932 : Naissance de Louis Malle (1932-1995) , metteur en scène français .

Biographie


Les débuts


Né à Thumeries dans le Nord le 30 octobre 1932, Louis Malle est issu d'une grande famille d'industriels du sucre ,c'est le petit-fils d'Henri Béghin, fondateur de la marque de sucre Beghin-Say. Il grandit dans le milieu de la grande bourgeoisie et traverse l'occupation dans différents internats catholiques (dont un qu'il évoquera plus tard). Dès l'âge de 14 ans, il s'initie à la réalisation avec la caméra 8mm de son père. Il pense étudier les sciences politiques à l'Université de Paris, mais c'est à ce moment que se décide sa carrière de cinéaste. Il s'inscrit donc à l'IDHEC.
Jacques-Yves Cousteau recherche alors un jeune assistant pour réaliser un documentaire sur les fonds marins; on lui propose des étudiants de l'IDHEC et il choisit Malle. Plusieurs mois de travail sur la Calypso aboutissent au Monde du Silence (1955). Leur travail reçoit une Palme d'Or.
Sur le tournage, Louis Malle se crève les tympans lors d'une plongée, il ne pourra donc plus réaliser de travaux de ce type. Les projets qui suivront, films et documentaires, seront volontiers moins consensuels et abordés avec un œil critique.
C'est alors l'essor de la Nouvelle Vague mais Malle n'appartiendra jamais à ce mouvement, il développera son propre chemin en parallèle, seul, selon ses propres motivations.
Il réalise son premier long métrage à 25 ans, Ascenseur pour l'échafaud (1957) avec Jeanne Moreau dans lequel il montre sa passion pour le jazz (avec une bande originale de Miles Davis). Suivent Les Amants (toujours avec Jeanne Moreau) dans lequel il s'attaque à la bourgeoisie, puis l'adaption d'une nouvelle de Raymond Queneau, Zazie dans le métro (1960), film léger et enthousiaste, et Le Feu follet (1963), film sur la dépression et le suicide...

Polémique et exil

De retour de son voyage, il tourne un film qui provoque un tollé: Le Souffle au cœur.
Il y évoque la relation incestueuse (voire romantique) entre une mère et son fils ; ce thème est traité sans aucun jugement moral, ce qui sera une constante chez le réalisateur, il n'y a pas d'innocents et pas de coupables, la vie est bien plus complexe. C'est au spectateur de faire son propre jugement, pas au réalisateur de le lui imposer.
Trois ans plus tard, c'est sur un autre thème qu'il provoque une controverse. Dans Lacombe Lucien (1974) il décrit la lente progression d'un jeune homme désœuvré dans la collaboration. Là encore, il ne porte aucun jugement, le collabo n'est pas un monstre, il est juste humain et fait des erreurs. La presse et les critiques l'accusent alors de tous les maux, ils jugent son film ignoble et lui reprochent de ne pas avoir vécu assez durement la guerre. Au plus fort de la polémique, il décide de s'expatrier aux États-Unis. Il tourne entre autres, à La Nouvelle-Orléans, La Petite avec la jeune Brooke Shields et, à Hollywood, Atlantic City (1980), avec Burt Lancaster et Susan Sarandon, dans lequel il raconte les mésaventures d'un truand à la retraite et de sa voisine dans la ville des casinos.

La consécration

Lorsqu'il revient en France en 1987 c'est pour s'attacher au thème qui l'avait fait partir: l'occupation.
Ce sera alors la consécration de sa carrière, Au revoir les enfants. Dans un collège catholique sous l'occupation, un garçon issu de la bourgeoisie découvre qu'un de ses camarades est juif. Une amitié se construit entre les deux mais ne pourra pas empêcher une fin tragique.
Dans ce film, Louis Malle montre ce dont il se souvient de la guerre. L'histoire est en partie autobiographique, il a été témoin d'une situation similaire lors de son enfance, un jeune juif avait été caché dans son internat puis découvert par la gestapo et déporté. Il dira d'ailleurs que ce thème le hantait depuis toujours et que c'est cette histoire tragique qui l'avait amené au cinéma.
Ce film reprend aussi certains éléments de ses précedents films polémiques; de Lacombe Lucien il reprend le collabo "malgré lui", du Souffle au cœur, il reprend la relation fusionnelle entre la mère et le fils. Là encore il ne juge personne, il n'y a pas de bons ni de méchants, juste une certaine fatalité. Ce film sera un triomphe et recevra plusieurs récompenses.
Suivront la comédie Milou en mai puis Fatale et enfin l'adaptation de la pièce d'Anton Tchekhov Vanya, 42e rue (1994).
Il meurt d'un lymphome le 23 novembre 1995 à Los Angeles; il s'était marié avec l'actrice américaine Candice Bergen en 1980 (son premier mariage avec Anne-Marie Deschodt avait duré de 1965 à 1967), il avait trois enfants.

1937 : Naissance de Claude Lelouch , on le surnomme « Coco », réalisateur , producteur, scénariste et acteur français.

Biographie

« J'aime l'idée du mariage parce que c'est un acte d'héroïsme »
Claude Lelouch

Débuts dans le journalisme


À la suite de son échec au baccalauréat, son père lui offre une caméra pour lui redonner une chance. C'est en faisant son service militaire que Claude Lelouch a fait ses premières armes avec sa caméra. Intégré dans le Service Cinématographique des Armées .Il débute sa carrière en tournant des reportages journalistiques. Il est notamment l'un des premiers à filmer la vie quotidienne en URSS, la caméra cachée sous son trench-coat au cours d'un voyage personnel. Quand le rideau se lève puis USA en vrac lui permettent de gagner de quoi continuer à exercer sa passion. Il filme aussi beaucoup de manifestations sportives comme le tour de France ou les 24 heures du Mans.
Il acquiert ainsi cette capacité de saisir l'image instantanée et surtout à faire ressentir une atmosphère en quelques plans brefs. C'est également ce que les critiques dénonceront en assimilant son cinéma à un roman-photo grossier.

Production de films


Pendant le tournage du long métrage
And now... Ladies and Gentlemen

En 1960, il fonde sa société de production Les Films 13 et réalise un très grand nombre de scopitones (ancêtre du clip vidéos). Claude Lelouch est sans doute le réalisateur le plus prolifique dans ce registre si l'on excepte Andrée Davis-Boyer, dite « mamie Scopitone ». Il acquiert par ce biais un réseau relationnel important qui lui permettra très tôt de mettre en scène des acteurs célèbres ainsi que d'obtenir des participations amicales de certaines vedettes dans ses films : Johnny Halliday dans L'Aventure c'est l'aventure ou encore Mireille Mathieu dans La Bonne Année. À l'époque, il fréquente aussi Jean Yanne et Jacques Martin que l'on voit apparaître dans La Femme spectacle.
C'est pendant cette période qu'il se forme sur le terrain car il n'a en effet jamais fait d'école de cinéma. Il teste in vivo des méthodes le plus souvent audacieuses pour l'époque. On remarque par exemple la fameuse caméra cachée sous le trench-coat. Ce fonctionnement sera d'ailleurs le fondement de sa perpétuelle évolution : alors qu'il se sent plafonner après La Vie, l'amour, la mort en 1967, il produit un court métrage sur les Jeux Olympiques de Grenoble en 1968 dans lequel il essaie des techniques encore peu utilisées comme l'eastmancolor. Un an plus tard sort Le Voyou, fruit de cette mutation. Il en va de même avec le film à petit budget Smic, Smac, Smoc, sorte de pilote de L'aventure c'est l'aventure ou de La Bonne Année.
Le 28 février 2007 sort le film Entre adultes qu'il coproduit avec son fils Simon Lelouch. On remarque aussi Roman de gare, qu'il réalise, mais incognito, en faisant croire que c'est Hervé Picard qui le réalise. Claude Lelouch a utilisé ce procédé à la suite de l'échec de son dernier film. Pendant le tournage, il se fait passer pour le producteur, simplement.

Réalisateur


En 1960, son premier film en tant que réalisateur, Le Propre de l'homme, est sifflé par le public, décrié par la critique (« Claude Lelouch, retenez bien ce nom, vous n'en n'entendrez plus jamais parler ») et ne reste pas plus d'une semaine à l'affiche. Il détruira les négatifs à la hache. S'ajoute à cet échec le décès de son père. En 1962, L'Amour avec des si, film enlevé et très imaginatif, retient l'attention de la critique suédoise. L'année suivante, Une fille et des fusils remporte un peu de succès (déjà tenté par l'utilisation des bons filons et des recettes commerciales, il tournera une suite qui ne trouvera cependant pas de distributeur). En 1964, La Femme spectacle, censuré pour ses jugements profondément misogynes (pour « cerner » maladroitement la « nature féminine », il suit des prostituées, filme les femmes faisant leurs courses ou allant se faire refaire le nez) et remonté de fond en comble, (avec en voix off la voix de Gérard Sire, célèbre animateur de radio, que Claude Lelouch utilisera jusque dans les années 1970), est une sorte de film-reportage inabouti. L'auteur se cherche alors entre la succession de saynètes anecdotiques et l'histoire morcelée en séquences éparses.


Claude Lelouch derrière la caméra pour
Le Courage d'aimer

Cependant, cette période est aussi celle de son entrée dans le milieu du cinéma et il y lie ses premières amitiés avec Jacques Martin et Amidou et se rapproche d'une certaine critique même si la diversité de ses activités le rend difficilement cernable. Cependant, Lelouch ne prêtera pas attention à la critique et, continuant de tourner avec les moyens du bord, on retrouvera la bande dessinée, le court métrage, etc ce qui vaudra d'ailleurs le succès d'Un homme et une femme, de bonnes critiques à son auteur et, selon Claude Lelouch, ce même au sein du cénacle des Cahiers du cinéma et de l'« intelligentsia » qui l'auraient pris un court instant pour un des leurs avant de le rejeter parce qu'il ne « rentrait pas dans leur moule ».
La légende raconte qu'il se retrouve un matin près d'une plage à Deauville où il entrevoit une jeune femme et son enfant sur la grève. Il réfléchit à son histoire, tente de la reconstituer et de savoir comment elle en est arrivée là. Le scénario d'Un homme et une femme est ainsi né. Le film est un miracle technique avec la Mustang de Jean Paul Belmondo et un style nouveau d'utilisation de la caméra. Le budget a été réuni par Lelouch auprès de trois producteurs pas forcément toujours au courant de ses intentions réelles. Jean-Louis Trintignant est confiant en ce jeune homme dynamique dont il connaît un peu le travail et dont Alexandre Mnouchkine, producteur en vue de l'époque, répond entièrement. Lelouch met en place ses « techniques » de tournage qu'il utilisera tout au long de sa carrière notamment cette capacité à faire feu de tout bois au point de vue financier : utiliser les locaux de l'équipe comme décors (ici, le Grand hôtel de Deauville), recycler de vieilles images filmées par lui plusieurs années auparavant pour d'autres raisons (ici, les 24 heures du Mans) ou utiliser le placement de produit comme moyen de financement du tournage (Jean-Louis Trintignant à bord d'une Ford Mustang ; dans La Bonne Année, ce sera Van Cleef & Arpels). Un homme et une femme est monté en deux fois, la première ne satisfaisant pas son auteur. En 1966, il est intégré in extremis à la sélection cannoise alors que la liste était close. Son film reçoit la Palme d'or (décernée ex aequo), marquant le début d'une remarquable ascension dans le monde du cinéma pour ce jeune homme de vingt-neuf ans qui pourtant n'avait pas une grande filmographie et n'était pas très apprécié par le public.
D'après un sondage effectué en 1989, Claude Lelouch était le réalisateur le plus connu des français.

Un cas à part

Pour Les Parisiens

Claude Lelouch reste un cas à part dans le monde du cinéma français. Il jouit d'une certaine célébrité avant même d'avoir eu une « œuvre » digne de ce nom. Il va tirer une partie de sa force et de sa créativité osée ou commerciale de cette perpétuelle compétition avec le public et la critique pour justifier cette renommée. Si cela est pour lui synonyme de succès, d'argent et surtout un moyen de propulser sa carrière en lui ouvrant un chemin réservé aux plus grands réalisateurs, notamment en donnant de lui l'image d'un réalisateur que les producteurs réclament, c'est également un de ses défauts qui le classera définitivement aux yeux de l'«intelligentsia», au pire comme un parvenu prétentieux ne méritant pas son succès, au mieux comme un réalisateur commercial dont le cinéma ne mérite pas d'être étudié comme une œuvre artistique.
Cette dernière critique ne manquerait toutefois pas de fondement : son film suivant, Vivre pour vivre, est en effet un produit de l'accumulation des « formules » qui ont fait un an plus tôt le succès d'Un homme et une femme (musique entêtante, acteur jouant « vrai », succession en roman-photo de plans immobiles saccadés, utilisation d'une actrice américaine pour mieux vendre le film aux États-Unis). Si c'était à refaire, Un homme et une femme : vingt ans déjà ou encore plus tardivement And now... Ladies and Gentlemen sont des films à intérêt cinématographique relatif. Cela initiera ce qu'on peut appeler un « lynchage médiatique » pouvant frôler certaines fois le mauvais goût. Ce lynchage médiatique est également utilisé par Lelouch lui-même pour se dénigrer. Il est ainsi très friand de tout ce qui pourrait faire parler de lui.


Claude Lelouch ne se défile jamais

Ceci révèle surtout l'ambiguïté profonde du cinéma de Lelouch qui se laisse rarement surprendre par son irréductibilité. Il est capable de scènes jugées merveilleuses et parfois même très fines, il dirige les acteurs de manière exceptionnelle et très personnelle. Enfin, il évolue en révélant plusieurs facettes de son œuvre au fil du temps mais il ne peut s'empêcher dans le même temps de retomber dans ses propres clichés, rendant ses films parfois lourds et souvent redondants, tantôt d'une certaine complexité pouvant se révéler déroutante (il est un adepte et précurseur de la superposition à l'infini d'histoires dans l'histoire en film-choral) ou à l'inverse d'une simplicité effarante. À ce titre, Toute une vie est représentatif de l'extrême ambiguïté du personnage et de sa méthode tortueuse et « décentrante ».
Parfois, l'alchimie prend et la méthode se révèle payante. Ainsi Un homme qui me plaît ou Le Bon et les méchants, présentant pourtant des scénarios plutôt pauvres, se révèlent être pour ses inconditionnels des bijoux ciselés jouissifs de par leur extrême limpidité et où le spectateur est pris à son insu par des scènes enlevées dans ce monde factice où tout semble simple et romantique. Parfois, au contraire, cette méthode le mène à l'échec lorsqu'il en fait trop (La Vie, l'amour, la mort) ou pas assez (À nous deux). À ce titre, ses films relèvent très tôt d'un équilibre fragile ce qui explique tout d'abord la polarisation qu'ils suscitent le plus souvent entre ceux qui l'adulent et ont été pris et ceux qui le vouent aux gémonies et sont restés à côté. Ensuite, cela permet également de percevoir pourquoi ils ont parfois mal vieilli tant ils reposent souvent sur quelques instants d'une frugalité vite évaporée.
En outre, Lelouch peut être classé comme un éternel précurseur faisant parfois tenir la qualité de ses films aux avancées techniques mises en œuvre ou à l'audace dans la mise en scène dont ils sont le fruit. La Bonne Année est un des premiers films français à utiliser des microphones en extérieur (les films étaient jusqu'ici postsynchronisés ensuite en studio), il se sert de cette avancée pour innover dans le jeu des acteurs ce qui lui permet de restituer toute leur fraîcheur aux dialogues entre Lino Ventura et Françoise Fabian, fraîcheur un peu passée en fin de carrière ou moins spectaculaire. De même, c'est un de ceux qui ont utilisé et popularisé le tournage caméra à l'épaule, pensant par là qu'elle devait être un acteur de plus au sein du film en étant la plus active possible. Jean-Louis Trintignant, interrogé sur le succès d'Un homme et une femme, dira que ce film relevait d'une véritable audace et d'une grande originalité techniques mais que malheureusement, comme il fut un des premiers à utiliser l'Eastmancolor depuis popularisé par la publicité, le film paraîtra plus commercialisé.

Lors du tournage du film
Les Misérables

Lelouch tirera de cette pratique de la technique cinématographique, solitaire et autodidacte une bonne partie de ses trouvailles et de la qualité de ses films. S'ils sont parfois ratés, ils manquent rarement de révéler quelques beaux plans. Il a appris son métier sur le tas — il le dit et le répète — et c'est de là, beaucoup plus que d'un scénario prédéfini, que proviennent ses films. Une image peut enge

Ephéméride

Publié le 29/10/2007 à 12:00 par monptitrefugesecret
Ephéméride
Lundi 29 octobre 2007
302e jour de l'année
63 jours restants
44e semaine


FÊTES DU JOUR


Aujourd'hui, nous fêtons les Narcisse.
Fêtes et prénoms bretons : Landouen.


Les pays suivants célèbrent leur fête nationale :

Nom République de Turquie - Türkiye Çumhuriyeti
Drapeau
Capitale Ankara
Monnaie Livre Turque
Langues officielles Turc

Turquie : Jour de la République (1923)


CITATION DU JOUR

« On ne trahit bien que ceux qu'on aimе. »
Maurice Sachs



DICTON DU JOUR

Sainte-Narcisse , de dix à six .



PROVERBE DU JOUR

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ANNIVERSAIRES DU JOUR



1879 : Naissance de Franz von Papen (1879-1669) , homme politique , chancelier du Reich (1932) et ambassadeur sous le régime nazi .

Biographie


Fils de propriétaire terrien, il naît à Werl en Westphalie. Après un entraînement militaire dans la cavalerie, von Papen commence une carrière diplomatique en tant qu'attaché militaire à Washington et Mexico. En 1915 il est rappelé en Allemagne et prend part à la Première Guerre mondiale sur le front ouest. En 1917, il est officier d'état-major sur le front est.
Après la Première Guerre mondiale, il se tourne vers la politique et s'engage dans le parti catholique, le Zentrum pour en devenir le chef de file et le chancelier.
Chancelier du Reich du juin 1932 à décembre 1932, vice-chancelier (Vizekanzler) d'Adolf Hitler du 30 janvier 1933 au 7 août 1934, puis ambassadeur à Vienne en 1934, puis à Ankara de 1939 à 1944. Monarchiste à l'origine, catholique conservateur, il fut exclu du Zentrum pour avoir provoqué la chute du gouvernement Brüning, il aida Adolf Hitler à accéder au pouvoir, puis soutint sa politique extérieure. Jugé, il fut acquitté par le Tribunal de Nuremberg en 1946, devant lequel il était accusé de plan concerté ou complot et de crimes contre la paix, mais fut condamné peu après par les tribunaux de dénazification. Il fut libéré en 1949.
Ami personnel de plusieurs papes : (Ambrogio Ratti (futur Pie XI), connu pendant la République de Weimar, Eugenio Pacelli, (futur Pie XII), connu alors qu'il était nonce en Allemagne, Angelo Roncalli (futur Jean XXIII) alors qu'ils étaient tous deux en poste à Ankara pendant la guerre), il fut nommé à plusieurs reprises Chambellan privé du pape, la dernière fois en 1959 par Jean XXIII.
Franz von Papen est décédé le 2 mai 1969 à Obersasbach (Baden).

Le procès de Nuremberg

Le 18 octobre 1945, 24 responsables politiques, militaires et économiques Allemands sont mis en accusation. Du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946 va se dérouler au palais de justice de Nuremberg le procès de ces 24 personnes devant un tribunal militaire international.


Le commandant en chef de la marine Allemande et successeur d'Hitler, Karl Dönitz, est l'un des accusés du procès, ainsi que Hans Frank(gouverneur général de Pologne), Wilhem Frick(ancien ministre de l'Intérieur), Hans Fritzsche(directeur du service de la radio au ministère de la Propagande), Walter Funck(président de la Reichsbank jusqu'en 1939), Hermann Göring(ancien maréchal du Reich), Rudolf Hess(adjoint d'Hitler jusqu'en 1941), Alfred Jodl (chef d'État-major des opérations de guerre du commandement suprême des forces armées[OKW]), Ernst Kaltenbrunner(chef de la police de sécurité), Wilhelm Keitel(feld-maréchal et chef de l'OKW), Constantin von Neurath(ministre des affaires étrangères de 1932 à 1938), Franz von Papen(vice-chancelier puis ambassadeur du Reich), Erich Raeder(commandant en chef de la marine de 1928 à 1943), Joachim von Ribbentrop (ministre des affaires étrangères), Alfred Rosenberg(ministre des Territoires occupés de l'Est), Fritz Sauckel(commissaire de la main d'oeuvre), Hjalmar Schacht(ministre de l'économie de 1934 à 1937), Baldur von Schirach(chef de la Jeunesse Hitlérienne et gauleiter[chef de district]de Vienne), Arthur Seyss-Inquart(chancelier de l'Autriche puis commissaire du Reich dans les Pays-Bas occupés), Albert Speer(ministre de l'Armement et de la Production de Guerre) et Julius Streicher(responsable du journal antisémite Der Stürmer). Martin Bormann(conseiller d'Hitler à partir de 1943) est condamné par contumace. Il est en fuite ou peut-être mort en mai 1945 à Berlin. Pour des raisons de santé Gustav Krupp ne comparaît pas devant le tribunal. Le 25 octobre l'ancien dirigeant du Deutsche Arbeitsfront(DAF, front allemand du travail) Robert Ley se suicide dans sa cellule.
Le tribunal est composé de quatre procureurs : un procureur Américain, un procureur Soviétique, un procureur Britannique et un procureur Français. Les accusés peuvent choisir librement leurs avocats. Il y a quatre juges et leurs adjoints qui représentent les vainqueurs. Le président du tribunal est un Anglais : Sir Justice Lawrence.
L'acte d'accusation(25 000 mots) repose sur quatre points : conjuration, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité(c'est d'ailleurs pendant ce procès qu'on a défini la notion de crime contre l'humanité). La conjuration, c'est l'ensemble des manoeuvres ayant conduit à la conquête du pouvoir absolu. Les crimes contre la paix sont la planification, la préparation et le déclenchement d'une guerre offensive qui a violé de nombreux traités internationaux. Les crimes de guerre prennent en considération toutes les infractions au droit des peuples, les assassinats collectifs à grande échelle, les brutalités contre les prisonniers de guerre et leur assassinat, l'exécution d'otages, les actes de torture, de mise en esclavage et de pillage économique, l'avilissement, le mauvais traitement, la déportation, l'asservissement et le meurtre de personnes civiles dans les territoires occupés. Sont considérés comme crimes contre l'humanité les persécutions commises à l'encontre de minorités raciales et religieuses et l'extermination de celles-ci.
Le 1er octobre 1946 le verdict est rendu : douze condamnations à mort par pendaison(Hermann Göring, Ernst Kaltenbrunner, Julius Streicher, Hans Frank, Wilhelm Frick, Alfred Jodl, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop, Alfred Rosenberg, Fritz Sauckel, Arthur Seyss-Inquart et Martin Bormann (par contumace). Ils sont exécutés à Nuremberg le 16 octobre 1946(sauf Hermann Göring qui s'est suicidé la veille dans sa cellule). Rudolf Hess, Walter Funk(libéré en 1957) et Erich Raeder(libéré en 1955) sont condamnés à la prison à vie(prison de Spandau). Albert Speer et Baldur von Schirach sont condamnés à une peine de vingt ans de prison et seront libérés en 1966. Constantin von Neurath est condamné à quinze ans de prison et sera gracié en 1954. Karl Dönitz est condamné à dix ans de prison et sera libéré en 1956. Hjalmar Schacht, Franz von Papen et Hanz Fritzsche sont acquittés. Le NSDAP(Parti National-Socialiste Allemand des Travailleurs), la Gestapo, les SS et le SD (Sicherheitsdienst, service de sécurité des SS) sont déclarées comme des organisations criminelles.
Douze autres procès furent intentés à 177 personnes devant les tribunaux militaires Américains. Des médecins, des juristes, des militaires, des hommes d'affaires sont jugés entre 1946 et 1949. Il y eut 24 condamnations à mort dont 12 exécutées. 35 accusés sont acquittés et tous les autres sont condamnés à des peines de prison qui seront annulées en 1956.

1882 : Naissance de Jean Giraudoux (1882-1944) ,Scénariste, Dialoguiste, Auteur français .

