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monptitrefugesecret
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14.10.2007
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Posté le 11.11.2007 par monptitrefugesecret

Dimanche 11 novembre 2007
315e jour de l'année
50 jours restants
45e semaine


FÊTES DU JOUR

Aujourd'hui, nous fêtons les Martin ainsi quе lеs Vérаn et Vérane.
Fêtes et prénoms bretons : Mаrzhin T.


Célébrations :
• Armistice 1918 (jour férié)

Institué par une loi du 24 octobre 1922 pour célébrer la fin de la Première guerre mondiale .

A 6 heures du matin, les généraux allemands signent l'armistice avec les alliés dans la forêt de Compiègne, près de la gare de Rethondes dans l'Oise. Dans le wagon-restaurant aménagé en salle de réunion, l'amiral Wemyss, le maréchal Foch et le général Maxime Weygang mettent fin à quatre ans de guerre. Le cessez-le-feu prend effet à 11 heures. Tous les combattants veulent croire que cette guerre est la "der des der". Ce premier conflit mondial aura fait plus de 8 millions de morts.

Les pays suivants célèbrent leur fête nationale :

Nom République d'Angola - Républica d'Angola
Drapeau
Capitale Luanda
Monnaie Kwanza
Langue officielle Kikongo - Kimbudu - Ombundu - Portugais

Angola : Jour de l'indépendance (1975)


CITATION DU JOUR

« Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui déраssе lеur рοrtéе. »
Duc François de La Rochefoucauld



DICTON DU JOUR

L' été de la Saint-Martin , dure 3 jours et un brin .


PROVERBE DU JOUR

>




ANNIVERSAIRES DU JOUR


1433 : Naissance de Charles de Valois-Bourgogne, dit Charles le Téméraire (1433 –1477) quatrième et dernier duc de Bourgogne de la branche des Capétiens-Valois.



Charles de Valois-Bourgogne, dit Charles le Téméraire, vécut au XVe siècle. Il est (après Philippe II le Hardi, Jean sans Peur et Philippe III le Bon) le quatrième et dernier duc de Bourgogne de la branche des Capétiens-Valois.

Ce surnom de Téméraire ne lui fut donné qu'à l'époque romantique. Ses contemporains le qualifièrent de Grand Lion, de Guerrier, de Travaillant, de Terrible ou encore de Hardi (Dijon 10 novembre 1433 – Nancy 5 janvier 1477). Charles le Téméraire était un prince français, descendant et héritier direct de quatrième génération du roi de France Jean II le Bon et du duché de Bourgogne.

Il est le père de la duchesse Marie de Bourgogne (1457-1482), qui, à la mort de son père en 1477, allie un État bourguignon en grand danger (d'être entièrement dépecé par Louis XI) à la maison des Habsbourg d'Autriche par son mariage avec le futur empereur germanique, Maximilien Ier de Habsbourg (1459-1519).

Il est l'arrière-grand-père de Charles Quint.

« Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer », cette citation de Charles le Téméraire (reprise un siècle plus tard par Guillaume d'Orange) est un peu l'illustration de son destin.

Charles le Téméraire naît le 10 novembre 1433 au Palais des ducs de Bourgogne de Dijon. C'est le troisième fils (les deux premiers, Antoine et Joseph, étant morts en bas âge) du duc de Bourgogne Philippe III de Bourgogne (Philippe le Bon) (1396-1467), et de sa troisième épouse Isabelle de Portugal (1397-1471), fille du roi Jean Ier de Portugal et elle-même Capétienne.

Il est élevé aux Pays-Bas bourguignons (actuel Benelux, l'une des possessions du duché de Bourgogne) avec ses cousin et cousine :

le duc Jean Ier de Clèves (duché de Clèves, en Allemagne)
Catherine, épouse du duc Arnold de Gueldre (duché de Gueldre, aux Pays-Bas)
En 1440, à l'âge de 7 ans, il épouse le 19 mai à Blois Catherine de France (1428-1446) (elle-même âgée de 12 ans, fille du roi Charles VII de France et de Marie d'Anjou, et qui décédera à 18 ans).

Homme d'un courage exceptionnel, très instruit, intelligent, doté d'un réel génie politique et travailleur infatigable, il est cependant connu pour son caractère violent et impulsif. Il recourt volontiers à la force et à la guerre pour obtenir ce qu'il veut (encore qu'au Moyen Âge, il incombe au souverain d'un état de faire la guerre aux ennemis de celui-ci, et l'État bourguignon qui n'existe qu'en mordant sur la France et le Saint-Empire, est forcément sous la menace constante d'un choc en retour).

En 1452, alors qu'il n'a que 19 ans et n'est encore que comte de Charolais (actuelle Saône-et-Loire, en Bourgogne), il réprime avec une extrême brutalité le soulèvement des Flamands du comté de Flandre dans les Pays-Bas bourguignons.

En 1454, veuf de sa première épouse, il épouse le 30 octobre, à Lille, Isabelle de Bourbon (1437-1465), fille du duc Charles Ier de Bourbon. Charles aurait plutôt souhaité épouser Anne d'York (fille du duc Richard d'York, descendant direct du roi d'Angleterre Édouard III), mais son père lui rappela les termes du traité d'Arras, l'obligeant à épouser une princesse du sang de France. Quoi qu'il en soit, le mariage est heureux, et il en naît son seul enfant, la future duchesse Marie de Bourgogne.

Charles de Valois-Bourgogne a de grandes ambitions de conquêtes et d'indépendance totale vis-à-vis des rois de France. Il refuse la suzeraineté du roi Louis XI (dont il n'est le vassal que pour ses possessions françaises) et s'oppose à lui de plus en plus ouvertement. Après l'entrevue de Péronne, 7 - 14 octobre 1468, et le sac de Liège auquel Louis XI est forcé d'assister, les deux hommes deviennent ennemis mortels. Charles le Téméraire est désormais entraîné dans des guerres incessantes qui dévorent toutes les ressources de l'Etat bourguignon et ne pourraient prendre fin qu'avec l'anéantissement du roi qu'il a humilié. Dans cette optique, Charles tente de raviver la guerre de Cent Ans entre la France et l'Angleterre en s'associant avec le roi Édouard IV d'Angleterre contre Louis XI. Mais celui-ci parvient finalement, en 1475, à dénouer l'alliance anglo-bourguignonne en signant avec Edouard IV (pourtant alors beau-frère de Charles) le traité de Picquigny qui met définitivement fin à la guerre de Cent Ans. Dès lors, l'Universelle Araignée est bien près de triompher du Téméraire.

Mais pour en revenir aux premiers pas politiques de Charles, il n'est encore que comte de Charolais quand il prend la tête de la puissante Ligue du Bien public qui s'est formée contre Louis XI parce que celui-ci voulait briser les désirs d'indépendance de ses plus puissants vassaux. Charles fait mieux que tenir en échec son royal adversaire à la bataille de Montlhéry, au sud de la capitale (16 juillet 1465). Il assiège ensuite Paris et contraint Louis XI à signer le traité de Saint-Maur-des-Fossés puis le traité de Conflans (courant octobre 1465), grâce auxquels il récupère la Picardie et la ville de Boulogne-sur-Mer.

Le 25 août 1466, Charles prend d'assaut (et transforme en brasier) Dinant, une ville du bord de Meuse en révolte contre le protectorat bourguignon. Il espère ainsi définitivement étouffer les velléités d'indépendance de la principauté de Liège dont le contrôle est indispensable à l'unification des Pays-Bas bourguignons mais qui conteste l'autorité de celui que Philippe le Bon (le père de Charles) a placé sur le trône épiscopal: le prince évêque Louis de Bourbon (cousin de Charles).

Philippe le Bon meurt le 15 juin 1467. Charles a 33 ans et devient duc de Bourgogne (ainsi que de Lothier, de Brabant, Limbourg et Luxembourg, comte de Flandre, d'Artois, de Bourgogne palatin, de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Namur, marquis du Saint-Empire, seigneur de Frise, premier pair de France, etc.). Il fonde une puissante armée bourguignonne de métier mais aussi (et cela sera une des raisons de son effondrement final) de mercenaires issus de tous les pays d'Europe. Il a pour objectif d'établir la jonction entre ses terres bourguignonnes (ou "pays de par-delà") et ses possessions du nord : Picardie, Artois, Boulonnais, Flandre et Pays-Bas bourguignons (ou "pays de par-deça"), afin de constituer un grand royaume bourguignon indépendant et d'en être couronné roi.

