Vendredi 16 novembre 2007
320e jour de l'année
45 jours restants
46e semaine
FÊTES DU JOUR
Aujourd'hui, nous fêtons les Marguerite d'Écosse ainsi que les Daisy, Gеrtrudе, Mаgаli, Magalie, Otmar et Peggy.
Fêtes et prénoms bretons : Emilion.
Célébrations :
• Journée internationale de la tolérance
En 1996 , l'Asemblée générale des nations Unies a invité les Etats Membres à célébrer la Journée internationale de la tolérance le 16 novembre de chaque année par des activités s' adressant aux établissements d'enseignement et au grand public . Cette initiative s' inscrivait dans le prolongement de l' Année internationale des Nations Unies pour la tolérence (1995) , proclamée par l'Assemblée générale en 1993 sur la recommandation de la Conférence générale de l' UNESCO, dont les membres avaient adopté le 16 novembre 1995 la Déclaration de principes sur la tolérance et le Plan d'action destiné à donner suite à l'Année des Nations Unies pour la tolérance .
CITATION DU JOUR
« On dit du mal des femmes pour se venger de n'еn riеn sаvοir. »
Henri Petit
DICTON DU JOUR
novembre par tous les temps , le bois dans la cheminée est flambant .
PROVERBE DU JOUR
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ANNIVERSAIRES DU JOUR
-42 : Naissance de Tibère sous le nom de Tiberius Claudius (-42-37) , empereur romain de 14 à 37 .
Origines et adoptions
Fils de Livia Drusilla et de Tiberius Néron,Tibère serait né soit à Fondi, soit à Rome au Palatin, 16 jours avant les calendes de décembre (le 17 Décembre -42). Son enfance est difficile car il suit ses parents durant leurs fuites à Naples, à travers la Sicile et l'Achaïe et jusqu'à la cité de Lacédémone qui est sous la protection des Claudii. Le sénateur M. Gallius l'ayant adopté par testament, Tibère recueille son héritage mais s'abstient de prendre son nom car le sénateur était du parti opposé à Auguste. Tibère est ensuite adopté par son beau-père Auguste qui en fait son héritier.
Mariages
Tibère épouse la fille de Marcus Vipsanius Agrippa, Vipsania Agrippina. Alors qu'elle est enceinte de César Drusus, Auguste oblige Tibère à la répudier en 12 av. J.-C. pour épouser en seconde noce Julie, la fille d'Auguste. Particulièrement attaché à Vipsania, Tibère refuse dans un premier temps de satisfaire Auguste. Celui-ci lui explique qu'à défaut d'un divorce, un veuvage pourrait accélérer les choses.
Malgré les efforts de Tibère pour aimer Julie, la mort de leur unique enfant met un terme à leur relation. Tibère et Julie font chambre à part. À la suite de ses adultères, Julie est poursuivie par Auguste qui notifie le divorce au nom de Tibère.
Accession au pouvoir
En qualité de tribun militaire, Tibère fait ses premières armes contre les Cantabres puis conduit une armée en Orient, rend à Tigrane le trône d'Arménie et reprend aux Parthes l'enseigne perdue par M. Crassus. Il gouverne ensuite la Gaule Chevelue, fait des guerres (Rhétie, Vindélicie, Pannonie et Germanie). Il parcourt le cursus honorum -questeur, préteur, consul- presque sans interruption puis termine par obtenir la puissance tribunicienne pour cinq ans.
Ne voulant pas faire d'ombre à Caius et Lucius, Tibère quitte Rome en laissant sa femme et son fils et rejoint Rhodes. Il y adopte un mode de vie simple, sans licteur ni huissier. Au bout des cinq années, Tibère demande à rentrer à Rome, ce qu'Auguste refuse, malgré l'insistance de Livia Drusilla. Deux ans après, Tibère fait l'objet de soupçons et subit des menaces de plus en plus importantes. Celles-ci motivent une nouvelle demande de retour à Rome, qui est acceptée.
Tibère s'installe dans les jardins de Mécène aux Esquillies sans prendre part aux fonctions publiques. Trois ans plus tard, Lucius et Caius étant morts, Auguste adopte M. Agrippa et Tibère qui est lui-même obligé d'adopter Germanicus.
Après la disgrâce et la déportation de M. Agrippa, Tibère se retrouve seul en lice pour le pouvoir. Il récupère de nouveau la puissance tribunicienne pour cinq ans et fait plusieurs guerres. Il conclut en rétablissant l'ordre en Germanie, après le désastre de Varus. En 14 ap. J.-C., les consuls établissent une loi permettant à Tibère d'administrer les provinces de concert avec Auguste. Celui-ci meurt et moins d'un mois après, le sénat nomma Tibère empereur. Il avait 54 ans à la mort de ce dernier. L'empereur Auguste étant mort le 14 septembre de l'an 767 de Rome (14 ap. J.-C.), Tibère ne se fit donner le Pontificat maxime que l'année suivante, après un intervalle de sept mois.
Vertus et vices
Parmi ses vertus, il avait horreur de gaspiller l'argent dans le luxe. En conséquence, l'Empire prospéra et accumula des fonds qui contribuèrent alors à assainir les finances.
Cependant, les vices de Tibère l'emportaient sur ses vertus. Il était extrêmement suspicieux et hypocrite dans ses relations avec les autres, et sous son règne on ne compta plus les meurtres commandés (nombre de ses anciens amis furent d'ailleurs parmi les victimes). Il étendit la portée de la loi de lèse-majesté de façon qu'elle punisse, en plus des actes séditieux, les simples paroles diffamatoires à son encontre. Il devient impopulaire après l'empoisonnement de son neveu et fils adoptif, le très respecté Germanicus en 19 ap. J.-C., assassinat qu'on le soupçonne d'avoir commandité en sous-main. Il continuera d'ailleurs à persécuter la femme et les enfants de Germanicus, famille dont il redoutait sans doute les prétentions dynastiques.
Tibère encouragea également la délation, si bien que la fin de son règne fut marquée par la terreur.
En 23 ap. J.-C., Drusus II, le fils de Vipsania mourut empoisonné par sa femme Livilla et par Séjan, le chef de la Garde prétorienne devenu l'amant de Livilla.