Biographie

« J'appelle amour ce qui n'a pas d'autre nom »
Jean Giraudoux


Né à Bellac (Limousin) dans une famille modeste, Giraudoux fait de brillantes études dans les différents établissements qu'il fréquente dont le lycée de Châteauroux qui porte aujourd'hui son nom (lycée Jean Giraudoux de Châteauroux) où il est interne de 1893 à 1900,
il entra en 1903 à l'École normale supérieure, où il eut comme professeur Charles Andler, spécialiste de la littérature allemande, qui suscita chez lui un intérêt passionné pour les relations franco-germaniques. En 1909, Giraudoux publia un premier recueil de nouvelles, les Provinciales. L'année suivante, il fut admis au concours des Affaires étrangères ; dès lors, il mena de front sa carrière diplomatique et son œuvre d'écrivain. L'expérience de la guerre, où il fut blessé à deux reprises, le marqua profondément. En 1918, il fit paraître son premier roman, Simon le pathétique, ouvrage de nature autobiographique, suivi de deux récits, Suzanne et le Pacifique (1921), transposition au féminin du mythe de Robinson Crusoé, et Siegfried et le Limousin (1922), qui aborde la question franco-allemande à travers la double identité du personnage principal, Jacques Forestier. En 1927, il rencontra Louis Jouvet, directeur de la Comédie des Champs-Élysées, avec qui il allait collaborer pendant presque vingt ans. Dès 1928 eut lieu la première représentation du Siegfried, pièce inspirée du roman mise en scène par Jouvet, qui remporta un grand succès ; loin du théâtre de boulevard naissait à cette occasion un théâtre de texte, dense, littéraire, poétique. Après Siegfried, Giraudoux continua d'écrire des romans et des nouvelles mais se consacra essentiellement au théâtre, toujours en collaboration avec Jouvet, qui monta successivement Amphitryon 38 (1929) ; Judith (1931) ; Intermezzo (1933) et surtout, La guerre de Troie n'aura pas lieu (1935), véritable plaidoyer en faveur de la paix. De 1928 à 1944, Giraudoux écrivit quinze pièces, dont treize furent mises en scène par Jouvet. Si le dramaturge invente parfois ses sujets (comme pour Intermezzo), il arrive fréquemment qu'il s'inspire d'un mythe, ou d'une légende, qu'il actualise et auquel il fait subir d'importantes variations (ajout de personnages, suppression d'épisodes). Son œuvre est marquée par un certain nombre de thèmes récurrents, liés à ses conflits intérieurs, à son expérience de la guerre, à son intérêt pour la question franco-allemande ou à sa carrière diplomatique en général. Nommé commissaire de l'Information au début de la guerre, il abandonna toutes ses fonctions officielles après 1940. Sans être un écrivain engagé, au sens sartrien du terme, il ne cessa d'utiliser, tout au long de sa carrière, le théâtre comme une tribune.
Jean Giraudoux meurt, selon la version officielle, à la suite d'un empoisonnement alimentaire, mais, plus probablement, d'une pancréatite.
Quelques jours après son inhumation, qui a lieu le 3 février dans un caveau provisoire du cimetière de Montmartre, Claude Roy fait courir le bruit, au café de Flore, qu'il a été empoisonné par la Gestapo. Louis Aragon le reprend à son compte dans Ce soir le 20 septembre 1944 : « Pourquoi ? Pas seulement parce que c’est le plus français de nos écrivains, mais certainement aussi pour son activité résistante gardée très secrète et que, pour ma part, j’avais devinée durant le dernier entretien que je devais avoir avec lui cinq jours avant sa mort ». Une biographie explorant la question lui est consacrée par Jacques Body en 2004.
Il est enterré au cimetière de Passy à Paris.

1897 : Naissance de Joseph Goebbels (1897-1945) , ministre de la propagande sous le régime d' Hitler .

Biographie

Né le 29 octobre 1897 à Rheydt en Allemagne dans un milieu modeste catholique, Paul Joseph Goebbels n'était pas du goût gâté par la nature et n'avait rien du type aryen (grand, blond aux yeux bleus). Au contraire, il était plutôt petit, avait la jambe déformée suite à un pied-bot, et un nez proéminant. Plutôt squelettique, assez souvent malade, il n'avait rien pour enthousiasmer les foules. Pourtant, il suivit des études brillantes et obtint un doctorat en philosophie tout en restant un auteur et un journaliste raté. En 1922, il fit son entrée au parti nazi et se rapprocha vite d'Hitler en 1926 malgré les idées anticapitalistes de Goebbels alors qu'Hitler était soutenu par de gros industriels qui finançaient son action. Habilement, Hitler lui fit lire ses thèses publiées dans « Mein Kampf ». Goebbels fut vite séduit et fut élu au Reichstag dès les élections
législatives de mai 1928. Il se maria ensuite avec Magda en 1931 qui représentera la mère modèle de l'Allemagne nazie (bien que Goebbels ait eu une liaison avec une actrice tchèque durant deux ans). Hitler nomma finalement Goebbels au Ministère de l'information, chargé de la propagande. Ce dernier put enfin faire preuve de ses talents. Il est vrai qu'il avait quelques dons d'orateur et qu'il savait manier la rhétorique tout en manipulant les médias en rejetant toute critique. Toute la presse fut muselée ainsi que les disciplines artistiques et si les moyens de communication se développèrent à l'époque, c'était pour mieux diffuser les messages de Goebbels louant le IIIe Reich et Hitler. Il participa ainsi activement à la nomination du Führer en tant que Chancelier en mars 1933. Un mois et demi plus tard, la censure fut effective : 20 000 livres furent brûlés à Berlin le 10 mai 1933. Plus tard, pour travailler dans la presse ou être artiste, il fallut adhérer à une chambre nationale de la culture en épousant, bien sûr, les thèses nazies et l'on ne pouvait y être accepté si l'on n'était pas de race aryenne... Autant dire que de nombreux intellectuels désertèrent l'Allemagne. La propagande de Goebbels contre les Juifs fut on ne peut plus active : ils furent désignés coupables de tout et de rien ainsi que de la récession économique qui frappait le pays. Ainsi, Goebbels fut responsable du boycott des magasins juifs et sera l'instigateur avec Heydrich de la Nuit de Cristal. Il arrivait aussi à justifier l'injustifiable : l'euthanasie des personnes handicapées (alors que lui-même l'était au départ !). Après la défaite de Stalingrad, Goebbels tenta de galvaniser le peuple en parlant désormais de « guerre totale ». Fidèle parmi les fidèles d'Hitler, il arriva à mettre en échec le complot contre Hitler à Berlin le 20 juillet 1944. Sentant la fin proche et la défaite inéluctable, il n'en resta pas moins un fervent défenseur de son Führer, embrigada dans des troupes de réserves de tous jeunes gens ou des vieux soldats. Hitler se suicida dans son bunker assiégé par l'Armée Rouge le 30 avril 1945. Goebbels prit alors la relève mais ne sera que chancelier durant une journée. Il tenta un armistice avec les Russes, sans succès. Puisque tout était perdu, Goebbels se suicida ainsi que son épouse Magda le 1er mai 1945. Auparavant, ils avaient tué leurs six enfants à l'aide de cyanure.
Son corps sera partiellement brûlé par ses aides de camp.
Le copieux Journal tenu par Goebbels de 1923 à 1945 est un document capital pour les historiens et comporte 29 volumes édité intégralement par l’Institut für Zeitgeschichte (Institut d'Histoire contemporaine de Munich). On y découvre, de l'intérieur, le fonctionnement complexe du système nazi, l'idolâtrie servile de Goebbels vis-à-vis de son maitre infaillible, les intrigues et rivalités au sein du premier cercle, et surtout la machine à manipuler les esprits que dirige Goebbels.Trois thèmes lui serviront jusqu'au bout à entretenir ses propres illusions sur le succès final. alors que troupes soviétiques et alliées ont manifestement mis à genoux la « Grande Allemagne » : les juifs, responsables du mal par définition, les Soviétiques, autre incarnation du mal absolu, et les promesses de lendemains meilleurs. On découvre aussi la psychologie d'un personnage-clé du « Reich millénaire » niant les crimes nazis et s'indignant des « bombardements criminels » des villes allemandes, si bien qu'on finit par se demander s'il écrivait pour manipuler même la postérité ou s'il croyait en son discours.

1907 : Naissance de Caroline Cunati alias Edwige Feuillère (1907-1998) ,comédienne et actrice française.


Biographie

Edwige Feuillère naît à Vesoul (Haute-Saône) en Franche-Comté d'un papa architecte, Guy Cunati, italien catholique et d'une maman alsacienne protestante, Berthe Koenig.
A Dijon, où ses parents se sont installés, elle connaît son premier contact et la révélation des planches en jouant pour le lycée une saynète intitulée Riquet à la houppe.
Elle a 12 ans et cette première expérience lui donne le goût de la scène.
Elle s'inscrit au Conservatoire d'art dramatique de sa ville et y remporte plusieurs prix.

A 21 ans, adieu Dijon, vive Paris. Elle rejoint la capitale et s'inscrit sans tarder aux cours du Conservatoire dans les classes de Raphaël Duflos et de Georges Le Roy.
Elle décroche de tous petits rôles au théâtre, entre autres aux Bouffes-Parisiens dans Le roi Pausole. Elle débute au cinéma en 1931 sous le pseudonyme de Cora Lynn (pour deux films) pour quelques rôles de figurante dans des comédies légères, notamment dans un court métrage auprès de Fernandel, La fine combine.

Elle se marie au comédien Pierre Feuillère à la veille de Noël 1930, mais cette union est de courte durée. Il se suicide neuf ans après leur divorce. Nonobstant la séparation, Edwige garde son nom d'ex-épouse comme nom de scène.

Les comédies qui suivent sont sans prétention, mais elle s'impose assez rapidement. Elle possède déjà cette voix caressante et impérieuse sous laquelle on sent poindre le talent d'une future grande comédienne.
Sa création de l'ambitieuse Suzy auprès de Louis Jouvet dans Topaze est fort remarquée.

A cette époque, elle appartient déjà à la Comédie Française, mais elle n'y reste que deux ans.
L'atmosphère y est trop pesante et elle quitte les ors de l'auguste Maison sans aucun regret, bien décidée à prendre seule sa carrière en mains.
A la sortie de Lucrèce Borgia d'Abel Gance, elle suscite un scandale en apparaissant à moitié dévêtue, ce qui pour l'époque (nous sommes en 1935), n'est guère courant au cinéma !
Désormais, elle mène simultanément de front sa carrière cinématographique et théâtrale.

Sur scène, elle triomphe tôt dans La dame aux camélias d'Alexandre Dumas. Elle joue cette pièce à plusieurs reprises et avec différents partenaires dont Jean-Claude Pascal. C'est l'un de ses plus grands succès.
Malgré ses réussites au grand écran, son immense passion n'en reste pas moins le théâtre. Elle le privilégie en se mettant au service de ses plus grands serviteurs : Henri Bernstein : Le bonheur; Edouard Bourdet : La prisonnière; Jean Anouilh : Leocadia; Jean Giraudoux : Sodome et Gomorrhe qu'elle crée à l'Athénée, Pour Lucrèce et La folle de Chaillot où elle succède à Marguerite Moreno dans le rôle d'Aurélie, personnage baroque et haut en couleurs s'il en est; Paul Claudel : Le partage de midi dans laquelle elle s'investit tout entière dans le personnage d'Ysé, l'un de ses plus beaux rôles.
Impossible de citer tout le répertoire de cette grande comédienne.
Néanmoins, n'omettons pas : Lucy Crown d'Irving Shaw adaptée en français par Jean-Pierre Aumont; La reine et les insurgés d'Ugo Betti; La maison du lac d'Ernest Thompson; Le bateau pour Lipaïa d'Alexeï Arbouzov; Cher menteur de Jérôme Kilty.

En 1993, elle reçoit des mains de Francis Huster et de Cristiana Reali un Molière pour son spectacle d'adieu, conçu et réalisé par Jean-Luc Tardieu, au Théâtre de la Madeleine, Edwige Feuillère en scène. Il s'agit d'un one woman show dans lequel elle reprend ses principaux succès.

La même année, elle tourne La dame de Lieudit, un excellent téléfilm de Philippe Monnier. Elle incarne une riche excentrique de 110 ans ! D'excellents comédiens l'entourent : Guy Tréjan, son ami de toujours, Renée Faure, Bernard Alane, etc.

Quant à sa carrière cinématographique, relevons quelques films parmi ses plus marquants : L'aigle à deux têtes de Jean Cocteau; La duchesse de Langeais adaptée par Jean Giraudoux d'après Balzac; L'idiot aux côtés de Gérard Philipe; Le blé en herbe d'après Colette; En cas de malheur dans lequel elle s'impose entre Jean Gabin et Brigitte Bardot pourtant au faîte de sa carrière; La chair de l'orchidée, son dernier film, un suspense policier tiré d'un roman de James Hadley Chase, dans lequel elle incarne une tante diabolique à souhait.

Elle récolte tous les prix et les récompenses : César d'honneur en 1984, Molière, 7 d'or, Médaille de la ville de Paris en 1966, Grand officier de la Légion d'honneur, Commandeur des Arts et des Lettres, Grand-croix de l'ordre national du mérite, Prix de la femme la plus distinguée, Prix de la courtoisie, etc.

Elle publie trois excellents livres de souvenirs, plein d'intelligence et de pudeur : "Les feux de la mémoire" (1977), "Moi le Clairon" (1984) et "A vous de jouer" (1998) qui sort quelques jours avant son décès.

Gravement affectée par la disparition de son grand ami Jean Marais le 8 novembre 1998, elle succombe à son tour, 7 jours plus tard, de complications cardiaques et pulmonaires à l'Hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt. Le jour même des obsèques de Jean.
Le couple mythique de "L'aigle à deux têtes" rejoint définitivement Cocteau.
Edwige Feuillère fut l'une de nos toutes grandes dames. L'un de nos derniers "monstres sacrés".

L'association Les Amis d'Edwige Feuillère créée en Avril 2003 à Paris, perpétue la mémoire de la grande artiste.

Une place de Paris est baptisée Edwige Feuillère, depuis le 30 mars 2007; elle est située dans le VIIe arrondissement, à l'angle des rues Sédillot et Dupont des Loges.

Le centenaire d'Edwige Feuillère s'inscrit dans la liste des célébrations nationales en 2007.


1911 : Naissance de Mahalia Jackson (1911–1972), l'une des plus grande chanteuse de musique religieuse noire : le Gospel !

Biographie

Mahalia Jackson photographiée par Carl Van Vechten en 1962.

Enfance


Née dans le quartier "Carrollton" de La Nouvelle-Orléans (Louisiane) Mahalia Jackson a été la première star du chant évangélique (excluant toute autre musique afro-américaine d’expression profane) et représente pour le grand public l’incarnation vocale du gospel, à l’instar de Bessie Smith, considérée comme la plus grande voix du blues.

Chicago, la ville des débuts


Très jeune, Mahalia Jackson chante dans la chorale de l’église baptiste où prêche son père et écoute, en cachette, les disques de Bessie Smith qu’elle admire. Installée en 1927 à Chicago, où elle ouvre une boutique de cosmétiques, elle devient l’une des premières voix de la Great Salem Baptist Church (sans avoir jamais pris de leçon de chant) avant de rejoindre Robert Johnson qui vient de fonder le premier groupe mixte de gospel professionnel. Elle rencontre en outre quelques grandes figures du gospel, enregistre sans succès deux disques en 1937 et rejoint bientôt Thomas A. Dorsey (d’abord chanteur de blues puis véritable pionnier du gospel moderne au début des années 1930), qui l’accompagne au piano pendant dix ans.
Entièrement dévouée à la « musique de Dieu », à l’essence même du chant sacré, Mahalia Jackson s’exprime avec simplicité, recueillement et puissance de conviction, d’une voix forte au timbre profond et chaleureux, avec une rare présence scénique et un charisme fascinant.

Mahalia Jackson rencontre le succès


En 1946 et 1947, celle que l’on surnomme couramment la « reine du Gospel » enregistre une série de titres (dont I’m Going to Tell God et Move On Up a Little Higher, disque vendu à plus d’un million d’exemplaires, et le fameux hymne baptiste Amazing Grace) qui la révèle au public américain. Elle chante par ailleurs Precious Lord, Take My Hand dans l’un des immenses stades de football de Washington devant un public enthousiaste.
Entre 1949 et 1952, elle interprète des grands succès comme Silent Night, Walking to Jerusalem et le plus populaire d’entre eux, In the Upper Room, œuvre envoûtante qu’elle chante d’abord arythmiquement, installant peu à peu le tempo. Mahalia Jackson se produit par la suite au Carnegie Hall, célèbre salle de concert de New York, effectue sa première tournée européenne où elle remporte un triomphe sans précédent, obtient un grand prix du disque en France et, rentrée aux États-Unis, signe pour la compagnie discographique CBS.
Elle anime une émission de télévision avant d’enregistrer une version de Black, Brown and Beige (dans laquelle elle interprète un sublime Come Sunday) avec l’orchestre de Duke Ellington.
Grande vedette, gérant parfaitement sa carrière mais cédant parfois aux exigences commerciales des producteurs pour élargir son audience, Mahalia Jackson participe, malgré des problèmes cardiaques, aux rendez-vous européens tels que le festival d’Antibes-Juan-les-Pins en 1968 où elle se produit pendant plus de trois heures, habitée par une sensibilité et une ferveur inoubliables. Elle chante par ailleurs à la Maison Blanche lors de l’intronisation du président John F. Kennedy. Amie fidèle du pasteur Martin Luther King, elle se trouve à ses côtés pour la défense des droits civiques des Noirs et chante devant des milliers de personnes lors du service funèbre du leader assassiné.
Celle dont la voix demeure l’une des plus belles de ce siècle meurt en janvier 1972 ; au cours des cérémonies funèbres célébrées à La Nouvelle-Orléans et à Chicago, un hommage ému et émouvant lui est rendu par ses consœurs du gospel, dont Aretha Franklin.
Les disques de Mahalia Jackson sont réédités sous forme de différentes compilations ; le Volume 1, 1937-1946 de l’intégrale a reçu le prix du meilleur disque de gospel 1998 décerné chaque année par l’Académie du jazz.

1917 : Naissance d ' Eddie Constantine (1917-1993), acteur américain .

Biographie





Des origines russes..

Eddie Constantinede son vrai nom Edward Constantinewsky, est né le 29-10-1917, à Los Angeles, Californie.
Issu d'une famille d'émigrés russe, fils et petit fils de chanteurs d'opéra, le jeune Eddie fait tout naturellement ses débuts publics dans la chanson et l'opérette.
Après un voyage à Vienne (1933/1936) où il travaille sa voix, le jeune homme rentre aux Etats-Unis où après avoir joué les choristes à Broadway, il est engagé par la compagnie Metro-Goldwyn-Mayer pour paraître comme chorus-boy dans diverses productions cinématographiques. A ce titre, sa présence , dès 1936, dans la comédie musicale de Roy Del Ruth, "Born to Dance (l'Amiral Mène la Danse)", signalée par Imdb, n'est pas invraisemblable: elle est donc reprise dans sa filmographie. Il est possible que le jeune homme fisse d'autres apparitions de cet ordre bien que, généralement, son rôle consista à doubler vocalement les stars dans leurs scènes de chant (Clark Gable, James Stewart, Tyrone Power...).

En 1941 (ou 1942?) , Eddie épouse la danseuse d'origine russe, Hélène Musil (Helinka Musilova), qu'il suit en Europe, en l'an de grâce 1949 lorsque, engagée par les ballets Monte-Carlo, elle doit traverser l'Atlantique.
On peut alors entendre chanter notre choriste à Londres, puis au Moulin Rouge parisien. En 1951, c'est dans la capitale française qu'il rencontre (comme tant d'autres...) Edith Piaf. La grande dame de la chanson française le prend pour partenaire dans la comédie musicale de Marcel Achard, "La P'tite Lili".

Un agent très spécial...

En 1953, le producteur Raymond Borderie cherche un acteur américain, parlant bien le français, pour incarner le fameux "Lemmy Caution" à l'écran. Justement, Eddie Cosntantine vient de faire sa première apparition cinématographique officielle dans "Egypt by Three" . Il saisit sa chance...
La "Môme Vert-de-Gris" , film aujourd'hui renommé, ne fit pas de mirobolantes recettes, mais les deux suivants, "Cet homme est Dangereux" (1953) et "Les Femmes s'en Balancent" , font connâître au public le personnage du héros de Peter Cheyney. Et puisque le public en redemande...

Parallèlement, Eddie Constantine poursuit sa carrière dans la chanson, spécialité dans laquelle le succès est également au rendez-vous. Elément de la jeune écurie d'Eddie Barclay, dont il fut l'un des premiers poulains, le chanteur connaît le succès, en duo avec sa fille Tania , dans la chanson tirée du film "L'Homme et l'Enfant" (1956). Le chanteur persévèrera, non sans talent, durant toures les années cinquante, avec de gros succès à la clé ("Cigarettes, Whisky et P'Tites Pépées -)
Ainsi, de film en film ("Ca va Barder", "Je Suis un Sentimental", "Le Grand Bluff"...), d'agent secret en reporter (Lemmy Caution, Barney Morgan...), Eddie Constantine va composer un personnage d'aventurier bagarreur et séducteur aux antipodes de sa propre personnalité. Souvent parodiques, ces oeuvrettes divertissantes sont au polar (ou au film d'espionnage) ce que les westerns spaghetti seront dix ans plus tard aux filmx de cow boys.

Et tout naturellement, en 1956, "Lemmy Caution" adopte la nationalité française. L'année suivante, il publie déjà son autobiographie, "Cet Homme n'est Pas Dangereux", se démarquant ainsi des héros stéréotypés qui lui interdisent une carrière plus valorisante.


En attendant Godard...

Les années soixante ne favorisent pas l'imagination des producteurs de cinéma. Alors que la nouvelle vague roule sur les plages endormies du septième art, Eddie Constantine tourne "Ca va Être ta Fête" (1960), "Cause Toujours, Mon Lapin" (1961), "Les Femmes d'Abord" (1962), "Des Frissons Partout" (1963), "Laissez-tirer les Tireurs" (1964)... et toujours "Lemmy pour les Dames", (1962) et encore "A Toi de faire, Mignonne" (1963) Lemmy Caution. Lorsqu'il s'en échappe, c'est pour faire quelques apparitions dans des films où il ne tient pas le rôle principal "Cléo de Cinq à Sept" (1961). "Nous Irons à Deauville" (1963). Eddie, qui a pris ses distances avec la chanson, commence à distinguer les contours peu reluisants de la prison dorée dans laquelle on l'a fait entrer.
Pourtant, sa popularité internationale est telle qu'il est même mis en bandes dessinées, sous son propre nom, dans une série d'origine sud-américaine.

Est-ce Godard qui a tué Lemmy Caution, ou l'agent secret qui s'est suicidé? Toujours est-il que, lorsque la Nouvelle Vague l'appelle enfin, en la personne du plus original et du plus discuté de ses représentants, c'est pour entrer une dernière fois, du moins l'espère-t-il, dans la peau devenue trop lourde de l'agent secret.
Effectivement, le personnage en prend définitivement un coup, et ce ne sont pas les dernières salves "Nick Carter et le Trèfle Rouge" , "A Tout Casser" qui vont rendre une nouvelle jeunesse au "gunman"...


Une seconde carrière...

Au début des années 70, Eddie Constantine travaille enfin avec des metteurs en scène reconnus (tout au moins aujourd'hui...): Agnès Varda ("Lions Love"), Rainer Werner Fassbinder "Prenez-Garde à la Sainte Putain" , "La Troisième Génération" , ou Jacques Bral "une Baleine qui avait mal aux Dents" . Mais le public ne reconnait plus l'acteur, et c'est presque dans l'anonymat, tout au moins de ce côté du Rhin, qu'il entame sa deuxième carrière, aux antipodes de la précédente.

Car c'est en Allemagne que notre ancien héros se tourne désormais. Et lorsque, d'aventure, il revient sur les plateaux français - "Neige" de Juliet Berto (1981), "la Bête Noire" de Patrick Chaput (1983), son nom est au bas de l'affiche... Jusqu'à ce que, en 1991, Godard lui redonne le rôle principal - celui de ... Lemmy Caution (!) - dans "Allemagne, Année Neuf Zéro" .

S'il n'est revenu qu'épisodiquement à la chanson, Eddie Constantine s'est mis à l'écriture, publiant notamment en 1975 un roman sur le monde des courses hippiques, "Le Propriétaire". Grand amateur de chevaux, ancien joueur, l'acteur connaît bien et estime beaucoup moins cet univers du turf qu'il décrit comme une mafia peu estimable (le titre américain de l'ouvrage ne sera-t-il pas "the Godfather"?). Des contacts sont pris avec des producteurs américains pour donner une suite cinématographique à l'ouvrage...

Divorcé de Hélène en 1971, et après un deuxième mariage éphémère, Eddie Constantine épouse la productrice de télévision (ZDF), Maya Faber-Jansen. Le couple, installé en Allemagne, aura un enfant.

Autres activités


Eddie constantine a fondé sa propre maison de production, la Belmont Film.
Dans les années 1980, il participe à plusieurs productions télévisées (J'ai bien l'honneur, 1980, de Jacques Rouffio ; Le retour de Lemmy Caution).
Il est l'auteur d'une autobiographie (Cet homme n'est pas dangereux, 1955) et d'un roman inspiré par sa passion pour les chevaux de courses (Le propriétaire, 1975).