Mais il faut d'abord régler le problème liégeois car ceux-ci, trois mois après la mort de Philippe le Bon, ont repris les hostilités. Charles de Bourgogne les écrase une première fois à Saint-Trond (28 octobre 1467). Nouvelle révolte à peine un an plus tard. Cette fois, malgré l'attaque surprise des 600 Franchimontois et suite à celle-ci, Charles prend la ville de Liège (le 30 octobre 1468) et la fait raser en présence de Louis XI, probable instigateur de la révolte. Cette mise à sac soulève, de la Hollande à l'Alsace, la réprobation de toutes les villes rhénanes.

Le 3 juillet 1468, Charles épouse en troisième noces Marguerite d'York (1446-1503). Elle est fille du duc Richard d'York (l'instigateur de la Guerre des Deux-Roses) et sœur de l'actuel roi d'Angleterre : Édouard IV. Le mariage est célébré à Damme, dans le comté de Flandre, par l'évêque de Salisbury. Puis suivent à Bruges, pendant dix jours, des fêtes fastueuses qui constituent une promotion éclatante de l'État bourguignon.

En mai 1469, le duc d'Autriche Sigismond de Habsbourg lui cède en gage, pour cinquante mille florins, ses domaines de Haute-Alsace et le pays de Brisgau, du comté de Bade en Allemagne.

Quelques années plus tard, en juillet-août 1473, Charles s'empare du duché de Gueldre (situé de part et d'autre du Bas-Rhin), agrandissant ainsi les Pays-Bas bourguignons.

Se considérant souverain de droit divin, Charles le Téméraire qui travaille à faire de ses nombreuses possessions un état unifié et centralisé, est un permanent défi pour le roi de France. À partir de la fin octobre 1468, c’est-à-dire après l'entrevue de Péronne et la répression de l'insurrection liégeoise, les deux souverains se livrent un duel à mort : le règne du Téméraire n'est plus qu'une suite presque ininterrompue de guerres soit contre le roi de France, soit contre des ennemis que l'or du roi de France lui suscite. Pour résister à Louis XI, Charles cherche à s'allier tantôt aux empereurs germaniques (Albert II de Habsbourg, Frédéric III de Habsbourg), tantôt à Édouard IV d'Angleterre. Mais son souci obsessionnel de constituer à tout prix (aux dépens de ses voisins allemands, lorrains et autrichiens) le grand royaume rhénan dont il rêve va lui aliéner leur sympathie, en même temps que dilapider ses ressources et celles de ses états. Ceux-ci, d'ailleurs, rechignent de plus en plus à financer son effort de guerre.

Ses premiers revers sérieux, Charles les essuie : d'abord en 1472 devant Beauvais, si bien défendue par ses habitants (dont Jeanne Hachette) qu'il ne peut la prendre; puis dans l'affaire de l'archevêché de Cologne où ses tractations avec l'empereur allemand Frédéric III l'amènent à lever en juin 1475 le siège de Neuss (place forte rhénane et "verrou" de Cologne) entrepris depuis dix longs mois, sans succès concluant et avec une armée très affaiblie... ce qui incite Édouard IV d'Angleterre à prêter une oreille favorable aux offres de paix de Louis XI et à signer le traité de Picquigny le 29 août de la même année. Cet été-là, Charles occupe la Lorraine et, après un siège d'un mois, entre dans Nancy le 30 novembre 1475. Le 18 décembre, il annonce aux Lorrains qu'il fera de Nancy la capitale du royaume bourguignon.

La ligue de ses ennemis, scellée par le traité de Constance (mars et juin 1474), ne lui en laissera pas le temps. L'Alsace s'est soulevée contre Charles notamment à cause de la mauvaise gestion de son bailli, Pierre von Hagenbach et aussi de son refus de la revendre à l'archiduc Sigismond d'Autriche pour le prix auquel il la lui avait achetée. C'est ainsi qu'a commencé en automne 1474 ce qu'on connaît sous le nom de Guerre de Bourgogne. Les Bernois et autres membres de la Confédération des cantons suisses, encouragés et financés par Louis XI, ont déclaré la guerre à Bourgogne le 25 octobre 1474, puis à son allié Jacques de Savoie (comte de Romont, baron de Vaud et beau-frère de Yolande de France, duchesse-régente de Savoie) le 14 octobre 1475. Les Confédérés ont d'abord enlevé quelques villes et places fortes: (Erlach en Savoie, Héricourt puis Pontarlier en Franche-Comté) avant d'envahir tout le pays de Vaud. Grandson, Orbe, Blamont, Morat, Estavayer, Yverdon, etc. tombent aux mains des Suisses.

Charles, pour répondre à l'appel de ses alliés et de ses vassaux, décide d'en finir avec les Confédérés et part en guerre contre eux. Il quitte Nancy le 11 janvier 1476 mais, trop sûr de son fait, il commet la double erreur de sous-estimer la valeur guerrière des Suisses et l'effet néfaste des retards de paiement sur l'humeur des mercenaires italiens qui composent une bonne partie de ses forces. Il est battu par les Confédérés d'abord à Grandson où ses troupes se débandent, puis surtout à Morat où son armée est taillée en pièces (2 mars et 22 juin 1476). Alors installé à Lyon, Louis XI y savoure la déroute bourguignonne.

En octobre 1476, avec une armée reconstituée vaille que vaille, Charles le Téméraire qui veut sauver le trait d'union lorrain, remet le siège devant Nancy, reprise entre-temps par René II de Lorraine. Là, refusant de se replier au Luxembourg, il trouve la mort le 5 janvier 1477 à l'inégale bataille de Nancy, vraisemblablement de la main d'un gentilhomme de Saint-Dié, le châtelain de la Tour du Mont. L'un de ses généraux, le condottiere napolitain Campo Basso, qu'il avait insulté, le trahit et passe à l'ennemi. Les restes de l'armée bourguignonne se replient vers le pont de Bouxières-aux-Dames qui permettrait de fuir vers Metz. Mais Campo Basso y attend sa vengeance. Croyant ses cavaliers fidèles à la cause bourguignonne et restés là pour leur assurer le libre passage du pont, les Bourguignons se précipitent, mais Campo Basso et, derrière lui, les Suisses massacrent les fuyards. Une sortie de la garnison de Nancy achève l'éparpillement des troupes bourguignonnes.

Trois jours après la bataille, le corps du Grand Duc d'Occident est retrouvé, nu, le visage à demi dévoré par les loups, au bord d'un des étangs dits de Saint-Jean, à l'emplacement de l'actuelle place de la Croix de Bourgogne, à Nancy; son cheval Moreau gisait à côté de lui. Une simple croix, au centre de cette place, a longtemps marqué l'endroit de sa mort (souvenir remplacé plus tard par un monument édifié à la mémoire du duc René II de Lorraine). Ramenée à Nancy, la dépouille mortelle du Téméraire fut exposée sur un lit de parade dans la maison de Georges Marqueix, au numéro 30 de la Grande-Rue (cette maison n'existe plus aujourd'hui mais son emplacement est signalé par un pavage de granit noir et blanc dessinant une croix de Lorraine où est gravée la date 1477). Elle fut ensuite inhumée sur place dans la collégiale Saint-Georges — aujourd'hui disparue —, avant d'être en 1550 transférée à Bruges, à la demande de Charles Quint, où elle repose depuis dans le somptueux tombeau que son arrière-petit-fils lui réservait.

À la mort de Charles, dernier duc de Valois-Bourgogne, le roi Louis XI enfin débarrassé de son puissant rival (en même temps que d'un vassal insoumis qui, de Péronne à Liège, l'avait en 1468 tenu à merci pendant près d'un mois) récupère ou cherche à récupérer toute la partie française de l'Etat Bourguignon. Outre la Picardie, il s'empare du duché de Bourgogne, du comté de Bourgogne (ou Franche-Comté), de l'Artois et du Boulonnais, une annexion concrétisée quelques années plus tard par le traité d'Arras (23 décembre 1482).

Entre-temps, Marguerite d'York, veuve de Charles le Téméraire et protectrice de la duchesse Marie de Bourgogne pousse celle-ci (fille et héritière du Téméraire) à épouser le futur empereur germanique Maximilien Ier de Habsbourg (1459-1519). Célébré le 19 août 1477, le mariage fait définitivement perdre à la France les Pays-Bas bourguignons (actuel Benelux) et, en fait, toute la partie territoriale de l'Etat Bourguignon (belge, luxembourgoise, allemande ou « romain-germanique ») sur laquelle la couronne de France n'a aucun droit. C'est ainsi qu'en 1493 Maximilien Ier de Habsbourg devenu veuf récupérera au traité de Senlis : la Flandre, l'Artois et la Franche-Comté.