Malade et usé, il s'exile à partir de 27 sur l'île de Capri. Rome est alors contrôlé par Séjan, le chef de la Garde prétorienne. La fin de son règne est marquée par les complots (exécution de Séjan en 31 ap. J.-C., répression des opposants) et la contestation du Sénat.
Au moment de sa mort, Tibère était considéré comme un tyran. Quand il mourut, les Romains se réjouirent et le sénat refusa de le diviniser.
Durant son règne, Tibère a été affublé de nombreux quolibets.
À ses débuts militaires, sa grande passion pour le vin le faisait appeler Biberius (pour biberon) au lieu de Tiberius, Caldius (pour plus chaud) au lieu de Claudius et Mero (pour vin pur) au lieu de Nero. Enfin, à force de préparer des déplacements dans l'empire sans jamais les faire, il fut surnommé Callippide, du nom d'un acteur qui courait ça et là, sans jamais avancer.
Tibère meurt le 16 mars 37 ap. J.-C.. Son neveu Caligula, troisième fils de Germanicus, prend par la suite le pouvoir. Certaines sources anciennes, dont Suétone et Tacite, prétendent que Tibère fut assassiné, étouffé par Caligula et/ou son garde Macron, mais il mourut peut-être de mort naturelle. L'incertitude demeure donc à ce sujet. [sources:A.Br]
1717 : Naissance de Jean Le Rond D'Alembert (1717-1783), philosophe et mathématicien, co-auteur avec Denis Diderot de l'"Encyclopédie".
Biographie
l
Jean le Rond d'Alembert, né le 16 novembre 1717 à Paris, est l'enfant illégitime d'un commissaire d'artillerie et d'une marquise. Abandonné à sa naissance sur les marches de l'église parisienne de Saint Jean le Rond (qui lui a donné son prénom), il est recueilli par la femme d'un artisan-vitrier qui l'élèvera comme son fils. En retour, d'Alembert vivra avec elle jusqu'à la mort de celle-ci (soit pendant 48 ans!). Secrètement, son père lui versera une pension qui subviendra à l'éducation du jeune homme. D'Alembert se révèle particulièrement doué pour les mathématiques, et il étudie avec succès le droit et la médecine.
Après des premiers mémoires sur la mécanique des fluides et sur le calcul intégral, il est admis à 24 ans à l'Académie des Sciences comme associé astronome adjoint. En 1743, il publie son important Traité de la Dynamique, où il améliore la définition d'une force, et donne ce qu'on appelle désormais le principe de d'Alembert (=conservation de la quantité de mouvement). En 1747, il écrit un article sur les cordes vibrantes, où, pour la première fois, il donne et résout l'équation aux dérivées partielles qui régit la propagation des ondes sonores. On doit aussi à d'Alembert des Réflexions sur la cause générale des vents (reprises et généralisées par Euler), et un traité sur la précession des équinoxes, où il donne une solution partielle au problème des 3 corps. Ces travaux de d'Alembert apparaissent comme très solides mathématiquement, mais font parfois appel à des simplifications de problèmes physiques très discutables, voire opposées à la réalité. Cela lui vaudra de vives querelles avec Euler, Clairaut, et D. Bernoulli.
A compter de 1746, d'Alembert se lance avec Diderot dans une aventure monumentale, la rédaction de l'Encyclopédie, Dictionnaire raisonné des Sciences, dont le 1er volume parait en 1751. Dans le Discours préliminaire qui ouvre l'Encyclopédie, d'Alembert affirme le lien entre le progrès des sciences et le progrès social. Il s'inscrit totalement dans le courant des Lumières, et il lutte contre l'obscurantisme religieux et politique. C'est cette activité philosophique qui remplace peu à peu son travail de mathématicien.
D'Alembert n'a presque jamais quitté Paris. Il refuse notamment à Frederick II la présidence de l'Académie de Berlin; il décline aussi l'invitation de Catherine II de devenir le précepteur de son fils (en Russie), malgré la bourse importante qu'elle propose. Au contraire, il fréquente les salons et aime la vie mondaine, parisienne. En 1754, il devient membre de l'Académie Française, dont il est le secrétaire perpétuel à compter de 1772. Sa domination y est alors presque despotique, et il est peu aimé par ses pairs.
La fin de la vie de d'Alembert est marqué par la maladie, et il décède le 29 octobre 1783 des suites de ces maladies. Laissons la conclusion à sa mère adoptive, peu satisfaite des activités de son fils : "Qu'est-ce qu'un philosophe? C'est un fou qui se tourmente toute sa vie pour qu'on parle de lui lorsqu'il n'y sera plus".
1873 : Naissance de William Christopher Handy (1873-1958) , compositeur américain, le père du blues .
Biographie
Enfance
Handy est né à Florence dans l'Alabama d'esclaves affranchis, Charles Bernard Handy et Elizabeth Bewer Handy. Handy raconte à ce propos dans son autobiographie Father of the Blues qu'il est né dans une cabane construite par son grand-père, William Wise Handy. Son père est alors pasteur à Guntersville, un autre village au nord-est de l'Alabama. Handy est donc profondément religieux. Enfant, il joue et chante à l'église ce qui influencera son style musical.
En grandissant, il s'essaye à la charpenterie, à la fabrication de chaussure ou encore au plâtrage dans le bâtiment. Ces activités lui permettent de gagner suffisamment d'argent pour s'offrir sa première guitare sans l'autorisation de ses parents. En apprenant cela, son père s'écrie : "Par qui es-tu possédé pour ramener un objet inique comme celui-ci dans notre maison chrétienne ?". Il lui ordonne également de la ramener à son propriétaire et l'enrôle dans des leçons d'orgue. Sa carrière d'organiste est plus que brève et Handy se tourne rapidement vers le cornet.
Développement social et musical
Ses tentatives musicales sont variées et lui permettent de se produire comme premier ténor dans un spectacle de ménestrel. Il quitte également l'Alabama et travaille comme chef d'orchestre, cornettiste et trompettiste.
Jeune homme, il joue du cornet dans le Chicago World's Fair en 1893 et en 1902, il parcourt le Mississippi ce qui lui permet d'écouter des styles musicaux variés joués par des gens ordinaires. Les instruments les plus utilisés par ces musiciens sont la guitare, le banjo et dans une moindre mesure le piano. Sa mémoire remarquable lui permit de se souvenir et de retranscrire la musique qu'il écoutait au cours de ses voyages.