C'est de Wiesbaden que l'âme de Lemmy Caution s'envole le 25-2-1993. Parions qu'elle n'a pas rejoint le paradis des mauvais garçons...

1920 : Naissance de Baruj Benacerraf, prix Nobel de physiologie et médecine en 1920 "Pour la découverte sur les structures génétiquement déterminées sur la surface d'une cellule et régulatrices des réactions immunologiques" ( en compagnie de Jean Dausset et George Davis Snell )

Biographie


Baruj Benacerraf naquit à Caracas, au Venezuela, vécut un temps à Paris et émigra aux États-Unis en 1939. Il étudia à l'université Columbia et à la faculté de médecine de Virginie où il obtint un diplôme de docteur en médecine en 1945.
Benacerraf effectua son service militaire à l'hôpital général du Queens, à New York, et, après un court passage dans l'armée, se consacra à la recherche et à l'enseignement. Il travailla d'abord à Columbia, puis à Paris à l'hôpital Broussais. Retourné aux États-Unis, il entra en 1956 à la faculté de médecine de New York où, en 1960, il fut nommé professeur de pathologie.
De 1968 à 1970, il dirigea le laboratoire d'immunologie à l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses. En 1970, il fut nommé professeur de pathologie comparée à l'université Harvard.

Benacerraf s'intéressa tout d'abord à l'allergie avant d'entamer des travaux sur les cellules du système immunitaire. Au cours de ses expériences, il remarqua que certains de ses cobayes ne produisaient pas d'anticorps. Ce fut le point de départ de travaux visant à démontrer que la capacité à déclencher une réponse immunitaire est d'origine génétique. Il appela ces gènes Ir pour « Immune response ».
Cette découverte valut à Baruj Benacceraf le prix Nobel de médecine ou physiologie en 1980, qu'il partagea notamment avec George Davis Snell et Jean Dausset, découvreur d'un système analogue chez l'Homme, le HLA.

1947 : Naissance de Richard Dreyfuss, acteur américain.

Biographie

Né le 29 Octobre 1947 à Brooklyn, New York . C'est adolescent que Richard Dreyfuss monte pour la première fois sur les planches du West Side Jewish Centre Theatre de Los Angeles. Il se passionne alors pour le métier d'acteur et décide de faire carrière. A 15 ans, il débute dans une production télévisée, In Mama's House. Il poursuit ses études durant un an au San Fernando Valley State College, mais avec l'éclatement de la guerre au Vietnam, il décide de devenir objecteur de conscience et travaille durant deux ans à l'hôpital de Los Angeles. Il en profite pour décrocher des petits rôles dans de multiples téléfilms et continue sa carrière théâtrale entre Broadway et les spectacles d'improvisation. En 1968, il fait une apparition non-crédité dans Le Laureat aux côtés de Dustin Hoffman et Anne Bancroft, mais ce n'est que 5 ans plus tard que sa prestation dans Dillinger fait forte impression.

L'année 1973 marque ainsi le lancement de sa carrière sur grand écran. Il obtient le rôle de Curt Henderson dans le cultissime American graffiti de George Lucas et partage l'affiche avec d'autres stars en devenir telles que Ron Howard ou Harrison Ford. C'est une production canadienne, The Apprenticeship of Duddy Kravitz qui lui offre son premier rôle principal en 1974. Sa rencontre avec Steven Spielberg lui permet d'obtenir la reconnaissance du public avec les rôles de Matt Hooper dans le thriller aquatique Les Dents de la mer (1975), et celui de Roy Neary dans le classique de science-fiction Rencontres du 3ème type (1978). Entre temps, il devient l'un des plus jeunes acteurs oscarisé en recevant la célèbre statuette pour sa prestation dans The Goodbye girl et reçoit ainsi la reconnaissance de ses pairs. Cependant, sa présence au casting de 5 films entre 1978 et 1982 ne suffit pas à obtenir des résultats satisfaisant au box-office. Dépressif, l'acteur sombre dans la drogue. Un accident de voitures durant l'année 1982 et son arrestation pour détention de cocaïne mettent fin à sa descente aux enfers. Après une cure de désintoxication, il fait son retour à Hollywood avec Le Clochard de Beverly Hills en 1986, prouvant ainsi qu'il est toujours l'un des acteurs les plus accomplis de sa génération.

Il faudra cependant attendre l'année 1995 et le Professeur Holland pour que Richard Dreyfuss cumule nomination au Golden Globes et à l'Oscar du meilleur acteur en incarnant ce professeur de musique aux méthodes novatrices. Entre temps, il incarne des rôles variés qui lui permettent de montrer sa capacité d'adaptation et d'interprétation dans les divers genres cinématographiques : comédie dramatique avec Stand by me, fantastique avec Pour toujours où il retrouve Steven Spielberg, ou encore comédie romantique avec Le Président et Miss Wade. Parallèlement, il poursuit une carrière sur le petit écran (Point limite (TV) de Stephen Frears), ainsi que dans le milieu théâtral. Il fait aussi une incursion dans le monde de l'animation en prêtant sa voix au mille-pattes de James et la pêche géante (1996). En 1997, Sidney Lumet fait appel )à lui pour Dans l'ombre de Manhattan, où il compose un avocat hésitant entre cynisme et idéalisme. Quatre ans plus tard, il est la tête d'affiche de l'adaptation du roman de Luis Sepulveda, Le Vieux qui lisait des romans d'amour. Se faisant de plus en plus rare au cinéma, Richard Dreyfuss compte tout de même, en 2006, au casting du film catastrophe de Wolfgang Petersen, Poséidon.

1959 : Naissance d'un petit guerrier à l'esprit malin, à l'intelligence vive : Astérix, héros de la bande déssinée inventé par le scénariste René Goscinny et le dessinateur Albert Uderzo.



Naissance d'un héros
Astérix est né en 1959, après J.C. bien entendu ! (Et J.C. signifie Jésus Christ et non Jules César !!!). Les premières planches paraissent dans le journal hebdomadaire Pilote.



C'est en 1961 que le premier album voit le jour aux éditions Dargaud. Seulement 65.000 exemplaires sont tirés (si vous voulez m'offrir une première édition, n'hésitez pas !!!).



En-tête de la première parution d'Astérix dans Pilote


Ce n'est que vers 1965 qu'Astérix a connu le succès. Aujourd'hui, tous tirages confondus, c'est le premier épisode qui est le plus vendu. On peut également ajouter que la série a été traduite dans plus de 88 langues dont le latin et l'espéranto.

Si le village est situé en bordure de mer, c'est grâce à Goscinny qui imaginait déjà les nombreux voyages de notre héros, mais c'est Uderzo qui l'a situé en Bretagne, région qu'il connaissait.

La première ébauche d'Uderzo attribuait à Astérix le physique "typique" des Celtes : grand et fort. Mais Goscinny avait en tête de lui affliger un physique peu flatteur : petit, pas forcément intelligent, mais malin, à l'image du français moyen. La seconde tentative d'Uderzo fut la bonne !



Mais Uderzo a tout de même dessiné aux côtés d'Astérix un autre personnage costaud, portant dans un premier temps une hache (uniquement dans le premier album), puis un menhir : Obélix était né !



Le succès est tel qu'aujourd'hui, Astérix compte, en plus de la série des 31 épisodes (sans compter les hors-séries), 7 dessins animés long métrage, 2 films, une multitude d'objets et même un parc d'attractions !

asterix obelix et idefix
Mercredi 25 avril 2007, c'était les 80 ans d'Uderzo.

A cette occasion, est sorti cet album, achat obligatoire et non compulsif.




Plusieurs artistes ont tenu ainsi à témoigner leur admiration, ils sont en tout trente-quatre.

Astérix, qui a l'habitude de provoquer des bagarres, vient de susciter une controverse inattendue sur... la convention des Nations unies sur les droits de l'enfant de 1989. Pour promouvoir ce texte dans un esprit
"ludique et pédagogique »

la défenseure des enfants, Dominique Versini, a décidé, au printemps, d'utiliser les images de l'irréductible Gaulois dans un album destiné à promouvoir les droits de l'enfant.





Dominique Versini (1) et Albert Uderzo, le célèbre dessinateur d’Astérix, ont mis en place, en avril 2007, un partenariat visant à promouvoir sur Internet, dans un esprit "ludique et pédagogique", la Convention internationale des droits de l’enfant auprès de la jeunesse.

"L'une de mes missions consiste à faire connaître la Convention internationale, explique Dominique Versini. A l'occasion de ses 80 ans, Albert Uderzo nous a proposé un travail commun autour des droits des enfants. Et nous avons pensé que les aventures d'Astérix nous permettraient de parler aux enfants de leurs droits avec humour et tendresse".

Pendant deux ans, l’irréductible Gaulois Astérix se met donc au service des droits de l’enfant en devenant "ambassadeur exceptionnel du Défenseur des enfants". L’un des personnages les plus emblématiques d’Albert Uderzo contribue ainsi à donner aux enfants et adolescents la connaissance de leurs droits. Des actions de promotion de la Convention internationale, adoptée par les Nations unies en 1989, sont prévues dans ce cadre, tout au long de l’année, et auront notamment lieu dans les grandes villes de France.

Disponible un site Internet spécialement réalisé est mis en ligne à l’adresse : www.asterix.com/droits-des-enfants/, L'Album des droits de l'enfant résume la convention en douze chapitres illustrés par des images issues des albums d'Uderzo qui évoquent aussi bien le droit à vivre en famille que le droit de bénéficier d'une "justice adaptée à son âge".

Le site, régulièrement mis à jour, permet aux enfants de prendre connaissance de leurs droits illustrés par les aventures d’Astérix, et de s’exprimer grâce à la rubrique témoignages. Dès l’automne 2007, un kit pédagogique des droits de l’enfant, à disposition des enfants et de leurs enseignants, sera téléchargeable gratuitement sur le site internet.


Une polémique

Cette initiative n'a guère été apprécié par Jean-Pierre Rozenczv Pour le président du tribunal pour enfants de Bobigny, l'image d'Astérix donne une "vision gauloise des droits de l'enfant qui ignore la réalité interculturelle de la société française". Surtout, il "dénature" la convention en faisant de l'enfant, non pas un être qui accède peu à peu à la maîtrise de ses droits, mais une petite chose fragile à protéger.
Pour Dominique Versini, cette controverse est une "tempête dans un verre d'eau". "Les droits d'expression, de réunion et d'association, qui sont très importants, sont bien évidemment présents dans L'Album, répond-elle. Les enfants connaissent mal la convention et le rôle du défenseur des enfants. Il faut donc leur expliquer, mais la convention est un instrument juridique complexe qu'il faut adapter pour qu'ils en comprennent le sens. C'est ce que nous avons fait avec cet album illustré par Astérix. Aller les voir dans les collèges, leur expliquer ce que sont leurs droits, leur dire qu'ils peuvent s'adresser au défenseur des enfants, c'est une façon de les aider à devenir de jeunes citoyens."

1971 : Naissance de Winona Ryder de son vrai nom Winona Laura Horowitz , est une actrice américaine d'origine russe et roumaine .

Biographie

née le 29 octobre 1971 à Winona, dans le Minnesota (États-Unis).Winona Ryder passe son enfance en Californie. Ses parents, Cindy et Michael, exercèrent longtemps l'honorable profession de baba-cool dans un ranch de Californie du nord, et fréquentèrent longuement Timothy Leary .Winona a une demi-soeur intitulée Sunyata, un demi-frère répondant au nom de Jubal, et un malheureux frère nommé Yuri. A l'école, elle est le vilain petit canard à cause de son physique chétif et androgyne. Après avoir habité plusieurs années à San Francisco, ses parents partent pour Petaluma où elle s'inscrit à la Petaluma High School avant d'intégrer l'American Conservatory Theatre à San Francisco. Elle débute sa carrière très tôt, en 1986, avec Lucas de David Seltzer. Puis, après une apparition dans l'insignifiant Square Dare de Daniel Petrie (1987), elle obtient son premier grand rôle avec Tim Burton. Elle a 16 ans, elle une adolescente glauque et déprimée, habillée de noir et quand elle se rend au casting et tombe sur cet autre vilain petit canard solitaire, le jeune Tim Burton qui auditionne pour son second film, Beetljuice (1988)Plus tard elle connaitra un grand succès dans Edwards aux mains d'argents (1990) au côté de Johnny Depp avec qui elle se fiancera, malheureusement leur liaison ne durera pas.
Nommée au Golden Globe du Meilleur second rôle féminin pour Les Deux sirènes (1990), Winona Ryder tente cependant de s'affranchir de son image de faire-valoir féminin. Elle choisit ainsi des projets plus risqués tels que Night on Earth (1991) de Jim Jarmusch, Dracula (1993) de Francis Ford Coppola ou encore La Maison aux esprits de Bille August. Nommée successivement à l'Oscar du Meilleur second rôle féminin pour Le Temps de l'innocence (1993) de Martin Scorsese puis à celui de la Meilleure actrice pour Les Quatre filles du docteur March (1994) de Gillian Armstrong, la comédienne ne cesse d'alterner les grosses productions (Alien, la résurrection) et les réalisations plus indépendantes (Celebrity, Génération 90, Le Patchwork de la vie et La Chasse aux sorcières).

Très présente sur les écrans en 1999 et 2000 avec le trio Une vie volée, Un automne à New York et Les Ames perdues, Winona Ryder joue de son statut de star capricieuse dans le caustique Simone en 2002. Après quelques démêlés avec la justice pour une affaire de vol à l'étalage, la belle tente un retour timide devant la caméra en donnant respectivement la réplique à Adam Sandler et Asia Argento dans Les Aventures de Mister Deeds (2003) et Le Livre de Jérémie (2004).

1973 : Naissance de Robert Pirès, footballeur, Champion du Monde en 1998 et Champion d'Europe en 2000.


Né à Reims le 29 octobre , Robert Pirès joue très tôt au foot et joue déjà en minime avec le Stade de Reims. Il connaît son premier match en première division avec Metz le 2 avril 1993. C'est avec ce club qu'il va progresser et apprendre son métier de footballeur professionnel. C'est aussi avec Metz en 1998 qu'il loupe pour un petit point le titre de champion de France devant s'incliner devant Lens. Mais cette saison a permis à Pirès de se faire connaître du public et des grands clubs et il signe la même année un contrat pour Marseille. Il rejoint Fabrizio Ravanelli et Florient Maurice au sein de l'attaque marseillaise, mais, une fois de plus, doit s'incliner pour un point devant Bordeaux qui remporte le titre de champion de France en 1999.
Entre temps, Pirès a goûté au plaisir d'une sélection en équipe de France, le 31 août 1996 face au Mexique (rencontre remportée par la France 2-0). Aimé Jacquet décide de lui faire confiance à nouveau pour la Coupe du monde en 1998. Pirès n'inscrit aucun but, mais joue lors de trois matchs.
L'an passé, il a participé à la dérive financière et sportive de Marseille et échappe d'un cheveu à la relégation en D2. Il se rattrape à l'Euro. Youri Djorkaeff et Thierry Henry sont les indéniables titulaires de l'attaque française. Christophe Dugarry réussit une très belle compétition, de même que Sylvain Wiltord. Seul Pirès a un peu de mal à faire sa place. C'est chose faite en finale lorsqu'il offre la but de la victoire à David Trezeguet qui n'attendait que de rentrer sur le terrain depuis le début de la compétition pour prouver qu'il est un grand buteur.
C'est ce genre d'exploit qui a dû inciter le club londonien d'Arsenal à recruter Robert Pirès pour la saison prochaine. Mais attention, une place en attaque à Arsenal est très difficile à prendre puisque Thierry Henry et Denis Bergkamp (sans parler du Nigérian Kanu) sont de très grands attaquants. Pirès, qui aime le jeu sur ailes peut cependant espérer gagner sa place tant son jeu est similaire à celui pratiqué généralement dans le championnat anglais.
Robert Pirès compte aujourd'hui 38 sélections en équipe de France au cours desquelles il a marqué 5 buts.


EVENEMENTS DU JOUR


1702 : Le général anglais John Marlborough « s’en va-t-en guerre » et s'empare de la ville de Liège qui appartient aux Espagnols.

1763 : Première condamnation du marquis de Sade pour « débauche outrée » : il passe deux semaines à l’ombre au donjon du château de Vincennes, puis il est assigné à résidence dans le château de sa belle famille à Echauffour en Normandie.

1900 : Une circulaire du ministre de l'institution publique déclare que l'étude de l'orthographe est inutile car "l'usage seul décide si une forme de langage est correcte ou non".

1914 : La Turquie entre en guerre aux cotés de l'Allemagne et attaque la flotte russe en mer Noire.

1918 : Fondation de l'Etat des croates, des Slovène et des Serbes sur ce qui reste de l'Empire Austro-Hongrois.

1922 : Victor Emmanuel III fait appel à Mus­solini pour former un gouverne­men

1923 : Premier programme d'émissions de radio.

1923 : Proclamation de la République de Turquie dont Mustafa Kemal Atatürk est le premier président (fête nationale).

1929 : Mardi noir à la bourse de New-York.

1932 : Le paquebot le Normandie est lancé à Saint-Nazaire.

1955 : Emil Zatopek, court le 15 miles en 1 h 14 min 01 secondes et bat le record du monde de la discipline.

1955 : Emil Zatopek, court le 25 km en 1 h 16 min 36 secondes 4 et bat le record du monde de la discipline.

1956 : Les troupes israéliennes entrent en Egypte.

1959 : Parution du premier exemplaire de la revue Pilote.

1964 : L’Etat de Tanganyika-Zanzibar prend l'appellation de République unie de Tanzanie

1965 : Mehdi Ben Barka, opposant marocain du roi Hassan II disparait à Paris. Enlevé par les services secrets français, il aurait été décapité, sa tête rapportée à Hassan II.

1967 : Fin de l'Exposition Universelle de Montréal.

1974 : George Storer est condamné à payer 1 300 000 f de pension alimentaire à sa troisème femme.

1974 : Les deux assemblées legislatives (Assemblée et Sénat) se réunissent en Congrès pour élargir à 60 députés ou sénateurs la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel. Auparavant, seuls le président, le Premier ministre et les présidents des deux assemblées jouissaient du droit de saisine.

1974 : A Rabat, Maroc, lors du 8e sommet arabe, l'OLP (organisation de libération de la Palestine) est reconnue comme le « seul et légitime représentant du peuple palestinien ».

1981 : Georges Brassens meurt à l' âge de 60 ans. Le célèbre poète et chanteur a d"abord été tourneur chez Renault . Ses premiers poèmes sont publiés à compte d'auteur en 1942 . Il a fait ses débuts chez Patachou , à Montmatre , en 1951 .Troubadour des temps modernes , il a signé pendant 30 ans quelques 135 chansons , souvent gaillardes , parfois tragiques , dans lesquelles on retrouve les grands thèmes de l' amour et l' amitié .

1986 : Trois bébés viennent au monde à l'hôpital de Bangkok. Deux jumelles (Alisa et Sun) nées d'une femme et une autre fillette (Lalita) née d'une autre maman. Une erreur est commise et la dernière fillette (Lalita) est échangée avec l'une des deux jumelles (Sun). Il faut attendre 2002 pour qu'un ami des parents des jumelles ne s'en rende compte par hasard.

1987 : Thomas Hearns bat Juan Domingo Roldan et remporte le titre de champion du monde de boxe, catégorie des moyens.

1989 : Jeannie Longo, déjà huit fois championne du monde de cyclisme "route ou piste", première au Tour de France féminin en 1987, 1988, 1989, recordwoman de l'heure sur piste, bat le record du monde de l'heure sur piste couverte en parcourant 45,016 km.

1998 : A 77 ans, John Glenn devient le plus vieil astronaute dans l’espace dans le cadre d'une étude sur le vieillissement.

1999 : Un ouragan provoque la mort de plus de 9000 personnes dans l'est de l'Inde.

1999 : Dans le scandale de la MNEF, François Bernardini, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, est mis en examen.

1999 : La province de l'Ontario, Canada, reconnait les même droits et responsabilités aux couples homosexuels qu'aux concubins hétérosexuels.

1999 : Décès de Michel Geg de son vrai nom Michel Régnier , créateur d' "Achille Talon " , à l' âge de 68 ans .

2000 : Olivier Jaque devient champion du monde de moto en 250 cc.

2000 : Les policiers de Strabourg remarquent une voiture faisant sans cesse des embardées. Le chauffeur déclare aux forces de l'ordre être obligé de ralentir avec son frein à main n'ayant plus de frein moteur. Sommé de présenter son permis, l'automobiliste avoue conduire sans permis depuis 30 ans !

2000 : Les employés d'Hazelwood Food, boucherie britannique, utilisent 19 tonnes de viande pour faire une saucisse de 59,28 kilomètres de long ! Cette saucisse, tenante du titre de saucisse la plus longue du monde est ensuite coupée en rondelles et vendue au profit d'oeuvres de bienfaisance. C'est peut-être inutile mais moi, ça m'amuse ces records !

2000 : Encore un record inutile : 3 taïwanais tirent un camion (le poids n'est pas précisé) sur lequel ont pris place une centaines de femmes et d'enfants, à Tapeï. Où est le record ? Ils ont tité le camion avec leurs sexes auxquels étaient attachés une corde ! Leur prochain objectif est de tirer un Boeing 747 !

2002 : En France, La Poste reconnait un "loupé" dont elle rejette la faute à "pas de chance". Le Concorde représenté sur un timbre vendu à 6 millions d'exemplaire depuis mars 2002 n'est autre que celui qui s'est écrasé le 25 juillet 2000 à Gonesse, France, tuant 113 personnes.

2002 : Un incendie détruit un centre d'affaire à Ho Chi Minh-Ville, Viet-nam et tue une centaine de personnes.

2003 : L'accident dans la mine de charbon de Primorye, Russie, fait onze disparus de moins quand ceux-ci réussissent à remonter à la surface.

2003 : Accident sur une autoroute allemande. Le chauffeur est légèrement blessé, quand au passager éjecté ... il était déjà mort, car le véhicule était un corbillard.

2003 : C'en est trop :
Un agent du ministère a écrasé le 24/10, avec sa voiture une petite fille de six ans et ses deux parents sur un passage pour piétons à Sofia, Bulgarie.
Une femme a été écrasée par la voiture d'un policier ivre à Djebel le 24/10
Un agent de la police des transports a écrasé un piéton à Belovo le 27/10
Le 29/10 le ministre de l'Intérieur sévit : les policiers (quel que soit leur grade) et tous les agents du ministère de l'Intérieur bulgares surpris au volant en état d'ivresse seront désormais licenciés même s'ils n'ont pas causé d'accident.

2003 : Les diplomates fumeurs en poste aux Nations unies se rebellent contre l'interdiction générale de fumer décrétée par Kofi Annan, secrétaire général de l'organisation.

2003 : Thad Roberts, ancien interne au Centre spatial Johnson de Houston, USA est condamné à huit ans de prison pour le vol de cailloux lunaires ramenés sur Terre entre 1969 et 1972. Les pierres sont estimées à une valeur allant de 2,5 à sept millions de dollars.

2003 : A 20 h 48, GMT, une seconde importante éruption solaire provoque une tempête magnétique pouvant impacter les satellites en rotation autour de la Terre.

Ephéméride (suite)

Publié le 28/10/2007 à 12:00 par monptitrefugesecret
Ephéméride (suite)
Merci tout plein Tite Vero pour tes éphémérides très instructifs.
Dimanche 28 octobre 2007




1967 : Naissance de Julia Fiona Roberts, dite Julia Roberts, actrice

Biographie

Julia Roberts est née en Georgie. Après des études de journalisme, Julia Roberts joue dans des spots publicitaires et un téléfilm à petits budgets « Firehouse », « Satisfaction ». Grâce à son frère, l'acteur Eric Roberts, elle débute ensuite au cinéma dans des petites productions comme Mystic pizza de Donald Petrie, (1988).

Elle perce grâce à Potins de femmes de Herbert Ross, (1989) et surtout Pretty woman de Garry Marshall, (1990), qui lui valent deux Golden Globes et deux nominations aux Oscars. Ses rôles suivants dans L'Expérience interdite de Joel Schumacher et Les Nuits avec mon ennemi de Joseph Ruben remportent moins les faveurs du public, sans pour autant défaire sa popularité. Grâce à sa collaboration avec Robert Altman The Player, (1992) ; Prêt-à-porter, (1994), et L'Affaire Pélican d'Alan J. Pakula (1993), elle revient sur le devant de la scène cinématographique.

Dès lors, elle enchaîne les tournages, renouant avec le registre de la comédie sentimentale Le Mariage de mon meilleur ami, (1997) ; Coup de foudre à Notting Hill, (1999); Just married où elle retrouve Richard Gere, son partenaire de Pretty woman , Couple de stars, (2001), sans exclure des rôles plus délicats dans des films d'époque Mary Reilly de Stephen Frears, (1996) ; Michael Collins de Neil Jordan, En 2000 Erin Brockovich de Steven Soderbergh consacre l'actrice comme la plus populaire d'Hollywood et marque sa pleine reconnaissance critique (Oscar de la Meilleure actrice).