Il faudra attendre près de deux siècles pour que le comté de Bourgogne (une terre d'empire) soit en 1678 arraché aux Habsbourg d'Autriche et d'Espagne par Louis XIV. L'héritage de Charles le Téméraire fut l'objet de nombreuses batailles entre rois de France et maison Habsbourg d'Autriche et d'Espagne pendant plusieurs générations.

Unions

Épouse, le 19 mai 1440, à Blois, Catherine de France (1428-1446) (âgée de 12 ans, morte à 18 ans, fille du roi Charles VII de France et de Marie d'Anjou).
Épouse, le 30 octobre 1454, à Lille, Isabelle de Bourbon (1437-1465), fille de Charles Ier de Bourbon, duc de Bourbon. Charles, qui voulait épouser Anne d'York, ne souhaitait pas cette union, mais son père lui rappela les termes du traité d'Arras, qui l'obligeaient à épouser une princesse du sang de France. Le mariage fut néanmoins très heureux et il en naquit la future duchesse de Bourgogne, Marie de Bourgogne (1457-1482) qui, en 1477, épousa Maximilien Ier de Habsbourg (1459-1519), futur empereur germanique.
Épouse, le 3 juillet 1468, à Damme, Marguerite d'York (1446-1503), fille du duc Richard d'York et sœur du roi d'Angleterre Édouard IV, des ducs Georges de Clarence et Richard de Gloucester (le futur roi Richard III d'Angleterre), ainsi que du comte Edmond de Rutland. L'union n'a pas donné de postérité connue.

1642 : Naissance d' André-Charles Boulle (1642-1732), maître ébéniste sculpteur, fondeur, ciseleur, doreur, peintre et dessinateur français du XVIIe siècle,

Biographie


André Charles Boulle est issu d'une famille catholique. C’est le fils de Jean Boulle, menuisier en ébène, né en Gueldre allemande. De 1666 à 1676, il a son propre atelier où travailleront jusqu'à 40 personnes, dont ses propres fils. À partir de 1672, le roi Louis XIV, sur les conseils de Colbert, qui le considère comme « le plus habile ébéniste de Paris », lui offre un logement au Louvre. Il y vivra jusqu'à sa mort à l'âge de 89 ans. Il s'est vu attribuer la place de Jean Macé, autre grande figure de l’ébénisterie. Être admis au Louvre est un signe de la faveur royale, mais c’est aussi un privilège de liberté par rapport aux Corporations (ou guildes, communautés structurées pratiquant le numerus clausus et définissant les règlements d’une profession sous l’Ancien Régime). Considéré comme le plus célèbre ébéniste de l’histoire, il introduisit en ameublement l’art du bronze doré, qu’il sculptait, fondait, ciselait et dorait lui-même, et le porta à un point de noblesse et d’excellence sans comparaison en son temps.
Il diffusa en France une technique, utilisée plus tard en Italie et en Hollande, consistant à incruster les meubles avec, entre autres matériaux, de l’écaille de tortue, de la corne, de l'étain, du laiton ou du cuivre. C'est la fameuse marqueterie Boulle qui porte aujourd'hui son nom. Il confectionna, avec cette technique, de nombreux boîtiers de pendules pour les plus fameux horlogers, dont ceux du roi Balthazar Martinot, Isaac et Jacques Thuret.
Collectionneur d'Art passionné et déraisonnable, il sera plusieurs fois proche de la ruine financière et devra son salut à une intervention du roi soleil Louis XIV dont il est alors « premier ébéniste ». Pour l'anecdote, mentionnons que la collection d'art de Boulle, composée d'œuvres très diverses, connue en son temps comme une des plus belles et des plus complètes (Rubens, Van Dyk, Mignard, Snyders, Bourdon, Le Brun et bien d'autres), estimée alors à 370 770 livres, disparut presque entièrement dans un incendie sans doute criminel qui se déclara le 30 août 1720 à trois heures du matin.
Il continua à diriger son atelier jusqu'à sa mort.


Quatre de ses fils poursuivirent son œuvre :
Jean-Philippe (1678-1744)
Pierre-Benoît (1680-1741)
André-Charles II dit « Boulle de Sève » (1685-1745)
Charles-Joseph (1688-1754)
Les marqueteries dans le genre de Boulle eurent également du succès sous le règne de Louis XVI et sous celui de Napoléon III.
Il publia un recueil de « Nouveaux dessins de meubles et ouvrages de bronze et de marqueterie ».
Une des plus célèbres écoles d'Arts Appliqués de Paris porte son nom, c'est l'école Boulle.


Recouverte de marqueterie d'écaille et de cuivre, la Commode Mazarine de l'ébéniste André Charles Boulle était destiné à la chambre de Louis XIV au Grand Trianon de Versailles.


Exceptionnelle armoire monumentale par André-Charles BOULLE , A deux portes dont les panneaux sont richement marquetés de bois polychromes avec vases de fleurs sur un socle. Les côtés sont également marquetés d'un décor de deux perroquets perchés sur un tronc d'arbre que survole un papillon. Les pilastres et la plinthe sont en première partie sur fond d'ébène et rinc ..



1729 : Naissance de Louis Antoine de Bougainville (1729-1811), navigateur, autour du premier monde entreprit un français, entre le 15 décembre 1766 et le 16 mars 1768.

Biographie

Né à Paris le 11 novembre 1729, fils d'un notaire de Paris , avocat au Parlement de Paris entré ensuite aux Mousquetaires noirs, mathématicien, il publie à l'âge de 25 ans , un Traité de Calcul Intégral. En 1755, on le nomma secrétaire de l'ambassadeur de France à Londres, où l'on s'empressa de l'admettre au nombre des membres de la Société Royale. En 1759 il combat comme capitaine de Dragons au Canada, puis fait campagne en Allemagne avec le grade de colonel. Après la paix, en 1763 il passe dans la Marine comme capitaine de vaisseau. En 1766, M. de Bougainville reçut le commandement de la frégate la Boudeuse et de la flûte l'Étoile et mit à la voile, en décembre, pour un voyage de découverte. Après avoir, d'abord, remis les îles aux Espagnols, il se livra tout entier à son expédition. Il fit escale à Buenos-Ayres, franchit le détroit de Magellan, visita l'archipel Tuamatu et Tahiti. Il traversa l'Océan Pacifique, découvrant les Îles des Navigateurs, les Nouvelles-Hébrides et les Îles Salomon.
La Boudeuse

En 1769 la flotte du chevalier de Bougainville, débarque aux Falklands et en prend possession au nom de Louis XV. Mais, devant les violentes protestations des Espagnols qui revendiquent ces îles comme faisant partie de l'Amérique du Sud, il devra leur restituer l'archipel après une négociation qui sera favorable à la France. Il compense cet échec en faisant route vers la Chine pour reconnaître l'océan Pacifique à bord de la frégate La Boudeuse. Suivant, sans le savoir, la mème route que l'Anglais Wallis quelques mois avant, il découvre Tahiti, et laisse une description paradisiaque de ce temple de la nature et de la sensualité appelé " la nouvelle Cythère ".

De retour de cette expédition, l'équipage. décimé par le scorbut. doit son salut à la consommation de rats. On sait de nos jours que le sang de ces rongeurs fixe la vitamine C, ce qui jugula l'épidémie. Bougainville est cependant plus lucide que ses compagnons quant à la vie idyllique de la société polynésienne. Comme chez les Indiens du Canada, il y retrouve guerre, esclavage, et même sacrifices humains. Il demeure très sarcastique dans son journal à propos de Rousseau et des théories de son époque sur le bon sauvage.

Ce "voyage autour du monde" est pourtant celui d'un philosophe et de son équipage, éclairés par les lumières du XVllle siècle. L'Europe y puise pour 200 ans une utopie du bonheur et la justification de l'idée coloniale Cette expédition est la dernière effectuée par un humaniste : avec Cook vient le temps des spécialistes et des mesures scientifiques du XIXe siècle. Diderot lance le débat en annonçant dans son Supplément au voyage de Bougainville la déchéance accrue de la société polynésienne avec l'arrivée des Européens, comme l'avait lui même pressenti l'amiral de Bougainville.

Promu chef d'escadre en 1779 il participe avec d'Estaing à la guerre d'Indépendance Américaine (prise de Grenade, siège de Savanah). Il joue un rôle pépondérant à la tête d'une division, auprès de de Grasse, lors de la victoire de Cheasapeake.