Peu après son mariage le 19 juillet 1896 avec Elizabeth Price, il est invité à rejoindre un groupe de ménestrels appelé Mahara's Colored Minstrels. Pendant leur tournée de trois ans (payée trois dollars par semaine), ils voyagent à Chicago dans l'Illinois, dans le Texas et l'Oklahoma, dans le Tennessee, la Géorgie et la Floride et même à Cuba. En revenant de Cuba, ils s'arrêtent à Huntsville dans l'Alabama pour s'y produire. Très fatigués par la vie sur la route, Handy et sa femme décident de rester avec leurs proches dans la maison familiale de Florence.
Le 29 juin 1900, Elizabeth donne naissance au premier de leurs six enfants. C'est à cette période que, William Hooper Councill, président de l' Alabama Agricultural and Mechanical University for Negroes contacte Handy pour l'enseignement de la musique. L'AAMC est à cette époque la seule université ouverte aux noirs en Alabama. Handy accepte l'offre de Councill et devient un membre de la faculté en septembre. Il enseigne la musique de 1900 à 1902 à l'université qui s'appelle maintenant l'Alabama Agricultural and Mechanical University.
Handy se trouve sous-payé et pense qu'il peut gagner plus en jouant avec son groupe de ménestrels. Une dispute avec le président Councill de l'AAMC le pousse à quitter son poste et à rejoindre le Mahara's Minstrels pour jouer dans le Midwest et dans le Pacific Northwest. En 1903, on lui offre l'opportunité de diriger un groupe appelé the Knights of Pythias, situé à Clarksdale dans le Mississippi. Handy accepte et y reste six ans.
Popularité, célébrité et affaires
En 1909, Handy et son groupe se déplace à Memphis dans le Tennessee où ils s'installent sur Beale Street. À cette époque, la société et la culture américaine étaient distinctivement séparées. Les observations d'Handy sur les réponse des blancs à la musique noire couplées à sa propre observation de ses habitudes et de sa musique servent comme fondations pour le style de musique populaire qui est en train de naître : le blues.
La genèse de son "Memphis Blues" est une chanson agricole, intitulée à l'origine Mr. Crump qu'il avait écrit pour Edward Crump, un candidat à la mairie de Memphis en 1909. Il re-travaille ainsi la mélodie et change le titre pour créer : Memphis Blues.
La publication en 1912 de la partition de Memphis Blues introduit son style de blues en douze mesures dans de nombreux foyers. En même temps, on le cite comme ayant inspiré l'invention du pas de danse Fox Trot par Vernon et Irene Castle, un groupe de danse de New York. Cette chanson est également considérée par beaucoup comme la toute première chanson de blues. Handy vend les droits sur la chanson pour 100 dollars et vers 1914 à 40 ans, son style s'est affiné, sa célébrité a considérablement augmenté et il compose de plus en plus de pièces.
À cause des difficultés qu'il rencontre pour faire publier son travail, il se met à publier lui même ses morceaux en s'associant avec Harry H. Pace, un homme d'affaire rencontré à Memphis. En 1917, Handy part s'installer à New York. À la fin de l'année, ses plus grands succès Memphis Blues, Beale Street Blues et St. Louis Blues sont publiés. L'Original Dixieland Jazz Band, un orchestre de jazz Nouvelle-Orléans enregistre le premier disque de jazz cette même année, présentant ainsi au public américain la musique jazz. Handy avait au départ peu d'intérêt pour ce style mais les groupes de jazz puisent dans ses compositions avec enthousiasme, en faisant d'elles des standards.
En 1920, frustré par les labels de musique blancs qui achètent leurs musiques et leurs paroles pour les faire enregistrer par des artistes blancs, Pace dissout à l'amiable son partenariat avec Handy, pour lequel il écrivait quelques paroles, et se décide à créer sa propre maison de disque Black Swan Records. Pendant des années, on croira que Handy est le fondateur de Black Swan Records. Mais Handy démentira en écrivant : "To add to my woes, my partner withdrew from the business. He disagreed with some of my business methods, but no harsh words were involved. He simply chose this time to sever connection with our firm in order that he might organized Pace Phonograph Company, issuing Black Swan Records and making a serious bid for the Negro market. ... With Pace went a large number of our employees. ... Still more confusion and anguish grew out of the fact that people did not generally know that I had no stake in the Black Swan Record Company."
Bien que l'association de Handy avec Pace soit dissoute, il continue de diriger la maison de disque comme une affaire familiale, en publiant d'autres artistes noirs en plus de ses propres chansons. On compte parmi ces enregistrements 150 chansons sacrées et chansons folk ainsi qu'une soixantaine de compositions blues.
Dans les années 1920, il crée Handy Record Company à New York.
Le 24 janvier 1925, la chanteuse Bessie Smith enregistre pour Columbia Records le succès d'Handy, Saint Louis Blues avec Louis Armstrong ce qui reste comme un des meilleurs enregistrement de cette époque.
En 1926, il rédige et édite une œuvre intitulée Blues: An Anthology: Complete Words and Music of 53 Great Songs, qui est probablement la première tentative d'enregistrer, d'analyser et de décrire le blues comme partie intégrante du sud et de l'histoire des États-Unis d'Amérique.
Le succès du St. Louis Blues de Handy est tel qu'en 1929, avec le réalisateur Kenneth W. Adams, il collabore sur un projet de film de même nom pour être montré avant l'attraction principale. Handy suggère alors que la chanteuse blues Bessie Smith obtienne le rôle principal grâce à la popularité de sa version de la chanson. Le film est tourné en juin et présenté dans tous les États-Unis de 1929 à 1932.
Le blues devient alors la marque de fabrique de la société et de la culture noire américaine des années 1920 et 1930. L'influence de Handy est alors si grande que l'écrivain Francis Scott Fitzgerald écrit dans sa fiction The Great Gatsby que "All night the saxophones wailed the hopeless comment of the "Beale Street Blues" while a hundred pairs of golden and sliver slippers shuffled the shining dust. At the gray tea hour there were always rooms that throbbed incessantly with this low, sweet fever, while fresh faces drifted here and there like rose petals blown by the sad horns around the floor."