Trois ans plus tard, le cinéaste lui confie le premier rôle féminin d'Ocean's eleven suivi d'Ocean's 12 en (2004) et de l'expérimental Full frontal (2002), où elle donne à nouveau la réplique à Brad Pitt, son partenaire du Mexicain (2001). Au faîte de sa carrière, Julia Roberts incarne par la suite une enseignante à l'esprit très ouvert dans Le Sourire de Mona Lisa (2003), une comédie dramatique de Mike Newell dont l'action se déroule en 1953 à l'université de Wellesley.

Pourtant si Julia Roberts à quasiment tout pour être heureuse : Elle est une star du cinéma international et a un mari qui l'adore (le cameraman Danny Moder, 35 ans, qu'elle a épousé en juillet 2002). Il lui manque pourtant une chose essentielle pour son épanouissement, un enfant. Son voeux le plus cher a été doublement comblé le 28 novembre 2004 avec la naissance de ses jumeaux Hazel Patricia et Phinnaeus Walter.

Julia Roberts délaisse un temps la comédie pour les drames, puisqu'elle tourne, (en 2006), Daniel isn't talking de Stephen Chbosky où elle tient le rôle d'une mère qui apprend que son fils est autiste. La même année l'actrice joue dans un autre drame : Eat, Pray, Love de Ryan Murphy, le film raconte l'histoire d'une femme qui décide d'entreprendre le tour du monde après un divorce difficile. Parallèlement, et dans un genre plus léger, Julia Roberts, fait ses débuts dans le doublage de films d'animations puisqu'elle prête sa voix à l'infirmière Hova dans Lucas, fourmi malgré lui de John A. Davis. Cette expérience semble lui plaire, puisqu'elle récidive en 2007, avec Le Petit monde de Charlotte, où elle double l'araignée narratrice : Charlotte.

29 mars 2007


Elle est actuellement en train de se faire construire une maison totalement écologique à Malibu, en Californie, pour 20 millions de dollars (avec panneaux solaires, bois, matériaux recyclés…). Elle le fait à la fois pour le bien de ses enfants et pour la planète.
Une fois sa maison construite, elle pense s’orienter sur l’achat d’une voiture à huile végétale, plutôt grande, pour y mettre ses trois enfants!




Les jumeaux

La comédienne américaine Julia Roberts est à nouveau enceinte, a indiqué vendredi la presse spécialisée d'Hollywood. Deux ans après la naissance de ses jumeaux, Julia Roberts, 39 ans, attend son troisième enfant, rapporte le magazine People.
Le couple s'est marié en juillet 2002. La naissance est prévue pour l'été prochain, a précisé l'agent de l'actrice, Marcy Engelman. (belga)
Le Mardi 19 juin La célèbre actrice Julia Roberts a accouché d’un petit garçon prénommé Henry Daniel .



EVENEMENTS DU JOUR


0903 : Consécration du pape Léon V.

1061 : Election de l'antipape Honorius II.

0312 : Au pont Milvius près de Rome, le pape Miltiade est témoin de la victoire de Constantin (272-337) sur Maxence (fils de Maxi­mien) : l’Occident est réuni.
A l'instar de son père et des em­pereurs du IIIe siècle, Constantin était un adepte du culte du Soleil et croyait que le dieu romain Sol, était une manifestation visible d'un dieu suprême invisible (summus deus), principe régis­sant Univers et qui, selon la croyance, était le compagnon de l'empereur romain. Il prétendit avoir eu la vision du dieu du Soleil en 310, alors qu'il se trouvait dans un bosquet consacré à Apollon en Gaule.
En 312, à la veille de la ba­taille contre Maxence, son ri­val, la légende rapporte que Constantin fit un rêve où le Christ se révéla à lui et lui ordonna d'inscrire les 2 premières let­tres de « Christ » en grec, c’est-à-dire « XP », sur les boucliers de ses troupes. Le lendemain, avant la bataille, une croix lui serait apparue dans le soleil, portant l'inscription en grec « en toutô nika » (vaincs par ceci) qui sera traduite en latin par « in hoc signo vinces » (Par ce signe tu vaincs). « IHS » sont les initiales des mots latins « Iesus Hominum Salvator » (Jésus Sauveur des hommes). Ces trois lettres furent, dès l'origine du christianisme, le symbole du Christ. Par la suite, o­n y associa les initiales des trois premiers mots de In Hoc Signo vinces). Constan­tin fit figurer sur son « la­barum » (étendard) la croix et le chrisme, monogramme du Christ « XP ».
Après que Constantin eut battu Maxence, le Sénat ac­cueillit le vainqueur en sauveur du peu­ple romain. Ainsi, Constan­tin pensa devoir sa vic­toire au dieu chré­tie

1241 : Consécration du pape Celestin IV.

1492 : Colomb prend possession de Cuba au nom de l'Espagne et la baptise « Jeanne » en l’honneur du prince Jean, fils des Rois Catholiques espagnols.

1520 : Après huit jour de tempête, la première expédition de Magelan sort du détroit balayé par des vents glacés et découvre la Mer Paisible.

1533 : A Marseille, le pape Clément VII, Jules de Médicis, célèbre le mariage de sa petite-nièce Catherine de Médicis et du dauphin Henri, duc d’Orléans (futur Henri II), second fils de François Ier.

1628 : Ca­pitula­tion de La Ro­chelle, bastion huguenot as­siégé de­puis le 27-10-1627 et réduit à la famine (19 000 morts). Richelieu entre dans la ville le lendemain, les fortifications sont rasées, le culte catholique est rétabli, le culte ré­formé reste to­léré.

1886 : A New York, inauguration de la statue de la Liberté, œuvre du sculpteur français Frédéric Auguste Bartholdi ; le bronze est monté sur une armature de Gustave Eiffel.

1648 : Publication des traités de paix de Westphalie, signés à Osnabrück (6 août) et Münster (8 septembre) qui mettent fin à la guerre de 30 ans.

1897 : Charles et Emile Pathé fondent la compagnie générale des cinématographes, phonographes et pellicules.

1900 : Fin des II èmes Jeux Olympiques à Paris où 1066 athlètes, issus de 26 pays, se sont affrontés dans 17 sports dans 85 épreuves. La France remporte 97 médailles. Un sportif champion olympique de l'aviron en couple barré a oublié de donner son nom après l'épreuve et reste le seul champion olympique non médaillé et dont on ignore l'iddentité. Autre particularité de ces jeux bizarres, Frederick Lane remporte la course avec obstacles en natation ! Les obstacles sont en fait des bateaux à escalader ou à franchir sous l'eau !

1904 : La police de St Louis aux U.S.A. adopte la technique des empreintes digitales comme moyen d'investigation.

1918 : La Tchécoslovaquie obtient l'indépendance de l'Autriche.

1924 : L'ancètre du Paris-Dakar est lancé par Citroën. C'est la "Croisière Noire" qui relie Paris au Cap.

1925 : L'équipe de football de Tchecoslovaquie écrase celle de Yougoslavie 7 à 0.

1938 : Incendie au Nouvelles Galeries de Marseille : 72 victimes.

1939 : En Allemagne, le port de l'étoile jaune est obligatoire pour les juifs.

1940 : L'Italie de Mussolini attaque la Grèce. Il perdra cette guerre.

1950 : Le service militaire est porté à 18 mois.

1952 : Un avion français franchit pour la première fois le mur du son en France.

1958 : Le cardinal Angelo Giuseppe Roncalli est élu pape et prend le nom de Jean XXIII. Il succède à Pie XII

1962 : Un référendum décide que le président de la République doit être élu au suffrage universel.

1966 : Gaston Roelants bat les records du monde du 20 km (58'6"2) et de l'heure (20,664 km).

1971 : L'angleterre devient le 6 ème pays à avoir un satellite (Prospero) en orbite.

1972 : Premier vol de l'Airbus A-300.

1973 : Premier vol commercial d'un Airbus.

1979 : Michaël Read réussi sa 17 ème traversée de la Manche à la nage.

1984 : Patrice Martin bat son propre record du monde de figures en ski nautique avec 10180 points.

1985 : Viacheslav Ekimov, cycliste, bat le record du monde de l'heure avec 48,448 km.

1995 : Un incendie dans un tunnel férrovière fait 300 morts à Bakou, Azerbaïdjan.

1999 : Le commando qui, la veille a abattu le premier ministre arménien et des députés, se rend.

1999 : Olivier Spithakis est mis en examen et écroué pour recel et complicité de détournement de fonds publics.

1999 : En Colombie, Luis Alfredo Garavito avoue le viol et le meurtre d'environ 140 enfants. Il décapitait ses victimes après les avoir attachés et mutilés.

2000 : Premières naissances d'ocelots en Suisse, dans le parc Papiliorama-Nocturama à Marin.

2002 : Eliane Aguillaume, 56 ans, agacée ou paniquée par le zèle des personnels de sécurité dans un aéroport américain, se met torse nu en plein aéroport régional d'Evansville, USA.
Une préposée aux controles avait exigée de passer son détecteur de métaux portable sous son pull au niveau de sa poitrine. Reste à savoir si le détecteur de métaux n'est pas capable de détecter un métal à travers le pull de la voyageuse ou si l'employée avait décider d'emmerder la française.
Evidemment, cet incident né de l'excés de zèle d'un contrôleur à l'encontre d'une citoyenne française n'est absolument pas à rapporcher au fait que la France s'oppose à une nouvelle guerre du Golfe qui permettrait au USA de s'approprier la deuxième ressourse pétrolière de la planète. Non, non, ça n'a surement rien à voir.

2002 : Fusillade dans une université ... américaine bien sûr ! Robert Flores, étudiant en médecine de 41 ans, vétéran de la guerre du Golfe, arrive en retard à un examen et se voit refuser l'accès à la salle. Il abat alors, froidement, trois de ses professeurs avant de se suicider. On se demande l'utilité de se rendre à un examen d'infirmier avec une arme à feu !

2002 : Un chauffard ivre (3,23 gr par litre de sang) qui avait tué trois personnes d'une même famille (les parents et une fillette) dans un accident de voitures, prend 3 ans ferme ! L'accident à eu lieu le 24/12/2001 entre Lorient et Roscoff, France. La justice a pourtant des bizarreries : le permis du chauffard lui est supprimé ... pour 3 ans, soit la durée de son incarcération. Il pourra donc quitter la prison et partir ... en voiture ! Espérons qu'il ne fêtera pas sa libération !

2003 : A 11 h 00, GMT, une première importante éruption solaire provoque une tempête magnétique pouvant impacter les satellites en rotation autour de la Terre.

2003 : Hervé avait dessiné une de ses idées et cela avait amusé tous les lecteurs de Tintin. La vérité rejoint presque la fiction : en France, une petite araignée tisse sa toile sur un capteur automatisé de Météo-France. Ce dernier interprète la toile recouverte de rosée comme étant de la neige qui tombe. Cette information erronée est envoyée à Météo-France et tout le monde apprend qu'il neige à Dinard.

2003 : La station de sports d'hiver de Saint-Honoré, France, est ... adjugée aux enchères pour 830.000 euros ! Les travaux de construction de cette station sont à l'abandon depuis mars 1993 et un repreneur était attendu pour tout reprendre et redonner enfin vie au village.

2004 : Les ex-rebelles décrètent l'état d'urgence dans la moitié nord du pays.



Ephéméride

Publié le 28/10/2007 à 12:00 par monptitrefugesecret
Ephéméride
Dimanche 28 octobre 2007
301e jour de l'année
64 jours restants
43e semaine


FÊTES DU JOUR

Aujourd'hui, nous fêtons les Jude et Simon l'Арôtrе аinsi quе lеs Simοnе, Teddy et Thaddée.
Fêtes et prénoms bretons : Jud.


Les pays suivants célèbrent leur fête nationale :

Nom République Tchèque - Ceska Republika
Drapeau
Capitale Prague
Monnaie Couronne Tchèque
Langue officielle Tchèque


République Tchèque : Jour de la Fondation de la Tchèquie (1918)


CITATION DU JOUR


« Ventre affamé n'a point d'oreilles. »
Jean de La Fontaine


DICTON DU JOUR

A la Saint-Simon , les raves au timon .


PROVERBE DU JOUR

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ANNIVERSAIRES DU JOUR



1902 : Naissance d' Elsa Lanchester (1902-1986), actrice "La fiancée de Frankenstein".

Biographie


Elsa Lanchester, de son vrai nom Elsa Lanchester Sullivan, naît le 28 octobre 1902 à Lewishma, près de Londres.
Elsa vit dans une famille d'excentriques : son père James Sullivan dit Shamus et sa mère Edith Lanchester dit Biddy étaient considérés comme bohémiens dans tous les sens du terme. La grand-mère d'Elsa a tout tenté pour que cette union avec James n'aboutisse pas mais sans résultat malgré la tentative d'internement en clinique psychiatrique.
Elsa étudié la danse à Paris dans la troupe d'Isadora Duncan (1877-1927) qu'elle détestait et à 16 joue dans un théâtre à Soho.
La 1ère guerre mondiale la force à arrêter l'école et elle rentre au pays. Elle n'a alors que 12 ans, elle se considère capable d'enseigner la danse prenant comme modèle Isadora Duncan.
Ambitieuse, elle donne des cours aux enfants de son voisinage du sud de Londres avec lesquels elle gagnait un peu plus afin de vivre décemment dans son logement.
En 1927, elle fait sa 1ère apparition au cinéma avec le film “One Of The Best”. Mais il faudra patienter jusqu'en 1933 pour qu'elle obtienne un bon second rôle : “La Vie Privée D'Henry III” d'Alexander Korda avec Charles Laughton et Robert Donat.
Le 9 février 1929, elle épouse l'acteur Charles Laughton (1899-1962) jusqu'à son décès le 15 décembre 1962. Ils n'eurent aucun enfant.

Charles Laughton
Elle suit son époux à Hollywood et tourne régulièrement en Amérique sans jamais atteindre cependant les rôles les plus importants. Bien qu'elle obtienne uniquement des 2nd rôles, elle a la chance de tourner dans de très bons films : “David Copperfield” (1935) de George Cukor avec Lionel Barrymore, Maureen O'Sullivan et W.C. Fields mais “La Fiancée De Frankestein” avec Boris Karloff lui apporte l'immortalité. Cependant, ce n'est pas par son talent de comédienne qu'on se souvient d'elle mais plutôt pour les costumes et la coiffure excentrique dont elle est vêtue.
Les succès s'enchaînent : “Six Destins” (1942) avec Charles Boyer, Rita Hayworth et Ginger Rogers, “La Fidèle Lassie” (1943) avec Elizabeth Taylor, “Honni Soit Qui Mal Y Pense” (1947) d'Henry Koster avec Cary Grant, Loretta Young et David Niven, “Le Fil Du Rasoir” (1947) avec Gene Tierney et Tyrone Power, “La Grande Horloge” (1948) avec Charles Laughton et Maureen O'Sullivan…
S'ensuivront un grand nombre de films jusqu'en 1980 où elle prendra sa retraite après le film “Die Laughin”. En 1950, elle s'est fait naturaliser américaine.
Elsa est décédée d'une broncho-pneumonie le 26 décembre 1986 à Woodhland Hills, en Californie.


1909 : Naissance de Francis Bacon (1909-1992) , peintre Irlandais. Il était un descendant collatéral du philosophe Sir Francis Bacon.

Biographie

« Tous mes tableaux sont des accidents »
Francis Bacon (1909)

Bacon naît à Dublin en 1909 Irlande de parents anglais. La famille fait plusieurs fois l'aller-retour entre Dublin et Londres durant son enfance. C'est un enfant maladif (asthme) et son père essaye de le « renforcer » en le fouettant. Il est rejeté par sa famille lorsque son homosexualité est découverte (une anecdote veut que son père l'ait renvoyé du foyer familial à l'âge de 17 ans après l'avoir surpris en train d'essayer les sous-vêtements de sa mère).

Il part pour Berlin et Paris, où il vit la bohème artistique des années folles, puis s’installe à Londres et peint ses premières toiles sous l’influence de Picasso et des surréalistes. Il peint pendant la guerre un triptyque, Trois Etudes pour des figures au bas de la croix (1944), où se trouve déjà l’animalité terrifiante de ses toiles ultérieures. Plus tard, il détruira une grande partie des œuvres exécutées avant 1944.

Francis Bacon, Trois Etudes de personnages au pied d’une crucifixion, 1944

Le travail de Bacon n’est réellement reconnu qu’après la Seconde Guerre mondiale : ses œuvres provoquent des réactions extrêmes, souvent d’intense répulsion, tant elles sont violentes et expressives. La figure humaine y est isolée dans un environnement neutre, disloquée, amputée, contorsionnée, comme torturée, parfois enfermée dans une cage, elle peut être associée à un bœuf écorché (référence à Rembrandt), ou figurée hurlant comme dans la série d’études d’après le Portrait du pape Innocent X de Vélasquez.



Étude d'après le portrait
du Pape Innocent X
de Velazquez - 1953

Dans les années 1960, Bacon peint plusieurs triptyques emblématiques, dont Trois Figures dans une pièce (1964). Après le suicide de son compagnon George Dyer en 1971, l’artiste réalise trois triptyques où il décri de manière obsessionnelle la scène du drame ; il peint également de nombreux autoportraits.


Largement influencé par l’art classique, Bacon bâtit une œuvre violente et déchirante, triturant la figure humaine qu’il peignit pourtant exclusivement, sans jamais chercher l’abstraction chère à son époque.

Trois études pour un autoportrait

Au cours d'un séjour à Madrid, Bacon contracte une pneumonie due à son asthme. Il meurt à ce moment-là le 28 avril 1992.


En 1995 : La Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence, organise une exposition sous-titrée « Bacon-Freud-Expressions ».

Novembre 2006, Un tableau de Francis Bacon, Version No. 2 of Lying Figure with Hypodermic Syringe, a été adjugé plus de 15 millions de dollars un record pour l'artiste britannique. Ce grand nu de femme peint en 1968 provenait de la collection Vanthournout, une grande collection privée belge.

1914 : Naissance de Richard Laurence Millington Synge (1914-1994) , biochimiste anglais, prix Nobel de chimie en 1952 "Pour leur découverte de la chromatographie de partition ( avec Archer John Porter Martin )

Biographie










Richard Laurence Millington Synge est né le 28 octobre 1914 à Liverpool, où son père exerçait la profession de banquier. Il commence des études littéraires, puis entreprend de préparer une licence en sciences de la nature en 1931. Cinq ans plus tard, il s'engage dans des recherches en biochimie au laboratoire de F. G. Hopkins, à Cambridge. En 1939, il entre à l'Association de Recherche des Industries Lainières, à Leeds, et y travaille jusqu'en 1941, année où il soutient, au Trinity College de Cambridge, sa these de doctorat sur Les Méthodes nouvelles d'analyse des amino-acides dans la composition de la laine. En 1943, il est embauché par l'Institut Lister de Médecine Préventive, à Londres. A cette époque, Synge s'intéresse plus particulièrement aux problèmes analytiques concemant les peptides considérés comme intermédiaires dans l'assimilation des protéines. La chromatographie est alors pour lui une méthode de choix. Pendant huit mois (1946-1947), il effectue un stage en Suède, dans le laboratoire d'Arne Tiselius, pour étudier les méthodes d'adsorption et l'électrophorèse appliquées à l'étude des protéines.

En 1948, on lui confie la direction du Département de Chimie des protéines et des hydrates de carbone à l'Institut de Recherches Rowett, situé à Backbum, en Ecosse. Synge y étudie la digestion des protéines et des hydrates de carbone chez les ruminants, ainsi que les méthodes de purification des intermédiaires dans le métabolisme des polysaccharides et des protéines. En 1952, année du prix Nobel, il est admis à l'Institut Royal de Chimie. Il a raconté, non sans humour, les débuts de sa collaborations avec Martin sur la chromatographie:

En 1937 est arrivé dans notre laboratoire de biochimie d Cambridge, comme membre invité, le jeune Dr H. R. Marston (3). Durant l'année qu'il passa en Angleterre, je partageai le même laboratoire que lui avec mon collègue Pirie. Marston avait apporté avec lui un curieux appareillage comprenant un digesteur et une grande colonne de distillation fractionnée pour étudier la digestion microbiologique de la cellulose. Il ne passait pas tout son temps auprès de son installation, et nous fûmes étonnés de lui voir écrire tant de lettres et fêter d de si nombreuses reprises son anniversaire en invitant chaque fois de nombreux collègues dans des lieux publics. Au bout de six mois, je compris qu'il exergait une autre activité comme conseiller auprès d'une organisation appelée Secrétariat International de la Laine, et soutenue par des fonds provenant d'Australie, de Nouvelle-Zélande et d'Afrique du Sud. Cet organisme s'était fixé comme objectif de subventionner des recherches et de faire de la publicité pour la laine, sérieusement menacée dans l'industrie textile par la fabrication croissante de fibres synthétiques. C'est grâce d Marston que j'ai ainsi obtenu une bourse très substantielle pour étudier en détail les acides aminés qui constituent la laine. J'ai donc commencé en 1938 des travaux sur la distribution des acétyl-amino-acides entre l'eau et le chloroforme, méthode d'analyse qu'avait déjd suggérée Neuberger. Les premiers résultats me semblaient satisfaisants, j'avais obtenu de bons coefficients de partage entre les deux phases non miscibles. J'eus alors l'idée de consulter le Dr A. J. P. Martin pour améliorer ma méthode de séparation, sachant que ce dernier avait mis au point un appareil bizarre pour purifier la vitamine E alors qu'il travaillait au Dunn Nutritional Laboratory. Cet appareil connaissait une certaine vogue auprès des laboratoires de Cambridge. C'est ainsi que se développa l'idée de la chromatographie de partage."


Le principe de cette méthode de partage, ou de répartition, comme on l'appelle parfois, est le suivant. On sait que, lorsque la solution d'une substance dans un solvant S1 est agitée avec un autre solvant S2 non miscible avec le premier, la substance se répartit entxe les deux solvants. Le rapport des concentrations dans les deux phases différentes est une constante à température fixe, que l'on appelle coefficient de partage. Si les constituants d'un mélange possèdent vis-à-vis du solvant ou d'un système solvant des coefficients de partage différents, ils peuvent être séparés par une série successive d'extractions. Martin et Synge ont imaginé un dispositif d'extraction fractionnée très efficace. La phase aqueuse est fixée à demeure sur une colonne de gel de silice qui peut retenir de 50 à 100% de son poids d'eau. En faisant traverser cette colonne par une solution des composés qu'il faut séparer (en l'occurrence des dérivés acétylés d'acides aminés dans un mélange de solvants chloroforme + butanol), on réalise des extractions liquide-liquide successives entm la phase organique et la phase gazeuse.

Les deux chercheurs ont séparé divers dérivés acétylés : les plus solubles dans l'eau restent dans la zone supérieure de la colonne, tandis que les plus solubles dans le mélange chloroforme + butanol sont entraînés vers le bas. Le liquide retenu par le support constitue la phase stationnaire, tandis que l'éluant (chloroforme + butanol) est la phase mobile. Le support solide idéal ne doit pas manifester de pouvoir adsorbant vis-à-vis des constituants du mélange analysé. Les choix variés du support, des phases stationnaires et de l'éluant mobile conRrent à la chromatographie de partage d'innombrables possibilités.
L'utilisation de papier filtre comme support de la phase stationnaire a été introduite par Martin en collaboration avec Consden et Gordon. Le principe de ce que l'on appelle aujourd'hui la chromatographie de partage sur papier consiste à plonger l'extrémité d'une bande de papier filtre dans un solvant organique saturé d'eau. On dépose à cette extrémité une goutte de la solution à analyser : par capillarité, la phase mobile avance sur le papier. Au fur et à mesure que le solvant progresse, les constituants du soluté se répartissent suivant leur coefficient de partage entre le solvant et l'eau retenue par la cellulose du papier. Martin et Synge ont déterminé un coefficient de rétention R variant en fonction du coefficient de partage a de la substance dans les solvants utilisés, et fonction de à constitution chimique de la substance. Ils ont proposé avec succès de calculer la valeur de R pour un peptide à partir des acides aminés qui le composent.

La chromatographie de partage a trouvé ainsi de très nombreuses applications en biochimie. Martin et Synge l'ont utilisée entre autres pour analyser les hydrolysats de protéines, pour déterminer la pureté des amino-acides et des peptides, pour étudier l'action des réactions enzymatiques, pour démontrer le phénomène de transpeptidation et pour localiser les groupes fonctionnels libres dans les protéines et les peptides. Mais c'est sans doute pour l'étude séquentielle des résidus d'amino-acides dans les peptides et les protéines qu'elle a été le plus précieuse, car elle a permis l'analyse des produits de dégradation des chaînes peptidiques.