La bataille des Saintes, où De Grasse est battu et fait prisonnier, le voit moins brillant. Après la guerre et la libération de de Grasse il subit des remontrances du conseil de guerre. Il est néanmoins nommé vice-amiral en 1790 et commandant de l'escadre de Brest. Arrété en 1793 il est sauvé par le 9 thermidor. Sénateur et comte sous l'Empire il meurt le 31 août 1811 à Paris , après 82 ans d'une vie bien remplie !

1821 : Naissance de Fedor (Fiodor) Mikhaïlovitch Dostoïevski (1821-1881), romancier : Les Pauvres Gens, Les Annales de Pétersbourg, Polzounkov, Les Nuits blanches, Le Mariage sous l’arbre, Le Mari jaloux, Humiliés et offensés, Le Crocodile, Crime et Châtiment, Discours sur Pouchkine, ...

















“La pire des souffrances est celle de ne plus pouvoir aimer.”


Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski naquit à Moscou, dans l’hôpital dont son père était le médecin. Il eut une enfance maladive, une jeunesse difficile ; ses études paraissent avoir été réduites à une instruction primaire. Il entra vers 1840 à l’Ecole des ingénieurs militaires, à Saint-Pétersbourg, et en sortit, ainsi que son frère, avec le grade de sous-lieutenant. Mais il démissionna en 1844, et publia son premier ouvrage : Les Pauvres gens. Le succès qui accueillit ce court roman faisait présager au jeune écrivain la plus brillante carrière : "Un nouveau Gogol nous est né !" s’était écrié Bielinski. Mais Dostoïevski fut impliqué dans la conspiration de Pétrachevski, arrêté, et condamné à mort. Sa peine fut commuée en celle de l’exil en Sibérie. Il était aux travaux forcé pendant quatre ans quand il fut gracié par le tsar Alexandre II qui venait de monter sur le trône et qui accordait l’amnistie à toute une catégorie de condamnés politiques.
Revenu à Saint-Pétersbourg, Dostoïevski écrivit les Souvenirs de la maison des morts (1863), journal de sa captivité en Sibérie. Il épousa en 1861 une veuve, Mme Issaïew ; cette femme dépensière et le fils qu’elle avait de son premier mariage ne le rendirent pas heureux. Il était lui-même joueur incorrigible, et il sollicitait humblement des avances de ses éditeurs. Ajoutons que sa santé, très ébranlée par ses quatre années de Sibérie, ne lui permettait pas de compter sur un travail suivi ; il avait fréquemment de terribles crises d’épilepsie, d’où il sortait brisé, ce qui explique son besoin de solitude et son caractère farouche. C’est pendant un séjour à Wiesbaden qu’il entreprit le roman qui reste son chef d’œuvre : Crime et châtiment, paru en 1866. L’effet en fut considérable.
A cette époque, il perdit sa femme, et il se remaria avec une jeune fille qui lui servait de secrétaire, Anna Snitkiva, intelligente, véritable collaboratrice de son œuvre, et qui, après sa mort, publia une partie de sa correspondance. Pendant quatre ans, il voyagea : il vécut à Berlin, à Varsovie, à Paris, et donna Les Possédés, L’Idiot, Les frères Karamazov. Rentré en Russie, il y fut accueilli avec enthousiasme ; chargé de prononcé un discours à l’inauguration du monument de Pouchkine, il obtint une sorte de triomphe.
Quand il mourut, en janvier 1881, toute la population de Saint-Pétersbourg assista à ses obsèques.

1845 : Naissance de Jules Bazile dit Jules Guesde (1845-1922) , journaliste, fondateur du journal "l'Egalité", fondateur du parti politique "Parti ouvrier" devenu "Parti ouvrier français", devenu par fusion, le "Parti Socialiste français", député, ministre d'état.

Né le 11 novembre 1845, dans la banlieue de Paris, Jules Guesde, de son vrai nom Jules Basile.
Jules Guesde reçut une formation classique complète et la tradition veut que, dès onze ans, la lecture des Châtiments ait fait de lui un républicain et que celle de la Critique de la raison pure l’ait éloigné d’une religion, au reste modérée. À la fin de l’Empire, il se fait journaliste et part à Toulouse puis à Montpellier où, le 1er juin 1870, il devient secrétaire de rédaction du journal Les Droits de l’homme. Au commencement de la guerre franco-prussienne, il est condamné à six mois de prison pour avoir situé l’ennemi non sur le Rhin mais aux Tuileries.
Après avoir soutenu le gouvernement de la Défense nationale, Guesde s’indigne de l’armistice, ce « spectacle écœurant de la République vendue et livrée par des mains républicaines » et prend parti pour la Commune de Paris sans nullement la considérer comme une tentative socialiste, et sans y participer directement. L’horreur de la répression inspire son célèbre Livre rouge de la justice rurale. En juin 1871, il s’exile à l’étranger où il restera jusqu’en 1876. Jacobin et proche des radicaux à ses débuts c'est en Suisse durant son exil que Guesde découvre le socialisme.


L'anarchie


En 1872 à Rome, Guesde écrit " Mensonge la proprieté que la Contitution de 91 range "parmi les droits naturels et imprescriptibles de l'homme" pour qui, non seulement ne possède pas, mais manque des instruments de travail et doit lui même servir d'instrument de fortune d'autrui.... Mensonge, l'accessibilité de tous aux fonctions publiques, pour la masse des salariés, éloignés par la misère des écoles supérieure, des facultés, pour ne pas dire de l'école primaire et condamnés à la manufacture dès l'age de 10 ans. Mensonge la liberté de travail ... pour qui n'a ni terre, ni capital, ni crédit. Mensonge, l'electorat pour qui ne sait pas lire ou est a la merci d'un maitre qui lui demande son bulletin de vote". S'en est fini pour Guesde du radicalisme.C'est par le courrant anti-autoritaire de la Premiere Internationale (AIT), que Guesde découvre le socialisme. La Suisse est devenu la patrie des exilés de la Commune et le lieu de résidence de membres influents de l'Internationale comme James Guillaume. C'est ce dernier qui aprés avoir raillé, Guesde le Jacobin, le converti à l'anarchie. J.Guillaume fait de lui jusqu’en 1873 un anarchiste convaincu qui lutte, aux côtés des bakouninistes, contre l’« autoritarisme » de Marx. A l'époque pour Guesde il faut attaquer l'autorité sous ses 3 formes : politique (l'état), économique et morale. Guesde fait ces classe au sein de la Fédération Jurassienne ou il milite pour l'autonomie des sections et combat le centralisme autoritaire de Marx qui désire faire de l'AIT une organisation centralisée.
À Milan, à partir de 1874, des lectures nouvelles et la connaissance directe du mouvement socialiste local commencent à infléchir sa pensée vers le socialisme, comme le montrent son Essai de catéchisme socialiste (ouvrage dans lequel quelque relents anarchistes subsistent notamment dans le chapitre sur l'état.) , qu’il faut sans doute dater de 1875, et son essai De la propriété , qui ne peut être antérieur à 1876 .


Père fondateur du premier parti ouvrier français.


De retour en France, il va découvrir le marxisme grâce au cercle de jeunes gens du café Soufflet et à un journaliste allemand, Karl Hirsch. Il fonde alors le premier journal marxiste français, un hebdomadaire, L’Égalité , qui va paraître, non sans interruptions, de novembre 1877 à 1883. Journal assez eccletique puisque des écris de Marx cotoient ceux des libertaires Reclus et Costa. Guesde lui-même conserve des reste de Bakounisme dans sa pensée. La bourgeoisie qui craint un retours de la Commune, empeche le développement des idées socialistes, c'est donc naturellement que Guesde, des membres de L'Égalité et les délégués de 6 chambres syndicales de Paris se retrouvent devant les tribunaux pour avoir braver l'interdiction gouvernementale de convoqué à Paris un congrès ouvrier en 1878. Guesde présente la défense collective. C'est l'attaque : il dresse l'acte d'accusation du capitalisme et de la République. Guesde est le plus lourdement condamné : 6 mois de prison et 200 franc d'amende. Jules Guesde est incarcéré à Ste-Pélagie. Grand orateur, a sa sortie Guesde précipite les fiancialles du mouvement ouvriers français(longtemps rétissant) avec le Marxisme. C'est au congrès de Marseille, en Octobre 1879, qu'a lieu la cérémonie : le congrès se proclame congrès ouvrier socialiste et adopte une déclaration inspiré par Guesde :
" l' appropriation collective de tous les instruments de travail et forces de production doit etre poursuivie par tous les moyens possibles."
En mai 1880 Guesde ira à Londres demander à Marx et à Engels de cautionner le programme du Parti ouvrier dont le principe a été décidé à « l’immortel congrès » de Marseille (1879), il est déjà pour l’essentiel « marxiste », et le guesdisme, terme de dérision utilisé par ses adversaires, est en train de naître.