Fin de vie
Après la publication de son autobiographie, Handy publie un nouveau livre sur les musiciens noirs américains intitulé Unsung Americans Sing en 1944. Il vit alors sur Strivers' Row à Harlem.
Une chute accidentelle de la plateforme du métro en 1943 lui fait perdre la vue. Puis après la mort de sa première femme, il se marie de nouveau en 1954 à 80 ans à sa secrétaire Irma Louise Logan qui était devenue selon lui ses "nouveaux yeux".
En 1955, à la suite d'une attaque, il doit se résoudre à utiliser un fauteuil roulant. Plus de 800 personnes sont présentes à son 84ième anniversaire à l'hôtel Waldorf Astoria.
Le 28 mars 1958, W. C. Handy meurt d'une pneumonie Plus de 25000 personnes assistent à ses funérailles à l'Abyssinian Baptist Church d'Harlem et 150000 se rassemblent dans les rues proches de l'église pour le saluer. Il est enterré dans le Woodlawn Cemetery dans le Bronx à New York.
Musique
Style
W. C. Handy reste comme un des songwriters américain les plus influents. Bien qu'il ne soit pas le seul musicien à avoir joué un style de musique américaine si particulière, on lui attribue cette invention non seulement car il possédait une connaissance théorique de la musique et qu'il était capable de la transcrire mais également à cause de rythmes syncopés qu'il était le seul à posséder
De la même façon, bien que Handy n'ait pas été le premier à jouer et enregistrer des chansons ayant la forme du blues, il a réussi à transformer cette musique d'un obscur style régional à une des forces dominantes de la musique américaine.
Handy était un musicien instruit qui utilisait des éléments de chansons traditionnelles dans ses propres compositions. Il était également rigoureux dans les documentations des sources de son travail qui combinait souvent diverses influences stylistiques venant de différents musiciens.
1888 : Naissance d' Henri Bosco (1888-1976), écrivain français, qui célèbra les paysages méditerranéens dans une oeuvre à la fois réaliste et fantastique.
Biographie
Henri Bosco est né à Avignon, au 3, rue de la Carréterie, près de l'église des Augustins, le 16 novembre 1888, Ses prénoms, sont Fernand Marius , et il reçut lors de son baptême ceux de Henri Joseph.
Plaque commémorative Avignon.
Les parents
- Louis Bosco (1847-1927), mort à 80 ans à Lourmarin et inhumé à Marseille. C'était un artiste lyrique (ténor) de grand talent qui a travaillé au Conservatoire d'Avignon et chanté à Nîmes, Montpellier, Paris. Il a toutefois renoncé à la brillante carrière qui lui était promise. - Louise Faléna (1859-1942), née à Nice et morte à Rabat où elle a été inhumée. - De ce mariage sont issus trois enfants morts peu après leur naissance, une quatrième, Marguerite, enlevée à deux ans par le croup, et un cinquième, Henri Bosco, né un an après la disparition de sa sœur.
D'Avignon à Rabat ,de la Durance au Luberon, les chemins suivis par Henri Bosco se prolongent dans une oeuvre ou vibre un Sud transfiguré.
Bosco, Henri célèbra les paysages méditerranéens dans une œuvre à la fois réaliste et fantastique. Agrégé d'italien, sa carrière universitaire le conduisit à Belgrade, à Grenoble, à Naples et surtout à Rabat, où il fonda l'Alliance française au Maroc. C'est d'ailleurs essentiellement la terre marocaine qu'il chante dans ses poèmes (Églogues de la mer, 1928 ; Bucoliques de Provence, 1944 ; Des sables à la mer, 1950) ; tandis que son œuvre romanesque s'inspire plus volontiers de la haute Provence. Certains de ses récits (l'Âne Culotte, 1937 ; l'Enfant et la Rivière, 1945) prennent leurs sources dans la littérature enfantine, mais ses plus grands succès (le Mas Théotime, prix Renaudot, 1945 ; Malicroix, 1948) sont des romans ruraux où les descriptions grandiloquentes des paysages provençaux rythment le passage des saisons. Ce naturalisme méridional le fit comparer à Jean Giono, bien que la démarche de Bosco s'inscrive davantage dans une perspective mystique. Outre ses autres romans (le Jardin d'Hyacinthe, 1945 ; Monsieur Carré-Benoît à la campagne, 1947 ; Un rameau de la nuit, 1950 ; le Récif, 1971), on lui doit des souvenirs qui relatent son enfance en France et les années passées en Afrique du Nord (Sites et mirages, 1951 ; Un oubli moins profond, 1961 ; Mon compagnon de songes, 1967).
Arrivé à l'âge de la retraite, il partage sa vie entre Nice et Lourmarin. Il meurt en 1976. Ses romans pour adultes ou pour enfants constituent une évocation sensible de la vie provençale. En 1968, il a reçu le prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre.
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Pierre Tombale d'Henri Bosco au cimetière de
Lourmarin
1895 : Naissance de Paul Hindemith (1895-1963), compositeur, théoricien, maître d'opéra de la ville de Francfort, professeur de composition à l'école supérieure de musique de Berlin, chef d'orchestre, professeur à l'université de Yale, fondateur du festival de musique de chambre de Donauschingen.
Né à Hanau près de Francfort-sur-le-Main . Dans sa jeunesse Hindemith étudie le violon et la composition., il doit rapidement assurer sa subsistance suite au décès de son père durant la Première Guerre Mondiale.
1915-1923 Il est violon solo à l'Orchestre de l'Opéra de Francfort
1919 Hindemith donne un premier concert de ses œuvres.
1922-1929 Parallèllement il fait une carrière de soliste à l'alto et à la viole d'amour et joue dans le Quatuor Amar. Il participe activement aux concerts de musique contemporaine et milite activement en faveur de la musique nouvelle. Hindemith acquiert rapidement une grande réputation
1927 Hindemith devient titulaire de la chaire de composition à la Hochschule für Musik de Berlin.
1933 Suite à l'instauration du régime hitlérien, le compositeur rencontre des difficultés croissantes (il a épousé Gertrude Rottenberg, fille du chef d'orchestre juif Ludwig Rottenberg, et il continue obstinément à faire de la musique de chambre avec des musiciens juifs). Hindemith commence à faire de nombreux séjours à l'étranger (Turquie, Etats-Unis, Suisse...), il se fixera définitivement aux Etats-Unis en 1940.