Enfin c'est en 1952 que Martin et James ont utilisé pour la première fois la chromatographie de partage gazeuse. Cette technique a connu depuis lors un développement foudroyant. Il en existe de nombreuses variantes, et les constructeurs ne cessent de moderniser les appareillages qu'ils proposent. Un appareil comprend essentiellement une source de gaz inerte, une colonne de longueur et de diamètre variables, remplie de la phase stationnaire et enfermée dans un thermostat, un système d'introduction de l'échantillon, des manomètres et un débitmètre pour évaluer la vitesse de circulation du gaz vecteur, enfin un détecteur relié à un enregistreur.
La chromatographie de partage comporte plusieurs avantages, en particulier l'utilisation d'une prise d'échantillon minime, la réalisation d'analyses qualitatives et quantitatives de substances difficiles à séparer par d'autres techniques (isomères, composés à points d'ébullition voisins, etc.), et la rapidité d'exécution. C'est une des méthodes courantes de la chimie analytique; elle trouve naturellement sa place dans tous les laboratoires de biochimie, de toxicologie, de contrôle de produits pharmaceutiques. De nombreux ouvrages spécialisés traitent de ses applications les plus diverses.
Il est mort le 18 août 1994 à Norwich.

1914 : Naissance du Docteur Jonas Salk (1914-1995), inventeur du vaccin contre la polio.

Biographie


Jonas Salk est né à New York, fils d'immigrants polonais. Il fit ses études de médecine à l'Université du Michigan, sous la tutelle du Dr. Thomas Francis, virologue distingué. Il fut soutenu financièrement par l'armée américaine, qui l'avait engagé pour developper un vaccin contre la grippe pour les combattants de la Seconde Guerre mondiale. Après ces premiers succès, Salk établit son laboratoire personnel à l'université de Pittsburgh, en Pennsylvanie, où il devint professeur. Peu de temps après, la Infantile Paralysis Foundation lui offrit une bourse très généreuse pour sa recherche, et il découvrit un vaccin efficace en 1954. Après avoir testé plus d'un million d'enfants, le vaccin fut déclaré efficace en 1955. Après cette réussite, il ouvrit le Salk Institute for Biological Studies à La Jolla, en Californie qui demeure l'un des plus grands centres de recherche médicale au monde. Vers la fin de sa carrière, il se dedia à la recherche d'un vaccin contre le SIDA, mais mourut en 1995.
En 1969, Jonas Salk rencontra, à La Jolla par l'intermédiaire d'amis communs Françoise Gilot, une artiste peintre ayant vécu plusieurs années avec Pablo Picasso (dont elle eut deux enfants : Claude Picasso et Paloma Picasso). Ils se marièrent en 1970 à Paris et vécurent ensemble jusqu'au décès de Salk. Jonas Salk est décédé d'une défaillance cardiaque à La Jolla en Californie

Le vaccin Salk

Le vaccin dit Salk fut l'un des premier vaccins efficaces pour l'immunisation contre un virus en général. Il fut essentiel à la campagne mondiale pour éradiquer la polio jadis l'une des maladie les plus meutrières, surtout chez les enfants. Le vaccin Salk fonctionne sur le principe du virus affaibli. C'est-à-dire que Salk injecte une forme affaiblie, ou inoffensive, du virus de la polio au patient, permettant au corps humain de développer une immunité contre celui-ci sans pour autant tomber gravement malade. Immunisé contre la forme affaiblie, le corps est conséquemment aussi immunisé contre la forme plus virulente du même virus. Il faut noter qu'en 1961, Albert Sabin développera un vaccin administrable par voie orale conçu à partir d'une forme affaiblie du virus.

1944 : Naissance de Michel Gérard Joseph Colucci, dit Coluche (1944-1986) , acteur , humoriste, candidat aux éléctions présidentielles, créateur des Restos du Coeur pour venir en aides au démunis, instigateur de la loi Coluche pour que des dons auprès d'oeuvres soient déductibles d'impôts,...



Biographie


Michel-Gérard- Joseph COLUCCI. est né le 28 Octobre 1944 à Maternité de l'Hôpital N.D. de bon Secours de Paris.Son père, Honoré est originaire du Nord de l'Italie, est peintre en bâtiment et côtoie les milieux artistiques du Montparnasse des années 30. Sa mère, Simone dite Monette, élèvera seule ses deux enfants: Danièle et Michel. Son salaire de fleuriste lui laissera tout juste de quoi ne pas être dans la misère.
Enfant, Michel COLUCCI habite au 5, rue Emile Boutroux, et fréquente l'école de la rue de Bagneux, à Montrouge. C'est dans cette banlieue du Sud de Paris qu'il va passer toute sa jeunesse. Les études ne le passionnent pas, et ne le mènent guère plus loin que le Certificat d'études qu'il décroche pourtant en Juin 1958 . Il niera même l'avoir obtenu.



L'adolescence à Montrouge vers la fin des années 50, c'est les copains , la bande de la cité ouvrière de "La Solidarité", dite "La Solo", avec,entre autres Alain Chevestrier dit Bouboule. Ce sont les premiers chanteurs de rock. Coluche , fan d'Elvis, Bill Haley, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, s'essaye ,lui aussi, à la musique et forme le groupe "Les Déments". Il a fabriqué sa propre guitare qui sonne faux et qu'il faut être deux pour porter... C'est aussi la passion des sports mécaniques, et l'apprentissage des moteurs avec son ami René METGE qui deviendra son beau-frère en épousant Danièle.
C'est enfin les boums avec les filles qu'on entraîne dans les caves... "A Montrouge, t'as pas le choix: ou t'es ouvrier , t'as une femme et un deux-pièces-cuisine avec frigidaire sur cour, ou t'es délinquant avec vue sur les cheminées d'usines depuis la tôle. Un jour j'ai décidé de devenir intelligent."

Devenir intelligent, pour le jeune Michel Colucci, c'est apprendre à jouer aux échecs et lire intégralement "Le Capital" : "Marx , il étudie la croissance du grain de blé sous l'angle du travail du paysan. Bon ! Mais il oublie juste l'action du soleil !" Après quelques petits boulots , tels que fleuriste aux côtés de sa mère qui tient une boutique près de la Place d'Aligre (Paris XIIème) puis garçon de café, "inquièteur d'immeubles" ("On était toute une équipe ...On sonnait à une porte et on demandait: "Heu, Monsieur Berthier ? Alors la personne répondait "Non, c'est pas ici... Les gens crevaient de peur sans qu'on fasse rien de répréhensible.. .Ensuite un mec de la boîte passait leur vendre une porte blindée...") ou télégraphiste, et quelques mauvais coups qui foirent,
Michel est appelé sous les drapeaux .Incorporé le 8 Janvier 1964, il restera au 60eme régiment d'Infanterie à Lons-le-Saunier 20 jours supplémentaires pour inconduite et sera renvoyé, en qualité de 2eme classe dans ses foyers de la rue de Prague, chez sa mère, le 25 Mai 1965. Il a été noté comme "un élément médiocre, qui utilise ses faibles moyens dans un sens néfaste et qui cherche plus à critiquer qu'à agir par lui-même".

Les petits boulots reprennent sur la rive gauche de la capitale où Michel est fleuriste au Quai aux fleurs. A cette époque il commence à fréquenter terrasses de cafés et bistrots en chantant Bruant, Ferré, Bobby Lapointe,Vian, Brassens... Il a monté un groupe avec France et Alain PELLET:"Les tournesols" et chante des complaintes d'inspiration médiévales.


Engagé au cabaret "Chez Bernadette", pour y faire la vaisselle, il en devient une sorte de directeur artistique et s'occupe de la programmation.
Il se produit dans d'autres cabarets vers la fin des années 60 : "La Méthode", rue de la Montagne Sainte Geneviève, "Le Port du Salut", rue St Jacques ou bien la "Galerie 55" rue de Seine et la "Vieille Grille", rue du Puits de l'Ermite.. Dans ces lieux, très populaires à l'époque, il rencontre Jean Yanne, Yves Robert, Roland Dubillard, Georges Moustaki, Maxime Le Forestier , Brigitte Fontaine, Jacques Higelin....et Romain Bouteille qui l'embarque dans l'aventure du "Café de la Gare".
Les événements de Mai 68, à Paris ne l'ont pas intéressé. Interpellé sans ses papiers d'identité, le 12 Juin 68 à 19h30, Bld Beaumarchais où a lieu une manifestation il déclare: "J'allais chez Paul Beuscher pour chercher des cordes pour ma guitare. Je ne manifeste pas." "J'ai pris un pied terrible aux réunions de comédiens à la Sorbonne... J'ai vu des mecs qui sont devenus révolutionnaires en 30 secondes... Y avait des spectacles gratuits, pour le peuple, et la caractéristique de ces spectacles, c'était le nombre de ringards... des mecs qui avant la révolution ne chantaient nulle part, on pouvait plus les sortir de scène... Ils y tenaient des heures et des heures... Y chantaient tout , les mecs..."
En 1969, Bouteille veut créer un lieu nouveau qui ne soit ni théâtre, ni cabaret, ni bistrot. . Il réunit autour de lui Patrick DEWAERE, SOTHA, Catherine MITRY,Henry GUYBET, Jean-Michel HAAS, Gérard LEFEBVRE, COLUCHE et MIOU-MIOU,trouve un local Passage d'Odessa, dans le 14ème arrdt, qu'ils se mettent tous ensemble à transformer en salle de spectacle. Simultanément, ils écrivent une série de sketches réunis par le titre: "allume, j'étouffe !". Ouvert en 1970, le premier "Café-théâtre" est né. Le Café de La Gare a pour devise: "C'est moche, c'est sale, c'est dans le vent." Il connaît un succès gigantesque. Les spectateurs paient leur entrée selon une loterie qui leur permet de payer de 0 à 30 francs, voire d'être remboursés de 1F. Les critiques dramatiques sont interdits. 2 entractes ont lieu où les comédiens font le service. Des vélos sont à la disposition de ceux qui ont raté le dernier métro. Le public est conquis et n'hésite pas à faire la queue plusieurs heures pour y entrer. "Bouteille, ç'a a été une sorte de père pour moi. Ce que je ne lui ai pas piqué, il me l'a appris... Il m'a appris l'essentiel: les choses appartiennent à ceux qui les font. Il ne suffit pas d'avoir une idée, il faut la réaliser."
Le succès du Café de la Gare attire les "professionnels de la profession". C'est ainsi que Claude BERRI propose à Coluche le premier rôle de son deuxième film: "Le Pistonné". Les distributeurs n'accepteront pas de mettre un inconnu en tête d'affiche. C'est Guy BEDOS qui tiendra le rôle, Coluche ayant finalement le plus petit rôle parlé du film... Revenu au Café de la Gare, Coluche a de plus en plus le désir de se faire un nom. Les disputes se multiplient. "Comédien, c'est un métier qui s'apprend à partir de soi-même. Ca a un nom de maladie: égocentrisme." Bouteille ayant déclaré: "C'est lui ou moi", Coluche comprend qu'il doit s'en aller. " J'ai eu 2 coups de pot dans ma vie: être découvert par Bouteille et surtout,être viré par Bouteille".


L'équipe du Café de la Gare

Mais les recettes du Café de la Gare sont toujours divisées en 9, et Coluche perçoit son écot bien que n'étant plus dans la troupe. Il tourne dans des spots publicitaires ("ULTREX", "AJAX"...) des dramatiques pour la TV "Le canard sauvage" ou de petits rôles dans des films: "Peau d'âne ","Madame êtes-vous libre ?"...L'ambiance d'un groupe à ses côtés lui manque; il réunit donc des copains autour d'un nouveau projet et monte, en Novembre 1971, la troupe du "Vrai Chic Parisien" avec Xavier Thibault, Jacques Delaporte, Philippe Bruneau, Patrice Minet, Jean-Claude d'Agostini dit "Le Boeuf", Véronique Kantor, Aline Ruat, Roland Giraud, Brigitte Roan, Claire Nadeau, Marie-Claude Herry. Le premier spectacle du "Vrai Chic Parisien - Théâtre vulgaire" s'intitulera :"Thérèse est triste" ,spectacle de sketches, et se produira au théâtre de l'Alliance française, Bld Raspail à Paris.L'affiche est dessinée par REISER.
Dick Rivers la programmera en première partie de son show à l'Olympia, en Mai 1973. En Octobre 1973, la troupe du "Vrai Chic" interprète la version de Coluche de l'"Introduction à l'esthétique fondamentale", qui n'a aucun rapport avec le traité de philosophie d'E.Kant. Claire Nadeau, Christine Dejoux,Dominique Jallier, Philippe Bruneau, Martin Lamotte, Coluche, Auguste Géronimi et Jacques Delaporte sont les convives bourgeois d'un dîner de Noël qui dégénérera en tuerie. L'accompagnement musical est interprété par l'ensemble baroque "Ricercare" de Paris. L'affiche est dessinée par Marcel Gotlib; La pièce ne rencontre pas un énorme enthousiasme. Les dissensions naissent. Coluche une nouvelle fois abandonne la troupe. Au cinéma: rôle dans "Le grand bazar" de Christian Fechner. A la télé, interprétation du mécanicien dans "La cloche tibétaine" de Michel Wyn. De plus en plus de participations à des émissions télévisées.
Parmi les constantes que l'on retrouve tout au long de la vie de Coluche, hormis son amour pour les femmes et sa passion des motos, ce sont les bandes de copains. Toujours il s'entourera de potes qui ne seront pas toujours les mêmes, mais dont la fréquentation lui est indispensable. Quitte à en être l'unique mécène, manifestant, la aussi sa phénoménale générosité. Après la bande de "la solo", il y aura celle du Café de la Gare, puis celle du "Vrai Chic Parisien", et simultanément celle de "Hara-Kiri- Charlie Hebdo", la bande de son spectacle avec les musiciens et les techniciens soudés par la vie de tournée, la bande de la rue Gazan, sa caverne d'Ali Baba, où sont invitées permanentes, les bandes du "Splendid" et de "La Veuve Pichard". Bien que faisant une carrière de soliste, et fâché assez fréquemment avec ses compères, au point de s'en séparer momentanément, Coluche ne brisera jamais les ponts de façon définitive. Bien au contraire, il continuera à faire des apparitions dans tel ou tel spectacle de l'une de ses anciennes troupes, et financera abondamment les productions de ses amis moins fortunés.
En Mars 1974, Coluche joue son premier one-man show: "Mes adieux au Music-hall" . Pour la première fois sur scène, il est vêtu de la salopette des mécaniciens américains et des brodequins jaunes qui immortaliseront son personnage. En 2ème partie de soirée, il met en scène une pièce de Martin Lamotte: "Le crépuscule des lâches" parodie de film de guerre américain interprété par les comédiens du "Vrai Chic Parisien".
"Coluche est une super-star du Café-théâtre...Il est le Jean Yanne de l'underground parisien, le Woody Allen de Montparnasse" (Remo Forlani/RTL 9/03/74)
C'est alors qu'il signe un contrat d'exclusivité avec les producteurs Paul Lederman et Claude Martinez. En Avril, Coluche poursuit son show au nouveau Café de la Gare, rue du Temple, à guichets fermés. "La période où je suis devenu vedette de music-hall m'intéresse plus que celle où je le suis resté". Coluche entreprend alors des tournées à travers la France, la Suisse, la Belgique, et participe abondamment aux plateaux des émissions de variétés télévisées: "Domino", "Top à ..." "Show Coluche"...etc.. En Septembre 1974, il inaugure un "Caf'Conc'''" rue de Berri , avec ses sketches.
En Février 1975, Coluche revient à l'Olympia, cette fois-ci en vedette; "Coluche ne reconnaît aux "critiques" que des droits extrêmement limités. Conformément à cette conception, nous nous bornerons à ce qui suit: le soir de la générale, l'Olympia était comble et des spectateurs riaient " (Erwan/Libération 22/02/75) Cette année-là, le "Schmilblick" sera l'un des tubes de l'été dont plus d'un million de 45 tours seront vendus. En Septembre, de nouveau, il va passer au Café de la Gare roder son prochain spectacle. "Il chante avec une fausse innocence "J'suis l'andouille qui fait l'imbécile" et fait mouche à chaque salve. Coluche a grandi de l'intérieur". (L'Express 21/09/75)
Le 16 Octobre 1975, il épouse Véronique à la mairie du 5eme arrondissement. Leurs témoins sont Claire Nadeau et Xavier Thibault. En Novembre, Coluche joue à "Bobino" des sketches inédits pendant plus de deux heures. Le show s'achève par l'interprétation du "Temps des cerises" joué sur une "pochette"(minuscule violon) les mains enchâssées de gants de boxe.. Les critiques à présent en font un éloge unanime. " ...Les critiques , un peu partout reprochent à Coluche sa cruauté. Le mot revient fréquemment dans les articles qui lui sont consacrés. On le souhaiterait plus chaud, plus humain. Mais mon Dieu, il n'est que cela, Coluche; chaud et humain - ô combien ! Impitoyable parce qu'il est triste de la misère du monde, ce sublime gugusse ..."(Frédéric Dard : "Coluche...ma coqueluche "
Janvier 76, sortie du 1er long-métrage de Patrice Leconte, avec Jean Rochefort, Roland Dubillard et Coluche "Les vécés étaient fermés de l'intérieur" inspiré d'un personnage de Gotlib... Les cinémas aussi diront certains devant le succès mitigé du film. Coluche tourne ensuite avec l'une de ses idoles: Louis de Funès, un film de Claude Zidi. "Coluche possède un talent explosif... je n'aime jouer qu'avec les grands et Coluche est un grand " dira de Funès. A quoi Coluche répliquera: "Travailler avec de Funès, ça me fait la même impression que si j'allais tourner avec Chaplin. Fufu est une école à lui tout seul." Au mois d'Octobre, reprise à l'Elysée Montmartre de "Ginette Lacaze 1960 - chronique chantée de moeurs" avec Myriam .
Mézières, Martin Lamotte, Gérard Lanvin, Thierry Lhermitte, Christian Clavier et Josiane Balasko. C'est toujours Xavier Thibault qui dirige les musiciens. Le 16 Octobre 1976 naît Marius, deuxième fils de Michel et Véronique. Coluche a emménagé avec femme, enfants et copains dans une villa près du Parc Montsouris. C'est un pavillon vieillot qu'il a transformé à son idée, avec jeux à chaque étage:
- Au premier, une pièce conserve tous les appareils photos, les objectifs, les planches-contact ...
- Au rez-de-chaussée, ce sont les motos: Harley ou japonaises elles sont de toutes les couleurs.
- Au sous-sol, billard, flippers, juke-box, tables de jeux et ping-pong transforment le salon en véritable casino pour les très nombreux copains. "J'ai jamais eu l'intention de devenir un homme. J'ai l'intention de rester un enfant."

Coluche et Marius

En télévision, Coluche a participé à plusieurs N° : Dalida, Claude François, Mort Schuman, Jane Birkin... A l'été 1977,Coluche met en scène son premier film:" Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine". Il en est également l'un des principaux interprètes aux côtés de Gérard Lanvin, Anémone, Dominique Lavanant, Martin Lamotte, Michel Blanc, Roland Giraud .. Après plusieurs mois de tournée en France, en Belgique et en Suisse, Coluche investit le Théâtre du Gymnase-Marie Bell où il restera plus de dix-huit mois à guichets fermés jusqu'au mois de Février 1981. A partir du mois d'Avril 1978, Coluche va animer tous les après-midi la tranche 15h - 16h30 sur Europe N°1. L'émission porte le titre "On n'est pas là pour se faire engueuler " emprunté à Boris Vian, et a pour co-animateurs aux côtés de Coluche, Robert Willar et Gérard Lanvin assistés de Jeanjean. L'audience de ce programme sera triplé à cette occasion. Le réalisateur en est Martial Courtois. L'aventure dure jusqu'à la fin du mois d'Octobre 1979, date où Coluche repart en tournée jusqu'à Mars 1980. En Février 1980, se produit un nouvel épisode radiophonique, cette fois-ci Sur RMC pour la tranche 12h-13h en bute à la concurrence des stations Europe N°1 et , RTL qui font des scores à cet horaire grâce aux jeux ou à la présence de Thierry Le Luron sur France Inter.
Le directeur de la station, Michel Bassi, a seulement demandé que soit épargnée la famille princière, détentrice de 17% des actions de la station...Embauché pour 3 mois, Coluche, une fois de plus se voit remercié au bout de 15 jours pour "incompatibilité d'humeur !"
"Ils m'ont viré parce que je leur plaisais pas. C'est normal que je leur plaise pas avec le type de public qu'ils ont. J'voyais pas bien ce que les gens de Monte-Carlo pouvaient aimer en moi !" Pierre Desproges complète: "Coluche a institué la première forme nouvelle de radio depuis la Libération, ce qui, fatalement, a fait pas mal de jaloux. A commencer par tous ceux qui n'ont jamais su sortir de l'ornière de la routine. La vraie grossièreté, celle qui nous agresse, c'est la sottise." En réalité, il ne s'agit pas tant d'une "erreur de marketing" comme l'avance la direction de la station, mais plutôt de la pression d'un gouvernement embourbé alors dans "l'affaire des diamants de Bokassa". Coluche a cité "Le Canard Enchaîné" , ce qui semble avoir déplu à l'entourage du Président Giscard d'Estaing... Toujours est-il que cela prend l'allure d'une affaire, et que celle-ci divise les camps: Louis Pauwels, Dr du Figaro Magazine, écrit une chronique entièrement vouée au sujet, le 16/02/80: "Une certaine presse devait s'emparer de cette "affaire Coluche". Il n'était pas possible que l'on n'aimât pas, en France, aujourd'hui le comble du vulgaire. Il y avait sûrement autre chose. Le prince n'avait-il pas attenté à la liberté d'expression ? Ne venait-on pas de bâillonner un poète ? Hélas, il n'en était rien. On n'avait pas chassé Coluche par ordre supérieur. Le public l'avait vomi parce qu'il l'écœurait." A ce déluge d'insultes, Coluche rétorque par l'envoi d'un magnifique bouquet de fleurs. A quoi Pauwels répondra: "des fleurs contre des orties ! Je vous rends les armes. Sans rancune ? "
Coluche reprend donc sa tournée où l'attendent les salles combles d'un public venu spécifiquement pour entendre ce qui brouillait l'écoute des monégasques.
Un projet de cinéma , amené par son complice de RMC, Romain Goupil (qui fut également assistant sur le film: "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine") intéresse Coluche. Jean-Luc Godard veut lui faire jouer l'adaptation du roman noir américain de Jim Thomson: "1275 âmes". Mais Godard perdra peu de temps après, l'option qu'il a prise sur ces droits.
En Mars 1980, à un journaliste du "Matin" disparu depuis, Coluche laisse entendre qu'il aimerait bien se présenter comme candidat aux élections présidentielles, mais il pense que les autorités ne le laisseront pas faire.... "Y'a personne qui m'attend au tournant... vu qu'on sait pas où je vais tourner".
Avant d'aller tourner avec Gérard Depardieu et Dominique Lavanant, sous la direction de Claude Zidi: "Inspecteur La Bavure", Coluche rôde, comme d'habitude au Café de la Gare, le prochain spectacle qu'il jouera au Théâtre du Gymnase- Marie Bell. Les interviews qu'il donne au cours de cette rentrée parlent de retraite en famille dans les îles, évoquent un certain "Ras-le bol".Trop de tournées l'ont lassé. Il veut tourner un prochain film et partir se reposer ensuite.

Le 26 Octobre , filmé dans sa loge pour le Journal Télévisé, il annonce sa future candidature.



Le 30 Octobre, il tient un conférence de presse. Le 27 Novembre, le régisseur du spectacle, René Gorlin est assassiné. (On apprendra un an plus tard qu'il s'agissait d'un crime passionnel pour cause de double conjugalité).
Le 5 Décembre : sortie du film "Inspecteur La Bavure".



Le candidat présidentiel " bleu, blanc, merde" déchaîne les passions. Partout en France se créent des comité de soutien - Comité "Monique: deux qui la tiennent trois qui la niquent" "Je veux être le candidat des minorités. Et les minorités ajoutées les unes aux autres, ça fait quoi ? Je vous le donne en mille Emile !. Ca fait la majorité !"
Hara-kiri devient le support privilégié de toute la propagande du "Candidat nul". Mais des journaux nettement "sérieux" consacrent à Coluche leurs couvertures ou d'importants articles. Le "Journal du Dimanche" va jusqu'à lui attribuer 16% d'intentions de votes. Coluche tient des conférences devant la presse internationale, et tient son auditoire tous les soirs, sur la scène du Gymnase. "Je suis le seul candidat à faire salle comble en faisant payer ceux qui viennent m'écouter". Le sérail politique s'inquiète de plus en plus de cette intrusion dans ses rangs, et les émissions de débat politique refusent désormais le "candidat Coluche", au motif que c'est un clown. Le journaliste Patrick Meyer se fait même licencier de "Radio 7", qui appartient à l'ORTF, pour avoir invité Coluche sur ces ondes écoutées par un auditoire jeune. Parallèlement, les émissions de variétés télévisées ne programme plus Coluche pour raisons politique. Ainsi donc, les espaces d'expression se ferment les uns après les autres à l'artiste qui après une ultime conférence de presse "au plat de spaghettis" entamera une grève de la faim.