Gourou d'une secte Messianique


Les militants qui se sentaient en accord avec Guesde s’organisèrent en effet dès le début, comme Marx l’avait préconisé, en un parti qui se voulut d’un type nouveau. Le Parti ouvrier français naît officiellement au congrès du Havre (nov. 1880), mais, à la suite de rapides et successives scissions, on ne peut le dire « guesdiste » qu’à partir du congrès de Roanne (oct. 1882). Il conservera ses traits essentiels jusqu’à ce qu’il se fonde dans la S.F.I.O.
Sa période d’ascension dure jusqu’en 1893. De secte minuscule (pas plus de 2 000 membres en 1889), il se transformera en parti capable de conquérir, dès 1892, plusieurs grandes municipalités. Parti nouveau, il l’est d’abord par son objectif : être « l’instructeur et le recruteur » du socialisme révolutionnaire, ce qui suppose journaux, brochures et meetings. Il l’est aussi par son organisation : les « agglomérations » de base se fédèrent, un conseil national stable est responsable devant un congrès qui devient annuel. Il l’est encore par ses liens internationaux avec les autres partis socialistes, en particulier le Parti social-démocrate allemand. Il l’est enfin par ses militants : l’origine ouvrière de la majorité d’entre eux, leur dévouement total, la fameuse « discipline guesdiste » et jusqu’à leur costume.
Si les guesdistes sont convaincus de la nécessaire supériorité du parti sur les syndicats, au point de faire de la Fédération nationale des syndicats qu’ils contrôlent entre 1886 et 1894 un organisme subordonné, voué au corporatisme (ce qui déclenchera chez de nombreux travailleurs une incoercible méfiance à leur égard), il faut reconnaître cependant qu’il n’y eut jamais un seul, mais plusieurs guesdismes.
Non seulement les francs-maçons forment une véritable coterie dans le parti, mais encore on peut admettre l’existence, sur une base régionale, de deux guesdismes : un guesdisme du Nord à forte implantation ouvrière (métallurgie, verrerie, textile, peu dans les houillères), qui a progressé dans une population dépourvue souvent de vieilles traditions démocratiques et qui apparaît d’emblée comme l’organisateur de la lutte des classes ; un guesdisme du Midi, qui prend le relais d’un radicalisme décevant et dont les cadres appartiennent souvent à la petite, voire à la moyenne bourgeoisie.
En 1882, Guesde retourne en prison pour 6 mois accompagné de Lafargue qui est venu s'installer a Paris et qui est tres vite devenue le numéro deux du parti. Cette fois Guesde est condamné pour exitation à la Guerre civile. Devant le tribunal il dit :" Non je n'ai pas fait appel au meutre et au pillage... Mais j'ai fait appel à la force. Loin de la répudier, je compte sur elle. Elle est l'instrument de toute les transformations. En la proclamant, en invitant le prolétariat à ne compter que sur lui même et à se tenir prêt, je fais de l'histoire et je ne commets pas de crime... C'est une révolution qui nous a donné l'égalité devant la loi ; une autre le suffrage universel ;une autre, la forme républicaine dans le domaine économique. Je ne suis que logique en comptant sur une révolution nouvelle pour obtenir l'égalité dans les moyens de production, le suffrage dans l'atelier, la république dans le domaine économique."
Guesde retourne en 1885 devant les tribunaux cette fois en compagnie de l'anarchiste Louise Michel et toujours de Lafargue. Dans sa défense il reprend ses arguments developpés 3 ans auparavant. "Non pas que je n'aie parlé de du "fusil libérateur". Je ne renie aucun de mes mots. Mais ce fusil n'était pas dirrigé contre un homme dont la peau ne nous importe ni peu ni prou. C'était le fusil de vos grandes journées, Messieur de la bourgeoisie, le fusil du 14 juillet et du 10 aout, le fusil de 1830 et de 1848, le fusil du 4 septembre 1870. Il a porté au pouvoir le tiers-état. Il y portera -et avec autant de droit- la classe ouvrière. Car, à moins que vous n'ayez la prétention de monopolisé la révolution comme vous avez déjà monopolisé la propriété, je ne vois pas sur quoi vous pourriez vous fonder pour interdire à l'affranchissement prolétarien l'emploie de cette force qui vous a affranchi à votre heure." Comme ses coinculpés, il est acquitté par le jury populaire.
La capacité des guesdistes à conduire de grandes batailles a souvent, et non sans raison, été mise en doute : ils n’ont pas mobilisé la classe ouvrière pour d’importantes réformes, ils n’ont que tardivement participé à l’affaire Dreyfus, ils ne sont pas parvenus à entraîner dans l’action la paysannerie pauvre, ils ont longtemps gardé une grande méfiance à l’égard de l’unité socialiste. En fait, lorsque Guesde et ses amis refusent de prendre la tête d’une bataille passagère, c’est en général parce que l’enjeu leur en paraît dérisoire en régime capitaliste et qu’ils croient plus utile de développer leur organisation. Surtout, le guesdisme a ses heures de sursaut : dans les années 1890, il a été l’organisateur des premières journées du 1er-Mai ; de 1889 à 1904, devant la montée du millerandisme et l’idéologie du Bloc des gauches, à l’appel de Guesde et de Paul Lafargue, il crée avec les blanquistes le Parti socialiste de France et exige, finalement avec succès, que l’unité socialiste se fasse sur la base de la condamnation de toute tactique participationniste.


La S.F.I.O.


La fondation de la Section française de l’Internationale ouvrière en avril 1905 marque donc en apparence la victoire des guesdistes. Qu’en est-il en réalité ?
Ce qu’apportent les guesdistes à la S.F.I.O., ce n’est pas seulement leurs qualités d’organisateurs, leur pédagogie simple, leur hebdomadaire, Le Socialiste , c’est aussi un appareil qui tend assez souvent à se nourrir de lui-même. Les délégués guesdistes font bloc dans les congrès. Ils tentent d’obtenir – en vain – une organisation régionale du parti, où triompherait leur coordination. Ils parviennent à conserver le contrôle d’une vaste entreprise d’édition, l’Encyclopédie socialiste , dont l’un des leurs, Compère-Morel, a eu l’initiative.
Pourtant, dès lors que les amis d’Édouard Vaillant se détournent d’eux sur quelques problèmes essentiels – politique internationale, rapports avec les syndicats –, ils ne peuvent infléchir la S.F.I.O. de façon décisive, et l’animosité que la majorité syndicaliste révolutionnaire de la Confédération générale du Travail (C.G.T.) éprouve à leur égard les prive de tout soutien extérieur nouveau.
La sclérose menaçait le guesdisme depuis longtemps, et d’abord sous une forme particulièrement insidieuse : le divorce entre le verbe, resté révolutionnaire, et la pratique devenue bien souvent réformiste. Guesde, pourtant, restait capable de coups d’éclat : le 31 mars 1910, d’accord pour une fois avec la C.G.T., il fut le seul élu de la S.F.I.O. à voter contre la loi des retraites ouvrières et paysannes, où il voyait, en raison du prélèvement opéré sur les salaires, un « vol législatif » ajouté « au vol patronal ». Surtout, le guesdisme s’avéra incapable d’analyser les changements survenus à la fin du XIXe siècle et au début du XXe dans l’économie, la société, la vie politique. Limitant ses objectifs à la préparation de la conquête de l’État par le parti socialiste, il ne sut ni comprendre les aspirations révolutionnaires qui s’incarnaient dans le nouveau syndicalisme, ni saisir la signification de l’expansion coloniale, ni estimer la gravité de la menace de guerre : à ces militants qui se disaient porteurs de l’orthodoxie marxiste, l’impérialisme resta pour l’essentiel étranger.
La guerre, la révolution russe, la fondation du Parti communiste français atteignent un Guesde plus vieilli encore que le guesdisme. Totalement rallié à l’Union sacrée, celui qui avait toujours refusé toute participation socialiste à un ministère bourgeois entre le 27 août 1914 comme ministre d’État dans le gouvernement français et y reste jusqu’en décembre 1916. En octobre 1917, il s’inquiète des conséquences de la révolution bolchevique sur la défense nationale. En décembre 1920, s’il ne participe pas au Congrès de Tours, il y cautionne le courant favorable au maintien de la « vieille maison ». Peu avant sa mort, survenue le 28 juillet 1922, il laissa toutefois ce message : « Veillez sur la révolution russe. »