1937 Parution de son ouvrage théorique Unterweisung in Tonsatz où Hindemith expose ses vues sur la musique.
1940-1953 Hindemith est nommé professeur à l'Université de Yale. Il est élu membre du National Institute of Arts and Letters.
1946 Le compositeur adopte la nationalité américaine, il ne retournera en Allemagne qu'en 1949 afin de diriger un programme de ses œuvres avec l'Orchestre Philarmonique de Berlin.
1953 Hindemith vient se fixer en Suisse et retournera aux Etats-Unis de 1959 à 1961 en tant que chef invité.
Hindemith est l'un des grands maîtres de la musique du 20ème siècle, il est aussi l'un des compositeurs les plus productifs de son époque : en 1940, il avait déjà écrit une centaine d'œuvres. Après s'être dégagé au début de sa carrière de toute tradition, Hindemith se tourne vers la Gebrauchsmuzik (musique destinée à une utilisation), il est également un ardent défenseur de la Hausmuzik (musique conçue pour être jouée ou chantée chez eux par des amateurs). Pour des raisons esthétiques, Hindemith n'a jamais utilisé la méthode dodécaphonique mais écrit librement des mélodies atonales. Ce compositeur est passé maître dans l'art de la polyphonie, son opéra Mathis der Maler est un chef d'œuvre du genre.
Hindemith a constamment recherché à faire une synthèse des styles moderne, romantique, classique et baroque ; il a également recherché les sources authentiques de l'ancienne mélodie populaire allemande. Il a adapté l'esprit de l'art allemand de la Renaissance et du baroque à la sensibilité contemporaine. Hindemith peut être considéré comme l'un des artistes les plus profondément allemand qui soit.
décédé à Francfort le 28 décembre 1963 .
1904 : Naissance de Renée St Cyr (1904-2004), de son vrai nom Marie-Louise Vittoré (ou Raymonde Renée Vittoré )actrice
Biographie
Catherine Eugénie Renée Vittoret est née le vendredi 16 novembre 1904 à Beausoleil (Alpes Maritimes), c’est sous le nom de Renée Saint Cyr que cette reine de beauté, modèle pour de célèbres photographes inspirés par son beau visage et son élégance, son charme et sa distinction naturelle sa marqué le cinéma français. Renée Saint-Cyr est la fille de Marguerite Vittoret, une des vedettes soprano de l'Opéra de Marseille, et la mère du réalisateur Georges Lautner, avec lequel elle tourne onze films.
Bercée par une mère chanteuse d'opéra, Renée Saint-Cyr obtient le premier prix du conservatoire de chant de Marseille. Elle débute sur les planches dans Allo ! Chérie !, une revue d'enfants. Au début des années 1930, elle s'installe à Paris et obtient son premier rôle au cinéma dans Les Deux Orphelines (1932) de Maurice Tourneur.
Son aura et sa beauté lui ont valu une célébrité précoce et ont fait d’elle une icône bien avant que le cinéma ne s'empare de sa personne.
Mariée à 16 ans à un richissime joaillier, Charles Léopold Lautner, surnommé "Lautner Pacha" en raison de l'ampleur de sa fortune et de l'emploi qu'il en faisait, elle mènera avec lui une vie de luxe et d'aventure jusqu'à ce que la crise économique la pousse à chercher une activité professionnelle. C'est donc pour subvenir aux besoins de la famille que Renée décide de reprendre une carrière artistique un temps délaissée pour réaliser son rêve : faire du cinéma.
Elle se présenta aux studios Pathé-Nathan où la grâce de son visage photogénique lui valut d’être engagée pour trois ans.
Elle entama ainsi en 1932 avec "les Deux Orphelines" de Maurice Tourneur une carrière qui allait durer soixante dix ans.
En 1943, elle fut l’héroïne de Pierre et Jean, d’André Cayatte avant de tourner avec le cinéaste italien Vittorio de Sica et de s’illustrer dans la Symphonie fantastique, de Christian-Jaque.
Renée Saint-Cyr a toujours évoqué avec passion son métier, ses amours, sa carrière, son indéfectible attachement à la scène et au théâtre.
Les différents rôles qu’elle a interprétés sont loin d’être son unique apport au cinéma français puisque elle est également la mère du réalisateur Georges Lautner avec qui elle tourna beaucoup : Le Monocle rit jaune, Quelques messieurs trop tranquilles (1973), L’invité surprise (1989)
Symbole d’un âge d’or du cinéma français, unanimement saluée et respectée, elle a reçu en 2004 les insignes de commandeur de l'Ordre national du mérite, le Président Jacques Chirac saluant sa "carrière exceptionnelle".
A la télévision, elle participe aux émissions humoristiques de Jean-Michel Ribes, Merci Bernard et Palace.
Elle écrit des recueils de souvenirs ; Le Temps de vivre, publié en 1967, regroupe les anecdotes de sa vie d'actrice. En 1990, elle publie En toute mauvaise foi.
Cette doyenne du cinéma français, est décédée d'une bronchite le dimanche 11 juillet 2004 à son domicile de Neuilly-sur-Seine à presque 100 ans et nous laisse, au delà d’une vaste filmographie, l’image de l'élégance et de la fougue avec lesquelles cette grande dame a traversé l' existence.
1922 : Naissance de Jose Saramago, écrivain et journaliste portugais prix Nobel de littérature en 1998.
Écrivain portugais, une des personnalités majeures de la littérature portugaise de la fin du XXe et du début du XXIe siècle. Prix Nobel de littérature en 1998, ses œuvres d’une grande originalité et parfois provocantes, n’ont pas toutes été bien accueillies au Portugal. José Saramago vit aujourd’hui en exil dans l’archipel espagnol des Canaries. Très engagées à gauche, ses prises de positions font de lui une conscience morale parfois contredite, mais entendue dans le monde entier.
Biographie
José de Souza Saramago est né en 1922 dans une famille pauvre du Ribatejo, à Azinhaga. À l’âge de deux ans, il est venu vivre à Lisbonne où son père était policier. L’écrivain évoque souvent ses grands parents ouvriers agricoles et son arrière grand-père d’origine berbère.