Après avoir mis un terme à son marathon théâtral au Gymnase, en Février 1981, Coluche annonce qu'il se retire de la campagne électorale, le 7 Avril.
En Juin débute le tournage du film: "Le Maître d'école" avec Josiane Balasko, sous la direction de Claude Berri.
Après l'élection de François Mitterrand, et l'arrivée de la gauche au pouvoir, se multiplient les éclosions de radios dites libres. C'est-à-dire des émetteurs pirates qui diffusent depuis des lieux clandestins et trouvent un public avide d'un autre genre de musique et de langage. Patrick Meyer a monté une antenne de ce style : "RFM, la radio couleur". Coluche, pendant plus d'un mois, en assurera gratuitement l'animation, en souvenir du licenciement de Meyer alors qu'il était candidat.
En Décembre sera prononcé le divorce de Michel et Véronique.
Coluche ne veut plus faire qu'un film de temps en temps, et vit le reste du temps dans les caraïbes, où il navigue sous des cieux chauds. Pendant le 2eme trimestre 1982; il part à Sousse, en Tunisie, tourner "Deux heures moins le 1/4" la fin du tournage, Coluche participe, déguisé en Zorro, à l'émission de Michel Polac : " Faut-il se débarrasser de Coluche". (19/06/82). Il y est venu accompagné de ses enfants et d'un aréopage de jolies filles en guêpières. Reparti en Guadeloupe, c'est là qu'il apprend le suicide de Patrick Dewaere, à la veille du tournage du film de Claude Lelouch "Marcel et Edith". Patrick, le grand ami, le petit frère, s'est vu offrir par Coluche, une maison dans l'enceinte de la propriété, pour y vivre avec femme et enfants. Coluche rentré à Paris ne voudra pas assister à l'enterrement, par discrétion. A l'Automne, ce sera vers Hong-Kong qu'il ira tourner "Banzaï !" avec Valérie Mairesse, sous la direction de Claude Zidi. "Quand tu es vedette populaire, les gens ont tendance à croire qu'on est à leur disposition 24 heures sur 24. Même si tu es en train de parler avec quelqu'un , ils t'abordent. Ils n'attendent même pas que tu aies fini la phrase. Ils s'en foutent." Le 5 Novembre 1982, Jean-Marc Reiser, l'autre grand ami de coeur, meurt d'un terrible cancer. Coluche n'ira pas non plus aux funérailles.
En 1983, il tourne avec Isabelle Huppert et Thierry Lhermitte, "La femme de mon pote" sous la direction de Bertrand Blier. Puis "Tchao Pantin" avec Richard Anconina et Agnès Soral, mis en scène par Claude Berri et en compagnie d'Ugo Tognazzi, Carole Bouquet, Michel Lonsdale, "Le roi Dagobert"réalisé par Dino Risi. Xavier Thibault, complice de toutes les aventures sur scène, a monté un orchestre qui interprète les grands succès de Ray Ventura, Charles Trenet etc..."Le Grand Orchestre du Splendide" doit se produire à Paris, mais le pianiste, chanteur Jacques Delaporte a des problèmes de santé. C'est Coluche qui le remplace, au pied levé et gracieusement, en interprétant une mémorable "Salsa du Démon".

En 1984, Coluche reçoit le César du meilleur acteur pour son interprétation dans "Tchao Pantin".


Il part ensuite au Mexique avec Luis Rego et Valérie Kaprisky, tourner "La vengeance du serpent à plumes" sous la direction de Gérard Oury.C'est l'époque d'une convalescence après des années douloureuses.
Coluche prend de nouveau part à des émissions télévisées, et le public est toujours présent. Au 3ème trimestre, il tourne en Egypte, de nouveau sous la direction de Dino Risi, "Le fou de guerre".Au mois de Mai 1985, Coluche participe à l'émission de Patrick Sabatier: "Le jeu de la vérité" Décidé à ne biaiser aucune réponse, Coluche évoque sans fard tous les sujets qui lui sont proposés: drogue, campagne électorale, conjugalité, notoriété... L'émission fait un malheur. Un des plus gros scores d'audiences. Participation active pour soutenir ses "potes" de SOS-Racisme, aux côtés d'Harlem Désir. Concert le 15 Juin Place de la Concorde. A partir du mois de Juillet, Coluche va renouer avec son "média" favori en animant l'émission quotidienne de la tranche 15h-16h30 sur Europe N°1. le Titre: "Y'en aura pour tout le monde". C'est Maryse qui est à ses côtés, et toujours Martial Courtois à la réalisation. Gigantesque canular gratuit le 25 Septembre 1985: mariage de Coluche et de Le Luron"pour le meilleur et pour le rire".

Le mariage entre Coluche et Le Luron:
" Pour le meilleur et pour le rire"


Un 2eme "Jeu de la vérité"est enregistré le 27 Septembre et fait encore une excellente audience.
Le 29, Coluche file en Italie, sur le circuit de Nardo, défier le record à moto du kilomètre lancé. Il le bat à la vitesse de 252,087 km/h sur une 750 YAMAHA OW 31.


Dès Octobre, Coluche va présenter une émission quotidienne sur la nouvelle chaîne cryptée: Canal + . L'émission intitulé "COLUCHE 1-FAUX" sera diffusée en direct et en clair à 19h.
Depuis l'antenne d'Europe N°1 Coluche lance l'idée des "Restaurants du Coeur". Il demande à Jean-Jacques Goldman qu'il croise dans les loges de Canal + , de lui écrire un "tube".

A travers ses passages combinés entre Europe N¡1 et Canal +, Coluche apporte un soutien décisif à l'association. A cette période, il joue sous la direction de Josiane Balasko, dans le film "Sacs de noeuds", ainsi que dans "Les rois du gag" de Claude Zidi. En Janvier 86, Coluche poursuit sa participation à la radio ainsi qu'à la chaîne cryptèe. Tout en déployant un intense travail pour les "Restos du Coeur". Le 26 Janvier, sur la 1ere chaîne (non encore privatisée) il anime tout l'après midi d'un Dimanche ce que "Libération" appellera "La grand'messe cathodique de Saint Coluche".Cela permet de récolter plus de 26 millions de francs pour l'association. Sur ses cahiers d'écolier, sur son dictaphone, il engrange chaque jour le matériel du nouveau spectacle qu'il donnera sur scène. D'abord au Café de la Gare, comme de coutume, puis au mois de Septembre au Zénith de Paris. Au mois de Mai, à l'occasion du Festival du Cinéma, il se rend à Cannes, habillé en "France Moche" (pastiche d'une chroniqueuse "people" très connue : France Roche), et célèbre à sa manière les Palmes du 7ème art. Il répond à une interview de Michel Denisot . Tous deux sont revêtus de smokings. Ils sont sous l'eau, au fond d'une piscine.


Pour préparer son spectacle , Coluche s'est établi dans le midi, à côté d'Opio. Le 19 Juin, il rentre de Cannes à moto , avec ses amis Ludo et Didier . Il fait beau. Coluche roule à 55 km/h. Soudain un gros -cul dresse un mur devant lui, Coluche meurt à 41 ans dans l'accident de camion.

1955 : Naissance de William Henry Gates III, dit Bill Gates, dit Bilou, co-fondateur de Microsoft (dit Micro$­­­­­­oft). Il est devenu l'homme le plus riche au monde.

Biographie

William Henry Gates III KBE dit Bill Gates né le 28 octobre est un informaticien et chef d'entreprise américain, pionnier dans le domaine de la micro informatique, et célèbre pour avoir fondé en 1975, à l'âge de 20 ans, avec son ami Paul Allen, la société de logiciels de micro-informatique Micro-Soft (renommée depuis Microsoft) pour lutter contre la société Apple. Son entreprise a acheté le système d'exploitation QDOS pour en faire MS-DOS, puis a conçu Windows, tous deux en situation de quasi-monopole mondial. Il est Chevalier de l'Empire Britannique, et également devenu, grâce au succès commercial de Microsoft, l'homme le plus riche du monde depuis 1996 avec une fortune personnelle estimée à plus de 56 milliards de dollars (Forbes, 2007).

Bill Gates nait le 28 octobre 1955 à Seattle, dans l'état de Washington aux États Unis. Son père, William Henry Gates, Sr., est avocat d'affaires. Sa mère, Mary Maxwell Gates, est professeur et présidente de la direction de quelques entreprises et banques de l'United Way of America.

Bill Gates découvre l'informatique à la très select Lakeside School de Seattle, qui loue alors l'utilisation d'un PDP-10. Il y réalise avec son ami Paul Allen son premier programme informatique : un jeu de morpion.

En 1968, âgé de 13 ans, il fonde avec son ami d'enfance Paul Allen et quelques autres, le Lakeside Programmers Group. Quelques sociétés recourront aux talents de ce groupe, essentiellement pour optimiser et sécuriser des systèmes et des applications existantes écrites en langage assembleur. En 1973, Gates entre à l'Université d'Harvard. Il y rencontre Steve Ballmer, futur PDG de Microsoft, et abandonne rapidement les études pour se consacrer uniquement à la programmation informatique.

Il co-réalise alors avec Allen un interpréteur BASIC pour l'Altair 8800. Cette réalisation est à la fois un tour de force et un coup de chance : le développement se fait entièrement sur PDP-10 et l'Altair BASIC n'est essayé sur un véritable Altair 8800 que le jour de la démonstration, laquelle réussit parfaitement. L'Altair BASIC marque une étape dans l'histoire de la micro informatique : ce sera le premier langage de programmation à avoir fonctionné sur un micro-ordinateur commercial. Ce sera également le premier logiciel édité par Microsoft Corporation (qui s'appelle encore Micro-Soft), fondée pour l'occasion, en 1975, alors que Gates est âgé de 20 ans.

Le 3 février 1976, Bill Gates, alors âgé de 21 ans, écrit une lettre nommée "An open letter to hobbyists" (traduction approximative : lettre ouverte aux "enthousiastes de l'informatique", comprenez à ce que l'on appelera par la suite les "pirates"), dans laquelle il condamne pour la première fois le partage illégal de l'un de ses logiciels propriétaires : le BASIC d'Altair. We have written 6800 BASIC, and are writing 8080 APL and 6800 APL, but there is very little incentive to make this software available to hobbyists. Most directly, the thing you do is theft. (Nous avons écrit le BASIC pour le 6800, nous sommes en train d’écrire l’APL pour le 8080 et le 6800, mais il est très peu stimulant de le mettre à la disposition des pirates. Plus directement, ce que vous faîtes est du vol). A l'époque de cette lettre, les logiciels sont généralement fournis sous forme de sources à compiler librement retouchables. Même si des logiciels sont déjà été vendus sous leur forme compilée, cette déclaration a son importance puisqu'elle marque les débuts du modèle marketing Micro-Soft, à savoir le modèle du programme compilé vendu en boîte chez un revendeur, modèle qui fera la colossale fortune de Bill Gates. A ce modèle s'ajoutera très vite celui de la course des protections contre le piratage des logiciels, débutant par la désormais célèbre clé de validation (à laquelle les crackers répondront par le keygen). Ce modèle protectionniste prend tout son intérêt dans les années 80, principalement par la possibilité d'offrir une rapide distribution de logiciels Micro-Soft à grande échelle, et ce à une époque où le téléchargement n'existe pas encore.

En 1980, Microsoft signe un contrat avec IBM pour développer le système d'exploitation MS-DOS à commercialiser avec chaque ordinateur personnel IBM PC et commercialisé aux États Unis à partir du 12 août 1981. Celui-ci n'est pas développé par Microsoft, mais acheté à un programmeur qui l'avait appelé QDOS (Quick and Dirty Operating System, Système vite fait, mal fait).

Sa fortune est faite et ne cessera plus de croître à des niveaux record. Bill Gates est persuadé qu'un jour tous les foyers et le monde professionnel seront équipés d'ordinateurs personnels. IBM est loin d'être le premier sur le marché, Apple, entre autre, étant alors déjà entré sur le marché quatre ans auparavant avec un succès foudroyant. Le poids d'IBM et le génie commercial de Bill Gates sont d'une importance primordiale pour le décollage de MS-DOS.

Microsoft se développe rapidement sur le marché des logiciels pour IBM PC et compatibles en faisant évoluer au rythme effréné des micro-ordinateurs son système d'exploitation et sa gamme de logiciels bureautiques Microsoft Office, traitement de texte, tableur, base de donnée, utilitaires, jeux etc. Microsoft sort la première version d'une extension graphique de son système d'exploitation Windows, concurrente de GEM et des Mac OS d'Apple en 1985. Windows est alors, et pour 10 ans encore, un simple programme, le système d'exploitation restant MS-DOS. Le succès met très longtemps à venir pour les premières versions de Windows, l'interface étant graphiquement très peu aboutie et d'une utilisation loin d'être intuitive[réf. nécessaire]. Windows est cependant déjà devenu le système d'exploitation le plus vendu au monde et fait la fortune de Microsoft et de ses actionnaires, avec une emprise sur le marché mondial gravitant autour de 90%, au point de lui coûter un procès pour monopole et une grave menace de dissolution de son entreprise dans les années 2000.

En 1986, Microsoft fait son entrée en Bourse. Les investisseurs l'accueillent avec enthousiasme : le jour même, Gates devient milliardaire. Il deviendra l'homme le plus riche du monde dix ans plus tard en 1996, titre qu'il possède encore aujourd'hui. Selon Forbes, sa fortune personnelle était en 2006 estimée à 51 milliards de dollars (voir liste des milliardaires du monde). Ses actions dans la société Microsoft, dont il détient en 2005 un peu moins de 10% du capital, constituent environ 50% de sa fortune.

Le 1er janvier 1994, il épouse Melinda French, employée de Microsoft, avec laquelle il a deux filles, Jennifer Katherine née en 1996 et Phœbe Adele née en 2002 et un garçon, Rory John né en 1999. Il emménage avec sa famille au bord du lac de Washington près de Seattle dans la maison de ses rêves estimée à 50 millions de dollars[réf. nécessaire].

En 2000, il crée la Fondation Bill & Melinda Gates, fondation caritative mondiale.

Le 2 mars 2005, Bill Gates est anobli par la reine d’Angleterre Élisabeth II du Royaume-Uni au grade de chevalier d’honneur de l’ordre de l'Empire britannique pour sa contribution aux entreprises britanniques et pour les efforts qu'il déploie à combattre la pauvreté dans le monde. Toutefois, n'étant pas citoyen d'un pays du Commonwealth, il ne peut préfixer son nom du titre Sir. Il peut cependant ajouter les lettres KBE (Knight of British Empire/Chevalier de l'Empire britannique) à la suite de son nom.

Le 15 juin 2006, Bill Gates a annoncé qu'à partir de juillet 2008 il ne s'occuperait plus des affaires courantes de Microsoft[réf. nécessaire]. Il restera à son poste et conseillera certains projets mais se concentrera sur des œuvres caritatives, à travers sa Fondation (annonce par Bill Gates), Fondation par laquelle il est devenu l'un des plus grands donateurs pour la pauvreté dans le monde de l'histoire de l'humanité avec plusieurs centaines de millions de dollars de sa fortune personnelle.

Bien peu d'entreprises ont eu une image liée si fortement à leur fondateur, si bien qu'il a souvent été comparé à Henry Ford et à William Rockefeller, qui furent comme lui à l'origine de nouveaux domaines économiques (véhicules particuliers et industrie pétrolière), et également de déviances flagrantes de la société de consommation.

La Fondation Bill & Melinda Gates, créée en 2000 a pour objectif d'apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé et d’acquisition de connaissances, et dispose de quelque 28,8 milliards de dollars US. La majorité de l'héritage de Bill Gates devrait d'ailleurs revenir à cette fondation. En 2006, il a annoncé qu'il lèguera 95% de sa fortune à la lutte contre les maladies et l'analphabétisme dans les pays du Sud et 5% à ses héritiers. En outre, la fondation Gates a déjà dépensé 9,26 milliards de dollars[1], en particulier pour vacciner 55 millions d'enfants.

Les dites actions ont contribuées à ce que le Time Magazine désigne Bill Gates homme de l'année 2005, aux côtés de son épouse Melinda et de Bono, le chanteur du groupe U2, pour leur action sur le front philanthropique.

En janvier 2007, Los Angeles Times a fait paraitre un article moins flatteur sur la fondation Gates, accusant l'organisation d'investir 95% de ses fonds dans des investissements rénumérateurs gérés par des financiers chargés de "diversifier fortement leur portefeuille mais sans directives précises". Le quotidien souligne ainsi que certaines de ces initiatives sont contradictoires avec son action philantropique. L'article cite le cas de campagnes de vaccinations financées dans le détroit du Niger notamment par la fondation Gates qui investirait parallèlement dans des entreprises comme Eni, Royal Dutch Shell, Exxon Mobil, Chevron et Total, des compagnies éminemment responsables de la pollution dans cette région.

Ce genre d'affaires ne serait pas isolé, selon le Los Angeles Times, qui souligne que la fondation a investi avec profit dans plusieurs compagnies reconnues pour leur impact néfaste sur l'environnement et la santé, mais aussi dans des compagnies de crédit immobiliers accusées d'avoir dépossédées des milliers de personnes, ou de société employant des enfants. La fondation Gates n'aurait "pas usé de sa puissance et de son immense richesse pour changer le comportement des compagnies dans lesquelles elle investit"[

Bill Gates a annoncé qu'il se retirerait de la gestion de Microsoft d'ici 2008 et qu'il consacrerait la moitié de sa fortune personnelle à l'œuvre caritative qu'il a créée avec sa femme.


1957 : Naissance de Florence Arthaud,surnommée la petite fiancée de l'Atlantique, navigatrice, record du monde de la traversée de l'Atlantique en solitaire sur le trimaran Pierre 1er en 9 j, 21 h 42 mn.

Biographie

« Pour moi, le Dakar, c'est dîner tous les soirs avec cinq cents garagistes. Pas vraiment mon truc. »

Florence Arthaud, surnommée la petite fiancée de l'Atlantique, née le 28 octobre à Boulogne-Billancourt,est la fille de Jacques Arthaud qui présida aux destinées de la maison d'édition Arthaud ,Elle a un grave accident de voiture, à 17 ans, « un virage raté » soldé par un coma et une paralysie.
Elle affirme très jeune sa passion pour la mer et effectue sa première course transatlantique à l'âge de 17 ans. Rapidement, elle fait ses preuves dans un milieu d'hommes réticents à l'idée qu'une jeune parisienne riche vienne se mesurer à eux.
En août 1990, elle s'attaque au Record de la traversée de l'Atlantique Nord à la voile en solitaire détenu par Bruno Peyron. En 9 jours 21 heures et 42 minutes, elle améliore la performance de près de deux heures. Quelques mois plus tard, elle part de Saint-Malo pour la quatrième édition de la Route du Rhum: elle rejoint Pointe-à-Pitre en tête, après 14 jours 10 heures et 10 minutes passés seule en mer à la barre de son trimaran ‘Pierre Ier’. La même année, elle chante en duo avec Pierre Bachelet une chanson intitulée Flo. Elle est élue championne des champions français par le journal L'Équipe en 1990.

Elle remporte ainsi la plus célèbre course transatlantique, créée en 1977 par Maurice Étevenon et succède à Michael Birch, Marc Pajot et Philippe Poupon. Florence Arthaud est la première femme à se faire une place dans le monde de la voile. Elle a ouvert la voie pour une nouvelle génération de femmes skipper dont font partie Catherine Chabaud, Isabelle Autissier ou Ellen Mc Arthur... En juillet 1997, elle remporte la Transpacifique comme équipière de Bruno Peyron.

Elle participe en 2004 à la transat en double Lorient-Saint-Barth avec Lionel Péan, et en 2006 à l'Odyssée Cannes - Istanbul sur monotype Bénéteau Figaro II avec Luc Poupon (le frère de Philippe).

1963 : Naissance d' Eros Ramazzotti, chanteur et musicien italien.

Biographie


Eros Ramazzotti voit le jour le 28 octobre 1963 à Cinecittà, à Rome.
C'est très jeune qu'il se passionne pour la musique. Il passe même l'examen pour rentrer au conservatoire mais échoue. Il se lance alors dans des études de comptabilité qui ne dureront pas longtemps. Obnubilé par la musique il abandonne l'école en deuxième année de lycée.
Il décide alors de rejoindre Milan et sort en 1982 son premier single, "Ad un amico" . Ensuite tout s'enchaîne, 3 albums en 3 ans, 1985, 1986, 1987. Son nombre de fans s'accroît avec le mini album "Musica è" qu'il sort en 1988. La confirmation de la notoriété internationale d'Eros Ramazzotti arrive en avril 1990.
En 1991, il sort "Eros in Concert". Les années 93-94 sont riches en satisfactions professionnelles : l'album "Tutte Storie" se vend à 6 millions d'exemplaires et conquiert le top des charts européens.
En 1994, il quitte son label et signe chez BMG.
L'année suivante, le 13 mai 1996, son premier cd autoproduit "Dove c'è musica" voit le jour. Les rythmes sont plus pop rock international. A la reconnaissance professionnelle s'ajoute un plaisir personnel : la naissance de sa fille Aurora. Il fera d'ailleurs une petite pause dans sa carrière pour s'en occuper.
1998 marque une brillante tournée mondiale.
En octobre 2000, Eros sort son huitième album, entièrement constitué de chansons inédites et réaffirme son importance sur le plan international. Son divorce en 2002 alimente toujours la presse people avec des conflits autour de la garde de leur fille Aurora .
2003, c'est son neuvième album qui sort. Il porte le chiffre 9.
En 22 ans de carrière, Eros a vendu près de 40 millions d'albums. En octobre 2005, il sort son dixième album, entièrement composé de nouvelles chansons, "Calma Apparente".
L'année suivante, l'Italien sort un DVD live. Puis en 2005, il nous offre le disque "Calma apparente".

En 2007, Eros Ramazzotti est de retour avec un nouvel album, intitulé “e2” (Eros au carré), qui sortira sur SONY BMG Music Entertainment le 29 octobre prochain en Europe continentale et le 13 novembre dans le reste du monde.
Ce très attendu nouvel album est précédé du single “Non siamo soli/No Estamos Solos”, un duo avec RICKY MARTIN, qui est sorti sur les ondes et en format numérique le 21 septembre dernier.
“e2” est un double album qui réunit tous les succès d’Eros Ramazzotti et bien davantage : le premier disque inclut 14 succès originaux et 4 nouvelles chansons, notamment le duo avec Ricky Martin et “Ci Parliamo da Grandi”, une chanson de Guy Chambers, célèbre pour ses collaborations avec Robbie Williams, tandis que le second disque propose 18 succès réenregistrés, revisités, interprétés et produits avec l’aide d’artistes italiens et internationaux majeurs.

Ephéméride

Publié le 27/10/2007 à 12:00 par monptitrefugesecret
Ephéméride
Samedi 27 octobre 2007
300e jour de l'année
65 jours restants
43e semaine


FÊTES DU JOUR

Aujourd'hui, nous fêtons les Émeline.
Fêtes et prénoms bretons : Milio.


Les pays suivants célèbrent leur fête nationale :

Nom République du Turkménistan - Turkmenostan Respublikasy
Drapeau
Capitale Ashkhabad
Monnaie Manat
Langue officielle Turkmène

Turkménistan : Jour de l'Indépendance (1991)

Nom Saint-Vincent et les Grenadines - Saint Vincent and the Grenadines
Drapeau
Capitale Kingstown
Monnaie Dollar des Caraïbes
Langue officielle Anglais

Saint-Vincent-et-les Grenadines : Jour de l'Indépendance (1979)


CITATION DU JOUR


« Les affaires, c'est bien simple : c'est l'argеnt dеs аutrеs. »
Alexandre Dumas fils


DICTON DU JOUR

A la Sainte-Emeline , journée de bruine .


PROVERBE DU JOUR

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ANNIVERSAIRES DU JOUR


1467 : Naissance d ' Erasme (1467-1536) , humaniste et un théologien néerlandais, premier éditeur du Nouveau Testament .

Biographie

ésiderius ERASMUS, naît à Rotterdam aux alentours de 1467. Il est l'enfant naturel d'un moine copiste, ou d'un prêtre prénommé Gérard, et de Marguerite, la fille d'un médecin. Il a un frère, dont il ne dira que peu de choses. C'est en 1476 qu'il entre à l'école à GOUDA. L'année suivante il part pour Utrecht. En 1478 le jeune Desiderius rejoint l'école des Frères de la Vie Commune. Il y fait la connaissance d' AGRICOLA, un humaniste "lumineux", dont la rencontre va être déterminante pour son orientation future. Sa mère meurt de la Peste en 1483. Il est de retour à Gouda, et son père meurt aussi. Ses tuteurs l'envoient dans une école "médiocre" à Bar-Le-Duc où, dit-il, il "perdra son temps". Il est de retour à Gouda. On destine les deux enfants à la vie monacale. Le jeune Desiderius est le seul à se révolter, contrairement à son frère, plus soumis. Mais il finit cependant par céder, ayant découvert la richesse de la bibliothèque des moines de STEYN.