Défricheur du socialisme en France il en a presque exploré toute les voix, son oeuvre est pleine de contradictions, partissant tantôt du parlementarisme tantôt conscient de ces limittes " Le jour ou le midi sera organisé aussi completement que le nord pas de calais non je n'attendrai pas une hypothètique majorité. Nous nattendrons pas d'avoir la majorité dans toutes la france." Opposé à toute participation à des ministeres bourgeois il devient ministre au pire des moment pour un socialiste lors des boucheries de 14-18. Les exemples de ce style foissonnent dans la vie de Guesde.
C'est sans doute pour cela que toute les familles du socialismes en France peuvent se réclamer de l'héritage de Guesde.
Des hommes comme Cachin et bien sur Jaurès lui doivent leur entrer en politique. Jaurès avec lequel il s'opposera leurs de nombreux meetings qui tous tourneront à l'avantage de Guesde. Jaurès à qui Guesde reprochait sa volonté de participer a des gouvernements bourgeois(sic), à qui il reprochait avec sa nouvelle méthode d'appeler le prolétariat à " monter la garde autour de la république de ses maitres". Guesde qui face à son disciple lui recommande de rester "classe contre classe", et qui au meeting de Lille le 26/11/1900 devant 8000 personnes et devant Jaurès exorte la classe ouvrière "à ne pas suivre le réformisme jauressiste."
Mort dans une extreme pauvreté, comme il a toujours vaincu, c'est un des derniers élus ouvriers pour qui le statut d'élu n'a pas été une promotion sociale. A sa mort c'est l'ensemble de la famille socialiste qui lui rend hommage.

1864 : Naissance de Maurice Leblanc (1864-1941) , écrivain créateur de "Arsène Lupin"

Biographie



Maurice Leblanc est né le 11 novembre 1864 à Rouen. Le père de Maurice Leblanc était armateur. Orphelin de mère, il a été mis au monde par le chirurgien Achille Flaubert, frère de Gustave. Sa sœur cadette était la cantatrice Georgette Leblanc. Il refuse la carrière que son père lui destine dans une fabrique de cardes et « monte à Paris » pour écrire. Il est d’abord journaliste, puis romancier et conteur (Des couples, Une femme, Voici des ailes). Il éveille l’intérêt de Jules Renard et Alphonse Daudet, sans succès public. En 1901, il publie L'Enthousiasme, roman autobiographique. Il fréquente les grands noms de la littérature à Paris : Stéphane Mallarmé ou Alphonse Allais.
En 1905, Pierre Laffitte, directeur du mensuel Je sais tout, lui commande une nouvelle : L'Arrestation d’Arsène Lupin - nom emprunté au conseiller municipal de Paris Arsène Lopin. Deux ans plus tard, Arsène Lupin est publié en livre.


La sortie d’Arsène Lupin contre Herlock Sholmes mécontente Conan Doyle, furieux de voir son détective Sherlock Holmes ridiculisé. Maurice Leblanc s’est inspiré de l’anarchiste Marius Jacob, qui commit 150 cambriolages qui lui valurent 23 ans de prison.
Radical-socialiste et libre-penseur, Leblanc s’embourgeoisa avec l’âge et la Première Guerre mondiale. Il aurait déclaré : « Lupin, ce n’est pas moi ! » Dès 1910, il tentera de tuer son héros dans 813, mais il le ressuscite dans Le Bouchon de cristal, Les Huit Coups de l’horloge, La Comtesse de Cagliostro, ...
Son œuvre inspira Gaston Leroux (Rouletabille), ainsi que Souvestre et Allain (Fantômas). Une Association des amis d’Arsène Lupin a été fondée ; elle est présidée en 2004 par Lydie Dabirand. Les exploits d’Arsène Lupin se déroulaient dans la capitale et dans le pays de Caux, qu’il connaissait bien : collectionneur de cartes postales, il avait recensé quatre cents manoirs entre Le Havre, Rouen et Dieppe. Les lupinophiles arpentent les lieux cités dans les intrigues de Leblanc en Normandie : Étretat et le trésor des rois de France, Tancarville, le passage souterrain de Jumièges devant mener au trésor médiéval des abbayes... La piste des sept abbayes du pays de Caux reliées entre elles dessinerait la Grande Ourse et permet de retrouver l’étoile d’Alcor.
Il confiera cette dernière citation : « Bien qu’Arsène Lupin fût un accident dans ma carrière, il devint le début de ma gloire. Un heureux accident en fait : il fut pour moi un excellent ami, cet Arsène. »

Le succès d'Arsène Lupin l'accompagnera toute sa vie, jusqu'à son décès en 1941, à Perpignan où il s'était réfugié pour fuir l'occupant avec sa femme, son fils Claude, sa belle-fille et Florence, sa petite-fille.
Maurice Leblanc est enterré au cimetière du Montparnasse.


LA FILMOGRAPHIE :


Dés 1919, les studios d’Hollywood achètent des droits pour porter à l’écran Les dents du tigre et 813. En 1932, Jack Conway réalise Arsène Lupin et en 1938 les spectateurs peuvent regarder Le retour d’Arsène Lupin. Il faudra attendre 1937 pour que le premier Lupin soit porté à l’écran en France avec Arsène Lupin détective de Henri Diamant-Berger. Cependant, les séries télévisées ne mettent pas notre héros en valeur avec un George Descrières un peu poussif. Mais, il est très difficile de faire passer à l’écran un personnage qui change en permanence d’aspect ou de milieu social comme vous allez le découvrir dans la page sur Arsène Lupin.

1869 : Naissance de Victor-Emmanuel III de Savoie (1869-1900) , roi d'Italie, empereur de l'Empire d'Afrique Orientale Italienne (Erythrée, Somalie, Etiopie).

Biographie


Victor Emmanuel III est né à Naples le 11 novembre 1869, fils du roi d'Italie Humbert 1° et de Marguerite de Savoie-Gênes.
Petit-fils de Victor-Emmanuel II et fils de Humbert Ier, Victor-Emmanuel III devint roi après l'assassinat de cedernier.
Souffrant de sa petite taille, mais doté d'un esprit ouvert, il avait épousé en 1896 la fille du prince Nicolas de Monténégro.
Intéressé par les questions sociales (on le surnommait même le «roi socialiste»), il se détacha progressivement de l'alliance allemande et fera entrer son pays dans la guerre, en 1915 aux côtés des Alliés.
En 1922, dans un contexte social et économique dramatique, il ratifie le coup de force de Mussolini, à qui, il confie le pouvoir.
Bientôt débordé par les fascistes, il reçoit les titres d' empereur d'Ethiopie (1936) et de roi d'Albanie (1939) mais est privé de la réalité du pouvoir.
Les revers de l'Italie, alliée à l'Allemagne de 1940 à 1943 l'amènent à arrêter Mussolini (juillet 1943) mais la monarchie est discréditée ; pour tenter de la sauver, il remet les pouvoirs à son fils Humbert II en juin 1944 et abdique en sa faveur le 9 mai 1946, mais la monarchie était trop compromise pour survivre: un mois plus tard, les Italiens choisissaient la république.
Victor-Emmanuel III dut s'exiler à Alexandrie (Egypte) où il meurt le 28 décembre 1947.

1885 : Naissance de Georges S Patton ,(1885-1945), militaire américain libérateur, avec ses blindés, d'une partie de la France à la fin de la deuxième guerre mondiale.

Jeunes années


George Smith Patton naquit le 11 novembre 1885 en Californie. Fils d'une famille aisée et petit-fils d'un officier général confédéré lors de la Guerre de Sécession, Patton suivit un enseignement, dispensé par ses parents, fondé sur la littérature classique, la mythologie, l'histoire ainsi que la morale chrétienne . Il parlait, outre l'anglais, le français et lisait les œuvres classiques grecques et latines dans le texte (notamment Thucydide et Jules César). Il était un fin connaisseur de l'Histoire de France, de Grande-Bretagne et des États-Unis. Un brillant historien militaire et un génial tacticien.
C'est seulement en 1897 que Patton intégra le cycle scolaire « classique », sans savoir ni lire ni écrire mais avec un physique d'athlète.
Comme George Marshall, Patton étudia à l'Institut militaire de Virginie (Virginia Military Institute) puis il intégra l'Académie militaire de West Point dont il sortit diplômé en 1909 en tant qu'officier de cavalerie (sous-lieutenant).
Bon athlète, Patton participa, avec l'accord de l'État-major, aux Jeux olympiques de Stockholm en 1912. Il termina cinquième du pentathlon. C'est également en 1912 qu'il rédigea en France un mémoire sur les tactiques militaires les plus adaptées au bocage normand. Patton était un homme issu d'une famille très riche et il épousa la fille d'un magnat du textile, Beatrice Banning Ayer, dont la fortune dépassait la sienne, ce qui leur permit de vivre sans soucis matériel. George Patton n'avait pas besoin de sa solde pour vivre, mais il avait besoin de l'armée pour exprimer ce qu'il était dans l'âme : un soldat.