« Mes grands-parents s'appelaient Jerónimo Melrinho et Josefa Caixinha. Ils étaient analphabètes l'un et l'autre. L'hiver, quand le froid de la nuit était si intense que l'eau gelait dans les jarres, ils allaient chercher les cochonnets les plus faibles et les mettaient dans leur lit. Sous les couvertures grossières, la chaleur des humains protégeait les animaux du gel et les enlevait à une mort assurée. Ils étaient de bonnes personnes mais leur action, en cette occasion, n'était pas dictée par la compassion : Sans sentimentalisme ni rhétorique, ils agissaient pour maintenir leur gagne-pain avec le comportement naturel de celui qui, pour survivre, n'a pas appris à penser plus loin que l'indispensable. Souvent j'ai aidé mon grand-père dans son travail de berger, je creusais la terre de la ferme, je sciais le bois pour la cheminée, j'ai fait tourner tant de fois la roue qui amenait l'eau du puits communautaire. Eau que bien des fois j'ai transportée sur les épaules en cachette des hommes qui gardaient les surfaces cultivées. Avec ma grand-mère, au crépuscule, je me souviens d'être allé glaner la paille qui servait ensuite de litière au troupeau. » (extrait du discours de José Saramago devant l'Académie royale de Suède à l'occasion de son Prix Nobel, 7 décembre 1998 – traduit par Gérard Nosjean).
« Saramago aurait pu ne jamais être Saramago. Il doit son nom d'écrivain à un employé de mairie, soudain fantasque, comme il en imaginera souvent dans ses livres. Il aurait dû s'appeler José de Souza, tout comme son père, mais le fonctionnaire ajoute au patronyme, le sobriquet familial : Saramago, qui veut dire "raifort sauvage". Personne ne s'en apercevra. "C'est quand il a fallu présenter des papiers pour l'école - j'avais sept ans - que mon père a découvert que son fils s'appelait Saramago." Un tel début prédisposait à s'intéresser à Pessoa. »
Adolescent, il doit abandonner le lycée pour raison financière et suivre une formation de serrurier. Autodidacte, il exerce divers métiers (dessinateur industriel, correcteur, chargé de la fabrication chez un éditeur). Il travaille douze ans dans diverses maisons d'édition, puis dans des journaux.
Il s’essaie à l’écriture et publie son premier roman, Terra do pecado (Terre du péché), en 1947. Un deuxième roman aurait dû suivre, il est refusé partout. Sa publication suivante, un recueil de poèmes (Os Poemas possiveis), ne paraît qu’en 1966 et il attendra encore dix ans avant de pouvoir se consacrer pleinement à l’écriture.
Membre du Parti communiste depuis 1969, José Saramago a été partie prenante de la révolution des œillets, en 1974. Il devient numéro deux du Diaro des Noticias, il est licencié un an après, quand les communistes sont vaincus. De 1975 à 1980, Saramago gagne sa vie comme traducteur.
« Je me suis dit : c'est le moment ou jamais de savoir si tu pourras être ce que tu crois que tu es : un écrivain. »
C’est qu’à 58 ans qu’il entre véritablement en littérature, avec son roman, Levantado do Châo paru en 1976. Mais, c’est Le Dieu Manchot qui lui donnera une véritable notoriété littéraire. Publié en France en 1987, ce roman a rencontré un succès international.
En 1992, le gouvernement portugais l’accuse de « porter atteinte au patrimoine religieux des Portugais » et censure l’Évangile selon Jésus-Christ parce qu’il heurtait la sensibilité catholique (Jésus y fait l’amour avec Marie-Madeleine), José Saramago a quitté le Portugal (mais il lui a dédié son Nobel) et vit sur l’île pelée de Lanzarote, Canaries, avec sa femme espagnole.
La production littéraire de José Saramago, qui s'élève à une trentaine d'œuvres, comprend, non seulement de la prose, mais aussi de la poésie, des essais et des pièces de théâtre. Son œuvre a été traduite dans plus de 25 pays. Le Dieu manchot, publié en France en 1987, a rencontré un succès international. Saramago a reçu en 1995 le prix Camõens, la plus haute distinction des lettres portugaises, et le prix Nobel de la littérature en 1998.
« L'art romanesque de Saramago, développé avec obstination et présentant des profondeurs insoupçonnées, place l'écrivain à un rang élevé. Avec toute son indépendance, Saramago se rattache à la tradition d'une façon qu'on peut, dans le contexte actuel, qualifier de radicale. Son œuvre se présente comme une série de projets, où l'un désavoue plus ou moins l'autre, mais où tous constituent de nouvelles tentatives pour cerner une réalité fuyante. » (commentaire de l’Académie suédoise)
« Saramago a commencé à écrire très tard parce qu’avant il n’avait rien à dire, malgré un premier roman paru en 1947. "Je n’attendais rien. On n’attend pas, on ne fait pas que ça arrive. Attendre quoi ? Comment peut-on savoir que le jour arrivera ?" Ses vrais premiers romans, publiés au début des années 1980, participent au boom du roman historique au Portugal. Aujourd’hui, l’Histoire tend à s’effacer, mais pas la mémoire. "La littérature a un rapport étroit avec la mémoire et on ne peut pas en parler en faisant semblant d’oublier pas seulement la mort mais surtout les morts. Dans tous mes romans, il y a un cimetière, mais ce n’est pas morbide. C’est comme si je me disais : voilà la mer, voilà la vague qui vient avec, l’écume qui est là, le soleil qui baigne tout, et nous, les vivants d’aujourd’hui, nous sommes cette vague poussée par la mer. J’ai cette idée du temps comme si j’étais vivant aujourd’hui, hier, avant-hier, au XIXe, au XIVe siècle, comme si j’étais là depuis toujours. Je porte en moi le temps tout entier, alors pas les morts, la mémoire, la mémoire." » (extrait d’un article de Stéphane Bouquet, Libération, 16 mars 2000)
« L'écriture de Saramago procède souvent par phrases amples, ourlées, semées d'incidentes au cours desquelles la ponctuation témoigne de velléités d'indépendance. Cela se mérite, de lire Saramago. Il ne quête pas l'approbation immédiate, jouit des méandres de sa pensée, vous y entraîne pour peu qu'on s'accroche. Voici la langue portugaise enfin universellement fêtée à travers lui. Ce n'est pas rien, pour un pays longtemps traumatisé par des décennies de police politique et qui continue de vendre les bras de ses ressortissants les plus pauvres aux pays d'Europe qui les exploitent à bas prix. Le peuple a sa place dans l'œuvre de Saramago. Il ne l'idéalise pas. Simplement il en tient compte. Ainsi, paysans de l'Alentejo, marchandes des quatre saisons, soldats et femmes de chambre traversent ses livres, parlant peu mais vivants. » (extrait d’un article de Jean-Pierre Leonardini, L’Humanité 9 octobre 1998)
Très engagé à gauche, José Saramago est très critique à l’égard de l’Union européenne telle qu’elle se construit. Il a également pris fermement position contre l’arrivée au pouvoir en 2002 du gouvernement de droite de José Manuel Durão Barroso. D'une façon générale, ses prises de position sont souvent à l'emporte pièce, mais, par les remous qu'elle font, ont au moins le mérite de lancer le débat. En juin 2004, il figurait sur la liste du Parti communiste portugais pour les élections européennes.