LE MOINE ERASME


n 1488 il prononce ses voeux, et entre au monastère. Dès ce moment, il s'attache à l' étude des classiques latins et grecs qui seront la base de toute son oeuvre. Il a une histoire d'amour, possiblement platonique, avec un jeune homme, Servais ROGER, à qui il écrit des lettres enflammées. Est-ce cette anecdote qui permettra à Noel BEDA, visiblement bien informé, de l'accuser plus tard d'avoir des "moeurs corrompus" ? On ne sait. Mais on peut parfaitement imaginer les besoins de tendresse d'un jeune orphelin enfermé pour toujours dans ce monde d'hommes. Et on comprend sans doute mieux aussi qu'à l'âge de la maturité il écrive "DE LA LOUANGE DE MARIAGE"...
Il est ordonné prêtre le 25 Avril 1492. Déjà il brille par son savoir et son intelligence, et il ne passe pas inaperçu dans sa communauté. Par une chance insigne, Henri de BERGEN (ou de BERGHES) , évêque de Cambrai le prend sous sa protection, le sort de son monastère et l'emmène comme secrétaire. Rabelais connaîtra ce même sort envié, plus tard, en d'autres lieux.
En 1494 Erasme finit d'écrire "Les Antibarbares", qui est tout à la fois un hymne à l'humanisme opposé aux "barbares", et un programme pour toute une vie.

LES ETUDES PARISIENNES

année suivante, Henri de Bergen l'autorise à se rendre à Paris pour y faire des études de théologie. Il s'inscrit comme "galoche" (étudiant pauvre) au collège de Montaigu où il retrouve Jean STANDONCK. Grâce à ce théologien hollandais Montaigu a une énorme réputation mais c'est aussi un enfer par sa discipline. Erasme en sort malade en 1496 et totalement écoeuré par cette inhumanité. Il s'en souviendra, et combattra par ses écrits cette conception moyen-âgeuse de l'education. A la Sorbonne, il a pu rencontrer des hommes proches de lui tels que Lefevre d'ETAPLES ou Robert GAGUIN. Mais côté enseignement, la déception est grande: la scholastique règne encore sur l'Université la plus cotée d'Europe.
Il est de retour à Cambrai dès l'été 1496 et retourne en Hollande. Mais il rêve encore de Paris, ville où il s'est enfin sentit libre malgré ses grandes difficultés matérielles. Il y retourne et tente d'y vivre en donnant des leçons particulières. Ses élèves deviendront ses amis, et il cultive une forme d'amitié exclusivement masculine, faite de travail et d'étude en commun. Il rédige "les Colloques" . L'année 1498 le voit rentrer en Hollande. Des reproches lui sont faits sur cette vie parisienne peu conforme avec son état ecclesiastique. Mais il n'en a cure, et par son ami Jacques BATT, secrétaire de la ville de Bergen-op-Zoom, il fait la connaissance d'Anne de VEERE, protectrice des humanistes, qui le soutiendra dans les difficultés.

LES AMITIES ANGLAISES


RASME est le premier grand intellectuel de dimension européenne et fut la personnalisation de toutes les aspirations spirituelles les plus profondes de son siècle. Il est le premier véritable penseur écrivain vivant de son œuvre et de son savoir, dont la renommée et l'importance dans le combat des idées a préfiguré celle des philosophes des Lumières Diderot ou Rousseau, et surtout Voltaire, qui vinrent seulement deux cents ans plus tard. S'il fallait trouver une correspondance au vingtième siècle, on irait la chercher du côté de Sartre (pour son savoir encyclopédique, sa précision philosophique, et son engagement) et de Camus (pour sa sensibilité humaniste et sa rigueur morale). Mais c'est sur le triple terrain de la théologie, de l'érudition et du politique qu'Erasme intervient avec force dans son époque. Il combat l'intolérance religieuse, il s'élève contre les conflits , et il prône le retour aux textes des anciens et à la Bible dépouillés de ses scories. Ses critiques envers les excès de l'Eglise ont une influence énorme. Il a sur la vie en général des idées novatrices, particulièrement dans le domaine de l'éducation.

L'INTELLECTUEL ERRANT

l en repart en 1500, puis c'est Paris et Orléans, où se trouve la meilleure université de Droit (Canon). Sans doute il y fait la connaissance de BERAULT, juriste et humaniste, qui sera l'enseignant de Louis de BERQUIN, son futur traducteur et martyr.Il publie la première version de ses "ADAGES" . Ce recueil de proverbes latins va faire sa réputation dans toute l'Europe et connaîtra de multiples rééditions du vivant même d'Erasme. Il en augmentera le texte tout au long de sa vie. En 1501 il négocie auprès du supérieur de son monastère une année supplémentaire pour continuer ses études. Il se rend chez son ami BATT, à Tournehem, où il apprend le grec. En automne, retour vers la France.. La Peste s'installe partout en Europe, particulièment pendant l'année 1502. Son protecteur et ami, Henri de BERGEN meurt. Il s'installe à Louvain où il travaille à ses premières traductions de grec. Mais c'est en 1504 qu'il découvre un texte de VALLA (1407-1457)le grand humaniste Italien du 15ème siècle, qui suggère des corrections à faire à la Vulgate par comparaison avec le texte grec. Cette idée le passionne : il trouve là la base théorique du travail de dépoussièrage des textes anciens. Il publie les annotations de VALLA, chez un éditeur parisien. De retour en Angleterre en 1505, il loge chez son ami MOUNTJOY, rencontre John COLET, Thomas MORE, futur chancelier du Roi et futur martyr, et d'autres humanistes de renom.Il s'inscrit à la faculté de théologie de Cambridge et y prépare un doctorat. Un talien expatrié, André AMMONIUS deviendra son confident le plus proche.

L'ITALIE MERE DES ARTS ET DES LETTRES


n 1506 quelque chose s'est semble-t-il cassé, ses lettres semblent faire état d'une dépression et d'un dégoût pour la vie. Pourtant en Angleterre il est sur le point de faire une carrière : doctorat, bénéfices ecclésiastiques...la reconnaissance et la sécurité. L'éternel voyageur sent-il le piège où il va s'enfermer ? Cette fois, c'est l'Italie qui lui redonne envie d'aller de l'avant. Il devient précepteur des fils de Battista BOERIO, médecin d'Henri VII, qui part pour Florence. Sur son chemin, il retrouve son imprimeur parisien. Edition des traductions du philosophe grec LUCIEN (120 à 180 après JC), un sceptique satiriste et anticonformiste, qui sera plus tard mis à l'index par la Sorbonne (le "lucianisme" deviendra alors une accusation grave), et dont RABELAIS peut se prévaloir d'être un digne successeur. Traduction d'EURIPIDE (480 à 406 av JC), le dramaturge grec. Ecriture de CARMEN DE SENECTUTE, reflexions sur la vieillesse et la mort. En septembre, il devient docteur en théologie à Turin. Puis il est à Bologne où le Pape JULES 2 fait une entrée triomphale à la tête de ses troupes. Il ne gardera pas une image positive de ce pape soldat, jugeant qu'il n'est pas dans ses fonctions de faire la guerre. Il l'exprimera dans l'ELOGE DE LA FOLIE (1509) et dans JULIUS EXCLUSUS (1518), texte qu'on lui attribue, mais qui n'est pas signé.
En 1507 il est à Venise, chez Alde MANUCE, l'imprimeur inventeur du livre de poche et d'une fonte de grand renom. Rencontre et travaux avec les héllenistes LASCARIS, MUSURUS, ALEANDRE. L'année suivante sort une nouvelle version des ADAGES. Il s'initie aux langues sémitiques, l'hébreu et l'araméen. Il traduit des auteurs grecs : Sénèque, Plutarque, Platon. Il visite Rome .

L'ANGLETERRE ENCORE

n 1509 MOUNTJOY le rappelle en Angleterre. L'archevêque de Cantorbery, William WARHAM lui promet un "bénéfice" (les produits d'une terre ou d'un bien ecclésiastique) En chemin, passant les alpes Suisses, il rédige "L'ELOGE DE LA FOLIE", livre qu'il termine en Angleterre, et dédicace à Thomas MORE, son hôte. On le retrouve en 1511 à Paris, où il travaille sur l' éditions de l'ELOGE DE LA FOLIE, et la réédition (une de plus) des ADAGES. Le 24 Aout il est de retour en Angleterre, et tombe malade. L'archevêque lui accorde un "rectorat", qu'Erasme transforme en pension annuelle.

LE PRECEPTEUR


e nouveau en France en 1514 il est appelé aux Pays Bas par SERVATIUS, le père abbé de Steyn. Il remonte vers l'Allemagne, où il est fêté par les humanistes allemands. A Bâle, il rencontre Jean FROBEN, qui deviendra son principal éditeur.
1515, l'année de FRANCOIS 1er et de Marignan, le voit repartir vers l'Angleterre pour un court séjour, puis il est à Bâle, où on lui propose la charge de conseiller du Duc Charles, qui va devenir plus tard Charles QUINT. Il l'accepte et écrit à cette occasion en 1516 l'INSTITUTIO PRINCIPI CHRISTIANI (l'éducation du prince chretien) . Sa traduction du Nouveau Testament paraît aussi, dont le Pape LEON X accepte la dédicace. Il a alors 50 ans. Il est à son Zénith, comme savant et comme autorité morale incontestée. Les oppositions ne vont pas tarder à se faire sentir.


NULLI CONCEDO


rançois 1er l'invite en 1517 à venir en France. Mais Erasme refuse, sans doute méfiant et informé par ses amis de la montée de l'intolérance. A la gloire institutionnelle, il préfére sa liberté. On le retrouve en Angleterre, puis à la cour de son ancien élève et nouveau roi d'Espagne, Charles, futur empereur Charle QUINT, qui doit se rendre en Espagne. Mais contrairement à BUDE, ERASME n'est pas un homme de cour. Il préfère rester en Europe du nord, et se rend à Louvain où il travaille au collège du Lys. Il y organise le "collège trilingue" , qu'il veut comme modèle de formation humaniste.


ERASME ET LA REFORME LUTHERIENNE


n Allemagne déjà LUTHER fait parler de lui. En 1518, Erasme prend la défense de REUCHLIN, le grand humaniste allemand, attaqué par l'Inquisition à propos de sa bibliothèque, qui recèle des livres en grec et en hébreu. Les oppositions se font jour : Erasme est critiqué pour son Nouveau Testament, et son initiative de collège trilingue est combattue à Louvain même.
LUTHER lui écrit une lettre en 1519, lui demandant un soutien à la Réforme. Erasme refuse et préfère rester neutre. Erasme devient de plus en plus critiqué pour sa non-intervention contre LUTHER, et il demande la protection du Pape. Mais dès 1521 le parti catholique, Pape en tête, demande à Erasme de défendre leur cause contre Luther et ses partisans. Il refuse, et il a cette parole prophétique : "Plus tard on comprendra que ce n'est pas Luther que je défends, mais la paix de la chrétienté". Il s'installe à Anderlecht, aux Pays Bas, où il se sent enfin bien et envisage de rester définitivement. FROBEN le rappelle à Bâle pour des corrections d'épreuve de sa troisième édition du Nouveau Testament. Il ne reviendra plus dans la maison d'Anderlecht. Il voyage : Bruxelle, Louvain, Anvers, Maastricht, Coblence, Mayence, Worms... En 1523 François 1er l'invite à nouveau. Nouveau refus. Le nouveau Pape, ADRIEN VI, un compatriote hollandais, et l'Empereur, lui demandent d'écrire contre Luther, qui réclame sa bienveillante neutralité. . Mais les idées de Luther finissent par choquer les convictions d'Erasme, et en 1524 il publie DE LIBERO ARBITRIO, contre les thèses luthériennes sur la prédétermination. LUTHER réplique en 1526 par DE SERVO ABITRIO (le Serf Arbitre) Erasme lui répond à nouveau par l'HYPERASPISTES ( Superbouclier) . La passe d'arme brouille totalement Luthériens et Humanistes. Certains amis allemands d'Erasme s'éloignent

oyageur infatigable se rendant de Hollande en Angleterre, d'Allemagne en Italie, Erasme est reçu partout comme le représentant d'une nouvelle ère : celle de ces intellectuels munis du pouvoir fantastique d'être publiés et lus partout en Europe. Ces hommes font l'opinion. Celle des élites, en tous cas. L'imprimerie est leur arme, et l'Antiquité leur inspiratrice.
Erasme laisse une oeuvre considérable : des milliers de pages écrites en Latin, et une impressionnane correspondance, qui fit de son vivant l'orgueil de ceux à qui les lettres étaient destinées. Certains ouvrages, comme LES ADAGES ou L'ELOGE DE LA FOLIE sont encore publiés de nos jours.




LES DERNIERES ANNEES


n publiant son CICERONIANUS en 1527 Erasme indispose une partie des humanistes chrétiens et crée un conflit entre les partisans de BUDÉ et les siens. Une controverse s'engage avec BEDA en 1528, où il "prouve" que le théologien français n'est pas chrétien. Il quitte Bâle en 1529 et se rend à Fribourg où il est accueilli en héros. Il complète les ADAGES. En 1531 il s'achète une maison. Bien avant Voltaire, qui de sa retraite correspondait avec l'europe entière, Erasme entretient une énorme corresponsance . En 1534 il rédige un traité sur L'AIMABLE CONCORDE DE L'EGLISE et une PREPARATION A LA MORT. En janvier 1535 il écrit au Pape pour l'asssurer de son attachement à l'unité de l'Eglise. A Bâle, il travaille avec Jérôme FROBEN, fils de Jean (mort en 1528). 1536 : Le Pape PAUL III lui offre une toge de cardinal qu'il refuse. Il décide de venir s'installer à Bale, et vend sa maison de Fribourg. Il ne quitte plus sa chambre et règle ses dernières affaires, dont son testament et fait des donations diverses. Il espère néanmoins pouvoir repartir en voyage, et rêve de sa maison d'Anderlecht. Malade et affaibli, il meurt entouré de ses amis dans la nuit du 11 au 12 Juillet.


1728 : Naissance de James Cook (1728-1779), Exploration pour la Royal Navy, découvreur des îles Sandwich.



Jeunesse


James Cook est né le 27 octobre 1728 sur une petite ferme de Marton-in-Cleveland en Angleterre. Très tôt, Il s'intéresse à la mer et à la navigation. Il servira sur différents navires avant de joinde la Royal Navy en 1755. Seulement quatre ans plus tard, il est nommé à la tête d'un navire, le Mercury, et est envoyé en Amérique pour rejoindre la flotte de Wolfe et participer au siège de Québec.

Le fleuve Saint-Laurent était pratiquement inconnu des Anglais, et la responsabilité de Cook fut donc de l'étudier. Il mena ses inspections sous le couvert de la nuit, plaçant des bouées pour indiquer les bas-fonds, les rochers et les dangeureux courants. Son travail permit à la flotte anglaise et aux navires de ravitaillement de rejoindre la forteresse de Québec. Une nuit, Cook et ses compagnons furent surpris et attaqués par un petit groupe d'Amérindiens et de miliciens canadiens. Mais Cook réussit à s'échapper et put ainsi poursuivre ses inspections. Ses cartes marines étaient si complètes qu'elles servirent aux navigateurs pendant plus de 100 ans.
James Cook

Son travail impressiona les autorités et après la victoire anglaise, on lui donna le mandat d'établir des cartes marines pour les côtes de Terre-Neuve, de Nouvelle-Écosse et du Labrador. Il compléta ses travaux de façon remarquable. C'est son dévouement et sa compétence qui lui permirent de monter en grade, malgré le fait que sa famille était relativement pauvre et sans influence. Sa réputation d'excellent navigateur et ses intérêts pour la science et l'astronomie lui méritèrent d'être nommé à la tête d'une expédition vers l'hémisphère sud.

Il quitta l'Angleterre en 1768 à bord du navire Endeavour, traversa l'Atlantique, contourna l'Amérique du Sud et navigua vers Tahiti. Il se dirigea ensuite vers le sud et se retrouva bientôt sur les côtes de la Nouvelle-Zélande. Ce pays avait déjà été aperçu et nommé en 1642 par l'explorateur hollandais Abel Tasman, mais Cook fut le premier à l'explorer systématiquement. Il prouva que la Nouvelle-Zélande était constituée de deux grandes îles et qu'elle ne faisait pas partie d'un grand continent austral, contrairement à ce que certains croyaient à l'époque. Il visita les îles et établit des contacts (souvent peu amicaux) avec des tribus de Maoris. En 1770, il atteignit la «Terra Australis Incognita» (Terre Inconnue du Sud). Il explora la côte est du pays maintenant nommé Australie avant de repartir vers l'ouest, en contournant l'Afrique par le sud. Il fut de retour en Angleterre en 1771.
Cook fit deux autres voyages par la suite dans les eaux du Pacifique. Accompangé de scientifiques, d'astronomes et de botanistes, ces voyages permirent de documenter les îles de l'Océanie qui étaient demeurées jusqu'alors presque totalement inconnues des Européens.

La mort de Cook

En 1776, pendant son troisième voyage, Cook quitta Hawaii et se dirigea vers le nord dans le but de découvrir un «passage arctique». Il atteint Vancouver et traversa le détroit de Béring pour atteindre l'océan arctique. Il ne trouva aucun passage naviguable et fit à nouveau voiles vers Hawaii. Suite à un incident pendant lequel un de ses lieutenants tua un des chefs hawaiiens, Cook lui-même fut assassiné en février 1779.

1782 : Naissance de Niccolo Paganini (1782-1840), violoniste, compositeur italien.

Biographie

Naissance, premières années
Né à Gênes le 27 octobre 1782 de Antonio Paganini et de Teresa (née Bocciardo), amateurs de musique, Niccolò Paganini est familiarisé à la mandoline par son père, qui lui enseignera, à partir de 7 ans, le violon. Le jeune musicien se révèle très doué (il peut rapidement déchiffrer tout ce qu'on lui présente) et il commence à composer l'année suivante. Alors qu'il n'a qu'à peine 12 ans, il donne son premier concert en public (théâtre San Agostino), et peut entreprendre dès 15 ans une première tournée (Parme, Milan, Bologne, Florence, Pise et Livourne).
Études et carrière musicales
Un élève particulièrement doué
Beaucoup des professeurs se succédèrent au cours de la scolarité de Paganini. Le jeune élève étant un peu trop doué, beaucoup ne furent pas à la hauteur (Giovanni Servetto, violon ma�tre de chapelle; Giacomo Costa, premier violon des principales églises de Gênes). D'autres estimaient n'avoir rien à lui apprendre dans la technique du violon, comme Alessandro Rolla à Rome, qu'avait conseillé à la famille du virtuose le marquis di Negro, ébahi par les prestations musicales de Niccolò.
Cependant, en dehors du violon, Paganini reçut, de la part notamment de Gasparo Ghiretti et de son propre élève, Ferdinando Paër, des leçons de composition : harmonie, contrepoint et instrumentisation lui sont enseignés trois fois par semaine par Paër pendant six mois environ.
On sait aussi que Paganini possède d'étonnantes facultés : une ouie incomparable, une sensibilité extrême à la musique, etc. Francesco Bennati, auteur d'une Notice physiologique sur Paganini (1831), a écrit : "La délicatesse de l’ouie de Paganini surpasse tout ce qu’on pourrait imaginer. Au milieu de l’activité la plus bruyante des instruments de percussion de l’orchestre, il lui suffisait d’un léger toucher du doigt pour accorder son violon; il jugeait également, dans les mêmes circonstances, de la discordance d’un instrument des moins bruyants et cela, à une distance incroyable.".
Cependant, sous des apparences aussi studieuses, le musicien cache une autre facette : dès 16 ans, il est connu comme étant joueur, buveur et coureur de jupons...
Un virtuose qui surprend...et qui plait
Violoniste talentueux mais aussi guitariste de qualité, Paganini, au passage homme de scène, était capable d'alterner très rapidement (presque simultanément) les deux instruments lors de concerts à succès. Il s'attachait à conserver un certain mystère sur ses techniques de jeu et fut un des premiers musiciens à gérer sa carrière avec un sens certain de la publicité (comme a pu le faire avant lui Thomas Arne).
Rencontres marquantes
Deux rencontres marqueront sensiblement le musicien :
- Frédéric Durant (ou Duranowski), brillant violoniste Polonais d'origine française, rencontré vers 1795.
- Hector Berlioz, compositeur Français, rencontré en 1833 après un voyage du Français en Italie. Paganini lui commanda un concerto pour alto (qui fut finalement écrit en symphonie concertante : Harold en italie, 1834). Cependant, jamais il ne joua l'œuvre.
Mort, œuvre, renommée
Atteint d'un cancer du larynx , Paganini meurt à Nice le 27 mai 1840.
Ses compositions et, entre autres, les vingt-quatre caprices pour violon seul contribuèrent à développer la technique de cet instrument avec l'utilisation du mélange des techniques pizzicato et arco (avec cette particularité de faire son pizzicato de la main gauche), les doubles harmoniques ou bien le jeu sur une corde lui permettant d'effectuer toute la Mose-Fantasia sur la seule corde de sol (corde la plus grave du violon).
Du fait de ses grandes facilités, Paganini fut suspecté dans sa jeunesse d'avoir conclu un pacte avec le diable en personne pour atteindre un niveau si prodigieux. Cependant, les techniques qui déclenchaient à juste titre l'admiration générale de son temps sont de nos jours les rudiments de chaque violoniste amateur...

1811 : Naissance d ' Issac Merrit Singer (1811–1875), fut un inventeur américain, un acteur et un entrepreneur. inventeur de la machine à coudre.

Biographie


Né en 1811 à Oswego, sur les rives du lac Ontario, fils d'un immigrant allemand devenu constructeur de moulins, Isaac Merrit Singer passe les trente-neuf premières années de sa vie dans la précarité. Il survit de modestes emplois et d'inventions épisodiques, poursuivant sans relâche le rêve de devenir acteur. Cette vocation lui était venue un soir de 1830 alors que, installé depuis un an à Rochester où il multiplie les petits boulots de mécanicien, il assiste, émerveillé, à la première d'une petite troupe de théâtre. Le lendemain, après avoir déclamé quelques vers de Shakespeare, il se fait embaucher. Timidement applaudi à Rochester, copieusement hué dans la ville voisine, il se console en épousant Catherine Maria Haley, première d'une longue série de femmes bientôt délaissées. Exclu de la troupe en 1831, il erre entre Port Gibson, New York et Baltimore, accumulant les petits boulots, les auditions et les représentations. Au cours de l'une d'elles, alors qu'il se trouve à Baltimore, il se fiance avec Mary Ann Sponsler. A dix-huit ans, elle a vite succombé à l'histrion, dont la carrure massive et la voix de stentor exercent sur les femmes un magnétisme certain. La malheureuse attendra en vain qu'Isaac honore son impossible promesse de mariage. En attendant, il pousse la muflerie jusqu'à installer sa nouvelle conquête dans l'appartement familial qu'il occupe à New York. Humiliée, Catherine, sa première épouse, retourne chez ses parents. Le divorce, prononcé en 1860, coûtera 10.000 dollars à l'inventeur de la machine à coudre.
Pendant une dizaine d'années, Isaac Merrit Singer s'accroche à son rêve, sillonnant la côte Est des Etats-Unis pour s'y faire à chaque fois siffler. Brutal avec sa compagne, tyrannique avec ses enfants, il ne parvient à survivre que grâce à ses dons en mécanique. En 1839, l'invention d'une machine à forer la roche lui rapporte 1.000 dollars, aussitôt dépensés. En 1846, il met au point sa machine à découper les caractères d'imprimerie. Il a la chance de tomber alors sur George B. Zieber, un ancien libraire reconverti dans les affaires, qui sera un mécène patient et généreux. Pendant presque quatre ans, il l'encourage dans ses travaux, lui verse chaque semaine de quoi subsister, le convainc de s'installer à Boston afin d'y commercialiser son invention. L'indifférence qu'elle suscite semble vouer Singer à une nouvelle série de pérégrinations. Jusqu'à ce jour de 1850 où il est contacté par Phelps, qui lui propose de l'aider à mettre au point sa machine à coudre. Zieber et Phelps ne récolteront qu'ingratitude. L'un et l'autre seront évincés de la première association, créée en septembre 1850 sous le nom de Jenny Lind Sewing Machine, du nom d'un chanteur d'opéra alors en vogue !
Les débuts de l'entreprise sont difficiles. La petite société doit se battre avec Elias Howe, un inventeur qui a multiplié dans les années 1840 les dépôts de brevet pour une machine à coudre. De procès en procès, la Singer & Co. (créée sous ce nom en 1851) sera condamnée en 1854 à reverser à Howe des droits sur chaque machine vendue. L'entreprise doit également tenir compte des résistances culturelles. Malgré un premier mouvement féministe au Etats-Unis en 1848, la femme est toujours considérée, en ce milieu du XIXe siècle, comme une mineure. Les maris tiennent l'argent du ménage et décident des achats. Ce sont donc eux qu'il faut convaincre. Un homme le comprend : Edward Clark. Devenu l'associé d'Isaac Merrit Singer en 1851, ce brillant juriste, qui s'était jadis chargé des formalités de dépôt des brevets de l'acteur-inventeur, multiplie les campagnes promotionnelles à l'intention des hommes, soulignant les « bienfaits de la machine à coudre pour la vie du ménage », allant même jusqu'à contacter par lettres tous les pasteurs de la côte Est pour les convaincre de vanter les mérites de l'engin en chaire - contre une machine à moitié prix. A une époque où l'essentiel de la production de vêtements s'effectue dans les foyers, la méthode se révèle efficace. Dans le même temps, Clark n'oublie pas les femmes, leur promettant « plus de liberté » dans leur vie quotidienne. Un discours qui fera beaucoup pour le succès de la machine.
Mais là ne s'arrête pas la contribution de Clark. Bien plus qu'Isaac Merrit Singer, c'est lui qui va faire de la petite entreprise de Boston la première multinationale de l'histoire. Déjà, lors de son arrivée en 1851, il avait, non sans mal, convaincu Isaac Merrit Singer de se tourner vers la consommation de masse. Alors que les premiers modèles de machines étaient destinés aux tailleurs et aux petits ateliers textiles,

Singer sewing machine, 1851

Clark avait orienté la production vers le marché des particuliers, multipliant par quinze le chiffre d'affaires en deux ans. Il multiplie les innovations techniques et commerciales, introduisant l'interchangeabilité des pièces pour abaisser les coûts de fabrication. Le prix de vente des machines passe de 125 à 65 dollars. En 1857, il édifie à New York une usine ultramoderne et met en place un système de vente à crédit et à paiements échelonnés.
La création de bureaux à Paris, Londres et Rio de Janeiro et l'ouverture d'une usine à Glasgow, en Ecosse, sont également son oeuvre. En 1870, la Singer Manufacturing Company produit près de 130.000 machines par an, contre 10.000 dix ans plus tôt. Devenue un produit de grande consommation, la machine à coudre révolutionne le travail féminin. Elle permet l'apparition des couturières en chambre, sur lesquelles l'industrie textile bâtira son développement au XIXe siècle.