Première Guerre mondiale

En 1913 il fut affecté à Fort Riley et Fort Bliss sous les ordres du déjà célèbre général Pershing qui le prit sous son aile. Sous les ordres de ce dernier, Patton participa en 1916 au Mexique, à des raids contre Pancho Villa. Il livra même un duel au pistolet contre l'un des chefs d'état-major de Villa, qui y perdit la vie.
L'entrée en guerre des États-Unis lors du premier conflit mondial en 1917, donna au fougueux lieutenant-colonel Patton la possibilité de retourner en Europe. Appartenant à la force expéditionnaire américaine (AEF), il forma et organisa la 1re brigade de chars d'assaut près de Langres (en France). Lors de la première opération de l'armée américaine sur le sol français, il reçut la charge de commander la contre-offensive de Saint-Mihiel en septembre 1918, après laquelle il obtiendra le grade provisoire de colonel.
Blessé lors de l'offensive de Meuse-Argonne, il fut decoré de la Distinguished Service Cross et de la Distinguished Service Medal
Ironie du sort, l'impétueux colonel fêta ses 33 ans le jour même de l'armistice. Il fut rétrogradé au grade de commandant pour faute grave.

Entre-deux-guerres

L'entre-deux-guerres permettra à Patton de valider en 1924 le diplôme de la Command and General Staff School et, en 1932, celui de l'Army War College. Il fit la connaissance d'Omar Bradley qu'il retrouvera plus tard en Europe. Il écrivit des articles sur les tactiques des tanks des forces blindées, suggérant de nouvelles méthodes pour utiliser ces armes. Cette longue période lui permet aussi de publier sur le jeu de bridge après y avoir souvent joué avec Eisenhower. La plupart des finales fédérales de bridge-contrat disputées en France en ce début de IIIe millénaire suivent son mouvement Patton.
En 1938, Patton reçut l'ordre de rejoindre le général George Marshall afin d'intégrer son État-major. En juillet 1940, Patton prit les commandes d'une brigade de la Deuxième Division blindée à Fort Benning et alla même jusqu'à payer avec ses propres deniers des pièces détachées pour ses chars. Moins d'une année plus tard, il fut nommé au grade de général de brigade et prit la responsabilité de la division.

Seconde Guerre mondiale

En 1941, alors que les États-Unis déclaraient la guerre au Japon suite à l'attaque de Pearl Harbor, « le vieux, sang et tripes » (surnom donné par ses hommes) obtint le grade de général de division.

L'Afrique du Nord

En 1942, les alliés préparèrent l'opération Torch, qui prévoyait un débarquement en Afrique du Nord française (Maroc et Algérie).
Patton, nommé pour prendre le commandement des troupes terrestres destinées à débarquer au Maroc fut très critiqué par les Britanniques. Ceux-ci lui reprochaient son manque de rigueur. Ils peinaient à comprendre un général qui portait deux colts à crosses en ivoire au ceinturon... Heureusement, Einsenhower, général en chef des forces alliées en Europe soutenait son turbulent subordonné. Un officier qui prenait, néanmoins, soin des familles de ses hommes car Patton, ayant organisé un réseau de renseignement sur les familles de ses soldats avec l'aide de son épouse, tenait ses soldats au courant de ce qu'il se passait dans leur familles.
Le 8 novembre 1942, le débarquement eut lieu. Après quelques combats, le Maroc français fut occupé et Patton prit alors un rôle diplomatique et militaire.
De son côté, Rommel, chassé d'Égypte et de Libye par la VIIIe Armée britannique avait installé son Afrika Korps en Tunisie. Il ne cessait d'y recevoir des renforts, dont un bataillon de Panzerkampfwagen VI Tiger et la 10e Panzer-Division. Le « Renard du désert » donna une leçon aux troupes inexpérimentées du Deuxième corps lors de la bataille de Kasserine. Eisenhower nomme alors Patton pour rétablir la situation et remonter le moral des soldats. L'effet recherché ne se fit pas attendre puisque Patton, en coopération avec les troupes britanniques et françaises commandées par le général Montgomery, contre-attaqua à Gafsa. Il obtint quelques semaines plus tard la reddition des Allemands. Ces derniers perdirent 250 000 hommes au cours de cette campagne.

La Sicile

Après la campagne de Tunisie, les alliés étaient maîtres de l'Afrique du Nord. La reconquête de la Sicile aurait permis le contrôle total de la Méditerranée. Patton prit le commandement de la VIIe Armée US chargée de débarquer au sud de la Sicile en compagnie de la VIIIe armée britannique du général Montgomery : l'opération Husky était lancée. Une véritable course de vitesse s'engagea entre les deux armées alliées. Palerme puis Messine tombèrent entre les mains de Patton le 17 août, au nez et à la barbe des Tommies de Montgomery.
Sa carrière faillit prendre fin en août 1943 quand il gifla et injuria deux soldats malades lors d'une visite d'un hôpital militaire. Patton crut que les soldats étaient des lâches réfugiés à l'arrière car ils n'avaient pas de blessures visibles (ils souffraient en fait de troubles psychologiques dus aux combats). Cette affaire causa une certaine émotion aux États-Unis et Patton dut faire des excuses publiques. De plus il fut déchargé de son commandement de la VIIe Armée avant la poursuite de l'offensive en Italie. Il subit alors une mise en quarantaine à Malte puis en Grande-Bretagne et passa une année complète loin des champs de batailles.

La Normandie

Dans la période précédant l'invasion de la Normandie, Patton donna des interviewes en tant que commandant du Premier Groupe d'armée (fictif) américain, dont l'intention était de débarquer en France par le Pas de Calais. Cela faisait partie de la campagne de désinformation alliée : l'opération Fortitude. Les Allemands considéraient Patton comme le meilleur général allié, par conséquent le commandement de cette armée par lui renforçat leur croyance dans un débarquement dans le Pas-de-Calais par l'armée de Patton.
Après l'invasion normande, Patton fut placé à la tête de la 3e armée américaine, qui était sur l'aile droite des forces alliées, sous les ordres d'Omar Bradley, l'un de ses bras droit en Afrique du Nord. Il mena cette armée durant l'opération Cobra dont le but était de percer le front allemand dans le Cotentin. Patton participa à cette percée, prenant Avranches et pénétrant en Bretagne avant ensuite de se déplacer du Sud vers l'Est, en prenant à revers plusieurs centaines de milliers de soldats allemands dans la poche de Falaise. Patton employa la propre tactique de l'attaque-éclair allemande, en parcourant près de 1 000 km en seulement deux semaines. Avec le recul, les historiens pensent que Patton a été l'un des premiers stratèges à envisager la Blitzkrieg dès les années 1930. Or c'est en Normandie, entre Avranches et Argentan que le général américain l'appliqua le mieux.
L'offensive de Patton s'arrêta le 1er septembre 1944 sur la Meuse à l'extérieur de Metz, car son armée était simplement à court d'essence. Le temps de réapprovisionner, les Allemands eurent le temps de fortifier leurs positions de Metz. En octobre et novembre, la 3e armée mena des combats difficiles dans les Vosges.

L'offensive des Ardennes

Le 16 décembre 1944, l'armée allemande jeta 29 divisions (environ 600 000 hommes) dans une contre-attaque à travers les Ardennes, pour tenter couper les armées alliés, de prendre le port d'Anvers et progresser vers la Meuse. Patton dirigea sa 3e armée depuis l'Alsace vers Bastogne, pour délivrer la 101e division aéroportée, encerclée par les Allemands.
En février, les Allemands étaient de nouveau en pleine retraite et Patton fit mouvement dans le bassin de la Sarre. Il projetait de prendre Prague et la Tchécoslovaquie, quand le General Eisenhower lui donna l'ordre de stopper tous mouvements des forces américaines, à la grande fureur de Patton.