En mars 2002 à Ramallah, en tant que membres de la délégation du Parlement des écrivains, José Saramago, a commenté la situation des territoires occupés en déclarant notamment : « Ce qu'il faut faire, c'est sonner le tocsin, partout dans le monde, pour dire que ce qui arrive en Palestine est un crime que nous pouvons stopper. Nous pouvons le comparer à ce qui est arrivé à Auschwitz. » Un peu plus tard, il précisait à l'agence portugaise Lusa : « La répression israélienne est la forme la plus perverse de l'apartheid », après une longue description de l'état de désolation des zones qu'il venait de visiter : « Personne n'a idée de ce qui se passe ici, aussi bien informé que l'on soit. Tout est rasé par les bulldozers. Les villages palestiniens ont été détruits et on n'y cultive plus rien. » En réaction les libraires israéliens ont appelé au boycottage de ses livres qui sont très largement diffusés dans le pays.
1964 : Naissance de Valéria Bruni-Tedeschi , Réalisatrice, Actrice, Scénariste française d'origine italienne .
Biographie
Née à Turin le 16 novembre 1964. Originaire d'une riche famille de Turin qui quitte l'Italie par crainte des Brigades Rouges, Valeria Bruni-Tedeschi arrive en France à l'âge de 9 ans. Elle est la fille du compositeur d'opéra Alberto Bruni Tedeschi, et de l'actrice et pianiste concertiste Marysa Borini. Elle est la sœur aînée de Carla Bruni, la célèbre mannequin et auteur-compositeur-interprète, et avait un frère aîné Virginio (décédé le 4 juillet 2006). Après une année d'hypokhâgne, elle suit des cours de théâtre à l'Ecole des Amandiers de Nanterre, avec pour professeurs Pierre Romans et Patrice Chéreau, qui lui font jouer Kleist et Tchékhov. Si elle apparaît à l'écran en 1986 dans Paulette, la pauvre petite milliardaire, c'est Chéreau qui lui offre son premier vrai rôle dans Hotel de France, film de troupe, tourné avec les élèves des Amandiers - elle retrouvera son mentor pour La Reine Margot et surtout le fièvreux Ceux qui m'aiment prendront le train en 1997.
L'actrice accède à la notoriété en 1993 grâce aux Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, premier film de Laurence Ferreira Barbosa, dans lequel elle incarne une jeune fille au bord de la folie - sa composition à fleur de peau lui vaut le César du meilleur espoir féminin. Devenue une actrice-fétiche des auteurs de la jeune génération, elle noue une forte complicité avec Noémie Lvovsky dès le court-métrage Dis-moi oui, dis-moi non, auquel succède le premier long de la réalisatrice, Oublie-moi, nouveau portrait de femme instable et vulnérable. La comédienne au regard clair et a la voix cassée interprète en 1999 une chômeuse qui passe ses journées au supermarché dans Rien à faire de Marion Vernoux.
Des cinéastes confirmés permettront à Bruni-Tedeschi, habituée aux personnages fragiles et tourmentés, de dévoiler d'autres facettes de son talent. Sensuelle boulangère dans Nénette et Boni, elle incarne un policier opiniâtre dans Au coeur du mensonge de Chabrol. Ne dédaignant pas un cinéma plus commercial Ah ! si j'étais riche, elle trouve de beaux rôles dans son pays natal, auprès de Bellocchio (La Nourrice) et Calopresti (La Seconda volta). Plus épanouie que jamais à l'approche de la quarantaine, elle illumine 5 x 2 (2004), radiographie du couple signée Ozon et déploie une fantaisie débridée dans Crustacés et coquillages (2005).
C'est en co-signant les dialogues de Mots d'amour (1998) que Valeria Bruni-Tedeschi prend goût à l'écriture. Son coup d'essai comme réalisatrice, l'autoportrait ironique Il est plus facile pour un chameau... décroche le Prix Delluc du premier film en 2003. Dans son deuxième opus, Actrices, présenté en Sélection officielle à Cannes en 2007, elle continue d'exposer avec humour ses doutes et ses angoisses. Ce mélange de légèreté et de gravité, on le retrouve la même année dans Faut que ça danse ! de son amie Noémie Lvovsky, dans lequel elle incarne la fille de Jean-Pierre Marielle .
EVENEMENTS DU JOUR
1532 : A Caxamalca, le conquistator Pizarro enlève l'empereur inca Atahualpa pour avoir son or et la victoire face aux incas. Il tuera Atahualpa dès la victoire obtenue et l'or livré.
1818 : Dans le village de Nder, au bord du fleuve Sénégal, les femmes préfèrent être brûlées vives que d'être capturées par les Maures et vendues comme esclaves.
1866 ; Le Figaro change de formule : il était hebdomadaire, il devient quotidien.
1869 : Eugenia Maria de Montijo de Guzman, L'impératrice Eugénie inaugure le Canal de Suez.