Industriel brillant, Clark ne doit pas seulement mener à bien le développement de l'entreprise. Il doit également se garder des mesquineries d'Isaac Singer. Devenu totalement imbu de lui-même, celui-ci, qui habite désormais dans une belle maison de la Cinquième Avenue, laisse à son associé la gestion quotidienne de l'entreprise, se réservant les interviews à la presse, où il se complaît dans le rôle de l'inventeur génial. Lors de ses rares passages au siège de l'entreprise, il rabaisse Edward Clark, le faisant patienter des heures devant son bureau, passant devant lui l'air absorbé, les poches bourrées de vieux papiers présentés comme du courrier de la plus grande importance. En réunion, il se distingue par son absence totale de jugement. « Perte de temps », répond-t-il ainsi à son associé qui lui propose d'ouvrir des agences commerciales en Europe. Clark devra batailler ferme pour imposer son idée.
Clark s'inquiète surtout des conséquences désastreuses des frasques de Singer sur la vie de l'entreprise. En 1860, Mary Ann Sponsler croise son inventeur de compagnon au bras de l'une de ses maîtresses. L'esclandre qu'elle provoque lui vaut une correction mémorable le soir même. Le procès pour violences conjugales qui s'ensuit, et dont la presse fait ses choux gras, est l'occasion d'un sordide déballage. On y apprend notamment que, depuis 1851, Isaac Merrit a eu des relations avec une dizaine de femmes, fondé trois nouvelles familles et qu'il est le père à ce moment de dix-neuf enfants ! Condamné à verser 10.000 dollars à la plaignante, Isaac Merrit Singer épouse en 1862 Isabella Summerville, qui lui donnera trois autres enfants. Montré du doigt, il décide de prendre un peu de champ. En 1864, il se fait construire une gigantesque maison sur les bords de l'Hudson.

Son rêve est alors d'y mener une vie de gentleman farmer aux côtés de l'élite new-yorkaise. Las ! celle-ci refuse de lui adresser la parole. Nouveau riche, Singer est devenu un paria. Lorsqu'en 1865 l'industriel organise chez lui ce qui devait être un gigantesque bal, seuls cinq invités viennent ! Humiliés, Singer et Isabelle décident de quitter les Etats-Unis pour L'Europe.
Avant leur départ, Clark parvient à modifier les statuts de l'entreprise afin d'éviter que la compagnie ne soit éclatée à la mort de Singer entre ses innombrables descendants, légitimes ou non. A l'issue de longues tractations, Edward Clark s'était vu reconnaître la propriété de la majorité du capital. Retors jusqu'au bout, Singer a exigé en échange que la présidence de l'entreprise soit assurée par... un garçon de courses, qui d'ailleurs ne déméritera pas. Arrivés à Paris en 1867, Isabella et Isaac Merrit Singer vont s'installer dans le Devon, en Angleterre, en 1870. Isaac Merrit Singer y meurt en 1875 sans avoir revu les Etats-Unis. Ses descendants s'entre-déchireront pour le partage de sa fortune d'environ 15 millions de dollars. Et laisseront à Edward Clark, désormais seul maître à bord, toute liberté pour conduire à sa guise le développement de l'entreprise.


1858 : Naissance de Theodore Roosevelt, (1858-1919), homme d'État américain, président des États-Unis (1901-1909), qui sut tirer parti de la dimension publique de ses fonctions pour être l'un des chefs d'État les plus populaires de l'histoire américaine. Il mit en œuvre d'importantes réformes et se révéla un diplomate habile à l'étranger.

Biographie

« Je ne me préoccupe pas de l’opinion des autres quant à ce que je fais »
Theodore Roosevelt

Fils d'un riche commerçant, Roosevelt naquit à New York le 27 octobre 1858. Il étudia à l'université Harvard, fut élu à l'Assemblée de l'État de New York en 1881, et y siégea jusqu'en 1884. Après s'être retiré deux années durant dans un ranch du Dakota où il rédigea sa Conquête de l'Ouest, il revint en politique comme candidat malheureux aux élections municipales de New York. Il fut ensuite membre de la commission de recrutement dans la fonction publique à Washington de 1889 à 1895, puis délégué à la police de New York, avant d'être nommé secrétaire adjoint à la Marine. C'est la guerre hispano-américaine qui le projeta sur le devant de la scène publique. Roosevelt et son régiment de cavalerie, les « Cavaliers impitoyables » (Rough Riders), y devinrent célèbres dans toute l'Amérique après leur exploit de San Juan (Cuba, 1898). Désormais considéré comme un héros, il fut élu gouverneur de New York en 1898. Il mena alors une politique mi-progressiste, mi-conservatrice, s'efforçant d'apporter une réponse au mécontentement populaire à l'égard des grandes entreprises, et de lutter pour la préservation des ressources naturelles. En 1900, il se vit confier la fonction de vice-président des États-Unis sous la présidence du républicain William McKinley. Puis, en septembre 1901, après l'assassinat de ce dernier, il devint le plus jeune président de l'histoire américaine.
Ses prises de position publiques contre de grandes entreprises lui valurent d'être considéré comme un « défenseur de la lutte antitrust ». Il prit également des décisions courageuses pour la protection de l'environnement. Il parvint par ces différentes mesures à se faire valoir comme chef du mouvement progressiste, d'où sa réélection triomphale en 1905. Son second mandat donna lieu à l'adoption de deux lois importantes, accentuant la législation sur la protection des consommateurs : l'Hepburn Act de 1906, qui renforçait les pouvoirs de la Commission de commerce entre États ; le Pure Food and Drug Act de 1906, qui fondait l'Office du contrôle pharmaceutique et alimentaire (Food and Drug Administration).
Roosevelt appliqua une politique étrangère conforme à sa devise « Parler avec douceur et s'armer d'un gros bâton » (politique du « big stick »). C'est dans le cadre de cette stratégie qu'il encouragea la révolution qui éclata en 1903 au Panamá, conduisant les États-Unis à acheter le territoire destiné à la construction du canal de Panamá. Dans son interprétation expansionniste de la doctrine de Monroe, il se prononça pour le droit des États-Unis à intervenir en Amérique latine, considérant cette zone comme une sphère d'influence. Il donna de cette manière à la politique étrangère américaine une dimension mondiale, et la sortit de sa tradition isolationniste. De même, la médiation qu'il mena dans le cadre de la guerre russo-japonaise en 1905 lui valut le prix Nobel de la paix. Il envoya également une délégation à la conférence d'Algésiras de 1906 afin de contribuer au règlement du conflit opposant l'Allemagne et la France sur le Maroc. Ne s'étant pas représenté pour un troisième mandat, il soutint William Howard Taft qui lui succéda à la présidence en 1909. Mais en revenant d'un voyage en Afrique et en Europe (1910), il se trouva impliqué dans des luttes de factions au sein du Parti républicain et se brouilla avec Taft. Devenu le candidat du Parti progressiste, il se présenta à l'élection présidentielle de 1912 et fut battu par le candidat démocrate, Thomas Woodrow Wilson, qui fit également appel aux progressistes.

Pendant la Première Guerre mondiale, il s'opposa à la politique de neutralité menée par Wilson en prônant une politique étrangère énergique en faveur des Alliés. Enfin réconcilié avec ses anciens adversaires du Parti républicain, il était assuré d'être le candidat du parti en 1920 quand il mourut dans sa ville natale, à Oyster Bay, New York, le 6 janvier 1919, terrassé par les fièvres tropicales qu'il avait contractées en Amazonie.

1924 : Naissance de Michel Galabru, acteur français.


« Il faut faire attention aux femmes. C'est encore plus traître que l'alcool »
Michel Galabru

Né le 27 octobre 1924 à Safi (Maroc), Michel Galabru rêve, enfant, de devenir footballeur professionnel. Mais, alors qu'il est installé dans le sud de la France, le jeune Michel attrapera le virus du théâtre en écoutant des enregistrements de Sacha Guitry et Yvonne Printemps. Il monte à Paris et obtient une place de contrôleur au Théatre national populaire.
Il finit par réussir le concours d'entrée au Conservatoire, d'où il sortira avec un prix du meilleur jeune comédien. Il travaillera ensuite à la Comédie Française de 1950 à 1957, jouant les classiques du répertoire. Ayant quitté cette prestigieuse maison, il entamera ensuite une carrière dans le théâtre de boulevard. La comédie est sa vraie voie, qu'il ne quittera plus. Actif au théâtre et à la télévision (on le voit notamment dans un célèbre "Cyrano de Bergerac" de l'ORTF, où il interprète le cuisinier Ragueneau), Michel Galabru devient de plus en plus familier du grand public. La série des "Gendarme" , où il donne la réplique à Louis de Funès, le consacre vedette populaire.


Michel Galabru devra cependant attendre "Le Viager" de Pierre Tchernia (1971), pour se voir offrir un rôle comique un peu plus relevé. Les années 70 sont pour l'acteur une période de gloire : notre homme tourne une quantité impressionnante de films, parmi lesquels un très grand nombre de nanars comiques, comme "Les Vacanciers" de Michel Gérard, "Le Grand fanfaron" de Philippe Clair, "Soldat Duroc ça va être ta fête" et autres "Y'a un os dans la moulinette". Le comédien avouera sans complexes avoir beaucoup d'impôts à payer.
Parallèlement, Michel Galabru tourne des comédies plus relevées comme "La Cage aux folles", mais rappelle dans des films comme "Flic ou voyou" et le méconnu "Monsieur Balboss" (où il interprète un policier corrompu) qu'il sait être un bon acteur dramatique. C'est surtout avec "Le Juge et l'assassin" de Bertrand Tavernier que Michel Galabru assoiera définitivement sa réputation de grand comédien : interprète d'un tueur fou, il remporte le César du meilleur acteur. On le reverra dans des rôles "sérieux" à de nombreuses reprises, notamment dans "Le Choix des armes", "Subway" ou "Kamikaze" (où il joue un inventeur fou qui tue les présentateurs télé en direct, en envoyant des ondes à travers l'écran !).
Michel Galabru alterne, dans les années 80, films et pièces de théâtre avec un succès non démenti. L'effondrement de la comédie populaire à la française ne lui nuira que modérément : l'homme a déjà prouvé depuis longtemps sa polyvalence et sait rappeler à l'occasion (comme dans "Uranus" de Claude Berri) qu'il est un grand acteur.


Michel Galabru au théâtre dans "La Femme du Boulanger".

Sa grande activité, ainsi que son talent de second rôle comique, ne pouvaient que conduire Michel Galabru à côtoyer le nanar français dans ce qu'il a de plus bas. L'homme a cependant surnagé et su garder l'affection du public, qu'il a conquis grâce à un jeu exubérant hérité des monstres sacrés des années 30.
Grand acteur, certes, mais habitué du nanar. Familier de la série Z, mais reconnu par ses pairs. Toute la richesse du cinéma résumée en une carrière, qui nous rappelle utilement qu'un nanar, tel qu'il est conçu ici, est avant tout un mauvais film que l'on aime et que cela vaut également pour ses acteurs.

1952 : Naissance de Roberto Benigni, acteur et réalisateur de cinéma et de télévision italien de renommée mondiale.

Biographie

Roberto Benigni passe son enfance dans l'Italie rurale avec ses parents et ses trois soeurs. Lors de sa scolarité à Florence, il travaille en tant qu'apprenti magicien. A l'âge de vingt ans, le destin cinématographique lui sourit lorsqu'un réalisateur romain le remarque et l'entraîne dans sa troupe de théâtre.

Après plusieurs années sur scène, Benigni devient la vedette d'un show télévisé très populaire en Italie, The Other sunday. Son humour irrévérencieux lui confère une grande popularité, mais l'italien joue souvent avec le feu. En 1980, il se moque du Pape Jean-Paul II et se voit bannir un an du petit écran.

La carrière cinématographique de Roberto Benigni débute en 1976 avec Berlinguer ti voglio bene, un film de Bernardo Bertolucci dont il signe le scénario. Après s'être notamment distingué dans Clair de femme de Costa-Gavras, Pipicacadodo de Marco Ferreri et La Luna, à nouveau de Bertolucci, il réalise son premier long métrage en 1983 avec la comédie Tu mi Turbi. Le film marque la rencontre de Benigni et de Nicoletta Braschi, qui deviendra sa compagne en même temps que sa plus fidèle collaboratrice.

La popularité de Roberto Benigni va en s'accentuant. En 1986, il joue dans le Down by Law de Jim Jarmusch, sa première expérience américaine. Avec Le Petit Diable et Le Monstre, deux comédies qu'il met en scène et dont il se donne le premier rôle, il remporte un joli succès public et impose son physique lunaire et son humour poético-burlesque, qui lui donne des airs de Charlie Chaplin transalpin. En 1990, il joue sous la direction de Federico Fellini avec La Voce della luna puis retourne aux Etats-Unis en 1993 en incarnant Jacques Clouseau Jr. dans Le Fils de la panthère rose de Blake Edwards.

Roberto Benigni accède à la gloire internationale en 1997 avec La vie est belle, film dans lequel il incarne un père tentant de protéger son fils de la réalité des camps de concentration nazis en le faisant rire. Une fable tendre et émouvante qui lui vaut le Grand Prix du Jury à Cannes ainsi que l'Oscar du Meilleur film étranger et celui du Meilleur acteur.

Après avoir participé à l'aventure d'Astérix et Obélix contre César en 1999, Roberto Benigni se lance en 2002 dans la réalisation de Pinocchio, adaptation du conte de Collodi dans laquelle il s'attribue le rôle du célèbre garçon de bois dont le nez s'allonge dès qu'il ment. Trois ans plus tard, il se dirige aux côtés de Jean Reno dans Le Tigre et la neige, qui l'emmène en Irak, à la recherche de l'amour.



EVENEMENTS DU JOUR



1303 : Consécration du pape Benoît XI.

1492 : Christophe Colomb découvre Cuba.

1614 : La censure du gallicanisme par le pape amène la décla­ration des états géné­raux français affir­mant que l’auto­rité du roi relève de Dieu seul.

1662 : Louis XIV achète Dunkerque pour 5 millions de livres.

1806 : Napoléon, conquiert Berlin.

1870 : A Metz, le maréchal Bazaine capitule avec son armée de 180 000 hommes. Bazaine passera 3 ans plus tard devant le Conseil de guerre qui le condamnera à mort ; il sera gracié par le président Mac-Mahon.

1904 : Ouverture du premier métro de New York .

1922 : A Naples, Mussolini, député de milan depuis le 15 mai 1921, organise une gigantesque parade militaire avec ses 40 000 chemises noires à qui il ordonne de marcher aussitôt sur Rome.

1938 : Début de la commercialisation de la fibre nomée "nylon". Cette fibre textile à base de matière plastique a été inventée le 28 février 1935 par le chimiste Wallace Carothers, employé chez DuPont de Nemours.

1946 : La Constitution de la IVe République, adoptée par référendum le 13 octobre, est promulguée.

1954 : 9 mois après leur mariage, Marilyn Monroe et Joe Di Maggio rompent.

1957 : Le pape Pie XII inaugure le nouveau centre émetteur de Santa Maria di Galeria : Radio Vatican qui émét depuis la veille.

1961 : Admission au sein de l'ONU de Mauritanie.

1961 : Admission au sein de l'ONU de Mongolie.

1962 : Dawn Fraser amène le record du monde féminin du 100 m nage libre à 59"9.

1964 : Art Arfons avait atteint la vitesse record de 434.02 mph (698.49 km/h) le 5 du mois, battant ainsi Tom Green (recordman depuis le 2 du mois) et prenant le record du monde de vitesse sur terre. Mais le 13 puis le 15 du mois, Graig Breedlove avait amélioré donc battu son record. Il le récupère avec la vitesse de 536.71 mph (863.75 km/h). C'est la 5 ème fois depuis le début du mois que ce record est battu !

1965 : Ron Clarke améliore 2 records du monde en même temps : il court 20 km en 59'22"8 et parcourt 20,232 km en une heure.

1968 : Fin des XIX èmes Jeux Olympiques d'été à Mexico.

1968 : Un avion Vickers Viscount d'Air Inter se crashe sur le Pic du Picon et tue 60 de ses passagers et membres d'équipage.

1970 : Le prix Nobel est décerné à Louis Néel , pour ses travaux sur le magnétisme .

1971 : La république du Congo devient le Zaïre.

1975 : Un avion Convair CV-440 de la TAM se crashe à Cerro Colorado et tue ses 67 passagers et membres d'équipage.

1978 : Menachim Begin et Anwar Sadat obtiennent le prix Nobel de la paix.

1979 : une revendication sécessionniste vit le jour dans l'archipel des Grenadines et provoqua un bref mouvement de révolte dans l'île de l'Union. Le pays est stable depuis lors. St Vincent et les Iles de la Grenade obtiennent leur indépendance de la Grande Bretagne.

1991 : Le Turkménistan proclame son indépendance : Saparmourad Niazov, ex-premier secrétaire du Parti communiste turkmène, a accédé à la présidence du Turkménistan en 1985, à l'époque où la pays faisait partie de l'Union soviétique. En 1990, la langue turkmène fut déclarée langue officielle de la République. Ce fut la Loi sur la langue de la République socialiste soviétique du Turkménistan, adoptée le 20 mai de la même année. À la suite de l'effondrement de l'URSS, le Turkménistan proclama son indépendance le 27 octobre 1991. Le résultat officiel du référendum révéla que 94 % de la population était en faveur de l'indépendance. Après l'adoption de la Constitution, le 21 juin 1992, lors d'un nouveau scrutin présidentiel, Saparmourad Niazov avait recueilli 99,5 % des suffrages, alors qu'il était le seul candidat à briguer la magistrature suprême. Dès lors, les mouvements nationalistes favorisèrent la turkménisation de la société. C'est en adoptant l'idéologie nationaliste que Niazov a réussi à survivre à la dislocation de l'URSS. Il allait peu à peu construire un royaume ubuesque, coupé du monde.

1992 : Les cheminots des douze pays de la C.E.E. plus ceux de Suisse et d'Autriche se mettent en grève.

1995 : Bettino Craxi, ancien président du Conseil italien en fuite, est condamné par contumace à quatre ans de prison pour financement illégal de partis politiques en Italie et corruption.

1997 : Une spectaculaire chute des cours à la bourse de Hong Kong sème un vent de panique partout à travers le monde , provoquant les plus importantes baisses des indices boursiers epuis le 19 octobre 1987 .

1999 : Un commando de terroristes dirigé par Nairiou Oumanian fait irruption au parlement arménien et exécute le premier ministre Vazguen Sarksian, le président du parlement Karen Demirtchian, un ministre des députés,....

1999 : Manue Célicourt (Alex Gillard pour la vidéo) remporte le championnat du monde de parachutisme free-style féminin en Australie. Cette discipline ressemble à de la danse en altitude.

1999 : Toujours aux Championnats du monde en Australie, Thierry Boitieux, Marin Ferré, Martial Ferré et Davide Moy (assisté de Jérôme David comme entraineur, Laurent Pechberty pour la vidéo et Fred Leroux comme plieur) deviennent champion du monde de vol relatif à 4 (VR4).

2000 : Quand les écoles américaines ne sont pas la scène de tueries en séries, ils faut qu'elles se couvrent de ridicule pour attirer l'attention. Une collégienne d'Oklahoma City prend deux semaines de suspension de cours pour SORCELLERIE ! Elle est accusée d'avoir jeté un sort à un de ses professeurs ! Connerie, jusqu'où iras tu ?

2002 : Armée britannique cherche réplique gonflable de l'un des chars de l'armée de sa très gracieuse majesté ! Utilisé durant un excercie, ce char glonflable c'est envolé, donnant lieu à un autre type d'excercie militaire : la recherche d'un char en pleine campagne. Inutile de retourner le couteau dans la plaie de l'armée britannique en soulignant le fait qu'une annonce de tempête violente (elle a tué une trentaine de personnes) était pourtant annoncée et justifiait sans doute un report de l'utilisation de cet artifice.

2002 : Luiz "Lula" Inacio Lula da Silva, ancien cireur de chaussure, fête ses 57 ans en devenant le premier président de gauche élu du Brésil.

2002 : Un chauffard percute un groupe de personnes venant d'un enterrement et tue six d'entre eux avant d'essayer de prendre la fuite. Bloqué, il est lapidé par la foule qui essaie de brûler son cadavre dans le coffre de sa propre voiture avant que la police n'use de gaz lacrimogène pour disperser les gens.

2003 : Après avoir volé une voiture, un adolescent de 16 donne un cours de conduite à sa soeur de 13 ans, à Strasbourg, France.Après un accident, les deux frêre et soeur sont mis en examen pour conduite sans permis, pour vol avec dégradation, recel de vol, refus d'obtempérer et défaut de maîtrise.
Un gamin de 16 ans dehors à 1 h 00 du matin, c'est déjà limite mais une gamine de 13 ans, où étaient donc les parents ?

2003 : C'en est trop :
Un agent du ministère a écrasé le 24/10, avec sa voiture une petite fille de six ans et ses deux parents sur un passage pour piétons à Sofia, Bulgarie.
Une femme a été écrasée par la voiture d'un policier ivre à Djebel le 24/10
Un agent de la police des transports écrase un piéton à Belovo le 27/10
Le 29/10 le ministre de l'Intérieur sévit : les policiers (quel que soit leur grade) et tous les agents du ministère de l'Intérieur bulgares surpris au volant en état d'ivresse seront désormais licenciés même s'ils n'ont pas causé d'accident.

2003 : La Petite Sirène est de nouveau sur son rocher à Copenhague après sa resauration. Elle avait été déboullonnée à l'explosif et jetée à l'eau en septembre dernier.

2004 : Une patrouille française essuie des tirs en zone rebelle.

2005 : Début d' une série de 21 nuits de violences urbaines qui secoue la France suite au décès de 2 adolescents de clichy-sous-Bois dans un transformateur EDF où ils s' étaient réfugiés par peur de la police , bien qu'ils n'aient rien à se reprocher . La première émeute commence quelques heures plus tard et des jeunes incendient des véhicules et s' en prennent aux pompiers , aux policiers et à des bâtiments publics .Le pic de violence sera atteint dans la nuit du 6 au 7 novembre , touchant 274 communes .L' état d' urgence est décrété le 9 novembre .
Au total , 10 000 véhicules ont été détruits et plus de 200 bâtiments public incendiés , quelque 120 policiers et gendarmes blessés et plus de 3 200 personnes interpelées .


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