L'après-guerre
En octobre 1945, le général Patton assuma le contrôle de la 15e Armée, une armée de papier, en Allemagne occupée. Ce nouveau commandement est en réalité une sanction suite à ses critiques vis à vis de la dénazification et sa volonté de déclarer la guerre à l'Union soviétique qu'il présenta comme le futur adversaire des États-Unis. Einsenhower, qui couvre plus ou moins régulièrement ses déclarations, lui retire le commandement de la 3e Armée et son poste de gouverneur militaire de Bavière.
Il mourut à Heidelberg, suite à un accident de voiture le 21 décembre 1945.
Il est enterré au cimetière américain de Hamm, au Grand-Duché de Luxembourg, au milieu des hommes de sa 3e armée.

1896 : Naissance de Salvatore Lucania, dit Lucky Luciano , (1896-1962), américain , chef du crime organisé aux Etats-Unis dans les années 30et 40 .

Lucky Luciano, l'un des plus grands criminels que le monde ait jamais connu, est né sous le nom de Salvatore Lucania, à Lercara Friddi (en Sicile), en 1896, et est mort à Naples en 1962. Il fut certainement le criminel dont l'influence historique fut la plus considérable. Deux versions différentes expliquent l'origine de son surnom "Lucky" (le chanceux). La plus romancée le rattache à un passage à tabac, en 1926 (un "long tour" en argot, la victime étant emmenée en voiture dans un endroit tranquile). Selon les versions, il s'agissait des sbires d'un des deux principaux parrains new-yorkais, Masseria ou Maranzano. Il s'en était sorti miraculeusement vivant, et cela avait causé plusieurs cicatrices faciales, dont l'une endommagea une paupière, toujours à moitié fermée. La version la plus vraisembable indique qu'il misait souvent sur le bon cheval lorsqu'il jouait aux courses.

Jeunes années

Luciano immigra avec ses parents en 1906. Il commenca très tôt par le vol à l'étalage et le racket des garçons juifs plus jeunes en échange de sa protection. C'est ainsi qu'il rencontra Meyer Lansky envers qui il conserva une indéfectible amitié. À 18 ans, Luciano fut arrêté alors qu'il livrait de l'héroïne et passa six mois en prison. Sa notoriété s'accrut au sein du Five Points Gang, dont il devint un membre important. En 1920, il était un bootlegger puissant, en association avec Frank Costello, Meyer Lansky et Bugsy Siegel, et accessoirement Joe Adonis et Vito Genovese. À la même période, Costello lui fit rencontrer Dutch Schultz et Arnold Rothstein.

La guerre des Castellammarese

Lucky Luciano rejoignit ensuite la famille d'un des plus puissants parrains de New York, Joe Masseria. Alors que Luciano enrageait de voir de nombreuses opportunités de business s'envoler en raison du chauvinisme antisémite de la mafia, Masseria se méfiait de son ambition. Les épisodes suivant constituent l'épopée de la guerre des Castellammarese: les familles Masseria et celle de son rival Salvatore Maranzano s'affrontèrent de 1930 à 1931, avec pour conséquence plusieurs dizaines d'assassinats. Pour mettre fin à cette hécatombe et manigançant (avec Meyer Lansky) un plan pour prendre le pouvoir, Luciano passa un marché avec Maranzano, pour trahir Masseria, assassiné alors qu'il se trouvait avec lui au restaurant (Luciano était passé aux toilettes pour son alibi), avant de se retourner contre son nouveau patron.

La vision de Luciano, son projet de syndicat du crime, sa volonté de bousculer les vieilles traditions de la mafia, ses relations (en particulier Meyer Lansky) et son sens aigu de la stratégie, ainsi qu'un charisme indéniable, amenèrent Lucky Luciano, désormais parrain de l'une des cinq familles de la Cosa Nostra de New York, a devenir le chef criminel dominant de la Commission (la direction du Syndicat national du crime), à l'issue de la guerre des Castellamarese en 1931.

L'emprisonnement

Tout comme Rothstein, Torrio, Costello et Lansky, Lucky Luciano restait sobre, tant pour l'alcool que pour le sexe (bien qu'ayant été victime de plusieurs MST). C'est pourtant de ces deux vices (en plus du jeu), qu'il tirait le plus fort de ses revenus au début des années 1930. Luciano aurait projeté d'organiser la prostitution selon des procédés d'optimisation industrielle. Cependant, en 1936, le procureur Thomas Dewey mit à jour son réseau de prostitution et Luciano fut arrété pour proxénètisme. Lors du procès, plusieurs prostituées et souteneurs furent appelés à témoigner, et Luciano écopa d'une peine de 38 ans d'emprisonnement. Son avocat parvint à le faire transférer à la prison de Dannemora (au lieu de la prison plus dure de Sing Sing). Grâce à ses accointances politiques, il put y bénéficier d'un traitement de faveur et recevoir régulièrement ses associés, ce qui lui permit de continuer à gérer son empire.

La Seconde Guerre mondiale

Lorque les États-Unis s'engagèrent dans la Seconde Guerre mondiale, Lucky Luciano sut tirer profit de la situation. L'ONI (services secrets de l'US Navy) fut intéressée par la capacité de Luciano de contrôler les docks de New York (par l'intermédiaire d'Albert Anastasia et du syndicat des dockers) contre d'éventuelles opérations de sabotage d'agents nazis. Ses services inclurent aussi des contacts avec le parrain de Palerme, Calogero Vizzini, pour faciliter le déroulement de l'invasion, par les troupes alliées, de la Sicile en 1943. Conformément au marché passé avec la marine, Luciano, après avoir bénéficié de conditions de détention plus clémentes, fut libéré une fois la guerre finie, mais il fut expulsé du territoire des États-Unis, dont il ne possédait pas la citoyenneté, en 1946. Il dut s'installer en Italie, pays d'origine où il n'avait vécu que six ans .

La Conférence de La Havane

En décembre 1946, poursuivant un voyage qui l'avait amené au Vénézuéla et au Mexique, Luciano se rendit à Cuba où il organisa (avec Meyer Lansky, Frank Costello et Joe Adonis) la conférence de La Havane, qui fut l'occasion pour lui de réaffirmer son leadership sur le Syndicat du crime. Albert Anastasia, Joseph Bonanno, Vito Genovese, Tommy Lucchese, Carlos Marcello, Willie Moretti, Joe Profaci et Santos Trafficante étaient également présents. À cette occasion, des décisions de première importance furent prises, telles que l'investissement massif dans les casinos de La Havane, et l'assassinat de Bugsy Siegel, qui après ses investissements à Las Vegas, n'avait pas pu rembourser les sommes prêtées par la Commission. Par ailleurs il formula un arbitrage dans la rivalité entre Albert Anastasia (chef de l'une des cinq familles) et Vito Genovese. Ce dernier, ambitieux vindicatif souhaitant le retrait de Luciano (la gestion de sa famille, que convoitait Genovese, avait été confiée à Costello et Lansky), provoqua une vive altercation. En février 1947, Luciano fut de nouveau expulsé vers l'Italie suite à des pressions du gouvernement états-unien sur le gouvernement cubain de Fulgencio Batista.

Le trafic international d'héroïne

En 1947, Luciano s'installa à Naples (officiellement en tant que chef d'une entreprise d'import-export), où il tissa des liens avec les mafia italiennes, la Camorra, la N'dranghetta et les familles siciliennes. Considérant les énormes bénéfices potentiels d'un marché en pleine expansion, il souhaitait organiser un trafic international d'héroine, malgré les récriminations qu'il avait auparavant formulé envers Vito Genovese, précurseur contrarié sur ce terrain. En octobre 1957, il organisa au Grand Hotel des Palmes à Palerme une conférence à laquelle participèrent les principaux parrains siciliens ainsi que des représentants des cinq familles new-yorkaises, dont Joseph Bonanno et son consigliere (conseiller et bras droit) Carmine Galante. Il concrétisa ainsi des liens solides entre les mafias américaine et sicilienne et mit en place des filières de trafic d'héroïne : l'opium provenant de Turquie était raffiné en Italie. Il aurait également forgé des liens déterminants avec les trafficants corse et la pègre marseillaise, notament Antoine Guérini, dont les réseaux de trafic de drogue furent connu sous l'appellation de French Connection.

La fin

En 1959, il piégea Vito Genovese lors d'une transaction d'héroïne dont furent averties les autorités fédérales. Au début des années 1960, il entra en conflit avec Meyer Lansky, qu'il soupçonnait de détourner des sommes qui lui étaient dues, mais renonça à agir. En janvier 1962, Lucky Luciano fut terrassé par une crise cardiaque à l'aéroport de Naples. Il a été supposé qu'il a pu être empoisonné. Il a été en



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