1884 : Edmond de Goncourt, écrivain, amateur d'art et collectionneur, écrit un testament par lequel il crée, en mémoire de son frère, une académie chargée de remettre un prix littéraire qui porte leur nom. Le premier prix sera attribué en 1903 (John-Antoine Nau pour Force Ennemie).
1907 : L'Oklahoma (181 048 km²) devient le 46 ème état des U.S.A.
1917 : Georges Clemenceau, médecin, maire de Montmartre, journaliste, député, président du conseil, ministre de l'intérieur devient chef du gouvernement français. Il publia le célèbre "J'accuse" de Zola dans le cadre de l'affaire Dreyfus
1922 : Benito Mussolini "El Duce", instituteur, créateur du parti fasciste en 1921 obtient les pleins pouvoirs par la Chambre, en Italie dont il reste dictateur jusqu'en 1943.
1928 : Le pape Pie XI qualifie d'immorable le fait que des cours d'éducation physique soient dispensés aux femmes .
1933 : Franklin Delano Roosevelt, 32e président des U.S.A. établi les relations diplomatiques entre les U.S.A. et l'U.R.S.S.
1945 : Création de l'Unesco (Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture) dont le siège est à Paris. L'objectif principal de l' UNESCO est de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité dans le monde , en resserrant , par l'éducation , la science , la culture et la communication , la collaboration entre nations , afin d'assurer le respect universel de la justice , de la loi , des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous , sans distinction de race , de sexe , de langue ou de religion , que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples .
1959 : Première de "la Mélodie du bonheur" à New-York.
1967 : Un avion Ilyushin 18 de la compagnie Aeroflot se crashe à Sverdlovsk et tue ses 130 passagers et membres d'équipage.
1968 : L'Union Soviétique lance "Proton-4", le plus lourd satellite mis en orbite avec 17 tonnes. Avec ses trois prédécesseurs, il est destinés à l'étude dans l'Espace du rayonnement cosmique et gamma. Ils ont de 4 grands panneaux solaires leur donnant une envergure de 9,7 m.
1970 : Un typhon et un un raz-de-marée dévastent le Golfe du Bengale : ont estime le nombre de morts à un demi-million.
1974 : Fin de la conférence mondiale sur la nutrition à Rome, au cours de laquelle l'Occident est vivement attaqué par les pays du Tiers-monde.
1984 : La barre de 2 millions et demi de chômeurs est atteinte en france.
1985 : Dans un torrent de boue en Colombie, des centaines de gens sont tués. La petite O'Mayra meurt en direct sur les écrans de télévision les jambes coincées alors que l'eau monte.
1993 : Privatisation de Rhône Poulenc.
1995 : Le tribunal de grande instance de Lyon condamne l'ancien maire de Grenoble, Alain Carignon, à cinq ans de prison dont deux avec sursis, 400 000 FF d'amende et cinq ans d'inéligibilité pour corruption passive. Le 3 Mai 1994, lors de son arrestation, il déclarait "J'espère sortir bientôt de prison car j'ai confiance en mes avocats". Pas parcequ'il était innocent, non parcequ'il avait confiance en ces avocats ! Grave erreur !
1995 : Le tribunal pénal international de La Haye inculpe le chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, et son chef militaire, Ratko Mladic, pour crimes contre l'humanité et génocide pour le massacre de Musulmans commis en juillet à Srebrenica.
1995 : En Seine-Saint-Denis, France, Benjamin Dewulz, 11 ans, sort de classe avant la fin des cours. On le retrouvera étranglé avec une serviette. Il n'a pas été assassiné, il a "simplement joué" au "jeu du foulard" : le gamin s'est entouré la tête d'un foulard et l'a serré pour couper la circulation sanguine et avoir des sensations voisines de la drogue. Ses camarades confirmeront qu'il s'excercait à ce jeu qui se répend dans les écoles françaises où il fait hélas des victimes.
1996 : La sonde spatiale russe Mars-96, tombe dans l'océan Pacifique près de l'Ile de Pâques, après son lancement.
1999 : Evelyne Duval, secrétaire particulière de Dominique Strauss-Kahn, est mise en examen pour "recel d'abus de biens sociaux" dans l'affaire de la MNEF.
2000 : La compagnie Coca Cola est condamnée à une amende de 192,5 millions de dollars dans une affaire de discrimination raciale envers les salariés noirs ayant travaillés pour le groupe entre le 22 avril 1995 et le 14 juin 2000. La société est également condamnée à réajuster les salaires de tous ses salariés noirs dans les prochains mois.
2000 : Katherine Harris, secrétaire d'Etat de Floride rejette la demande de plusieurs comtés qui voulent plus de temps pour transmettre leurs résultats définitifs. Elle indique que les résultats de l'état seront bouclés une fois connu, le 18/11, le résultat du vote des expatriés originaires de cet Etat.
Al Gore fait déposer un nouveau recours devant un tribunal local de Floride pour obtenir que soient pris en compte les résultats des comptages à la main dans cet Etat.
La Cour suprême de Floride autorise le décompte à la main des bulletins de vote de l'élection présidentielle dans le comté de Palm Beach.
La commission électorale locale annonce la reprise du décompte.
2000 : Une fillette de douze ans est arrêtée et emmenée, menotes aux poignées (!) à un commissariat de Washington, USA. Elle est ensuite condamnée à des travaux d'intérêt communautaire. Son crime ? Avoir mangé des frites dans une gare du métro où il est interdit de manger. Heureusement que le ridicule ne tue pas, y'aurait plus beaucoup d'américains !
2002 : Record battu ! Tim Yarrow vient de passer 10 (240 heures) jours sous l'eau dans un caisson métallique de 3 m x 2 m dans un centre commercial de Johannesbourg.
2002 : Parution d'un article dans le journal nigérian This Day suggérant que le prophète Mahomet aurait pu choisir pour épouse l'une des participantes à l'élection de Miss Monde qui devait se tenir le 7 décembre à Abuja. Plus de 200 morts plus tard, après des églises et des mosquées incendiées, l'auteur de l'article, Isioma Daniel, est condamné à mort par Fatwa des dirigeants de l'Etat de Zamfara.
2004 : L'aviosn hypersonique expérimental sans pilote X-43A de la NASA bat le record mondial de vitesse en volant brièvement à Mach 10 (11 000 km/h) , soit près de 10 fois la vitesse du son .